Bon, deux chapitres en deux jours, ça n'arrivera pas souvent, mais je vais tenter d'être le plus régulière possible, soyez gentils et laissez des reviews...et si vous pouviez en même temps me dire comment en laisser ca serait gentil !

Le vieil homme, que vous aurez reconnu comme étant le professeur Dumbledore, laissa planer un moment de silence, pour voir si la jeune fille aurait des questions. Mais celle-ci semblait si estomaquée que rien ne franchit ses lèvres.

- jedevine que mon ami Firenze n'a pas dû t'éclairer beaucoup sur l'endroit où tu te trouves. Comme je le connais, il a simplement fait ce qui lui été dit de faire et il me laisse le bon soin de tout t'expliquer.

- Je vous laisse professeur, lui dit le centaure, je dois retourner à la forêt. Bane a finalement accepté que je retourne vivre parmi les miens.Il a lui aussi senti que les étoiles avaient beaucoup de choses à raconter.

- Merci beaucoup de ton aide. Au revoir Firenze.

Alors que le centaure s'éloignait sur un timide « au revoir » de Laurianne, Dumbledore prit la jeune fille par les épaules et la fit entrer à l'intérieur. Jamais Laurianne n'avait eu l'occasion de voir aussi belle architecture. Elle se laissa guider jusqu'au bureau du directeur, qui prononça son mot de passe (plume en sucre) afin de faire pivoter l'énorme gargouille qui en gardait l'entrée. Ils s'engagèrent donc dans le bureau, sous les protestations des tableaux lorsqu'ils remarquèrent Laurianne.

- Une moldue dans l'école! Mais quelle est cette fantaisie? Cette fois Dumbledore vous allez trop loin!

- Laissez-moi gérer ceci en paix, je vous en prie, le dit le professeur. Je trouve étrange qu'elle ait pu franchir la barrière magique, alors j'aimerais lui poser quelques questions. Tout d'abord, il se retourna vers Laurianne qui tremblait dans un fauteuil, je sais que tout ce qui t'entoure doit être nouveau et très impressionnant. Mais sache que personne ici ne te veut du mal. Pour être franc, je suis très curieux de la façon dont tu as pénétré en ces lieux. Poudlard est supposé demeurer infranchissable par ceux et celles qui ne sont pas des sorciers.

- Bien…c'est que, j'avais peur de l'orage…et … et … bien, les ruines que je voyais me semblaient un bon abri.

- Bien, tu as fini par recouvrer l'usage de la parole. Mais quel sorcier impoli je fais. Je ne me suis même pas présenté. Je me nomme Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, école de magie et de sorcellerie.

- Vous savez déjà mon nom à ce que je vois, mais maintenant, qu'allez-vous faire de moi? demanda Laurianne avec un ton un peu plus sur.

- Si tu acceptes, j'aimerais t'héberger ici, au château, afin d'en apprendre un peu plus sur toi. Si mon ami Firenze a lu dans les étoiles que tu viendrais ici, cela veut dire que tu dois y rester pour une quelconque raison. Et j'aimerais bien la découvrir. Comme je me doute que tu n'as aucun endroit où aller, je te propose de t'installer ici et de parcourir le château et ses alentours comme bon te semble, du moins jusqu'à la rentrée des classes. Qu'en dis-tu?

- Je ne vois pas comment je pourrais refuser. Mais une offre comme celle-ci est trop belle pour être totalement désintéressée et n'avoir aucune condition. Alors dites-moi les petites clauses tout de suite.

- Comme je te l'ai dit, je voudrais enquêter un peu sur toi. Et aussi, que tu aides notre professeur de soins aux créatures magiques pour l'organisation de ses cours. Les deux seules petites clauses, comme tu le dis si bien, est qu'aussitôt les élèves arrivés, tu ne dois pas te faire voir par eux. Certains jeunes sorciers ont des idées assez, disons draconienne, sur ceux qui peuvent habiter ce château. Donc, tu pourras continuer à te promener à ta guise, mais en aucun cas tu devras prendre contact avec un ou plusieurs de mes élèves. Cela te convient-il ?

- Je me vois mal de refuser. Concernant votre « enquête » sur moi, je dois vous avertir tout de suite que je suis adoptée, et que malgré toutes mes recherches, je n'ai jamais réussi à trouver la moindre trace de mes parents biologiques.

