Voilà le chapitre 2, peut-être est-il un peu court mais je l'aime bien comme ça !

Merci pour les reviews, ça me met du baume au coeur :) et c'est très encourageant !

Le troisième chapitre étant en cours d'écriture et mon planning étant très chargé cette semaine, je ne sais pas quand je vais le poster. Je dirais, approximativement, samedi ou dimanche.

Bonne lecture :)


Chapitre 2 :

SH

« Sherlock ? »

L'appel de John le tira de sa méditation. Il tourna la tête vers lui puis passa à Lestrade.

« Tout va bien ? ajouta l'inspecteur

Euh oui, tout va bien, hésita Sherlock. Je crois que j'ai attrapé froid, je vais aller me coucher »

Il serra la main de Lestrade et se précipita dans sa chambre. Dans le noir, il s'allongea sur son lit et s'enroula dans sa couverture. Il n'était pas malade. Pas physiquement en tout cas, mais plutôt dans son esprit. Il était très tourmenté par toutes ses pensées.

Environ vingt minutes après qu'il se soit échappé du salon, la porte s'ouvrit doucement sur John qui resta dans l'embrasure de la porte quelques instants avant de s'avancer près du détective.

Il s'assit sur le lit et posa sa main sur le front de son ami. Sherlock sentit un frisson partir de la base de son crâne pour finir au creux de ses reins. Si ses mains n'étaient pas jointes derrière l'oreiller calé sous sa tête, on aurait pu voir qu'elles étaient tremblantes.

« Qu'est-ce que tu fais ? S'énerva Sherlock en s'écartant de la main posée sur lui.

Du calme, je suis médecin je te rappelle. Je prends juste ta température, répondit John d'une voix aussi douce que possible.

Mmh ok. »

Sherlock se résigna et laissa le médecin l'ausculter rapidement.

« Peu de fièvre mais tu as des frissons et des palpitations. Tu étais pâle tout à l'heure, je peux allumer la lumière pour mieux voir ton état ?

Non pas de lumière, j'ai mal à la tête, mentit le jeune homme. »

En vérité, il ne voulait pas que John voit ses yeux qu'il devinait rouges et gonflés par des larmes qui avaient coulées, rebelles, qu'il avait tenté de retenir en vain.

La lumière du salon éclairait à peine la chambre, juste assez pour que le médecin l'ausculte sans difficulté.

« Mal au ventre ?

Pas vraiment.

Envie de vomir ?

Non.

Tu as mal comment à la tête ?

Ça tape.

Enrhumé ?

Non je ne crois pas.

Fatiguée ? nauséeux ? la tête qui tourne ?

John, je peux me reposer maintenant ? sérieusement, je fatigue là et j'aimerai dormir.

Oui repose toi, cette affaire t'as affecté plus que tu ne le crois à mon avis. Bonne nuit Sherlock.

'Nuit John »

JW

John sortit, laissant le détective qui s'endormit peu de temps après. Il monta dans sa chambre et s'assit sur son lit, regardant tour à tour sa cane et sa jambe qui le faisait souffrir un peu. Il enleva sa chemise et son pantalon tout doucement, comme si chaque mouvement qu'il faisait lui demandait un effort considérable. Il n'eu pas le courage de mettre un pyjama et laissa ses affaires par terre. Il glissa sous les draps et regardant le plafond, il décida que le lendemain, il irait voir Sarah.

Il avait failli mourir sans avoir pu lui dire ce qu'il pensait ressentir pour elle. Il devait savoir. Savoir ce qu'elle ressentait ainsi que ses sentiments à lui. Il était indécis, comme si quelque chose l'empêchait d'y voir clair.

Le lendemain arriva, il se leva, s'habilla après avoir pris une douche rapide et se rendit dans la cuisine où il prépara un plateau pour Sherlock qui n'était pas encore debout.

Il entra doucement dans la chambre en tendit l'oreille. Il déduisit, grâce au rythme lent et régulier de la respiration de Sherlock, que le détective dormait. Il s'approcha et posa le plateau sur la petite table de chevet, près de la tête de lit.

