Chapitre 26: Le grand déballage.
Tap. Tap. Tap-tap. Tap. Tap. Harry prit une profonde inspiration, essayant de se calmer et de se retenir de sauter sur Sirius pour lui arracher la jambe et la lui faire bouffer. Franchement, Harry était sensé être la personne à bout de nerf dans cette pièce et non celui à assumer le rôle de l'« adulte mature » ! Harry prit une autre inspiration, le plus calmement possible. Depuis qu'il avait quitté le bureau de Dumbledore et qu'il avait croisé Pansy, Théo et Blaise, le vélane élémentaire s'était quelque peu calmé. Après tout, quand on y pensait il n'était pas blessé. Il avait eu la peur de sa vie, ce qui semblait être quelque chose de récurant quand il était à Poudlard, mais à part ça, seuls ses livres avaient soufferts de dommages collatéraux. Enfin, ses livres et Lucius Malfoy qui avait probablement dû se pisser dessus en apercevant un bouquin tomber sur lui et manquer de lui fracasser le crâne.
Tap. .Tap. Bon, il était sérieusement en train de devenir cinglé. Harry se leva vivement, sauta sur Sirius en une fraction de seconde et lui saisit les chevilles qu'il bloqua contre les pieds de la chaise sur laquelle son parrain était assis. Un rapide flash vert et Sirius Black se retrouva attaché aux pieds de sa chaise.
« Si tu essayes de taper du pied, ne serait-ce qu'une fois de plus, je te bouffe et je fais en sorte qu'il ne reste plus rien de toi à part une petite tache sur le sol quand j'aurai fini. Compris ? »
Devant l'air menaçant et plus qu'exaspéré d'Harry, Rémus ne put retenir le grognement sourd qui s'échappa de sa gorge. Qu'il fasse partie de sa famille ou non, Harry n'aurait pas dû contrarier le loup de cette façon.
Harry se tourna vers le loup-garou et leva un sourcil l'air de dire « est ce que tu essayes de me menacer ? ». Rémus sentit avec étonnement le loup battre en retraite, soumis, et il résista à l'envie geindre en excuse.
A la droite du groupe, quelqu'un grogna.
« Vélanes et loups-garous. Merlin, mais où est le Seigneur des Ténèbres quand on a besoin de lui ? » se plaignit Rogue avec mécontentement et colère, comme à son habitude.
Drago répondit avec agacement:« En train d'essayer de tuer Harry ? »
Rogue soupira. « En effet ».
Lucius regarda l'horloge au dessus de la cheminée et se leva.
« Il est presque dix heures. Les rondes ont été doublées ce soir donc quiconque se trouverait en dehors de sa Salle Commune à cette heure risquerait de graves sanctions. J'espère que Drago sera en sécurité ici, cette nuit.»
Lucius avait levé les sourcils d'un air menaçant. Très honnêtement, si Drago ne pouvait pas être en sécurité avec un ex-détenu/ auror, un loup-garou et le vélane élémentaire qui l'avait choisi pour compagnon, Lucius n'aurait plus qu'à cacher son fils dans un coffre fort à Gringotts.
Rémus acquiesça. « Dès que vous serez tous partis, on placera des protections pour que personne ne puisse entrer, jusqu'à ce que l'un de nous sorte demain matin.»
Lucius hocha la tête et serra l'épaule de son fils brièvement avant de quitter la pièce, suivi de Rogue, non loin derrière lui. Narcissa avait choisi de rester dans la Salle Commune des Serpentards avec les amis de Drago. Tous ceux qui étaient loyaux à Voldemort parmi les Serpentards avaient été renvoyés. De fait, la maison Serpentard était pleine de 'traitres' ou de membres de familles de Sang-Pur neutres.
En quelques coups de baguette, les barrières étaient mises en place et tout le monde poussa un soupir de soulagement. A présent que tout son stress et son énergie nerveuse était retombé, Sirius était mort de fatigue. Harry le relâcha et Rémus et lui partirent se coucher, après leur avoir rappelés de verrouiller les portes de leurs chambres et avoir lancé un regard étrange à Drago.
