Note : Non je ne suis pas morte ) J'ai juste eu un petit soucis d'inspiration mêlé à un manque de temps. Enfin, ça y est s'est réglé… Je m'excuse quand même du temps que j'ai pris…
Merci pour tous ces commentaires, j'ai été ravie de voir que vous avez si facilement lu le prologue et que vous souhaitez savoir la suite. Ca tombe bien, j'ai envie de l'écrire cette suite x)
Sinon dans ma version, bien que les personnages soient arrivés en 7e année, Dumbledore est toujours de ce monde et Drago Malefoy est toujours élève à Poudlard.
Chapitre 1
- Cette vieille pie si je la tenais elle ferait moins la maligne ! s'écria Ronald Weasley, élève en septième année à l'école de magie Poudlard.
Harry Potter, son meilleur ami, se renfrogna après que Ginny Weasley, la sœur de Ronald lui ai expliqué de quoi il en retournait.
- Ron c'est un manque total de respect envers ton professeur ce que tu dis là, s'exclama Hermione Granger, la dernière tête complétant le petit groupe.
- Ca te vas bien de dire ça, mademoiselle parfaite. En réalité tu es tout autant en colère devant cette décision, riposta le rouquin Wesley.
Hermione croisa ses bras sous sa poitrine en signe d'agacement. Ron n'avait pas tout à fait tord mais jamais elle ne se permettrait de lui donner raison. Du moins pas tant qu'il chercherait autant à l'énerver. La décision de McGonagall avait déjà de quoi énerver à elle seule. Hermione reprit la directive envoyée à chaque élève de l'école et la relut.
Chère Mademoiselle Granger,
Le 1er Octobre aura lieu une nouvelle répartition des dortoirs. Les élèves passeront de dortoir pour 5 à des chambres pour deux personnes. Nous comptons sur votre aide et sur celle des autres préfets pour aider les Griffondor à effectuer cette opération dans le calme.
Vous-même occuperez le dortoir nommé "Courage" avec Miss Sebold.
J'espère pouvoir compter sur vous,
Professeur McGonagall, directrice-adjointe et directrice de la maison Griffondor.
- Vous savez qui c'est Meyer vous ? J'ai bien l'impression qu'elle m'a mise dans le dortoir du dernier des crétins, celui qui n'ose même pas parler avec les gens de sa classe, se plaignit Ron, encore une fois.
- Tu dis ça uniquement parce que tu aurais voulu être avec Harry, dit Ginny tout en lisant la note de Hermione par-dessus son épaule.
- Ou Dean ou Seamus…même Neville m'aurait convenu…mais qu'on me mette un an dans la chambre d'un garçon que je ne connais pas et qui est sûrement détraqué pour ne pas avoir croisé mon chemin en 6années d'études, c'est au dessus de ce que je peux supporter.
- Arrête de te plaindre Ron, je te rappelle que tu n'es pas le seul à ne pas connaître son prochain colocataire.
La voix d'Hermione claqua dans la pièce, dissuadant Ron d'ajouter quoi que ce soit. Elle non plus n'avait aucune idée de qui pouvait bien être Sebold et Meyer. Elle avait beau connaître la grande majorité des élèves quelque soit leurs niveau d'études, jamais elle n'avait entendu parler de ces deux là et il était certain qu'ils n'étaient pas dans leur classe l'année dernière. Il était pourtant improbable qu'il puisse s'agir de nouveaux élèves. L'année était entamée depuis presque un mois sans qu'il n'y ait eu de changements dans les dortoirs et les transferts entre école se faisaient de plus en plus rare depuis que Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom était revenu.
Pourtant elle se devait de se plier à cet ordre. Elle allait passer un an avec une jeune fille inconnue qu'elle le veuille ou non. Au moins elle était soulagée de voir que quelqu'un d'autre qu'elle allait pouvoir veiller à ce qu'il n'arrive pas un malheur à Neville. Harry allait être son compagnon de chambre ce qui laisserait un peu plus de liberté à la jeune fille. Plus de temps pour étudier à la bibliothèque et préparer ses ASPICS.
- Alors Hermione, qu'à tu fais cet été pour paraître aussi blasée ? D'habitude tu es plus agitée quand l'année scolaire commence…
La voix de Ginny ne trahissait aucun signe d'inquiétude. Hermione avait du mal à savoir si la question était sérieuse ou non. Blasée ? C'était peut être vraie. Depuis quelque temps elle n'arrêtait pas d'imaginer son futur. Elle se voyait à la tête d'un service au Ministère de la Magie avec une vie familiale assez monotone. Son mari – qui dans ses songes avait l'apparence de Ron – et ses enfants aussi brillants qu'elle et farceurs que le jeune homme. C'était tout ce dont elle avait toujours rêvée. Mais cette perspective qui l'avait enchanté, maintenant ne l'amusait plus.