Sherlock se réveilla en sursaut en entendant le plateau se poser sur le bois, faisant teinter la cuillère dans le mug rempli d'un thé Earl Grey.

« Quelle heure il est ? demanda-t-il avec la voix enrouée typique de la première parole après le réveil.

9h15. Je me rends chez Sarah, elle ne travaille pas aujourd'hui. Désolé de t'avoir réveillé. »

John avait répondu avec une voix douce et chaude, tout en posant sa main sur le front de son patient, un peu froid. Il lui attrapa le poignet et pris son pouls, normal.

« Tu te sens mieux ? demanda le médecin en tendant le thé à Sherlock.

Oui

Besoin de quelque chose ?

Non

Repose-toi encore, je t'interdis de sortir aujourd'hui, je vais demander à Mrs Hudson de te surveiller.

Je dois aller voir Lestrade.

Ça attendra bien quelques jours. Du repos avant tout.

Tu vas bien vagabonder toi.

Je suis médecin et je connais mes limites. »

Il se leva et sortit. En passant devant la porte de leur logeuse, il frappa et lui demanda de surveiller le détective.

SH

Sherlock ne comptait pas rester dans son lit toute la journée. Il se leva et porta le plateau encore plein à la cuisine. Il consulta ses mails, son site, alluma la télé et zappa quelques minutes avant de s'arrêter sur les Schtroumpfs.

« Nul, nul, nul. Comment les gens peuvent laisser leurs gosses regarder ça ? Maugréa-t-il. »

Il débrancha la télé et s'allongea sur le sofa, un patch de nicotine collé sur le bras. Pour ne pas laisser ses pensées vagabonder, il concentra son esprit sur les possibles raisons qui poussaient les gens à perdre leur temps en regardant la télé, cette télé idiote qui les rendait encore plus imbéciles qu'ils ne l'étaient déjà.

Après une heure de réflexions intensives – et finalement totalement inutiles – il fila sous la douche. L'odeur de John embaumait la pièce et sous le jet d'eau brulante, il s'enivra du parfum du gel douche de son colocataire.

Il s'habilla rapidement et parcouru le journal que Mrs Hudson avait déposé dans la cuisine.

« Rien, rien, rien, rien. Tout le monde est contre moi aujourd'hui, c'est ça hein. Vous ne voulez pas que je sorte, vous voulez vraiment que je reste là à cogiter inutilement, mais vous m'aurez pas, vous verrez, vous craquerez … »

Il avait haussé progressivement le ton et tenait son poing serré devant son visage, le montrant accompagné d'un regard noir au smiley jaune qu'il avait peint sur le mur et qu'il avait criblé de balles.

Il se ravisa voyant l'heure sur l'horloge, se calma, une idée lui venant à l'esprit.

Il attrapa son portable et tapa nerveusement sur les touches en écrivant à Lestrade.

GL

À son bureau, le détective inspecteur Lestrade terminait un rapport. Ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu deux jours entièrement calmes à Londres.

Il pensait à Moriarty. Où pouvait-il bien se planquer ?

La vibration de son portable sur le bureau le sortit de ses pensées.

« Dites-moi que vous avez une affaire qui nécessite mes compétences. SH »

Il était presque désolé de devoir lui répondre non.

« Non, rien. Et J vous demande de vous reposer, pas de courir après un mystère. »

« Même pas une petite affaire que vous auriez déjà presque résolue ? SH »

« Rien du tout. Vous n'êtes pas le seul à vous ennuyer. »

« Où est Anderson ? Et Donovan ? SH »

« Tous les deux à leur bureau pourquoi ? »

« Levez la tête, dans deux minutes, D va partir discrètement un rapport à la main. Elle va le rejoindre. SH »

Lestrade attendit deux minutes et regarda dans la direction du bureau de Sally, juste à temps pour la voir se lever, un rapport à la main.

« Gagné. »

« Prévisibles. Archives, fond de la pièce. SH »

Lestrade hésita à se lever.

« Allez-y qu'on rigole. SH »

Comment … ? Bon ok, c'était Sherlock. Il ne fallait pas s'étonner mais même après 5 ans, le DI était encore surpris de ses capacités de déduction. Mais quand même, il était à Baker Street. Il le connaissait surement trop bien.