« Ils sont pires que des ados en pleine crise hormonale depuis que je les ai enfermés dans leur salle de classe. » expliqua Harry à Drago, un regard mi-amusé mi-inquiet sur le visage.
« Tu regrettes d'avoir fait ça? »
Harry secoua vivement la tête, ses cheveux reflétant la lumière, rappelant à Drago à quel point le vélane élémentaire était magnifique. Même avant de recevoir son héritage, avec les bons vêtements, Harry aurait fait tourner quelques têtes.
« Tu sais, sans un très gros coup de pousse, Rémus aurait continué à garder le silence, et ils auraient continués à jouer au chat et à la souris.» Les yeux d'Harry se mirent soudain à regarder fixement au lointain, comme s'il regardait quelque chose que lui seul voyait. « Ca a dû être vraiment dur pour lui de ne pas dire à Sirius ce qu'il ressentait pendant tout ce temps, de le voir tout les jours sans pouvoir le toucher. Même si c'est juste une fraction de ce que je ressentais quand j'étais en train de mourir,... je me sens mal pour lui. »
Drago se décala sur le canapé qu'ils partageaient, se rapprochant d'Harry jusqu'à ce que leurs deux corps se touchent.
« Je peux comprendre ce que Black - Sirius » se reprit-il sous le regard sévère d'Harry « éprouvait face à la situation. Quand tu n'étais pas là, je sentais un vide glacial m'envahir. C'était pire que de subir la présence des Détraqueurs comme en 3ème année ».
Harry passa un bras autour de lui, l'air étonné.
« Je ne savais pas que le lien était vraiment si fort entre nous. Tu m'avais rejeté! Honnêtement, je ne pensais pas que tu ressentirais quoique ce soit. »
Drago plissa les yeux et fixa le Gryffondor « Eh bien, pourtant c'était le cas. C'est une bonne chose que je sois là maintenant pour garder tes pulsions suicidaires sous contrôle. »
Harry sourit « Hé ! Là d'où je viens mes 'pulsions suicidaires' sont preuves de courage et de bravoure ! »
« Peut-être, mais d'où tu viens ils pensent aussi que le dorée et le rouge écarlate sont LES couleurs tendances pour décorer une chambre.» Drago grimaça alors qu'Harry le taquinait.
« Nous aimons le style 'chaleureux et cosy' ! »
« N'importe quoi! Ca fait juste mal aux yeux. »
« Eh bien au moins moi je ne vis pas dans un cachot où la moisissure des murs rampe sous ton nez pendant que tu dors. »
Drago haussa élégamment un sourcil blond « Mais moi non plus ! »
« J'ai entendu quelques rumeurs… Pourquoi penses-tu que Serpentard perd toujours face aux Gryffondors au Quidditch ? Parce que des champignons mutants possédaient tes potes ! »
Drago grogna et attaqua Harry, le chatouillant en représailles. Le vélane élémentaire riait et se tortillait, essayant de se soustraire à cette douce torture. Cela fit perdre l'équilibre à son compagnon qui tomba sur lui, les entrainant tout deux dans une chute qui les firent atterrir sur le sol.
Le feu de cheminé les enveloppait d'une agréable chaleur et avec Drago à cheval sur lui, Harry rit à en pleurer pour la première fois de sa vie. Il se sentait bien, son corps frissonnant sous le toucher de Drago, sa poitrine se gonflant sous l'effort, pour rire et respirer en même temps, tandis que les muscles de son visage étaient crispés par le rire. Harry sentait le poids des responsabilités qu'on avait mis sur ses épaules depuis son entrée dans le monde des sorciers, quand il avait onze ans, s'alléger. Le rire pouvait vraiment guérir l'âme.
« OK, pouce! Pouce ! » Essaya de crier Harry à bout de souffle. Drago s'arrêta et le regarda, dubitatif.
« Pouce? »
Harry eut un petit rire. « C'est ce qu'on dit chez les moldus pour se rendre quand quelqu'un te chatouille. »
Drago contempla Harry, la tête légèrement inclinée. « Tu sais, je ne crois pas t'avoir déjà vu si heureux. Même quand tu es entouré de tes amis Gryffondors, tu n'es jamais aussi bruyant et turbulent qu'eux. »
Harry sourit. « Premièrement, je ne sais même pas ce que c'est d'être turbulent. Deuxièmement, j'ai toujours été comme ça et troisièmement, je suis heureux parce que j'aime passer du temps avec toi. »
Le visage de Drago s'assombrit et il détourna les yeux.
