Chapitre 2

Dire que Voldemort avait été furieux au départ de Harry avait été un euphémisme. Tout d'abord, dès qu'il avait été en mesure de se lever de son lit, il avait tout fait explosé dans ce qu'il considérait être leur chambre, puis il avait torturé quelques dizaines de personnes jusqu'à ce que mort s'en suive. Les cachots en portaient encore les traces, plus de deux ans après. Enfin, lorsqu'il s'était calmé, il s'était avoué qu'il comprenait l'envie de voyager de son jeune compagnon, parce qu'il avait lui même fait de même à son âge. Dès qu'il en avait eu l'occasion, il était parti courir à travers le monde pour gagner en puissance et en connaissance.

Deux ans que Harry était parti. Ca lui semblait être une éternité, mais fort heureusement, il avait eu de quoi s'occuper. Il s'était noyé dans le travail pour oublier son envie dévorante de serrer son amant contre lui, d'embrasser sa peau légèrement hâlée, de perdre ses mains dans sa folle chevelure d'ébène, de s'enfoncer dans son corps souple et sensuel. Les premiers jours, il n'avait pas dormi convenablement et en était venu à la conclusion qu'il était inquiet pour Harry.

Voldemort inquiet pour une autre personne que lui même. Incompréhensible. Pire. Il s'était senti soulagé de savoir que Harry allait bien quand il avait lu la lettre qu'il lui avait envoyé. Soulagé de savoir qu'un être vivant allait bien ! Il ne s'était plus reconnu lorsqu'une étrange chaleur s'était propagée dans sa poitrine en lisant la lettre du jeune homme.

Il était définitivement accroc à Harry Potter.

Bien sur que non, il n'était pas amoureux. L'amour était un sentiment pour les faibles, donc il n'était pas amoureux. Mais le fait qu'il n'était en aucun cas amoureux de Harry ne l'avait pas empêcher d'envoyer une cinquantaine de ses hommes fouiller la France sorcière pour le retrouver et le ramener auprès de lui.

La seconde lettre l'avait obligé cependant à revoir ses objectifs le concernant et donc à faire rapatrier ses hommes à la seconde même. Il avait néanmoins chéri la photographie animé où Harry bronzait sur la plage, en simple short de bain. Harry était vraiment un bel homme et même sa nouvelle cicatrice n'arrivait pas à le rendre moins beau, pire, elle le rendait plus attirant encore. Mais ensuite, il s'était rendu compte que d'autres personnes pouvaient avoir vu son amant dans cette tenue, alors Voldemort avait découvert la jalousie.

Que d'autres personnes regardent ce qui était à lui était impardonnable ! Il avait dû s'empêcher d'envoyer des Death Eaters en Espagne pour faire exécuter tous ceux qui auraient bien pu regarder Harry dans cette tenue.

Voldemort n'avait ensuite plus eu de nouvelle pendant près de deux mois, alors il s'était à nouveau plongé dans le travail. Son principal soucis était l'école. Il devait revoir tous les programmes de toutes les années avant la rentrée scolaire de septembre, et cela faisait énormément de chose à revoir. Déjà, il avait viré cet imbécile de fantôme qui enseignait l'histoire de la magie et il avait embauché Casallie Lanya, ou Rumpelstiltskin, la fiancé de Snape, à sa place. Cette femme était un puits de savoir et il savait qu'elle s'était lancée dans l'écriture d'une immense collection de livre sur l'histoire du monde de la magie. Elle avait vu et vécu énormément de chose et aujourd'hui elle voulait le faire partager. Severus, avait repris quant à lui le poste de professeur de 'Magie défensive', qui remplaçait le cours de défense contre les forces du mal, et qu'il partageait avec Rémus Lupin, le loup garou. Il n'y avait pas de force du mal. Il n'y avait qu'un homme et une baguette, et tous les sorts de magies blanches pouvaient servir à faire le mal, autant qu'un avada kedavra pouvait abréger les souffrances d'un homme mourant. C'est ainsi que Voldemort avait prévu de rajouter plusieurs cours sur la magie noir. Les Arts Noirs, Histoire de la Magie Noir, Artefacts et Rituels de Magie Noir.

