Chapitre 122 : The real story - partie 4

Je caresse le dos, parsemé de cicatrices somme toute discrètes ; des estafilades, tandis qu'il gît sur le ventre, dans ce lit malmené par nos amours débridés.

Je me tiens sur un bras, assise.

Il y a... cette partie de sa vie... ces années dont je devine les ténèbres même s'il ne l'évoque pas. Il y a... une ombre immense au tableau et cette ombre porte le nom de Kenny Ackermann.


"Bon, écoute moi, le mioche : si j'te laisse pas crever ici c'est simplement parce que... t'es de la famille, tu piges ? Va falloir que tu suives mes règles."

Le regard éteint se posa sur l'homme. Impossible de savoir ce que le gamin pensait à cet instant. Sans doute pas grand-chose... Il avait appris à suivre son instinct de survie. Les grandes pensées lui échappaient.

"J'ai quelques potes en haut. Ils raffolent des gamins des décombres. Tu seras très gentil avec eux. Mais seulement avec eux. Les autres, t'auras le droit de les trucider à ta guise."

Il a vaguement hoché la tête. Impossible de savoir quelles étaient ses pensées. Impossible...

Il y a toujours eu des pourris et des oncles suffisamment malhonnêtes pour vendre l'innocence des enfants aux plus offrants.

Livaï en a fait les frais cette après-midi là. Il n'a pas crié. Il a juste... mordu la taie, mâchoire serrée, pendant qu'on œuvrait derrière lui, qu'on l'élargissait. Ses larmes coulaient au milieu des rires tandis que son corps entier se révoltait. Voilà des heures qu'on le violait à tour de rôle...

Livaï serrait les dents, gencives en sang, corps dans une transe douloureuse.

Ils laissèrent là le petit corps comme démembré. Livaï ouvrit les yeux tandis qu'on venait le soulever.

"Eh ben... ils n'y sont pas allés de main morte pour une première fois, les chiens. Bon, enfin... tu verras, on se fait à tout. Tu finiras même un jour par aimer ça."


"Tiens moi ce couteau correctement !... On dirait qu'il va te mordre." dit Kenny, installé sur un tonneau vide, mains dans les poches. "Si tu veux survivre, t'as intérêt à apprendre vite."

Il avait beau dire, le gamin emmagasinait rapidement...

Qui aurait pu penser que ce corps rachitique aspirait à vivre. Derrière les yeux éteints grognait une rage intense.

"Ouais. Ça suffit pour aujourd'hui." se détournant.

Mais le gamin poursuivait.

"Boh, si tu veux y passer la nuit..."

Il savait exactement où récupérer son cher oncle : dans le bar le plus proche.


Kenny sentait le corps de Livaï résister à son emprise. "Ah, quoi encore ?!"

"Je ne veux pas y retourner !..."

La nouvelle surprit presque Kenny qui finit par afficher un sourire particulièrement pervers. "Ah oui ? Et comment tu penses qu'on va survivre ? Qu'est-ce que faisait ta mère ?"

Livaï finit par littéralement s'arracher de l'emprise de Kenny pour se réfugier derrière de lourdes caisses.

"Je vais finir par me fâcher, Livaï !..."

"Je n'irai pas !"

Kenny soupira. "Ok. Tu veux que je te ramène auprès du tenancier du bordel dans lequel ta mère officiait ?"

"Je t'interdis de parler d'elle comme ça !"

"C'est pourtant la vérité. Si tu veux pas finir comme elle, tu serres les dents jusqu'à ta puberté, okay ?"

Livaï renifla. Puis finit par sortir de sa planque.

"Je savais que tu étais un bon garçon."


Mes lèvres courent à présent le long de la colonne vertébrale et, armées de ma langue, le duo est redoutable !... Sa peau se granule sous l'effet et il en geint, serrant l'oreiller sous sa tête, sexe se dressant sous lui.

Je zigzague à l'en rendre fou, mains de part et d'autre de ses côtes.

"Que dirait-il s'il nous voyait, Livaï ?..."

Livaï ouvre les yeux, comme tiré d'un rêve agréable.

Il se retourne d'un mouvement souple de corps et mes yeux échouent sur le sexe qui ne fait que m'appeler.

"Il dirait que nous sommes des dégénérés."

"MERDE ! POURQUOI TU LA RAMÈNES AVEC CA ?!" poing serré.

Ah oui... l'endroit est encore sensible et je m'attends à un châtiment dans les règles pour avoir enfreint la loi du silence.

"Je veux t'aider à t'en délivrer."

"Est-ce que quelqu'un t'a sonné, bordel ?!"

Il frémit de tout son corps, sourcils froncés, mâchoire écrasée de rage.

"Évoque-le encore une fois et je t'arrache la langue pour te la faire bouffer !"