« Alors, pourquoi as-tu rejeté mon amitié en première année ? ».
Le Gryffondor cligna des yeux, surpris par la question puis soupira avec lassitude. Il était temps de régler ce problème.
« Je veux que tu fasses quelque chose pour moi. Imagine que tu n'ais jamais entendu parler de magie ou du monde des sorciers avant ton onzième anniversaire. Tu vis avec la sœur de ta mère, qui déteste la magie et qui t'a menti sur tout pendant les dix dernières années et traité … comme un elfe de maison. Puis, soudain, il y a cet homme, un géant, qui arrive et te dis la vérité, te donne une autre vie et te traite comme son égal. Cet homme t'amène dans des endroits où tu aurais dû aller avec tes parents, t'explique beaucoup de chose sur ce nouveau monde que tu ne comprends pas, et il te prend sous son aile ! Et puis, dans le premier magasin que tu visites, le premier garçon que tu rencontres, se moque de toi. »
Drago se mordit la lèvre. « Je m'en souviens.»
« Je n'ai pas fini. Tu finis par apprendre qu'il veut aller dans la même Maison que celui qui a assassiné tes parents. Un fait que tu as découvert seulement la veille ! Ensuite, tu retrouves ce même garçon dans le train pour Poudlard et il insulte le premier ami que tu t'ais fais. Celui dont la mère t'a aidé à trouver la plate-forme pour monter dans le train alors que tu ne savais pas comment faire. Celui dont les frères t'ont aidé avec tes bagages sans se moquer de ta petite taille et celui qui t'a proposé de partager son sandwich au corned-beef même si c'était la seule qu'il avait à manger avant d'arriver à l'école. Et pour couronner le tout, ce garçon se moque de tes parents décédés.» Drago se crispa mais Harry continua. « Dis-moi Drago, toi tu serais devenu ami avec cet enfant là? »
Drago sourit d'un air penaud. « Non, je ne pense pas. Merlin, j'étais vraiment un sale petit con à cette époque, hein? Mais, pour ma défense, il ne faut pas oublier que je devais jouer le rôle de l'héritier d'une famille de mages noirs dévoués. Dumbledore avait dit à mes parents que Voldemort reviendrait et ils ne voulaient prendre aucuns risques. »
Harry hocha la tête et regarda Drago une lueur de malice dans les yeux.
« J'ai une petite idée sur la façon dont tu pourrais te rattraper.»
Drago s'assit, leva les sourcils et sourit d'un air de défi.
« Oh? Et qu'est-ce j'aurai à y gagner ? »
Harry se redressa sur ses coudes.
« Typiquement Serpentard! Bien sûr que tu aurais quelque chose à y gagner. »
Drago se rapprocha.
« Typiquement Serpentard, évidemment! Mais je sais que c'est comme ça que tu m'aimes... »
Ils étaient si proches à présent, qu'Harry pouvait sentir la respiration de Drago sur sa joue.
« …Quoi que tu en dises.»
Leurs lèvres se rencontrèrent alors que le feu crépitait, de façon induite ou naturelle: Drago n'en avait pas grand chose à faire.
Hermione Granger et Ginny Weasley étaient assises dans un coin isolé de la Salle Commune, les braises dans la cheminée créant des ombres que les deux filles ignoraient. Tout le monde était allé se coucher, mais Hermione et Ginny étaient parfaitement éveillées.
Une heure après les révélations de Ginny, les deux filles en étaient venues à une conclusion qui allait être la source d'un tas de problèmes pour les trois amis et Harry. Le compagnon du Vélane Élémentaire était nécessairement l'un des Serpentards qui avait passé l'été à Poudlard pour échapper à Voldemort.