Elle ne saurait en dire la raison. Peut être que cela semblait trop prévisible ? Une vie déjà tracée est elle inintéressante à vivre ? Peut être aurait-t-elle voulu jouée l'imprévisible elle aussi, comme son ami Harry savait si bien le faire. Oh elle avait vécu des évènements mémorables, coupant court à la monotonie de sa vie d'étudiante. Mais elle n'avait fait que les subir, suivant le survivant dans ses péripéties. Jamais elle n'en avait vraiment orchestrée, jamais elle n'avait fait quoi que ce soit qui puisse lui être directement profitable à elle. Seulement elle.
Hermione arrêta immédiatement ses pensées égoïstes. Elle n'avait rien à regretter et ce n'était pas en s'apitoyant sur son passé qu'elle avancerait. Et puis il n'y avait qu'à croiser les yeux ternes de Harry pour voir que même si ces dernières années n'avaient pas été un symbole de calme, ça ne l'avait pas rendu plus heureux.
Quand cessera-t-il de se torturer avec l'image de son parrain ? Se demanda-t-elle tandis qu'elle observait le combat intérieur que menait Harry.
Ginny la sortie de ses songes d'un claquement de doigts. La jeune fille sursauta pour s'apercevoir que en dehors de Harry, ses amis la regardaient, perplexes. Ca devait bien faire trois bonnes minutes qu'elle regardait dans le vide, la bouche à demi ouverte. Elle reprit conscience et chercha une réponse correcte à donner à son amie.
- Je suis juste préoccupée par les ASPICS. Vous avez conscience qu'ils ne sont que dans 8 mois ?
Comme elle l'avait prévu, Ron ne fut pas ravi d'entendre parler des examens approchant. Le jeune roux devait encore être branché sur le canal des vacances.
- Hermione, tu pourrais parler d'autres choses bon sang ? Tu sais que l'école vient à peine de reprendre ? On n'a pas besoin d'être immédiatement démoralisée par tes histoires de révision ! Profite un peu des jours de beaux temps qui restent avant l'hiver ! Si on allait à Pré-au-lard demain ?
- Ron, demain nous sommes le 1er Octobre, répondit doucement Harry, conscient que le grondement de son ami menaçait de leur tomber dessus.
Et il avait raison.
- Mais ce n'est pas possible ! Vous êtes tous contre moi ou quoi ? Vous pourriez me modérer un peu non ? D'abord les examens, ensuite ce déménagement et puis Meyer… Je vais commencer à croire que vous voulez tous m'accabler…
- CESSE DE TE PRENDRE POUR LE CENTRE DU MONDE RONALD WESLEY ! S'écria Hermione en se levant d'un bond.
Le comportement égoïste du garçon la rendait anxieuse. Trois paires d'yeux ne loupèrent rien du spectacle qu'elle était. Rouge et confuse, elle se tenait debout dans la salle commune presque vide à cette heure tardive.
- Je vais me coucher. A demain, finit-elle par chuchoter.
Le 1er Octobre fut un jour aussi sombre que celui où les Détraqueurs avaient envahis Poudlard sous ordre du ministère, il y avait 4ans de cela. C'est sans la moindre conviction sur la réussite de ce plan du directeur que Hermione referma sa malle contenant ses vêtements et ses affaires de classe. Elle retourna ensuite dans la salle commune où l'attendait Harry et Ron.
- Descendons à la Grande Salle, nous n'avons plus qu'une vingtaine de minutes si on veut un petit déjeuner, suggéra Harry.
Hermione lança un coup d'œil vers Ron. Comme elle l'eut craint le jeune homme ne semblait pas s'être calmé entre la veille et cet instant. Mi bougon, mi-tendu, il ne daigna même pas les regarder.
- Oh moins il y a un avantage à ce truc. Nous n'avons pas à déplacer nous même nos malles, marmonna-t-il dans sa barbe.
Les yeux de Harry se braquèrent sur Hermione, attendant qu'elle ne réagisse au quart de tour comme elle l'aurait du. Mais, las de se bagarrer avec son ami, elle décida de les épargner de son sermon habituel sur la tache des elfes de maisons en ne relevant pas la remarque.
C'est en remontant dans l'aile des Griffondor que la jeune fille pu prendre conscience du travail titanesque qu'avaient fourni les créatures dociles, sûrement aidées par des sorciers à en juger par les métamorphoses opérées sur les cloisons. Les grandes salles avaient laissé place à de plus petites mais néanmoins tout aussi accueillantes. Les couleurs de leur maison semblaient rafraîchies, tout comme le teint de leur directrice McGonagall qui paraissait aussi enthousiaste que lorsqu'elle avait appris la démission du professeur Ombrage.