Il prit la direction des archives où il retrouva Donovan et Anderson qui s'embrassaient. Il fit semblant de n'avoir rien vu lorsque les deux amants se rendirent compte de sa présence. Il préférait attendre et en toucher deux mots plus tard, chacun leur tour, dans son bureau.

En remontant, il sentit son portable vibrer dans sa poche.

« Alors ? SH »

« Gagné. »

Pas besoin d'être Sherlock pour que Lestrade devine le sourire qui s'affichait sur le visage du détective en ce moment même, à quelques miles de là.

JW

« Ne devrais-tu pas te reposer chez toi ? demanda Sarah en s'effaçant pour laisser rentrer John.

- Je vais bien. Et j'avais envie de passer te voir.

- C'est gentil. Comment va Sherlock ?

- Pas très bien, j'ai un peu peur que cette histoire l'ai trop affecté. Je l'ai consigné au lit pour la journée. On verra bien ! »

Sarah invita John à s'asseoir sur le sofa et servit du thé. Ils restèrent quelques minutes à s'échanger des banalités. Le médecin militaire était gêné, il faisait tourner sans cesse la tasse de thé entre ses doigts et commençait à connaitre le détail du sol de l'appartement par cœur.

« Pas besoin d'être Sherlock pour voir que tu as quelque chose à me dire John. »

L'interpellé, leva un regard surpris sur la jeune femme. Ses joues prenaient une teinte rosée.

Le moment était venu de lui dire la véritable raison de sa visite. Il posa sa tasse sur la table basse, pris une grande inspiration et regarda Sarah dans les yeux.

« Je … je suis venu te voir parce que avec ce qui s'est passé, je me suis rendu compte que j'aurais pu mourir et qu'il y a certaines choses qui devraient être dites. »

Il avait prononcé cette phrase très vite, ne s'arrêtant pas pour respirer. Sarah le regardait en souriant et il était maintenant troublé par ces lèvres qui lui faisaient envie, cette bouche qu'il voulait embrasser pour savoir ce qu'il ressentait pour elle.

Il n'était pas d'un naturel indécis mais là, il ne savait pas. Il était très attiré par la jeune femme, par son odeur, par ses yeux – moins expressifs que ceux de Sherlock cependant.

Pour savoir, il devait se lancer.

SS

Sarah gardait le silence, comme si elle savait ce qui allait se passer. Elle vit le visage de celui qu'elle désirait s'empourprer et trouva cela touchant et presque attirant aussi. Tout ce qu'elle voulait, c'était qu'il l'embrasse là tout de suite, sans aucune parole inutile.

Il tourna enfin la tête vers elle et plongea ses yeux dans les siens. Sarah sentit une douce chaleur l'envahir et pencha sa tête vers cet homme assit dans son salon, cet homme qui l'aimait, elle en était sûre. Leurs lèvres se rapprochaient et maladroitement, ils s'embrassèrent.

C'était agréable malgré tout et Sarah sourit tout contre les lèvres de John. Elle sentit la main de John sur sa hanche gauche et passa la sienne derrière la nuque du médecin qui frissonna.

Elle le serra un peu plus contre elle et le baiser devint plus pressant, plus fougueux.

Entreprenante, Sarah passa sa main droite sous le pull de John et posa l'autre sur son genou qu'elle caressait tendrement.

Elle sentit John frémir et quitter ses lèvres brusquement. Elle le regarda, les yeux pleins de questions et se détendit lorsqu'il partit à l'assaut de son cou. Elle jeta sa tête en arrière pour s'offrir totalement et poussait de légers gémissements.

Soudain, John s'arrêta de nouveau, se leva, murmura un timide « Désolé » et sortit en courant, attrapant sa veste au passage.

La jeune femme resta sur le sofa, interdite, incapable de bouger tant la réaction du médecin l'avait surprise.

Elle ne comprenait pas pourquoi il avait réagi comme ça. Elle décida qu'elle lui en parlerait à la clinique à son retour de congé maladie et alluma la télé, plus pour combler le silence que par intérêt.


Voilà voilà, à bientôt pour la suite.

Bisoux