Je vous remercie pour tout les commentaires que vous avez pu laisser sur le premier chapitre. Je sais que ce chapitre n'était qu'une mise en bouche mais je voulais vraiment placer les personnages en premier. Dans le second cela va aller un peu plus vite dans le temps avec plusieurs moments qui vont aboutir à la fin du chapitre qui découle sur ce qui arriveras entre les trois personnages principaux.

Merci à Shinobu24 qui fut une grande aide grâce à tout ses conseils importants. Bises à toi

Bonne lecture et nous nous retrouvons à la fin du chapitre après

#################################

John Diggle se rappela très bien comment le partenariat d'Oliver et Felicity débuta il y a deux ans. Avec le capitaine de police de Central City, David Singh, ils réunirent leurs informations pour réussir à appréhender le suspect, le comte Vertigo, avec l'aide d'Oliver étant devenu le chef sur cette affaire, Felicity et Barry toujours en infiltration. La jeune femme, après un interrogatoire forcé au poste de police par l'homme blond aux yeux bleus qui l'avait plaqué contre le mur, infiltra les ordinateurs de Cecile et put réunir cette fois-ci toutes les preuves des ventes de la drogue, des achats des ingrédients pour la fabrication, et trouver tous les complices qui revendaient dans d'autres villes le vertigo, dont Central City. Quand l'affaire fut bouclée et que le Comte fut enfermé, John fit une proposition assez intéressante à l'informaticienne.

- Mlle Smoak, vous êtes tellement douée dans votre spécialité que j'aimerais que vous réfléchissiez à une éventualité de travailler ici à Starling City. Vous seriez en partenariat avec Mr Queen, je suis persuadé que vous feriez une excellente équipe.

- Mr Diggle j'ai déjà une position que j'aime beaucoup à Central City, une vie qui m'attend, un équipier avec qui je m'entends très bien. Je vous remercie mais je préfère décliner votre proposition et rentrer dans ma ville."

Felicity avait surtout refusé la proposition ne souhaitant pas rester dans cette ville avec cet homme, cet Oliver Queen, sur qui elle avait fait des recherches approfondies. Même s'il avait l'air d'avoir subi plusieurs mauvaises périodes dans sa vie avec le décès de ses parents et la perte de la société familiale, elle avait pu se rendre compte de sa façon assez musclée et brutale de travailler. Elle ne souhaitait pas travailler avec un homme qui préférait le plus souvent cogner sur le suspect avant de poser les questions, elle n'était pas pour la violence dans la police et pensait qu'il fallait plus de finesse pour faire parler un suspect.

Mais trois mois après son retour à Central City, elle dut repenser à sa décision quand Barry après avoir été touché pendant une mission était tombé dans un coma profond. On lui avait assigné un nouveau partenaire, Eddie Thawne, qui était l'homme le plus insupportable sur la terre pensant que les femmes n'avaient pas du tout leur place dans la police à part à l'accueil pour prendre les plaintes. Elle restait la plupart du temps derrière son bureau, Eddie n'acceptant pas une seule fois qu'elle le suive sur les enquêtes, il ne la voulait pas sur le terrain avec lui. Alors fatiguée de n'être considéré que comme un meuble ou une potiche sans cervelle, elle avait appelé John Diggle lui demandant si la proposition était toujours en cours.

Les premiers mois furent assez difficiles entre Oliver et Felicity, la jeune femme ayant un avis assez bas sur son coéquipier par rapport à son travail. Mais Oliver qui avait été charmé par la jeune femme, par son courage et sa détermination pour trouver le coupable sans blesser une seule personne, commença à changer de comportement envers les suspects. En six mois il n'avait plus frappé quiconque préférant se fier à l'intuition et l'intelligence de sa partenaire informatique.

Pour lui leur rencontre avait été foudroyante, un plaquage au mur non conventionnel il devait se l'avouer, une gifle non méritée quand il l'avait embrassée pendant une mission sans son consentement, alors qu'il avait fait cela pour ne pas se faire attraper. Il devait être honnête avec lui et convenir qu'il avait adoré et profité de pouvoir la sentir dans ses bras, de goûter à ses merveilleuses lèvres qui lui donnaient plusieurs rêves très érotiques dans la nuit seul dans son lit.

