Bonjour tout le monde,
Merci pour toutes vos reviews, ça m'a vraiment encouragé =)
Voici le prochain chapitre une semaine après comme promis, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ^^
A bientôt !
CHAPITRE 2
- Va te faire cuire une bouse de dragon Malefoy !
- Et te priver de ton repas ? Je ne suis pas si cruel Weasley ricana-t-il.
C'était une très mauvaise idée de passer par ici, une très très mauvaise idée. Je n'avais aucune envie de me retrouver dans le champ de vision de Draco alors qu'il était déjà en colère.
- Laisse tomber Ron, il te provoque exprès.
- Saint Potter, toujours là pour secourir le roux et l'orphelin. Tiens la sang de bourbe n'est pas avec vous aujourd'hui ?
- Cette fois s'en est trop !
Les sortilèges n'allaient pas tarder à pleuvoir et je ne tenais pas plus que ça à en recevoir un par inadvertance. Tant pis pour la bibliothèque, j'allais plutôt aller m'exercer au nouveau morceau que le professeur Flitwick nous faisait apprendre pour le mois prochain.
- 30 points en moins pour Gryffondor ! Monsieur Weasley faites moi le plaisir de baisser cette baguette sur le champ ! N'avez-vous donc rien d'autre à faire à cette heure ci ? Sans doute qu'une corvée de récurage de chaudron en compagnie de monsieur Potter vous occuperez de bien meilleure façon.
Draco et ses deux acolytes devaient être aux anges. Comme d'habitude ils échappaient à toute punition, sans compter qu'ils devaient être en train de se délecter de la vision des deux Gryffondors en train de nettoyer de vieux chaudrons poussiéreux. Le professeur Rogue arrivait droit dans ma direction, à se demander d'ailleurs comment il faisait pour toujours me retrouver où que j'aille et je savais que cette fois ce serait dur de l'éviter. Peut être qu'après tout il n'avait rien à me dire, ces derniers jours j'avais pris soin de ne pas me faire remarquer, aucune blessure non plus, j'avais veillé à ce que mon devoir de potion soit irréprochable, non cette fois ci j'allais éviter la terrifiante expérience du sermon en tête à tête.
- Miss Smith, avec moi chez le directeur.
Sans pouvoir m'en empêcher je sursautais, comme presque à chaque fois où il prononçait mon nom. Au passage, Draco ricana, murmurant quelque chose à Crabbe que je n'étais pas en mesure de saisir, bien que j'imaginais sans mal ce qu'il avait pu dire. Qu'Est-ce que j'avais fait pour finir dans le bureau du directeur ? Enfin je ne pouvais pas dire que ça m'effrayait réellement. A choisir je préférais avoir à faire à Dumbledore qu'au professeur Rogue, au moins avec le premier mon cœur ne manquait pas des battements dès qu'il posait les yeux sur moi.
Durant tout le trajet, je m'étais abstenu de demander ce que j'avais bien pu faire pour devoir me rendre chez le directeur, mais en arrivant devant la gargouille je me suis rendu compte que j'aurais peut être du, au moins ça m'aurait laissé le temps d'inventer un quelconque mensonge.
Le bureau du directeur était resté inchangé au cours du temps, je fis quelques signes de tête aux différents tableaux qui me saluèrent alors que j'entendais très clairement derrière moi l'agacement du professeur Rogue, signe que je n'avançais pas assez vite à son gout.
Je fus surprise de constater qu'en plus de Dumbledore, le professeur Black était également présent. Qu'Est-ce que j'avais fait au juste pour avoir à faire à deux professeurs ainsi qu'au directeur ? Est-ce que c'était à propos des cours de vol que je n'avais pas pris en option ?
- Ah miss Smith, vous voilà enfin ! Une friandise peut-être ?
Une boite contenant divers bonbons sorciers et moldus se matérialisa sous mes yeux alors que je déclinais poliment la proposition. Je n'étais pas sûre d'être en mesure d'ingurgiter quoique ce soit, quant au professeur Rogue c'était évident qu'il s'impatientait.
- Peut être pourrions nous en finir Albus. J'ai d'autres occupations qui m'attendent.
Je sentais que le directeur m'observait au travers de ces lunettes rondes, regard que j'évitais comme la peste d'ailleurs. Peut être qu'il était en mesure de lire dans mes pensées, et si c'était le cas ça aurait été vraiment une très mauvaise chose. Visiblement le professeur Black ne savait pas non plus pourquoi il se trouvait ici et ça me soulageait un peu, au moins ce n'était pas à propos d'une quelconque séance de vol.