Tout un programme dont il était fier. Il avait aussi gardé Trelawney au poste de Divination. Ca pouvait semblait stupide, mais avant même la prophétie de cette femme il croyait en cet art, et depuis cet évènement, encore plus; là au moins il pourrait la surveiller. Il allait mettre un dispositif spécial dans ses appartements et sa salle de classe pour enregistrer la moindre des prophéties qu'elle pourrait faire, aussi futile soit elle.

Minerva McGonagall avait été mise au poste de Directrice de Hogwarts, même si elle était étroitement surveillée. Elle était une figure connue par les élèves, et sa présence ne pourrait que rassurer. Il ne fallait pas tout bouleverser d'un coup, c'était dangereux et inutile, rien ne servait d'aller trop vite. Le reste des professeurs semblaient s'être adaptés assez bien à ses modifications, même s'ils restaient très septiques sur le programme concernant la magie noir.

L'école avait été sa priorité. Ces enfants étaient ceux qui se retrouveraient un jour à travailler pour lui et à faire fonctionner ce pays, il devait faire en sorte que leur scolarité soit la meilleure possible, et surtout ne pas se laisser entraîner dans la décadence que cet imbécile de Fudge avait instauré au fil des années.

Il avait aussi le projet d'une école primaire, créer dans différentes villes du pays. C'était fini les enfants qui apprennent leur véritablement appartenance à l'âge de 11 ans. Dès six ans, ou du moins à partir du premier accident magique, l'enfant serait scolarisé avant d'être envoyé à Hogwarts.

Aussi, lorsqu'il eut donné ses consignes aux personnes chargées de faire les programmes scolaires, il s'était attaqué aux services du Ministère. Et il avait viré énormément de personnes. Voldemort avait épluché les comptes de tous les services pendant des semaines avec l'aide, surprenante, de Neville Longbottom, et de quelques autres Death Eaters de confiance, jusqu'à établir une liste.

Une grande partie du staff ministériels avaient été rétrogradés aux archives quand ils n'avaient pas été simplement licenciés.

Sa plus grande surprise avait été et resterait Longbottom. Le jeune homme avait tué Bellatrix lorsqu'elle s'était attaquée au groupe des Anonymes. Il avait des principes, mais savait se défendre et prendre les bonnes décisions aux bons moments, et ça lui plaisait. Si Neville suivait aujourd'hui des cours avancé en botanique, il travaillait à temps partiel au Ministère, aux côtés de ses collaborateurs de confiance. Le garçon avait décidé de devenir professeur à Hogwarts lorsque le professeur Sprout prendrait sa retraite. Il serait d'ici là son apprenti, dès que les choses au Ministère se seraient définitivement faites.

Il gardait toujours en tête que le gryffindor aurait pu être l'enfant de la prophétie. Tom soupira en repensant à son amant, à l'autre bout du monde. Puis était venu la lettre de Roumanie. Et alors là... Il avait bien failli aller lui même en Roumanie pour apprendre la vie à ces sales vampires aux dents trop longues. Comment ça son amant avait été mordu ?! Si Harry ne lui avait pas envoyé une lettre dès le lendemain pour lui ordonner de ne pas déclarer la guerre aux vampires, c'est ce qu'il aurait certainement fait. Les plans de bataille avaient été préparés dans la nuit.

Le mois suivant, il s'était consacré activement à l'ouverture des écoles magiques primaires, et fait envoyé des centaines de lettre à travers la Grande Bretagne sorcière, adressé à de jeunes nés- muggles et leurs parents. Après, il avait passé plusieurs jours à se ronger les ongles. La cause ? Harry, bien entendu. Les lettres qu'il lui avait envoyé en plusieurs jours l'avaient inquiété. Déjà, il avait complètement oublié l'anniversaire de son amant, et Tom s'était demandé si Harry avait pu l'apprendre, ce qui aurait pu être la cause de la seconde lettre du 1er aout, mais les lettres suivantes lui montraient bien qu'il y avait un problème.

Salazar, il aurait tout donné pour savoir où était Harry, pour lui montrer à quel point il tenait à lui. Quand il n'avait plus eu de nouvelles lettres après sa dernière sous forme de menace, sa frustration et son inquiétude était à leur comble, et une nouvelle descente dans ses donjons avait été de mise, jusqu'à la lettre du 10 aout qui expliquait tout.

Harry était un aimant à problème. Que ce soit avec lui ou non, il attirait toujours les personnes ou objets malveillants. Tom tentait de relativiser. Harry arrivait toujours à s'en sortir, et il croyait Longbottom, un étrange soutient il allait s'en dire, quand il lui disait que Hermione Granger le sauverait de tout mauvais pas.