Leur association en tant que collègues avait été mouvementée à cause de sa façon de travailler assez dur, accentuée par une attirance non reconnue par elle et très reconnu par lui. Un coup de feu pendant une enquête sur des trafiquants d'armes avait changé l'avis de la jeune femme sur son partenaire, Felicity avait eu vraiment peur pour Oliver qui avait failli mourir, mais vu qu'il était un combattant, il était sorti du coma au bout de quelques jours. Oliver s'était retrouvé avec une blessure qui l'avait invalidé pendant un moment le rendant jaloux du collègue qui avait pris sa place auprès de Felicity pendant qu'il devait rester chez lui et loin de la jeune femme pendant sa convalescence.

Felicity changea sa façon d'agir envers le lieutenant après la blessure d'Oliver ayant peur de perdre de nouveau un partenaire. Elle admit qu'il avait fait énormément de progrès quand ils attrapaient un suspect. Ses méthodes d'interrogation avaient radicalement changé, il ne frappait plus pour faire parler, il laissait souvent la technique dont se servait la jeune femme pour avoir des réponses à ses questions. Elle se rendit compte à son retour après sa convalescence qu'elle aimait travailler avec lui à présent, qu'elle recherchait plus sa présence à ses côtés. Elle se détendit au point que ses insinuations sexuelles étaient revenues au galop quand elle lui parlait, ce qui faisait beaucoup sourire le lieutenant pouvait-elle s'apercevoir. Un autre de ses défauts était revenus rapidement, celui qu'elle aurait pu éviter, son babillage se multiplia par mille au moins quand ils étaient en planque.

Mais elle ne voulut en aucun cas avoir des sentiments autres que platoniques ou amicaux à son égard ne souhaitant pas détruire la bonne ambiance de travail qui s'était créée depuis quelques mois. Les bagarres dont elle fut souvent l'investigatrice dans le passé n'existaient plus vraiment mais plutôt des pics très gentils, envoyés dans une phrase ou une autre.

Oliver apprécia énormément cette nouvelle amitié, ce nouveau partenariat qui s'était institué entre lui et sa partenaire, il adorait ses babillages, il avait des pensées très chaudes à cause de ses insinuations. Mais surtout Oliver comprit que l'attirance physique qu'il avait pour la belle détective dépassait la convoitise d'une nuit de passion, vu la façon dont son cœur battait la chamade à chaque regard de la jeune femme.

Tout fut parfait pendant un moment, que le lieutenant pensa qu'il avait enfin trouvé sa place dans le monde avec une femme qu'il aimait, et qui pourrait l'aimer à son tour dans le futur, il pouvait être patient pour sa Felicity. Mais une affaire qui aurait dû les rapprocher émotionnellement, physiquement, les avait en fin de compte éloigné à cause de la peur par rapport à ce que pensait la jeune femme de l'amour. Pour Felicity, quand on se donnait trop à un homme il abusait de cette faiblesse pour vous détruire, pour vous arracher votre cœur, votre confiance et vos rêves, Cooper en avait été l'exemple parfait dans sa jeunesse et jamais elle ne pourrait faire confiance de nouveau à l'amour.

Felicity découvrit pendant cette enquête que son chef éprouvait des sentiments beaucoup plus qu'amicaux comme elle le pensait au début, et cela l'avait énormément contrarié. Cette affaire où ils jouaient un couple de jeune marié fut une torture pour eux d'eux. Pour Oliver, cela fut difficile de la sentir se tendre à chaque moment qu'il la prenait dans ses bras, la touchait, plusieurs fois pendant l'enquête ces gestes de recul avaient risqué de faire capoter la mission. Il en fut assez énervé, et des disputes assez virulentes éclatèrent lorsqu'ils se retrouvèrent dans le bureau de leur capitaine.

"Je ne suis pas le monstre de la belle et la bête Felicity. Chaque fois que je fais un geste envers toi tu recules comme si je pouvais te faire du mal" avait hurlé le lieutenant

"Je ne supporte pas d'avoir tes mains sur moi, je n'y suis pour rien. Je ne suis pas une des femmes que tu as baisées dans ta jeunesse qui demande un deuxième tour quelques années après"

"J'ai changé mais tu ne le vois pas. Je ne sais pas ce que je dois faire pour que tu me regardes différemment, que tu réalises que mon comportement est à l'opposé de l'homme que tu as rencontré."