- Severus, vous êtes présent ici en tant que tuteur légal de la jeune miss Smith.
Je me risquais à jeter un coup d'œil à mon professeur, me rendant compte que lui aussi paraissait surpris, et réussir à surprendre le professeur Rogue était réellement un exploit. Pourquoi Est-ce que Dumbledore mettait ça sur le tapis ? Est-ce qu'il voulait que ce soit le professeur Black qui prenne cette charge ? De toute façon je ne pensais pas que ça changerait grand-chose. C'était juste l'affaire de quelques signatures, pour régulariser ma situation auprès de l'orphelinat dans lequel je vivais pendant mon enfance.
- J'ai ici en ma possession une lettre que la mère de miss Smith m'a remise lors de la naissance de sa fille. Comme vous le savez, avant de renoncer à ses droits parentaux, Eleana Carrow avait pris soin d'inscrire miss Smith à Poudlard, dévoilant par la même occasion le nom du père de la jeune fille ici présente.
- Venez en aux faits Albus l'interrompit le professeur Rogue.
Mon père, c'était la première fois que quelqu'un en faisait mention, pourquoi Est-ce que alors qu'il le savait depuis le début Dumbledore ne m'en avait jamais informé ? Si je devais y réfléchir calmement, je devais avouer que ça ne changeait pas grand-chose, peu importe son nom, il ne voulait pas de moi non plus.
- C'est impossible ! S'épouvanta le professeur Black.
Je ne pus m'empêcher de sursauter, alors que la main du professeur Rogue venait se poser doucement sur mon épaule. Pourquoi un tel geste ? J'avais été surprise c'est vrai, mais seulement de voir le professeur Black toujours si calme et si souriant avoir une telle attitude. Pourquoi Est-ce qu'il réagissait comme ça d'ailleurs ?
- N'avez-vous jamais connu d'Eleana Carrow Sirius ? Demanda doucement Dumbledore.
- Si, si bien sûr. Mais c'était une …
- Je crois que ça n'intéresse personne de savoir quel genre de personne était Eleana Carrow le coupa le professeur Rogue.
Pourtant je savais très bien ce qu'il avait voulu dire : une trainée. Ce n'était pas la première fois que j'entendais ce genre de choses sur ma mère, mais jamais avec une telle force de conviction en tout cas. Est-ce que le professeur Rogue l'avait coupé pour ne pas que j'ai de peine ?
- Elle s'est montrée très clair quant au père du bébé dans sa lettre. Il n'y a pas d'erreur possible, de plus j'ai procédé moi-même à un petit test magique, les résultats ne sont pas contestables.
Je ne savais pas réellement de quel genre de test il s'agissait, mais dans le monde sorcier il y avait des sorts pour tout, alors pourquoi pas un sort pour déterminer la paternité.
- Vous êtes en train de m'expliquer que cet enfant est mon enfant ?
Par réflexe je me pinçais violemment la peau de l'avant bras, retenant un petit cri de douleur. Si ce n'était pas un rêve alors qu'Est-ce que c'était que tout ça ? Une hallucination peut être ? Me voyant faire, le professeur Rogue resserra son emprise sur moi me dissuadant de faire un deuxième essai. A présent le professeur Black, me détaillait des pieds à la tête et il était évident que je ne correspondais pas aux attentes qu'il se faisait de sa progéniture.
- Peut être que … que vous vous êtes trompés d'enfant à l'orphelinat ? proposais-je.
- Ne soyez pas stupide miss ! Vous étiez la seule à posséder des pouvoirs magiques, l'erreur était impossible me réprimanda le professeur Rogue.
- Je crois que j'ai besoin d'y réfléchir calmement.
Se prenant la tête dans les mains, le professeur Black s'affala sur l'une des chaises en proie visiblement au plus grand désespoir. Même si c'était mon père, ce sur quoi j'avais tout de même des doutes, c'était sûr qu'il ne voulait pas de moi, qui voudrait d'une fille comme moi de toute manière.
- Peut être que le professeur Rogue pourrait rester mon tuteur et que nous pourrions faire comme si cette lettre n'avait jamais existé murmurais-je.
