Bonjour à tous !

Je vous présente ci-dessous le deuxième chapitre de cette fanfiction, que j'ai vraiment aimé écrire car j'ai essayé de retranscrire au maximum la relation unissant les personnages présents dans cette scène... J'espère qu'il vous plaira !

PS : je tenais vraiment à remercier les personnes ayant commenté ou mis en alerte mon histoire, vous êtes mon moteur d'écriture !


CHAPITRE 2

« Il n'est point de vainqueur sans l'aveu du vaincu. »

- Quintus


Le lendemain midi, Alec n'était toujours pas sorti de sa chambre. Il avait passé toute la nuit la matinée à tenter désespérément de calmer ses émotions. Il savait qu'afin que son fardeau soit moins lourd, il devait en parler à quelqu'un. Mais qui ?

Ses parents ? Non, bien sûr que non. Ils font partie de l'Enclave. Ils ne comprendraient pas.

Son frère Max ? Non, bien sûr que non. Il est beaucoup trop jeune. Il ne comprendrait pas.

Son Parabatai Jace ? Non, bien sûr que non. C'est le principal intéressé. Il ne comprendrait pas.

Son visage qui était alors froissé d'angoisse, s'illumina par magie d'un sourire malin. Il savait à qui il pouvait parler, une personne qui le comprendrait toujours, une personne qui l'accepterait tel qu'il est.

« Izzy!»

Il se mit alors à courir, courir le plus vite possible dans l'Institut à la recherche d'Isabelle, sa petite sœur. Essoufflé après cette course folle, Alec trouva finalement Isabelle dans sa salle de bain personnelle, en train de s'apprêter pour la journée et de rectifier son rouge à lèvres couleur sang qu'elle ne quitte jamais.


En voyant son frère dans un état pareil, Isabelle sentit que quelque chose ne tournait pas rond. C'est vrai maintenant qu'elle y pense, elle n'avait pas vu Alec ce matin... - Comme leurs parents étaient souvent absents à cause de leur travail à Alicante, Isabelle est devenue la chef de famille à l'Institut outre Hodge. Elle est la personne en qui tout le monde peut avoir confiance ici. C'est un peu comme une seconde mère, un pilier pour Jace, Alec et Max. -

Elle se rapprocha soucieusement de son frère bouleversé et l'aida à s'asseoir sur une chaise.

Alec lui, se sentait plus anxieux que jamais. Il savait qu'il allait trouver du réconfort auprès d'Isabelle, mais comment lui avouer l'inavouable ?

- Alec... mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? murmura Isabelle d'une voix qui se faisait plus inquiète qu'elle ne l'avait voulu.

Devant son visage livide et son regard perdu, la grande brune posa sa main délicate sur le front de son aîné afin de juger de son état. Le pauvre n'arrivait même pas à la regarder en face telle sa gêne était immense.

Au contact du front bouillant de son frère, Isabelle retira sa main d'un geste impulsif.

- Tu as de la fièvre ? demanda-t-elle de son œil maternel

- Si seulement ça pouvait être la fièvre...

Isabelle fronça étrangement les sourcils, en regardant Alec d'un air incompréhensif. C'est bien la première fois qu'elle entendait quelqu'un souhaiter avoir la fièvre…

« Entre la fièvre et l'amour, je choisirais mille fois la fièvre » songeait le jeune homme.

Isabelle essayait de comprendre les paroles de son frère... mais que pouvait-il bien raconter ? Le Ciel lui était-il tombé sur la tête ? Mais soudain, son visage franc se fendit d'un large sourire : elle avait compris. Pas un mot n'avait suffit pour qu'Isabelle reconnaisse le regarde perdu de son frère...

- Par l'Ange Alec... Tu es amoureux ?

La belle ne put se retenir de s'esclaffer tout en riant et sautillant sur elle-même, alors que son frère roula des yeux tout en lui priant de se taire.

- Alors, qui est l'heureux élu ? finit-elle par murmurer après avoir regagné son état premier

« L'heureux élu ? » pensa Alec. N'avait-elle pas voulu dire « L'heureuse élue ? ». Ce dernier reprit soudain son visage anxieux, et sa cadette vint se poser à ses côtés tout en replaçant une de ses longues mèches d'ébène derrière son oreille. Alors Isabelle était au courant, depuis le début ! Lui qui avait prit soin de cacher son homosexualité à chaque personne croisant sa route... Alec prit de déconcertement vit sa respiration et son rythme cardiaque augmenter.