- Je saurai trouver, sans vouloir te vexer, j'ai des moyens qui te sont inconnus et inaccessibles. Je n'aurais besoin que d'une goutte de ton sang. Alors, si tu n'as pas de questions, que penserais-tu si nous allions te trouver une chambre ?

- Une goutte de mon sang ? Bon, pourquoi pas. En fait, j'aurais une toute petite question : que veut dire le mot « moldu » ?

- Cela veut dire que tu n'as pas de pouvoir magique, que tu n'es pas une sorcière.

Dumbledore et Laurianne sortirent du bureau et se dirigèrent vers les escaliers. Le professeur lui indiquait par la même occasion où se trouvait la grande salle, la bibliothèque, la salle de bain, la cuisine et tous autres endroits qui pourraient lui être utile. Il eut même l'occasion de la présenté à Rusard et sa chatte, Laurianne les trouva aussi antipathique l'un que l'autre, et à Hagrid, qu'elle trouva nettement plus gentil. Et plus grand. Elle promit d'ailleurs d'aller le rejoindre dès le lendemain pour l'aider à planifier son cours pour la rentrée, qui était deux semaines plus tard. Dumbledore traîna la jeune fille dans un dédale d'escaliers qui bougent et de tableaux qui semblent vivants jusqu'à une porte, gardé par le tableau d'une elfe à la peau grise, aux cheveux noirs et aux yeux bleus.

- Voilà ta chambre. Il y a une petite salle de bain qui y est rattachée, ainsi qu'une porte dérobée qui mène à l'extérieur. Elle est de bonne dimension, quoique tu pourras le constater par toi-même dans quelques instants. Mais avant tout, il te faut choisir un mot de passe. Dis le à Gilraen, c'est elle qui va garder l'entrée de ta chambre.

- Mmmm, disons, Stover. C'était le nom que j'avais donné à mon chien.

- J'ai bien retenue le mot de passe, confirma Gilraen. Laurianne, je suis ravie de faire ta connaissance. Bienvenue à Poudlard.

Le tableau bascula et laissa ainsi apparaître l'entrée d'une chambre immense, dont la décoration rappelait de façon très réaliste les vieilles forêts anglaises. Comme elle était placée dans une tour, trois des quatre murs étaient couverts de fenêtres, laissant passer la lumière à toutes heures du jour. Il y avait un grand lit à baldaquin tout en bois, avec deux tables de chevet, une commode et un bureau, sur lequel il y avait une plume, de l'encre et des feuilles de parchemin. La vue donnait à la fois sur la forêt, la cour, et le stade que Laurianne avait remarqué à son arrivée. Elle voyait même une partie du lac, où un gigantesque tentacule sorti de l'eau au même moment qu'elle regardait. Laurianne eut un sursaut, mais préféra ne pas poser de question et nota mentalement d'éviter d'aller nager dans le lac. Comme elle n'avait aucun bagage et aucun vêtement, Dumbledore avait prévu pour elle quelques uniformes du collège, pour qu'elle passe aussi inaperçue que possible.

- Désolé de te déranger dans ta contemplation, lui dit Dumbledore, mais je tiens à te préciser que l'école compte des centaines de créatures nommés des elfes de maison. Tu auras sûrement la chance d'en croiser quelques uns, alors ne soit pas trop surprise. Les professeurs arrivent quelques jours avant les élèves, et je vais les avertir de ta présence par hibou aussitôt que j'aurai fini de te faire visiter.

- Je peux très bien continuer seule, je vous remercie. J'apprécie beaucoup ce que vous faites pour moi. Et si vous réussissez à trouver mes parents, vous m'en parlerez n'est-ce pas ?

- Bien sur, c'est ton droit de savoir. Mais tout d'abord, cette goutte de sang s'il-vous-plait.

Le professeur prit sa baguette et la tapota sur le bout du doigt de Laurianne. Il en apparut une petite fiole avec un peu de sang tout au fond.

- Je te laisse te reposer, lui intima le professeur. Il est tard et je suis certain que tu es fatiguée.

Il sortit de la chambre, laissant Laurianne à ses pensées les plus confuses. Elle alla prendre un long bain chaud dans une baignoire digne d'une piscine et lorsqu'elle retourna dans sa chambre, elle avait un livre sur sa table de chevet intitulé « L'Histoire de Poudlard ». Les rideaux avaient été tirés et en proie à une grande fatigue, Laurianne s'installa sous la couverture et s'endormit aussitôt.