- On dirait qu'elle a avalé un comprimé euphorisant, chuchota Ron à l'oreille d'Hermione.
Hermione eut un sourire. La mine réjouie de McGonagall était inhabituellement étiré. Elle était également d'avis que seul un cachet douteux fabriqué par les jumeaux Fred et George Wesley aurait pu provoquée ce genre d'effet.
Ron parut satisfait de la réaction de son amie. Au moins, pensa-t-elle, il ne me boude pas comme il l'aurait fait des années plus tôt.
- Ici, déclara leur professeur, vous trouverez les plans qui vous mèneront jusqu'à vos nouveaux appartements. De nouvelles règles sont de rigueurs. Vous les trouvez au dos de la carte. Au cas où, votre binôme se révèle être chaotique, vous n'aurez qu'à venir me voir et nous en discuterons.
Elle balaya la salle du regard en s'arrêtant quelques secondes sur les élèves qu'elle avait déjà repris. Il semblait évident pour Hermione que leur professeur avait longuement étudié les combinaisons possibles pour leur attribuer les élèves qui arriveraient le plus à les épauler ou dans le cas contraire, les élèves qu'ils devraient surveiller.
En toute logique, elle s'attendit à tomber sur une figure de désordre et de non respect du règlement. D'un soupir elle s'y résigna. Tant que l'élève en question ne l'empêchait pas de travailler et de dormir, elle arriverait à le supporter.
- Oh, j'aimerais voir Miss Granger et Mr Weasley dans mon bureau avant qu'ils ne rejoignent leurs nouvelles chambres.
Surpris, ils prirent cependant la direction dudit bureau tandis que Harry et les autres se mirent en quête d'un plan.
Une fois seuls face au professeur, l'air épanouie de la femme s'évanouit. Le mur de bonne humeur ne semblait avoir d'intérêt que devant un large public. Ou peut être était-ce le comprimé euphorisant qui avait cessé de faire effet.
Après les avoir un instant observé, Minerva McGonagall prit la parole.
- Comme vous avez sûrement pu le constater, les noms de vos colocataires ne figurent pas encore sur les registres de Poudlard.
L'attention distraite que Ron avait jusque là porté à son enseignante s'en retrouva ravivée. Hermione s'y attendait.
- Il s'agit de deux nouveaux élèves étrangers. Ils viennent d'Australie.
- Pourquoi on-t-ils été transférer à Poudlard ? Se permit de questionner Hermione après avoir constater que le professeur ne semblait pas être disposé à le leur dire de suite.
- Je ne suis pas autorisée à en parler. Ils vous le diront peut être eux-mêmes. Quoi qu'il en soit, vous êtes tous les deux bien placés pour comprendre qu'en ces temps sombres, ce genre de changement d'environnement est aussi pénible que douloureux. Je compte donc sur vous deux pour les aider dans leur intégration.
Hermione hocha la tête derechef. Ce genre de situation provoquait toujours un élan de compassion de son côté. Un coup d'œil vers Ron suffit à lui montrer qu'en revanche, le jeune homme ne semblait s'en émouvoir.
Les deux Griffondor prirent congé du professeur et prirent le chemin de leur maison. En chemin, Ron explosa.
- Non mais elle nous prend pour qui ? Grand-mère Thérèsa ?
- Ron, c'est Sœur Thérésa… Mais…quel rapport entre les moldus chrétien et nous au fait ?
- Oh, je n'en sais rien. Papa crie tout le temps ça quand un de ses clients lui demande de ne pas déclarer son matériel moldu ensorcelé. Quoi qu'il en soit, il est hors de question que j'aide un nabot à s'en sortir ici. J'ai déjà bien du mal à m'en sortir moi-même.
Hermione ne répondit pas. Elle savait que Ron finirait par ne plus se plaindre et même, avec un peu de chance, à apprécier son colocataire. Du reste, il lui tardait de découvrir la sienne.
Sans prendre de plan, elle s'élança directement dans les escaliers du côté des filles. Une rangée de portes lui apparut au premier étage à la place de l'habituelle pièce circulaire à trois portes. Sur ces mêmes portes figuraient des noms généralement associés au Griffondor tel que Godric ou vaillance.
Hermione finit par trouver la porte nommée "Courage" et l'ouvrit à la volée.
La pièce n'était pas vide. Dedans se tenait l'élève la plus curieuse qui lui eut été donné de rencontrer. Celle-ci, se tourna vers elle sans l'ombre d'une surprise.
- Bonjour, je suis Grace Sebold, et toi ?
- Hermione. Hermione Granger.
Oui, promis, la suite je tacherais de la faire venir plus rapidement.
Et Drago Malefoy aussi P