J'avais les yeux rivés sur le sol, une boule énorme dans la gorge mais de mon point de vue ça me paraissait être la meilleure chose à faire. Je ne voulais pas que le professeur Black ait des soucis à cause de moi, il n'avait visiblement jamais été au courant de mon existence et je ne souhaitais pas m'imposer dans sa vie. Pour moi mes deux parents étaient déjà mort depuis longtemps, et même si ça me rendait triste, au moins je serais la seule à en souffrir.
- Ne pense même pas à accepter une telle chose Black gronda méchamment le professeur Rogue.
- Peut être pourrions nous laisser Sirius et la jeune miss Smith seuls quelques temps, qu'il puisse en parler tranquillement proposa le directeur.
C'était la première fois que j'aurais souhaité que le professeur Rogue reste avec moi mais je n'osais pas m'opposer à la décision du directeur. Le professeur Black était resté assis sur la chaise sur laquelle il se trouvait, semblant juste attendre immobile que le temps passe. Je ne savais pas ce que j'étais censé dire, et encore moins faire. Le phénix du directeur se dirigea vers moi, se posant sur le meuble à ma gauche avant de se mettre à chanter. C'est à ce moment là que j'entendis le raclement de chaise puis que je vis le professeur Black apparaitre à mes côtés, tendant la main pour caresser le plumage de Fumseck.
- Je peux connaitre ton prénom ?
- Orianna.
- C'est jolie.
Un silence gênant se profilait et il ne fallait pas compter sur moi pour le combler. J'osais un coup d'œil vers mon prétendue père, on ne se ressemblait en rien et c'était peu dire. Comme ma mère il était d'une beauté aristocratique, quelque chose dans les traits de son visage qui vous fascinez sans que vous sachiez pourquoi, quant à moi, et bien j'étais simplement moi.
- Tu es en sixième année c'est ça ?
- Oui.
- Qu'Est-ce que tu as choisi comme matières ?
J'avais plus l'impression d'assister à un interrogatoire en règle qu'à une vraie discussion, même avec le professeur Rogue je ne me sentais pas aussi mal à l'aise.
- Potions, Métamorphose et Soins aux créatures magiques en matières dominantes et histoire de la magie, astronomie et divination en secondaires.
- Divination ? Dit-il avec dédain.
- C'est … il suffit de prédire quelques morts et la bonne note est assurée répondis-je honteusement.
Devant l'air qu'affichait le professeur Black j'en déduisis que non décidément la divination ne rentrerait jamais dans ses bonnes grâces, il me prenait pour une folle et j'en étais parfaitement consciente.
- Pas de défense contre les forces du mal ou de sortilèges ?
- Je ne suis pas très douée dès qu'il s'agit d'attaquer ou de me défendre.
Il ne fit aucun commentaire sur ma réponse mais je voyais clairement à l'expression de son visage que ça le décevait vraiment.
- Tu ne fais pas partie de l'équipe de quiddich à ce que j'ai compris de notre précédente rencontre. Une autre activité peut être ?
- La chorale.
- Cette sorte de rassemblement de chants magiques dénués d'intérêt ?
A peine eut-il prononcé cette phrase qu'il se passa la main dans les cheveux, visiblement tout aussi mal à l'aise que moi. Il essayait sans doute de nous trouver des points communs mais avant même qu'il n'ait posé la moindre question je savais déjà que c'était peine perdue.
- J'espère qu'on t'a bien traité toutes ces années prononça-t-il hésitant.
- Les sœurs étaient très gentilles à l'orphelinat, et le professeur Rogue … et bien … il … enfin c'est le professeur Rogue.
- Les sœurs ? Puis Rogue ? Tu n'as pas eu une vie facile.
Si je devais définir le ton de sa voix, c'était sans aucun doute de la pitié mais je ne comprenais pas réellement pourquoi. C'est vrai, j'aurais pu tombé sur pire, je connaissais des enfants qui avaient été adopté et qui étaient plus à plaindre que moi. Il me prenait pour une pauvre fille, il n'y avait qu'à voir les regards qu'il me lançait, il devait être en train de se demander ce qu'il avait fait pour mériter ça, et le pire c'était que je le comprenais. Qui Est-ce qui aurait pu être heureux de s'apercevoir que j'étais son enfant ?
- Je dois y aller, j'ai un cours.
- Oui … bien sûr.
