Hey ! voici donc le second chapitre, délivré depuis les profondeurs de mon antre. Et j'peux vous dire que le Wi-fi y passe assez mal. Mais là n'est pas le sujet, l'important est que le chapitre puisse être en ligne :)
Merci pour vos reviews, c'était très gentil ! Je ne pense pas qu'il soit la peine de faire de RaR pour le moment cependant ... ;)
Allez, je vous laisse, bonne lecture à vous !
Rappel :Il passa alors les quelques heures le séparant de l'aube le front appuyé contre le mur frais du dortoir, ressassant sans cesse ces images qui le calmait.
CHAPITRE 2 : LE MATCH
Au petit matin, ni l'un ni l'autre n'avait dormi. Les cernes de Drago, déjà présents, étaient alors encore plus accentués. Ceux d'Hermione, naissants. Tous deux se rendirent dans la Grande Salle dès qu'ils le purent, et arrivèrent les premiers à leur table. Même les professeurs n'étaient pas encore là. Un samedi, à six heures, tout le monde dormait, le match ne commençant qu'à dix heures. Ils se lancèrent des regards par-dessus les tables vides. Voyant que personne de venait, ils se levèrent, contournèrent les tables, et s'arrêtèrent à quelques centimètres l'un de l'autre. Chacun vit les cernes de l'autre, et comprit que leurs nuits avaient été les mêmes. Alors ils se parlèrent. C'était peut-être la première fois qu'ils se parlaient vraiment, sans insultes ou faux semblants.
Les mots alors sortirent d'eux-mêmes :
- Je ne voulais pas, je ne voulais vraiment pas dire ça quand je t'ai traitée de …
- Non, non, c'est ma faute, c'est ma faute …
- C'était à cause de moi …
- Non. Arrête …
Soudain, ils entendirent des bruits de pas. Les élèves arrivaient. En un éclair, ils se séparèrent et rejoignirent la table de leur maison. Parmi les nouveaux arrivants se trouvaient Harry et Ron, discutant stratégie à propos du match à venir. Hermione s'empêcha de jeter le moindre regard à celui qu'elle venait de quitter. Il ne fallait rien montrer. Elle fit semblant de se passionner pour la dégustation de son toast, et les garçons, absorbés comme ils étaient, ne remarquèrent rien du trouble violent qui occupait tout l'esprit de leur amie. Cependant, au bout d'un certain temps, Harry demanda :
- Où étais-tu passée hier, au repas ? Je suis descendu bien après toi, et je ne t'ai pas trouvée.
- Ah, oui, c'est vrai, dit Hermione, cherchant frénétiquement un mensonge, j'ai mangé rapidement, et je suis remontée dans mon dortoir, pour réviser mon arithmancie.
- Encore ton arithmancie ? Mais on était vendredi, pourquoi révisais-tu ?
- C'est que j'ai un devoir lundi, avec toutes les nouvelles formules que l'on a appris, et cela prend du temps pour tout réviser, affirma Hermione d'un ton le plus convaincant possible
- Si tu le dis, répliqua Harry, avant de continuer à parler Souaffle avec Ron.
Cachée derrière un pichet de jus de citrouille, Hermione s'autorisa à souffler de soulagement, avant de reprendre une expression sereine. De son côté, Drago gardait les dents serrées. Il ne dit pas un mot à Crabe et Goyle qui étaient arrivés entre temps. De toute manière, ils mangeaient tous deux tellement bruyamment que ni l'un ni l'autre n'auraient entendu quiconque leur parler. D'un mouvement général, les élèves se levèrent, et prirent le chemin du terrain de Quidditch. Harry, Ron et Ginny se dirigèrent vers les vestiaires, et Hermione marcha seule, perdue au milieu de la foule. Arrivée devant l'escalier menant aux gradins, elle eu brusquement l'idée de repartir en arrière, feignant d'avoir oublié quelque chose. Mais en réalité, elle comptait se faufiler sous les gradins, et trouver celui qui l'obsédait tant. Une fois toute la foule passée, elle retourna vers les gradins, et passa sous des pans de tissu, dissimulant la charpente qui soutenait les tribunes.
Mais soudainement, elle vit quelque chose qui l'abasourdit : Drago avait fait de même, il était à vingt mètres d'elle, sous les gradins. Un sourire grandissait sur leurs visages, à mesure qu'ils s'approchaient l'un de l'autre. Quand finalement ils furent arrivés l'un près l'autre, l'étrangeté de leur rendez-vous les frappa, et ils éclatèrent de rire. Prenant peur qu'on les entende, ils se turent, mais les acclamations juste au-dessus d'eux étaient si violentes, que même l'explosion d'une Bombabouse serait passée inaperçue. Alors ils recommencèrent à rire, de plus en plus fort. Ils relâchaient la pression qu'avait créée leur rencontre. Et doucement, l'intensité de leur rire diminua, jusqu'à ne devenir qu'une respiration ample. Et de nouveau, ils se regardèrent.
La main d'Hermione, doucement, se leva, en direction de ces cheveux d'un blond presque blanc. Elle les caressa tendrement, et de nouveau, leurs lèvres se trouvèrent. Leur baiser était timide, et allant en se raffermissant. Elle, les mains dans ses cheveux blonds, et les siennes au creux de son dos, ils restèrent jusqu'à ce qu'un cri de la foule, particulièrement fort, les fasse sursauter. Un but avait certainement été accordé. Pour quelle maison ? Ils s'en fichaient, ils étaient dans leur bulle, et à part quelques hurlements des supporters, rien n'ébranlait cette carapace où ils étaient réfugiés. Ils étaient au-delà des excuses vaines désormais. Ils s'étaient tout pardonné. Alors, lorsqu'ils ouvrirent la bouche, ce fut pour discuter de leur prochains rendez-vous. Trouver un lieu n'était pas aisé. De nombreuses possibilités, comme les cuisines, les cachots, furent oubliées, car elles étaient des lieux de passage. Car les mesures de sécurité avaient mené à des tours de garde en chaque point du château. Leur statut de préfet ne les aidait pas. Et soudain, une idée jaillit.
La cape de Harry. Elle l'avait tellement utilisée avec ses amis ! Elle savait où Harry la cachait. Elle pouvait lui emprunter ! Mieux, elle pouvait la remplacer. Ensorceler une autre cape avec un sortilège temporaire. Au cas où Harry déciderait de s'en servir. Bien sur, avec le temps, le sortilège s'estomperait, mais elle pouvait toujours remplacer la cape par une nouvelle, avant que cela devienne trop voyant. Elle exposa son plan à Drago, qui fut touché par le fait qu'Hermione accepte de voler son ami, pour qu'ils puissent continuer de se voir. Un plan s'échafauda. Elle viendrait devant la salle commune des Serpentard, à minuit, lorsque le couvre-feu sera général, recouverte de la cape de Harry. Elle toquerait alors à la porte, et Drago sortira. Ils iraient alors là où ils le souhaiteraient.
Ravis de cet arrangement, ils s'assirent, adossés à une poutre. Et, presque naturellement, Hermione se pelotonna contre lui. Ils en furent surpris, mais la position était confortable, alors ils ne bougèrent pas. Ils se laissèrent bercer par les exclamations résonnant après chaque but. Le résultat du match ne leur importait pas. Et lorsqu'ils entendirent un cri d'une intensité presque dangereuse, ils surent qu'il était temps de se quitter.
A'y'est, fini ! J'espère que vous avez passé un bon moment en ma 'compagnie' :)
A la prochaine, Oochoo.