Il la laissa planté dans le bureau de Diggle sans lui laisser le temps de répondre, d'essayer d'expliquer qu'elle avait remarqué son changement. Oliver sortit du bureau et du poste de police les nerfs tendu à l'extrême. Il avait enfin réalisé depuis peu à quel point il était tombé amoureux de sa partenaire, mais pendant l'enquête il sut aussi qu'elle n'avait pas les même sentiments, il l'accepta car il était hors de question qu'il l'oblige à l'aimer, mais il ne voulait pas la voir revenir à la Felicity glaciale qu'elle était au début de leur partenariat.

Pour Felicity l'enquête fut difficile car son partenaire, quand il la toucha la première fois lui fit ressentir pleins d'émotions qui vinrent la frapper de pleins fouet dans la poitrine. Des sensations qu'elle s'était refusée d'éprouver depuis sa débâcle avec Cooper. Elle ne trouva qu'un moyen pour ne pas apprécier, le repousser, reculer à chaque contact, elle ne sut même pas comment ils avaient pu berner le trafiquant d'arts, il n'avait rien vu et heureusement pour le bon déroulement de l'enquête.

Après que son voleur d'ex-petit ami avait été enfermé dans une prison fédérale, elle s'était promis de ne plus jamais aimer un homme qui lui ferait oublier qui elle était vraiment dans le confort de ses bras, dans son regard amoureux, et qui pourrait sans qu'elle ne s'en aperçoive lui planter un couteau dans le dos qui la détruirait émotionnellement.

Quand ils clôturèrent l'affaire, elle s'éloigna de nouveau d'Oliver, redevenant la partenaire insupportable du début, trouvant les actions du lieutenant dans son métier trop brutale, même si ce n'était pas vrai, elle ne voulut pas qu'il puisse accéder à son cœur si il s'approchait trop d'elle.

Mais la douleur et la trahison ne vint pas de son partenaire comme elle aurait pu le croire mais d'un voleur de bijoux qui sévissait depuis plusieurs années dans plusieurs pays. Elle ne se rendit compte de rien, mais cet homme lui fit tourner la tête complètement et elle ne vit plus le bien ou le mal, elle ne le considéra plus comme un suspect mais un homme qui pourrait lui faire croire de nouveau en l'amour.

Pourtant Oliver fit tout pour lui prouver que ce Billy Malone se servait d'elle pour avoir des informations dont il avait besoin pour réussir ses vols, mais elle ne le crut pas l'accusant de l'empêcher d'être enfin heureuse à cause de la jalousie qu'il éprouvait contre l'autre homme qui pouvait l'avoir dans son lit tous les soirs. Ce jour-là après cette dispute entre eux, Oliver réalisa qu'il n'aurait jamais la chance d'être auprès d'elle, de pouvoir être aimé par sa partenaire. Il s'en fit une raison, et il continua à la protéger, il s'en était fait la promesse après l'avoir rencontré, il l'avait promis à son ami John quand il l'avait recruté.

Quand Felicity prit enfin conscience que Billy se servait d'elle pour pouvoir détourner les policiers les envoyant sur un faux vol dans une grande bijouterie de Central City alors qu'il était toujours à Starling City cambriolant le musée pour des bijoux impériaux, elle s'en voulut de ne pas avoir cru son partenaire quand il l'avait mis en garde. Heureusement grâce aux doutes d'Oliver sur Billy et à son professionnalisme dut à son expérience, une équipe resta à Starling et put appréhender le voleur à l'aéroport avant qu'il ne puisse s'enfuir avec son butin. Très touchée émotionnellement et se sentant comme une étudiante naïve de nouveau, Felicity partit pendant plusieurs semaines pour retrouver sa mère, et voir son ami Barry qui était sorti du coma mais qui était paralysé à cause de la balle reçu dans sa colonne vertébrale.

A son retour Oliver ne la dérangea pas avec son erreur de jugement par rapport à Billy et leur facilité de travailler revint naturellement, Felicity ayant compris que son partenaire prendrait toujours soin d'elle même si elle voulait garder une relation de travail avec lui uniquement, Diggle fut content de retrouver son équipe prêt à affronter de nouveaux méchants, ensemble.