Il ne chercha pas une seconde à me retenir, il avait même plutôt l'air soulagé qu'on en reste là, sans doute une des raisons pour lesquelles il ne s'aperçut pas de mon dernier mensonge, comment aurais-je pu avoir un cours un samedi ? A choisir j'aurais préféré finalement que Dumbledore ne me fasse jamais part du contenu de cette lettre. Avant ça, je pouvais toujours espérer que mon père soit quelque part sur ce monde, accomplissant quelque chose d'important, ou regrettant de m'avoir abandonné mais maintenant je savais que la seule raison pour laquelle je n'aurais jamais de père, c'est parce que je ne le méritais tout simplement pas.
Une boule se coinça au fond de ma gorge, mais je m'interdisais de pleurer avant d'être seule dans mon dortoir. Personne ne s'en soucierait de toute manière, la seule chose qui risquait de m'arriver c'était que Draco ou un autre s'en aperçoive et s'en réjouisse. J'avais baissé les yeux, serrant les poings très fort, mes ongles rentrant dans ma peau pour m'efforcer de penser à autre chose qu'à ce qui venait de se passer. J'étais tellement stupide, je faisais des choses inutiles, j'étais inutile.
- Miss Smi … Miss Black puis-je savoir ce que vous faites déjà dans ce couloir ?
A nouveau sa main sur mon épaule mais je ne voulais pas que lui aussi ait pitié, j'en avais eu assez dans le bureau.
- Miss Smith convient mieux professeur.
- Ainsi Black ne prend pas ses responsabilités, c'est loin de me surprendre.
- Je ne suis pas la fille qu'il espérait murmurais-je sourdement.
Je ne devais pas pleurer, mais avec la voix tremblotante que j'avais ça menaçait d'une seconde à l'autre. Néanmoins je ne pouvais pas me mettre à courir là tout simplement pour m'échapper, et je ne pourrais pas m'en sortir avec une excuse pathétique, j'étais condamné à éclater en sanglot devant le professeur Rogue d'une seconde à l'autre, chose que j'avais réussi à éviter durant les six précédentes années.
- Et lui est-il le père que vous espériez ?
Je ne m'étais pas posée la question, tout simplement parce que je n'avais jamais rien espéré. Ca m'avait toujours peu importé qui était mon père, j'avais juste toujours souhaité qu'il puisse m'aimer si un jour je venais à le rencontrer mais ça c'était définitivement quelque chose qui n'arriverait jamais.
- Il me déteste, il me prend pour une folle qui ne sait pas tenir une baguette et qui est juste bonne à chanter. Cet homme n'est pas mon père parce que jamais il ne souhaitera que je sois sa fille.
C'était plus fort que moi, je sentais les larmes affluaient et sans que je m'y attende, le professeur Rogue posa une main réconfortante dans mon dos. Il était clairement gêné de se retrouver dans une telle situation mais il ne faisait pas un mouvement pour se défiler, peut être que ça aurait été mieux si ça avait été lui mon père, contrairement à ce que les autres pensaient, il n'était pas si méchant, terrifiant oui, mais méchant jamais il ne l'avait été avec moi.
- Black est un sombre crétin, il l'était déjà à l'époque, ne pleurez pas pour lui.
- Vous … vous le connaissiez ? Dis-je surprise.
Il me tendit un mouchoir alors que je me rendais compte que c'était bien la première fois que le professeur Rogue me révélait quoique ce soit de mon passé.
- Lui ainsi que le reste de la bande. Une bande d'idiot sans cervelle.
- Vous connaissiez le père d'Harry ? Ainsi que le professeur Lupin ?
- Vous n'avez rien à envier à votre père miss Smith, il était d'une nullité affligeante en potion sans parler de ses capacités plus que médiocre en histoire de la magie. Ce qui définit une personne ce ne sont pas ses aptitudes à tenir une baguette, mais ce pourquoi il compte s'en servir.