Hermione en bonne élève organisée et méthodique qu'elle était, avait rédigé une liste. Ginny roula des yeux. Ca ne l'étonnait même plus venant d'elle. Elle avait fait la même chose l'année précédente avec l'Armée de Dumbledore. Cette fille avait un truc avec les listes. Ron ferait mieux d'assurer ses arrières où Hermione allait s'enfuir avec le premier mec à utiliser un planning.
Ginny souffla « J'abandonne. Je n'imagine pas une seule de ces personnes être l'âme sœur d'Harry. Ce garçon est tout simplement trop courageux, têtu, gentil et fidèle pour un Serpentard. Mais à quoi est-ce qu'ils pensaient quand le sort à laissé un truc pareil se produire ?»
Hermione la regarda « Ne me sors pas des bêtises pareilles sur le sort, le destin ou l'avenir! Il y a plus d'énigmes en Divination que dans un jeux de charade à une fête moldu ».
« Quoi ? » demanda Ginny confuse, en haussant la voix. Hermione lui signifia que ce n'était pas important d'un geste de la main, tout en regardant la liste.
« En fait, ce serait plus apparenté à de la Magie des Âmes qu'au Destin. Je vais devoir faire quelques recherches à la bibliothèque. On devrait se reposer ce soir et on affrontera Harry dimanche, une fois qu'on aura toutes les informations. »
Ginny se leva et s'étira « Tu penses qu'on aura réussi à trouver qui c'est d'ici là? ».
Hermione haussa les épaules « Possible mais si ce n'est pas le cas, Harry nous le dira.» Son regard s'adoucit et Ginny y vit transparaitre à quel point elle était blessée « Le fait qu'il ne nous ait encore rien dit et qu'il nous ait même menti à propos de son âme-sœur montre qu'il a peur qu'on ne lui apporte pas notre soutient. Il a toujours manqué de confiance dans ce domaine. La première fois que je l'ai pris dans mes bras, il m'a demandé ce que je faisais. »
Ginny soupira et frotta le dos de la jeune fille aux cheveux touffus. «On va réussir à démêler cette affaire. Tout va bien se passer. Et puis Harry va enfin avoir quelqu'un avec qui aller à Pré au Lard pendant que mon frère et toi serez ensembles. »
Hermione devint toute rouge face à la déclaration de Ginny avant de se retourner.
« Ton frère et moi n'avons pas ce genre de relation, Ginny »
La plus jeune Weasley renifla « Ouais bien sur, et moi je suis la reine d'Angleterre. Bref, maintenant : au lit ! »
Hermione acquiesça. Même si c'était samedi, elle allait devoir se lever tôt demain si elle voulait pouvoir passer sa journée à la bibliothèque. Ca n'allait pas plaire à Ron.
Rémus se réveilla soudainement et se demanda ce qui l'avait réveillé. C'est à ce moment qu'il le senti. Quelqu'un rodait à coté des barrières magiques. Sirius avait passé un bras autour de sa taille pendant son sommeil et ronflait doucement. Avec ses sens de loup-garou, Rémus repéra les odeurs d'Harry et de Drago dans leurs chambres respectives. Ca ne pouvait donc être qu'une seul personne : le meurtrier.
Rémus secoua Sirius pour le réveiller et posa un doigt sur ses lèvres pour le faire taire. Il valait mieux attendre de voir si les protections qu'ils avaient mis en place tenaient, plutôt que de les briser en sortant pour aller cueillir la personne qui rodait en prenant le risque de laisser Harry et Drago sans protection.
Rémus grimaça quand il sentit que ses barrières étaient attaquées, mais elles plièrent sous la pression sans casser. Lentement, le rodeur s'éloigna jusqu'à ce que Rémus ne puisse plus du tout sentir sa présence.
Sirius le scrutait du regard et Rémus chuchota rapidement à son compagnon: « J'ai senti quelqu'un roder à coté des barrières mais elles ont tenu et il est parti. Je ne voulais pas prendre le risque de les détruire juste pour essayer d'attraper le meurtrier. », ajouta-t-il devant l'air outré de Sirius.
L'homme sortit rapidement du lit et courut dans le hall. Rémus entendit les portes des chambres des deux garçons s'ouvrir et se fermer avant que l'animagus ne revienne.