- Tu es le seul garçon de la maison à ne m'avoir jamais parlé de filles, commença Isabelle voyant que son frère se perdait. Même Max me parle sans arrêt de ses petites copines alors qu'il a neuf ans de moins que toi ! Au début j'avais des doutes... mais à la seconde où j'ai vu cette étincelle... cette étincelle qui s'embrase à chaque regard que tu adresses à Jace, j'ai su. Cela ne trompe personne tu sais.

Elle se rapprocha encore plus de son frère et lui releva le menton afin que leurs regards se croisent.

- Alec... cela fait des années que je suis au courant. Je serais la pire des sœurs si je ne l'avait pas remarqué ! Et malgré ce que tu penses croire, je n'ai jamais ressentit aucune gêne par rapport à ton orientation sexuelle, et je n'en ressentirai jamais. Tu restes mon frère quoi qu'il advienne, pour le meilleur et pour le pire, comme on se l'est toujours promis. J'aurais dû t'en parler, je le sais... mais il fallait que tu arrives d'abord à t'accepter tel que tu es.

Même si le ton d'Isabelle se voulait neutre, sans jugement, et le plus aimant possible, Alec en voulu à sa sœur pendant quelques instants de l'avoir laissé vivre comme cela, dans un secret inavouable depuis toutes ces années. Mais il comprit que c'était à lui de découvrir par lui-même la nature de ses sentiments pour qu'il puisse l'accepter pleinement. La jolie Chasseuse d'Ombres le rassura avec un sourire protecteur et posa sa main sur l'épaule du beau ténébreux, ce qui l'apaisa instantanément et fit pardonner à la fille son agissement, puis les alliés inséparables finirent par se prendre dans les bras et regagnèrent ensemble la chambre d'Alec.

Alec prit un instant en se tenant contre le mur du long couloir de l'Institut qui séparait les chambres, pour se remettre de ses esprits. Ça y est, il l'avait fait. Il avait enfin parlé à quelqu'un de ses sentiments. Il n'avait plus à porter le poids du monde sur ses épaules. Son beau visage retrouva son allure d'avant : calme et doux. Et étrangement... il se sentait mieux. «Plus jamais», pensait-il en regardant sa sœur, «Plus jamais je ne me retrouverai dans une situation pareille. J'ai la meilleure des alliées à mes côtés à présent».

Isabelle, qui était déjà au bout du couloir, le rappela à l'ordre, elle n'en avait pas encore fini avec ses questions ! Il la rejoignit en trottinant et les deux se prirent bras-dessus bras-dessous jusqu'à la chambre d'Alec. Cette dernière ne pouvait pas quitter son frère des yeux. La fierté qu'elle ressentait pour lui était immense. Elle-même ne savait pas si elle aurait eu le courage un jour, de faire face à ses sentiments comme Alec l'a fait. Elle l'aimait, et l'aimerait toujours. Quoi qu'il arrive.


- Quand-est-ce que tu comptes parler de tout cela à Jace ?

Alec ne put s'empêcher de rire, nerveusement. Il se laissa tomber sur son lit et regarda le plafond décoré de sculptures. « Le dire à Jace ? » Mais comment pouvait-il faire une chose pareille? Il avait mis tout ce temps pour pouvoir parler à Isabelle de sa situation, alors Jace ? Non, c'était impensable pour lui. Il ne pouvait pas prendre le risque de se faire rejeter... il aimait tellement le blond... Il ne pourrait plus continuer à vivre tous les jours s'il venait à briser son lien avec lui. Jace est la personne la plus importante et la plus essentielle à ses yeux : telle était sa malédiction.

Il y a quelques secondes à peine, Alec avait retrouvé le sourire grâce à Isabelle, mais sa question imposable le braqua. Il s'imaginait déjà se tenir devant Jace, avec le cœur battant à mille à l'heure, en train d'essayer de lui avouer ses sentiments alors que l'autre le regarderait avec un air d'incompréhension et de rejet dans ses yeux fauve, qu'il aimait tant regarder d'habitude, quitte à s'y perdre...

-Izzy… je n'aurai jamais la force de dire cela à Jace, tu le sais…

Isabelle s'apprêtait à répliquer lorsqu'on lui coupa la parole. Les deux frère et sœur se retournèrent en un sursaut en découvrant Jace, se tenant en silence dans l'encadrement de la porte d'Alec, la mâchoire contractée.

- Me dire quoi ?


C'est ici que ce termine ce deuxième chapitre ! Alors qu'avez-vous pensé de cet acte d'Alec, qui a fait preuve du plus gros des courages pour parler de ses sentiments à Izzy ? Je vous dis à bientôt pour la suite : à savoir comment Izzy et Alec vont se sortir d'affaire face à Jace qui a la mauvaise manie d'écouter aux portes...

Portez-vous bien !

- Valentine822