Puis vint une affaire qui fit réfléchir énormément l'informaticienne, sur Oliver, sur la vie, sur l'amour. Un dossier important arriva sur le bureau de Diggle parlant de ventes de clandestins qui était tenu par une main de maître par une femme nommée China White. Un monstre au sang froid qui n'avait pas peur de tuer des policiers en infiltrations, les traitres qui ne la suivait pas dans ses délires, les personnes qui essayaient de s'enfuir alors qu'elle devait les vendre comme prostituée en Chine pour des clients très riche qui cherchaient des femmes blanches pour distraire les hommes qui fréquentaient leurs établissements.

Felicity avait trouvé le moyen de pouvoir appréhender cette femme d'affaire impitoyable, en se faisant passer pour une fille paumée, sans famille, sans personnes qui lui manqueraient cherchant de l'argent facile par n'importe quels moyens, même en vendant son corps. Elle faisait l'appât parfait pour endormir China White avant de lui mettre des bracelets d'argents qu'elle garderait très très longtemps.

Elle se teignit les cheveux de sa couleur naturelle, pour ne pas être identifiée par la suspecte, traîna plusieurs fois dans les Glades comme pour prouver sa misérable vie. Elle fut contactée par un homme, un petit peu malmenée ce qui mit en colère Oliver qui voulait tuer celui qui lui avait fait du mal. Felicity l'en dissuada, le plan ayant fonctionné elle put rencontrer la femme impitoyable. Mais la rencontre faillit mal tourner car la jeune femme asiatique n'eut aucune confiance en Felicity et lui tendit un piège.

Elle posta un tireur qui se cacha prêt à tuer la jeune informaticienne au moment où China lui ferait signe. Oliver vit juste à temps le point rouge sur la poitrine de Felicity, décolla de sa place sans même réfléchir, se jeta sur elle pour la protéger, China White fut poussée aussi dans le processus et reçut la balle en plein cœur à la place de Felicity.

Felicity toute tremblante se retrouva sous le corps d'Oliver, qui tremblait aussi de peur de l'avoir presque perdue. Il la regarda fixement et elle put percevoir dans ses yeux cet amour qu'il ressentait pour elle, mais aussi de la peur, surement le fait d'avoir failli la perdre. Il l'aida à se relever, mais elle ne lui lâcha pas la main tout de suite, et tout en souriant faiblement le remercia de lui avoir encore sauvé la vie. Durant tout le voyage jusqu'au commissariat aucun mot ne fut prononcé entre eux, mais la jeune femme pensa beaucoup à son collègue, à tout ce qui était arrivé depuis leur première rencontre. A toutes les fois où il l'avait sauvé en lui évitant une balle, où il l'avait félicité pour son étonnant travail.

A cette enquête où il l'avait tenu dans ses bras, l'avait embrassé, l'avait regardé avec tant d'amour. Elle avait eu son corps qui avait frissonné à chaque fois même si elle avait nié durant tout ce temps qu'il pouvait lui faire de l'effet. Mais elle avait peur. Peur de souffrir de nouveau, d'être trahi comme avec Cooper ou Billy ? De leur différence d'âge ? De son expérience à lui au vu de ses années de jeunesse très intense avec la gente féminine ? Que leur relation ne serait pas anodine comme celles qu'elle avait eues avec ses anciens amants, qu'elle pourrait se perdre dans ses yeux alors qu'elle se l'était interdit ? Il y avait tellement de questions sans réponses à sa peur qu'elle n'arrivait pas à savoir si elle devait se laisser aller dans une relation avec son partenaire.

Arrivée dans les vestiaires elle commença à se changer. Elle déboutonna sa chemise, mais c'était difficile car ses doigts tremblaient toujours, à cause de la frayeur qu'elle venait de subir sur le port. Elle avait eu si peur en entendant les tirs, et elle l'avait vu se jeter sur elle, encore une fois la sauvant du danger. Elle essaya encore et réussit à les défaire un par un et à se changer entièrement.

Mais au moment de fermer son casier, sa main se mit à trembler de plus en plus. Elle s'assit sur le banc, mit sa tête dans ses mains et pleura. Elle n'était pas passée loin de la mort, de nouveau voulant toujours prouver qu'elle était une très bonne détective, se mettant dans des situations dangereuses sans se soucier des conséquences. Si son partenaire n'avait pas agi aussi vite, la protégeant de son corps, elle serait surement sur une table froide de la morgue.