« Est-ce que tu peux identifier son odeur ? » Demanda Sirius alors qu'il se recouchait, serrant le loup-garou dans ses bras.
Rémus acquiesça. C'était la même odeur que sur la cravate, mais il ne pouvait toujours pas mettre un nom dessus.
« Les barrières ont tenu. C'est une bonne nouvelle.» Finit-il par répondre en se réinstallant confortablement dans les bras de son amant.
Sirius hocha la tête et Rémus pouvait pratiquement voir les rouages de son cerveau se mettre en branle. Après une minute il prit la parole.
« Est ce que tu as remarqué que toutes ces attaques contre Harry ne sont pas, enfin, elles ne sont pas vraiment basées sur la magie? Comme si le meurtrier n'était fort en magie. Le poison a pu être acheté sur le marché noir et il a poussé, physiquement, Harry dans les escaliers. Et maintenant, voilà qu'il n'arrive même pas à casser tes barrières. Je sais que tu es un puissant sorcier mais quand on sait ce qu'il faut faire, ce n'est pas difficile de faire tomber des barrières magiques. Voldemort n'aurait pas envoyé une espèce de sorcier magiquement handicapé pour s'occuper d'Harry sans une bonne raison. Tout ceux qui le suivent sont là dans un but bien précis.»
Rémus fronça les sourcils « Je pense que tu as trouvé la clef de l'énigme. Et si l'utilité du meurtrier qu'il a envoyé résidait dans le fait qu'il connaissait Harry et qu'il pouvait s'approcher de lui à n'importe quel moment pendant l'année scolaire, sans éveiller les soupçons ? Voldemort ne doit pas savoir qu'Harry est un vélane élémentaire ou il aurait envoyé des assassins plutôt qu'une espèce de Gryffondor haineux pour le tuer. »
Sirius sourit amèrement. « Et Rogue qui disait toujours qu'il aurait mieux fallut que James n'ai jamais eu d'enfants parce qu'ils ne seraient rien d'autre qu'un tas de problèmes… Merde! »
Rémus se raidit, « Tu regrettes que James et Lily aient donnés naissance à Harry?» Pourquoi est-ce que Sirius disait un truc pareil ?
Il sentit Sirius se raidir à son tour, avant de s'exclamer choqué, la voix teinté de colère :
« Merlin, non ! J'aime Harry comme un fils. J'aimerai juste qu'il ne soit pas tout le temps en danger. Il n'est même pas encore majeur et il a déjà traversé tellement d'épreuves. »
Rémus se détendit mais il sentait la tristesse dans les mots de son compagnon.
« Je pensais que te perdre le briserai. Quand tu es…tombé…il a essayé de te rattraper. J'ai dû le retenir.»
Les bras autour de sa taille se resserrèrent alors que Sirius laissait échapper un souffle tremblotant.
« Les dernières choses auxquelles je me rappelle avoir pensé à ce moment là c'est que je n'aurai jamais l'opportunité d'apprendre à Harry comment prendre soin de toi pendant les nuits de pleine lune, que je ne t'aurai jamais révélé ce que je ressent pour toi ou dit à Harry que je l'aime. Je suis tellement désolé de vous avoir tout deux causé tant de peine à cause de mon idiotie.»
Rémus se tourna vers son compagnon et le regarda un moment avant de poser sa tête sur sa poitrine dans un soupir.
« Je sais comment tu pourrais te faire pardonner. »
Sirius fit courir ses doigts dans les boucles argent et or de Rémus. « Comment? »
« En promettant de ne plus jamais nous quitter ».
La chambre resta silencieuse quelques minutes puis Sirius prit la parole.
« Je te le promet. J'imagine que je devrais savoir depuis le temps qu'il ne faut pas faire des promesses que l'on ne peux pas tenir. Mais je ne peux pas m'en empêcher.»
Rémus déposa un baiser sur la poitrine finement musclée de Sirius. « Et je devrais savoir qu'il ne faut pas te demander de me faire une promesse alors je sais que tu ne pourra pas la tenir. Mais dans ce genre de situation, Siri, mentir est la seule bonne chose à faire. »
Ceci dit, les deux hommes fermèrent leurs yeux et se rendormirent.
