Chapitre 2 : Comment elles ont quitté le domicile familial.

Note : Un merci particulier à Goldman et au donjon de Naheulbeuk pour certaines de leurs paroles que j'adore et que j'ai malgré tout un peu détourné pour les besoins de cette fiction. Et un petit mot pour nos amis canadiens qui ignoreraient ce qu'est le schmilblick, c'était un jeu à la radio (si mes souvenirs sont bons) où il fallait trouvé quel était l'objet (nommé schmilblick) ça pouvait être tout et n'importe quoi (chaussette, poêle...) enfin Coluche a fait un magnifique sketch sur le sujet. Au fait, les personnages ne m'appartiennent toujours pas. Mais peut- être qu'un jour, QUAND J'AURAIS CONQUIS LE MONDE !!!HA HA HA (rire diabolique)

Kate se leva et comme son cerveau n'était jamais très bien irrigué pendant la nuit elle avait tout oublié de l'étrange nouvelle de la veille. Ainsi donc, comme chaque matin, elle se rua dans la chambre de sa sœur (toute décorée de posters de « Dany », « Rupert » et Sean Astin) et sauta sur son lit. Depuis des années elle essayait en vain de la tuer de cette façon mais comme chacun sait ça ne provoque tout au plus que des membres cassés ou des traumatismes. Sarah se réveilla (qui ne l'aurait pas fait quand on a une fille qui vous donne des coups d'oreiller en hurlant ?) en sursaut (on l'aurait deviné !).

« Aaah ! Les détraqueurs attaquent ! » hurla la fan du poster(rieur) de Rupert Grint.

« Hé ! Du calme ! Tu sais bien qu'ils existent pas ! »

« Mais si ils existent, on a vu ça hier. »

Et soudain, le cerveau de Kate se remit en route comme mu par une force invisible et supérieur à ce qu'aucun être humain ne peut imaginer.

« C'est vrai. » parvint-elle à articuler (ce qui est déjà pas mal quand on connaît les dégâts dus au manque d'oxygène dans l'encéphale mais à moins que vous n'ayez bac 5 vous n'êtes pas en mesure de le savoir).

« Aller on descend, j'ai faim. » dit Sarah qui avait parfaitement exprimé ce que ressentait Kate.

Leurs parents étaient dans la cuisine, sirotant leurs cafés (je ne pense pas que ça se sirote et si vous avez des infos sur le sujets n'hésitez pas).

« Bonjour les enfants » salua Mr Kingston qui ressemblait à un gros nounours tout doux avec sa grosse barbe et sa calvitie naissante (en clair il était pas super sexy mais super gentil).

« Bonjour papa. » répondit en cœur la progéniture.

« Je dois aller à une conférence très importante à Tokyo » leur annonça leur mère qui elle était plutôt belle mais pas toujours très affectueuse (c'était une femme d'affaire qui savait ce qu'elle voulait et ce qu'elle ne voulait pas c'était des marmots dans ses jambes !).

« Quoi ? » s'écria Sarah. « Mais tu devais m'accompagner à mon cours de flûte ! Mon prof va m'attendre. »

« Bah de toute façon tu joues tellement mal que tu lui as fais peur. » dit Kate.

« Maman ! Kate elle fait rien qu'à m'embêter ! » chougna Sarah.

C'est alors, que surgissant du brouillard de dehors (car il faut bien l'avouer, parfois, à certains moment de la journée, il y a un peu de brouillard en Ecosse mais là encore pas de quoi en faire tout un drame) une chouette hulotte se posa sur la fenêtre et frappa délicatement avec sa patte (en effet une chouette c'est vachement poli et ça frappe avant d'entrer chez les gens et là encore elle fait attention de pas abîmer le carreau). Mr Kingston alla ouvrir la fenêtre en question et fit entrer la chouette. Il lui proposa du thé, du café, des gâteaux de toutes sortes mais très poliment elle refusa tout. Enfin, c'est Mme Kingston qui apporta la délivrance au pauvre volatile.

« Regardez ! Elle porte une lettre à la patte. »

On soulagea l'oiseau de la lettre et celui-ci reprit tout de suite son envol. Mr Kingston ouvrit l'enveloppe, étonné mais sachant que ceci était normal chez les sorciers et qu'après tout c'était un moyen très écologique pour faire transporter son courier. En bref (car je sais faire des phrases brèves ah bah non, là c'est mal partit) il lut la lettre.

«Mr et Mme Kingston, c'est en tant que directeur de Poudlard et ami du bien que je m'adresse à vous. Ici tout nous laisse à penser que vos deux filles sont les élues d'une prophétie, pour nous en assurer nous aimerions qu'elles nous rejoignent au plus vite. Le sort du monde est peut être entre leurs mains. Un ami viendra les chercher d'ici une heure. Bien à vous, Dumbledore. »

« On va y aller, papa ? »demanda Sarah.

« Je crois que vous n'avez pas le choix. »répondit gravement le nounours à la calvitie naissante.