Elle ressentait encore ses mains sur elle quand il l'avait plaqué au sol, elle voyait toujours son regard qui était rempli de tout cet amour qu'il ressentait pour elle, qui donnait une lueur scintillante dans ses iris bleues. Jamais elle n'avait vu ce genre d'étincelle dans les yeux de Cooper ou Billy ou tout autre homme, qu'elle avait laissé s'approcher d'elle. Et quand il l'avait aidé à se relever, sa main dans la sienne, cette chaleur qui émanait de lui, alors qu'il tremblait aussi de l'adrénaline surement, l'avait rendu vivante pour la première fois de sa vie, son cœur avait frappé fortement dans sa poitrine.

Elle l'avait regardé et l'avait vu sous un nouveau jour à ce moment. Ce corps si bien sculpté, ce charisme qu'elle n'avait jamais remarqué. Comment n'avait-elle pu remarquer avant qu'il était aussi beau ? Elle sentit son cœur battre la chamade rien qu'un repensant à lui sur elle. A sa main, à son regard. Comment tout cela avait pu lui échapper ? Pourquoi avait-elle mit des œillères à son propos ne remarquant pas l'homme formidable qu'il était vraiment ?

Elle sursauta au bruit de la porte, c'était lui qui venait de rentrer. Quand il la vit avec les larmes coulant sur ses joues, il s'approcha doucement d'elle et avec ses pouces osa lui essuyer, tant pis si elle lui envoyait une gifle. Mais elle ne le fit pas, non, elle était hypnotisée par lui. Ses doigts sur sa peau pendant qu'il essuya ses larmes l'avait rendu toute indolente, tremblante encore plus que la peur d'être tué. Serait-ce possible qu'en fait elle soit amoureuse de lui ? Que cette peur de mourir lui ait fait ressortir tous les sentiments qui étaient cachés en elle sans qu'elle ne le sache ?

« C'est normale de craquer Felicity, tu viens de subir un choc » dit-il doucement

Elle ne répondit pas, elle le regarda juste. Sa voix ténébreuse lui donna tout plein de papillons dans le ventre. Il faisait toujours attention à elle, pourtant elle n'avait jamais été tendre avec lui. Il se leva et s'approcha de son propre casier pour se changer. Il enleva sa veste qu'il accrocha sur la porte du casier. Felicity continua de le regarder, plutôt son dos bien musclé. Il se retourna pour lui demander soit de se retourner soit de sortir car il voulait pouvoir se changer. Elle ne dit rien encore continuant à le fixer intensément. Son regard si doux envers elle lui envoya des picotements dans le ventre, puis il lui sourit et elle sentit les picotements augmenter encore plus.

Il se tint devant elle, la regardant sans comprendre ce qui lui arrivait. Une subite montée d'envie de le plaquer contre le casier et de l'embrasser se propagea à l'intérieur d'elle, alors elle se leva, s'avança vers le lieutenant lui mit les mains sur le visage et elle l'embrassa, doucement grignotant sur sa lèvre inférieure jusqu'à ce qu'il se soit ouvert pour elle. Il la colla à lui ne croyant pas ce qui arrivait et intensifia le baiser. Elle posa ses mains autour de son cou et se colla encore plus à lui, leur corps ne formant plus qu'un. Leur langues se rencontrèrent, se disputèrent dans leur bouche les mettant dans une transe emplis de désir l'un envers l'autre. Il descendit sa bouche dans son cou et commença à le parsemer de baiser.

Des coups à la porte les séparèrent, c'était John qui voulait parler à Oliver. Cela rompit la magie. Felicity le regarda, ne sachant pas quoi dire, cela avait été si soudain de sa part, une envie qu'elle avait depuis un moment mais qu'elle n'avait jamais voulu s'avouer. Et le baiser l'avait totalement chamboulé, si passionné, si doux aussi. Elle le regarda, son corps tremblant encore de la passion qui venait de la traverser. Elle n'avait jamais ressenti une telle adoration dans un baiser. C'était si violent que cela lui fit peur, cet amour si fort qui venait d'éclater en elle à l'égard de son chef, de cet homme qu'elle avait toujours repoussé, lui faisait peur.