En l'occurrence ma baguette à moi ne me servait à rien, depuis le début de l'année je l'avais seulement utilisé en cours de métamorphose et ça me suffisait amplement. A chaque fois que j'avais tenté un sort, un désastre s'était produit, souvent une explosion ou alors un autre sort qui n'avait rien à voir avec celui que je prévoyais. J'étais une catastrophe ambulante en matière de sortilège et pourtant j'avais essayé de toutes mes forces, jusqu'à abandonner cette année au moment de choisir les matières que je prévoyais pour mes aspics. Pas étonnant que le professeur Black soit déçu d'avoir une fille comme moi. J'étais certaine qu'il aurait préféré qu'Harry au lieu de son filleul, soit son véritable fils, là c'était certain il en aurait été plus que heureux. Harry avait vaincu Lord Voldemort l'année dernière, Harry était un héros, Harry était populaire, Harry avait du succès auprès des filles, Harry était doué en quiddich, en bref Harry était le fils parfait pour quiconque.
- A quoi pensez vous miss Smith ?
- Oh euh à rien, à rien dis-je en rougissant.
Parfois j'avais vraiment peur qu'il puisse lire dans mes pensées, surtout quand on savait qu'il en avait largement la possibilité, mais il ne l'avait jamais fait jusqu'ici, du moins je ne m'en étais jamais aperçu si tel avait été le cas.
- Le professeur Flitwick m'a informé que vous prendriez la place de mademoiselle Greengrass cette année.
- Je n'ai pas accepté professeur, je crois que Daphné est celle qui convient le mieux en tant que chanteuse soliste. Pour ma part, je me plais derrière le piano et j'ai …
- Assez de sottises miss Smith !
Je n'aimais pas que le professeur Rogue se mette en colère contre moi, particulièrement quand je n'en comprenais pas la raison. N'était-il pas content qu'une élève de Serpentard soit encore au centre de l'attention cette année aussi ? Moi je ne me voyais pas chanter devant tout le monde, c'était trop de responsabilité, au moins parmi les autres j'arrivais à me fondre dans la masse, personne ne me remarquait et c'était tant mieux.
- Je tiens personnellement à vous entendre chanter au prochain spectacle de la chorale. J'ai déjà signé les papiers vous autorisant à participer à cette activité, et votre présence en tant que chanteuse soliste est non discutable.
- Mais professeur, les autres … ils vont …
- Oui miss Smith ? Je vous écoute.
Il savait très bien que je ne dirais rien, lui parler des fréquentes persécutions dont j'étais la victime était absolument hors de question mais si Daphné n'avait pas cette place cette année aussi, les Serpentards ne me le pardonneraient jamais. Je n'osais imaginer ce qui allait m'arriver.
- Peut être serait-il mieux que j'attende l'année prochaine pour cette place. Ainsi Daphné ne …
- Argument non valable miss Smith. Si vous n'avez rien d'autre à dire, je tiendrais comme acquis de vous voir chanter au prochain spectacle.
Qu'Est-ce que j'aurais pu dire d'autre ? J'allais m'humilier devant la majorité des élèves de Poudlard, quelque chose que jusqu'ici j'avait toujours réussi à éviter. Je n'avais pas à m'inquiéter, les répétitions montreraient bien que je n'avais pas le talent nécessaire pour occuper ce poste, et naturellement le professeur Flitwick me remplacerait. Est-ce que le professeur Black aurait aimé que je sois au centre de l'attention ? Non il avait bien dit que tout ceci était sans intérêt, il ne viendrait probablement même pas.
- Et pensez à inviter votre … père cracha-t-il méprisant.
- Je ne crois pas que ce genre de chose l'intéresse.
- Je m'en chargerais moi-même s'il le faut miss Smith.
J'imaginais sans mal la scène, pour arriver à ses fins il était prêt à tout et je n'avais pas spécialement envie que le professeur Black se fasse droguer pour une chose aussi peu importante qu'une chorale. Pourquoi Est-ce qu'il tenait à ce qu'il assiste à tout ça ? Si j'avais bien compris il était loin de le porter dans son cœur, et c'était peu dire.
- Je le ferais professeur dis-je avec résignation.
- Bien, maintenant vous pouvez y aller, n'avez-vous pas un devoir de potion à me rendre pour lundi ?
Je m'abstins de lui dire qu'il était déjà terminé depuis deux jours, c'était l'occasion idéale pour moi de filer et je n'allais pas la manquer. J'avais besoin de parler à quelqu'un de la découverte de mon tout nouveau père et c'est tout naturellement que je me dirigerais vers la tour d'astronomie. Personne ne se donnait la peine de discuter avec les tableaux du château, mais même s'ils étaient condamnés à rester prisonnier d'une toile ils n'en restaient pas moins des personnes douées de pensée, de plus personne ne risquait de me venir déranger là bas.