« Super ! »s'écria Sarah « Je vais rencontrer Ron ! »

La jeune fille semblait ne pas se rendre compte qu'elle quitterait ses parents pour un long moment et elle courut dans sa chambre faire ses valises. Kate avait mieux comprit la situation, c'était sûrement à cause de ses céréales qui étaient pleins de lettres et de chiffres (B1, B2, B6, PP, B9, B12...).

« On va partir ? »demanda Kate « Loin d'ici ? »

« Techniquement ce n'est qu'à vingt kilomètres. » répondit sa mère qui remettait en place ses dossier pour son départ. Elle embrassa sa fille. « Prend soin de ta sœur et passe le bonjour aux barjots en capes.» Et elle partit. Kate se tourna vers son père.

« Je vais devoir quitter la maison ? Mais...qui va s'occuper de mes haricots que j'ai fait pousser dans du coton...j'y tiens beaucoup...et je ne peux pas les emmener, ils ne s'entendront pas avec les Mandragores. Oh ! Papa ! Je ne veux pas les abandonner sur le bord de l'autoroute comme on a fait avec mamie ! »

« Je vais m'en occuper, ne t'inquiète pas. »répondit son père. « Et pour ta grand mère elle était d'accord pour rester. »

« Elle avait juste dit qu'elle aimait bien les jeux et que les toilettes étaient propres. »

« C'est la même chose. Maintenant file faire tes bagages. »

Quelques minutes plus tard un étrange homme apparu de par leur cheminée (déjà que le fait d'arriver par la cheminée est étrange mais là il est encore plus étrange, c'est pas peu dire !). Sarah était prête depuis longtemps, elle avait entassé tout ses posters dans un petit sac, avait emmené toutes les pellicules photo de la maison, tout son matériel de maquillage (soit deux valises) et des crayons et du papier « pour les autographes » avait-elle expliqué. En somme elle avait un don pour faire des bagages. Kate avait été plus méthodique et aurait pu tenir un siège avec seulement deux sacs où on trouvait (entre autres) un sac de couchage (elle ne voulait pas de ces couvertures d'internat pleines de puces), une couverture de survie, des serpentins (pour faire la nouba !), un vieux pyjama à carreaux, une bouteille d'huile, du papier toilette, deux éponges et des raviolis.

L'homme qui était donc étrange était aussi sombre. Il lui vint à l'esprit un poème étrange issu de la cervelle dérangée d'un vieux type qu'elle avait vu un jour en classe (par vu je veux dire étudier pour ceux qui n'auraient pas comprit que le vieux dérangé était mort depuis longtemps) qui avait un nom bizarre. Baudelaire. C'est ça ! Baudelaire mais il n'avait pas l'air d'être beau. (Kate avait sourit de sa blague mais ça n 'avait fait rire qu'elle). Enfin, ce poème c'était :

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,

D'où semblent couler les ténèbres,

Tes yeux noirs, quoique très-noirs, m'inspirent des pensers

Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux

Avec ta crinière élastique

Kate ne se souvenait plus de la suite et c'était déjà un exploit qu'elle se souvint de ce morceau. Enfin, le type étrange mais sexy se présenta.

« Bonjour, je m'appelle Severus Rogue » dit l'homme en tendant la main à l'ours en peignoir (ben ouais, il venait juste de se lever).

« Bonjour » salua poliment Mr Kingston tout en mettant un ton froid dans sa voix pour dire «si vous touchez à mes filles je tuerais tout les sorciers jusqu'aux derniers » mais qui ne le fera certainement pas vu qu'il avait même peur de tuer une araignée. « Kate, Sarah. Dans votre exil, essayez d'apprendre à revenir, mais pas trop tard. Puisque vous partez, dans votre histoire, gardez en mémoire notre au revoir. Puisque votre maison, aujourd'hui c'est l'horizon. »

« Papa » dit Kate « Là-bas tout est neuf et tout est sauvage, c'est un libre continent sans grillage. Ici nos rêves sont étroits, c'est pour ça que j'irais là-bas... »

« Et parce qu'il y a plein de beaux mecs » ajouta Sarah. « Je vous ai déjà parlé de Ron ? »

« Oui ! J'ai compris tous les mots, j'ai bien compris, MERCI ! Raisonnable et nouveau, c'est ainsi par ici. On le saura que tu iras chercher son cœur s'il l'emporte ailleurs ! On t'a assez entendu le gueuler dans ta chambre. »

« C'est bien joli tout ça. » coupa Rogue. « Mais on peut y aller ? »

Et c'est ainsi, qu'avec un peu de poudre verte (de cheminette diront les experts) elles se retrouvèrent à Poudlard, dans une grande salle remplie de filles qui piaillaient. Et vu qu'il faut faire comme les autres (instinct grégaire ou «d'la guerre » pour une fille qui se reconnaîtra si par malheur elle lit ça) elles piaillèrent aussi.