« Je suis désolée. Je... n'aurais... » elle chuchota avant d'attraper son sac et de sortir en courant des vestiaires laissant Oliver déstabilisé aussi.

Ils n'avaient pas pu se parler depuis ce moment intime dans les vestiaires, Oliver ayant été dans l'obligation de quitter Starling City suite à un appel de sa sœur qui avait besoin de lui assez rapidement à Londres. Pendant cette absence, même si Felicity rêvait de ce moment dans les vestiaires, de ses lèvres sur les siennes, des sentiments qui se mélangeaient à l'intérieur d'elle depuis sa découverte, elle ne put se résoudre à vouloir commencer une relation avec lui à son retour. Elle décida alors qu'elle devait sortir de nouveau avec ses amies, qu'elle devait faire de nouvelles rencontres et tout faire pour oublier ce qu'elle avait pu ressentir dans les bras de son partenaire.

Toujours à Londres chez Walter Steel, Oliver, dans la chambre que lui donna son ami, pensa à sa partenaire, se remémorant ce baiser qu'il avait tant voulu, tant attendu, tant rêver. Au moment où elle l'avait embrassé il avait vraiment pensé qu'elle voulait enfin une relation avec lui, qu'ils étaient sur la même route vers le bonheur, sur la même page avec un amour identique l'un pour l'autre.

Mais elle avait fui...Encore...S'excusant de l'avoir embrassé...De s'être laissé aller. Peut-être qu'elle avait seulement souhaité le remercier de lui avoir sauvé la vie de nouveau.

La chimie indubitable et indéniable entre eux s'était développée à un tel degré de passion pendant ce baiser que ni l'un ni l'autre ne pouvaient continuer à nier qu'il se passait quelque chose d'intense entre eux. Et même s'il se douta bien que Felicity avait tout fait pour que son cœur repousse cette attraction, son corps avait eu évidemment des idées différentes lorsqu'elle s'était collée à lui pour approfondir le baiser. Et lui, il ne l'avait pas repoussé, il l'avait attirée dans ses bras encore plus près souhaitant sentir son corps contre lui, entièrement averti que les choses changeraient entre eux, averti que les choses avaient déjà changé depuis son retour.

Il avait prévu l'étincelle, la réaction de combustion, mais pas cette explosion d'extase. Il savait qu'il aimait Felicity avant même que ses lèvres ne touchent les siennes et il désirait qu'elle puisse ressentir le même genre de sentiments un jour, ses rêves lui donnaient l'espoir au moins. Des rêves vifs qui le laissèrent essoufflés et trempés la nuit. Il ne voulait pas avoir une nuit avec elle, non, il la voulait pour la vie. Et il pensa en voyant son regard de désir quand elle s'était approchée qu'elle voulait la même chose que lui. En sentant son cœur battre aussi fort que le sien dans sa poitrine qu'elle le désirait aussi.

Mais cette foutue interruption de John avait tout détruit en un claquement de doigt, et il avait vu son regard changer, du désir à la peur. Elle avait soulevé sa main à sa bouche, ses yeux se remplissant de larme. Et comme une biche effrayée elle s'était enfuie de la pièce attrapant son sac au vol et essayant de s'excuser encore et encore de ce qui venait de se passer.

Il ne savait pas ce qui arriverait quand il reviendrait de son voyage. Serait-elle encore présente au commissariat ou serait-elle repartie pour Central City ? Lui laisserait-elle une chance de l'aimer, de la rendre heureuse ? Ou lui demanderait-elle de ne plus l'approcher ? Lui dirait-elle que rien ne sera possible entre eux, jamais. Il devrait attendre d'être de nouveau à Starling City pour le savoir.

Pour l'instant il était ici à Londres pour rencontrer l'homme que sa sœur aimait. L'homme qui souhaitait l'épouser, mais pas sans son consentement. Il avait hâte d'être à demain pour rencontrer ce fameux Roy Harper.

Donnez-moi vos réactions. Comprenez-vous Felicity dans ce chapitre ? Pourquoi a -t-elle courut après le baiser ? A vos claviers

A dans quatre jours pour la suite. Laissez-moi un petit commentaire cela ne coûte rien de me dire ce que vous pensez de ce que vous venez de lire. Merci d'avance