La rentrée se passa le premier septembre, sans encombre. Des classes allant de 6 à 10 ans avaient été ouvertes dans plusieurs villes de la Grande Bretagne, et elles étaient toutes remplies de nés- muggles qui apprenaient l'histoire de leur véritable nation, les coutumes, les traditions, ainsi que ce qui semblait nécessaire, aux sorciers comme aux muggles, les mathématiques, la littérature, et autres.

Voldemort était content de son travail. Tout ne pouvait pas mieux aller.

Sauf sa relation avec Harry, encore une fois. La lettre du 3 septembre lui avait laissé un drôle de goût dans la bouche, et il s'était senti mal pendant plusieurs jours. Le garçon avait tellement de reproche pour lui, que lui même se demandait comment il avait pu tomber amoureux de lui, et pourtant, il le lui disait clairement.

Les lettres se firent plus inquiétantes, jusqu'à celle d'Halloween, où le Survivant laissa éclater sa peine et sa haine. Il n'en dormit pas de la nuit, n'arrivant pas à s'imaginer sa vie sans un foutu morveux pour l'ennuyer et lui poser d'innombrables problèmes.

Heureusement, Granger, la sang-de-bourbe ami de son amant lui écrivit pour le rassurer sur la situation, et quelques jours après, il reçut une nouvelle lettre de Harry qui s'excusait du comportement qu'il avait eu, et des mots qu'il lui avait écrit. Il le taquinait à nouveau et il retrouvait presque Susanoo, le jeune Anonyme qui lui écrivait des lettres en début d'année.

La lettre qu'il lui écrivit pour la fin d'année, et aussi, et surtout pour son anniversaire lui fit chaud au coeur, même si Harry prenait un malin plaisir à lui rappeler son âge. Quoique, la photo lui avait prouvé qu'il était encore bien en forme pour son âge. Il avait été obligé de se procurer des gigolos pendant presque deux semaines pour calmer sa libido, celle-ci devenant folle à chaque fois qu'il posait les yeux sur cette photo. Par Salazar, Harry avait intérêt de lui montrer ce qu'il avait appris à Mexico, ou il le soumettrait à l'Impero pour qu'il lui en fasse une démonstration. Harry faisant une danse du ventre était devenu sa nouvelle faiblesse.

Heureusement, il fut trop occupé pour trop y penser. Après avoir prévu un immense bal pour les un an du nouveau régime, il s'était attaqué aux caisses de l'État. Et c'était catastrophique. Qu'est-ce qu'avait fait Fudge ces dernières années, avant d'être remplacé ? Apparemment, rien, mais vraiment rien. Il s'arrachait les cheveux. Relancer l'économie allait être un beau bordel, mais il avait voulu cette place, alors il l'assumerait, jusqu'au bout.

Lorsqu'il reçut une nouvelle lettre de Harry, il était en pleine préparation avec les professeurs de Hogwarts des sujets d'examen de l'année. Son amant était au Japon depuis plusieurs mois, et il comptait y rester.

Les mois continuèrent de défiler, ainsi que les lettres et d'autres surprises dont il se serait abstenu en tant normal. C'était toujours un bol d'air frai qu'il prenait à chaque fois qu'il lisait l'écriture maladroite de son jeune compagnon. Sa lettre du 31 décembre le toucha particulièrement. Harry qui aurait voulu encore être un Horcruxe, pour pouvoir avoir un lien avec lui. Cette idée ne l'aurait lui même pas dérangé, surtout si c'était pour pouvoir entrer dans la tête du jeune homme, une fois celui-ci endormi. Ca aurait été plus facile de le laisser partir en sachant qu'une partie de son âme le protégeait pour lui.

Cependant, sa lettre quitta vite ses pensées, bien vite rattrapé par la réalité directe et l'arrivée de sa filleule. Oui, sa filleul. Car il était parrain, et cela sans véritablement le savoir. Il y avait des années, alors qu'il était encore jeune dans les années cinquante, il s'était lancé à l'aventure, à l'instar de Harry. Il était parti en Roumanie, bien entendu, mais aussi en Grèce, ce qui était moins connu, surtout de Dumbledore. Là bas, il avait failli mourir et c'était un homme, Pacome Omepixia, qui lui avait sauvé la vie. À partir de ce moment là, il lui avait été redevable, de par une dette de vie, et l'homme avait décidé de faire valoir sa dette à sa propre mort. Il devait s'occuper de ce qui restait de sa famille, ce qui signifiait son arrière petite fille, dont les parents étaient morts quelques semaines plus tôt, Prudence, 11ème du nom, Omepixia.

Et depuis le mois de mars, il s'occupait de la fillette de onze ans, qui venait d'intégrer Hogwarts. Elle était devenue sa pupille, bien que ce fait ne soit pas connu du grand public, pour plus de sécurité, et il en était même venu à apprécier la langue de vipère de la gamine, surtout quand elle s'adressait à Lucius comme à un elfe de maison.

Ah, il se souviendrait toujours de son arrivée, quelques jours après avoir reçu le testament de Pacome le faisant parrain de la fillette de par sa dette de vie. La petite fille de douze ans seulement avait la mine triste mais était fièrement redressée. Voldemort avait été séduit par sa fierté toute aristocratique malgré son état d'esprit. Un tel contrôle à un si jeune âge lui rappelait lui-même à son arrivée à Hogwarts.

Par chance, la jeune grecque l'adorait et semblait lui vouer un véritable culte, probablement qu'elle avait entendu parler de lui lorsque ses parents étaient encore en vie. Il se demandait comment Harry réagirait à la nouvelle. Après tout, ils n'avaient jamais parlé de projet de couple, et encore moins d'enfant ! Déjà Harry était trop jeune… Tout comme leur relation. Il n'aurait plus autant de temps pour lui, bien sur, et connaissant le tempérament de son amant, ça ne pourrait que faire des étincelles. On adorait Prudence ou on la détestait sur le champ. C'est ce que ses professeurs lui avaient rapporté, à la rentrée des classes.

Et aujourd'hui, il était là, tenant la dernière lettre de son amant entre les mains. Celle-ci ne contenait qu'une seule ligne, avec sa signature. Il rentrait en Grande Bretagne. Il allait enfin le revoir. La lettre était arrivée le 16 novembre dernier, et ils étaient le 31, pourtant, il n'avait toujours aucune nouvelle, et il savait qu'il aurait dû en avoir, et même s'il détestait devoir se l'avouer, il s'inquiétait énormément.

« LUCIUS !» Aboya-t-il. « Maître ?» Répondit celui-ci quelques secondes après avoir entendu le cri de son Seigneur. « Potter est de retour, depuis environ dix jours, je veux que tu trouves tout ce que tu peux.» Ordonna-t-il d'une voix qu'il espéra détachée et sèche. « Bien Maître.» Se dépêcha de répondre Malfoy avant de partir au pas de course, évitant de rester en présence du Lord à l'humeur orageuse.

OoO

Il eut l'information le jour d'après. Harry était installé dans une rue adjacente à le Chemin de Traverse. Il vivait au dessus d'une boutique, qu'il avait aussi acheté. La propriété se partageait entre lui et Granger. Il était furieux. Il était manifestement là depuis plusieurs jours, et il n'était toujours pas venu le voir.

« Monsieur ?»

La voix fluette de Prudence retentit. La fillette se rapprocha de lui.

« Vous allez bien ? Le professeur Rodolphus et Rabastan m'ont dit que vous étiez agité. » Voldemort sourit mentalement à la remarque de la jeune fille. Celle-ci avait vite entortillé les deux hommes autour de son petit doigt et en faisait ce qu'elle voulait, même ses espions. Par Morgane, cette gamine serait redoutable, une fois adulte. « Juste quelqu'un qui n'est pas venu me voir alors qu'il aurait dû.» Dit il en essayant de se calmer. Il devait élever cette petite fille, alors il ne devait pas s'énerver sur lui, jamais sur Prudence. « Et je sais désormais où est-ce qu'il habite. Je vais aller le voir.» « J'en connais un qui va passer un sale quart d'heure.» Se moqua-t-elle. « Allez vous le torturer ?» Demanda-t-elle, une lueur curieuse dans les yeux.

Voldemort se retint de soupirer. Cette fille avait trop d'idées sanglantes pour une jeune lady au sang pur.

« D'ailleurs, qu'est-ce que tu fais ici, ne devrais tu pas être à Hogwarts ?»

« J'ai emprunté la cheminette du professeur Snape pour vous voir. J'ai entendu dire que vous torturiez et tuiez vos prisonniers à la chaîne. On m'a dit que c'était déjà arrivé, il y a presque trois ans et je voulais simplement savoir ce qu'il se passait.»

Cette gamine le surprenait, vraiment. Elle était hautaine la plupart du temps, avec une langue de vipère, mais pouvait se montrer attentionnée, spécialement envers lui. Elle savait qu'il était désormais tout ce qu'il lui restait, et ce qui se rapprochait le plus d'une famille. Cela lui faisait étrangement chaud au coeur. Certes, Harry se préoccupait de lui aussi, mais de voir une si jeune enfant venir vers lui en sachant toutes les horreurs qu'il avait pu commettre… C'était agréable, elle dépendait de lui et il lui appartenait de faire son éducation.

« Ne t'inquiète pas, et retourne à l'école, je ne tolérerai pas que tu partes ainsi du château une nouvelle fois.» dit il sévèrement, sans toutefois être effrayant. « Bien, monsieur.» « Prudence.» L'appela-t-il, avant qu'elle ne franchisse la porte. Elle se retourna, le fixant de ses yeux grands noirs. « Appelle moi Tom, à partir de maintenant.»

Un grand sourire prit place sur le visage enfantin, et elle hocha la tête avant de s'enfuir. Autant l'y autoriser maintenant, Harry ne se gênerait pas pour l'appeler ainsi devant elle, il le savait.

Voldemort partit de son bureau, et rejoignit sa chambre pour y prendre une cape. L'air était froid, et la neige tombait en masse, et il avait beau être le Seigneur des Ténèbres, il ne voulait pas finir en glaçon.

Il transplana et se retrouva dans une ruelle. Il rabattit sa capuche sur son visage, cachant ses yeux carmins brillants, et se mêla à la foule. Tom avança rapidement et arriva rapidement devant une vitrine pittoresque, vieillissante, dont on pouvait voir l'intérieur fouillis, des caisses partout, et des montagnes de livre. Sur l'avant de la boutique était inscrit en vieille lettre 'Granger&Potter'. Est- ce que les deux jeunes adultes avaient réellement décidé de monter leur propre affaire ?

Par Merlin, son amant, qu'il n'avait pas vu depuis deux ans et six mois était derrière cette porte. Il sentit l'excitation monter dans ses veines. Tom monta les escaliers qui menaient à la porte et d'un sortilège informulé et sans baguette, l'ouvrit silencieusement.

La première chose qu'il vit fut un jeune homme de taille moyenne, ses cheveux d'ébènes attachés en un étrange chignon, portant un pantalon noir et une chemise bleu simple, en équilibre sur une chaise, elle même penchée sur ses deux pieds, sa baguette entre les dents, un grimoire immense dans une main, écartant d'autres livres de l'autre, dans l'espoir de le ranger. Voldemort se retint de rire devant l'image insolite que lui offrait son amant. Il était plus mince que dans ses souvenirs, mais aussi plus séduisant, plus adulte, plus désirable.

« Hm hm.»

Le jeune homme sursauta et tomba de sa chaise dans un cri bref. Le grimoire tomba en premier sur le parquet grinçant dans un bruit sourd, suivi de la baguette du sorcier et Tom s'avança pour réceptionner son amant dans ses bras, appréciant de l'avoir contre lui après tout ce temps sans le voir.

« Bonjour Harry.»

Deux grands yeux verts s'ouvrirent et le regardèrent avec surprise. Voldemort lâcha ses jambes pour qu'il se tienne debout, mais garda son autre bras autour de ses épaules, le descendant sur sa taille pour le garder contre lui, ne lui offrant aucune chance de retraite. Ses yeux rouges brillaient littéralement et dévisageaient les traits de Harry avec soulagement et désir. La bouche du jeune homme aux yeux verts s'entrouvrit, mais aucun son n'en sortit. Il n'en eut pas le temps. Tom venait de se jeter sur ses lèvres, les dévorant avec empressement et passion. Les bras du jeune homme s'enroulèrent autour de son cou et il put entendre un gémissement qu'il avala avec fougue. Une de ses mains remonta jusqu'à sa nuque qu'il caressa possessivement, et finit sa course dans ses cheveux, les détachant pour mieux y enfoncer ses doigts. Son autre bras, toujours autour de sa taille, le serra plus fort contre lui, et il ne put s'empêcher de remarquer que le corps contre lui était plus ferme que dans ses souvenirs.

« B-Bonjour Tom.» Murmura Harry, le souffle court, haletant, lorsque leurs lèvres se détachèrent, ses joues délicatement couvertes de rouge. Voldemort retint un frisson à l'entente de sa voix. Il avait tant rêvé de sa voix depuis son départ, il sentait son ventre se serrer, sans savoir ce qui provoquait cette réaction chez lui. « Je ne t'attendais pas aujourd'hui.» « Moi je t'attendais plus tôt.» Répondit il sur un ton accusateur, avant de l'embrasser à nouveau, avec plus de tendresse cette fois-ci. « Espèce d'idiot inconscient.» Harry lui sourit. « Maintenant, montre moi où ces vampires t'ont mordu.» Ordonna-t-il, ses yeux retrouvant leur sérieux.

« Ce n'était qu'un seul vampire, à vrai dire...» Tenta de se défendre son amant, un adorable rougeur apparaissant sur ses joues.

Harry dévoila son cou et montra un point. Immédiatement, ses lèvres s'y posèrent et commencèrent à sucer la peau blanche, la mordant tendrement jusqu'à y laisser une trace rouge vive, se régalant des soupirs de plaisir qu'il entendait. Salazar, qu'il lui avait manqué. Il n'avait qu'une envie, c'était de le plaquer contre la première surface pour le faire sien.

« La prochaine fois que tu me drogues, morveux, je te torture, c'est compris ?» Le brun gloussa. « Info assimilée.» Répondit il, ses lèvres s'étirant en un sourire amusé. « La prochaine fois que tu pars sans m'avertir, je te chasserai à travers le monde pour ta ramener près de moi.» « Je t'ai manqué tant que ça ?» Voldemort gronda de mécontentement. « Oui. Et j'ai cru lire dans tes lettres dégoulinantes de mièvreries que moi aussi, je t'ai manqué.» « Tu m'as horriblement manqué.» Confirma Harry.

Leurs lèvres se rejoignirent une fois encore, leurs souffles se mêlant en même temps que leurs langues, celles-ci s'enroulant délicieusement l'une autour de l'autre, se battant pour la dominance, alors que leurs corps s'échauffaient, leurs corps tentant de se fondre l'un dans l'autre. Ca faisait si longtemps, qu'il n'avait pas senti ces lèvres douces contre les siennes.

« Je ne partirai plus, je le promets.» Murmura Harry contre ses lèvres, un doux sourire sur celles-ci.

À suivre.

Hello guys !

Oui je sais je vous ai fait attendre, je suis désolée, mais ces dernières semaines ont pas été toute rose pour moi Attente de résultat de partiels qui malheureusement n'ont pas été bon, donc je vais devoir passer les rattrapages si je veux valider ma licence, ce qui signifie que je ne vais pas avoir le temps d'écrire. Donc je préfère vous faire patienter un peu sachant que j'ai pas fini cette fanfic (bien que j'ai tout en tête !), pour ne pas à ce que vous ayez de vrais grosses attentes entre les chapitres. Mais sachez que le chapitre 4 est bouclé et relu, et que le chapitre 5 est à moitié écrit.

Bref, merci beaucoup pour toutes vos reviews, même si je n'ai pas le temps de répondre, sachez qu'elles me font toutes chaud au coeur et que ça me motive de savoir que vous aimez ce que j'écris et que je ne vous abandonnerai pas :D

Enfin, bon courage à tout ceux qui passent le bac ce mois-ci, ce n'est pas si compliqué qu'ont le dit (attendez d'être à l'université :P) alors ne stressez pas trop mais travaillez bien ! Avoir une mention n'est pas trop dur si vous bossez (je vous le dis, j'ai quasi pas bossé pour le bac et je l'ai eu, et je ne suis pas un génie, loin de là ! mais j'ai pas eu de mention, ça c'est dommage ) , bon courage à ceux qui doivent comme moi passer des rattrapages, à ceux qui ont des concours, etc etc !

Voilà, j'attends vos remarques sur ce chapitre qui n'est pas mon préféré, j'aurai aimé approfondir, mais j'avais peur de faire trop dans le descriptif et faire du sur place, donc dites moi ce que vous en avez pensé :)

Bonne semaine à tous :D

Sedinette.