Kenny regarde le gamin manger pour quatre.

"Dis toi bien que c'est grâce au pognon que tu nous rapportes qu'on peut se permettre de tels festins. Sans ça, nous crèverions la dalle comme des rats."

Livaï a le corps qui le lance et il tente de compenser avec la nourriture. "Tu as dit que... ça allait durer jusqu'à..."

"Ta puberté, ouais. Pubère, tu ne les intéresseras plus."

Livaï se mit à penser à sa puberté tous les jours. Grandir et se développer était devenu une obsession.

Tant et si bien que vers l'âge de neuf ans, le gamin s'est vu développer certains attributs qui rebutèrent ses violeurs.

"Putain mais quelle plaie, ce gosse !" se plaignit Kenny, conscient de la situation, proximité aidant.

Mais voilà... qui disait puberté précoce disait croissance compromise...


Je ne fais que deviner... deviner ce passé qui le ronge à mesure. Sa colère, je l'effleure régulièrement du bout des doigts, parfois je la prends entre mes lèvres et cela se termine en morsure sanglante.

Jambes nouées autour de sa taille, empalée profondément, mains accrochées à une barre, bras tendus, je laisse les mouvements nous emporter loin... très loin... l'amour tous les jours... sans que nous ne puissions nous en passer. Une maladie !... Il est tellement... bon !...

C'est un guerrier, comme moi. Il adore le sexe, comme moi.

Je lâche la barre, ce qui l'enfonce un peu plus profondément, je le sens nouer ses bras autour de moi, m'embrassant à perdre haleine. Mes bras sont enroulés autour de sa nuque.

Nos souffles se rejoignent, courts. Baisers chauds, souffles courts. Baisers chauds, souffles courts.

Ses mains remontent de chaque côté : "Bouge... oui... bouge !..."

Il sort presque de moi tant les mouvements sont amples.

Sa tête dodeline, regard ailleurs sous ses paupières mi-closes. Il est... fantastique !...

Un tressaillement et... bon sang, oui !... Il donne tout, accompagné de mes propres contractions et cris étouffés à même la peau.

"T'es le diable, Ackermann..." soufflé à son oreille, main égarée dans les mèches sombres.

"Nan. Le diable c'est... Kenny."


"Bon, t'arrêtes là ?" en train de nous rafraîchir après une séance d'entraînement particulièrement intense.

"Que j'arrête quoi ?"

"De me regarder comme ça."

"Comme ça ? Comment ?"

"Comme un prédateur."

"Si je m'écoutais..."

"Arrête."

Et toujours ce petit jeu constant du regard. Ce truc qui me rend dingue !...

Il bascule souplement le haut du corps pour déposer son verre, m'effleurant sans en avoir l'air, toujours avec ce petit air qui me donne envie de le bouffer !...

"Espèce de..."

"Ah, si tu commences les amabilités, faudra pas venir te plaindre hein !..." joueur, visage proche du mien, à la vue de tous.

Des cousineries, quoi.

"Allez, on teste l'attaque sur des cibles mouvantes."

"Qu... quoi ?" hallucinée.

"Sur terrain plat, sans végétation, à quoi penses-tu attacher ton grappin, idiote ?"

"Hey !" le frappant derrière la tête.

"Ah, tu ne fais jamais ça en public ou je te cogne !..." index pointé.

"C'est ça. Si tu cognes aussi bien que tu baises..." regard explicite.

Là, tout de suite, son envie de moi vient de monter d'un net cran.

"Garde ton énergie pour ce soir."

"Et demain matin. Tôt."


Je caresse la belle tête qui vient de nicher au creux de mon épaule après l'amour, laissant mes doigts filer à travers les mèches sombres.

"Mon père a... collé le canon de sa propre arme sur la tempe de Kenny."

Au nom "Kenny", le Caporal-chef frémit, serrant la mâchoire.

"Pourquoi n'a-t-il pas tiré ?"

"C'est une bonne question..."

"Un petit coup de mou ?"

"Kenny a... enfin, mon père a surpris un..."

Il lève ses yeux sur moi, commençant à saisir là où je souhaite en venir. Son poing se serre et ses sourcils froncent.

"Putain, dis moi que ce salopard a osé te toucher..."

"Papa est... arrivé à temps. Et ce jour-là il l'a foutu à la porte. J'ai vraiment cru qu'il allait tirer..."

"C'était un bien moindre mal. Il aurait dû le buter." ferme.


J'observe, du coin de l'œil, la façon dont Livaï serre les brides de sa tenue, ajustant le jabot de sa chemise avant d'enfiler la veste courte.

Il finit par se placer devant moi, resserrant la bride du haut, celle qui court à la naissance de ma poitrine.

"Putain..." soufflé autant que la proximité immédiate le permet.

Le terme grossier le fait sourire.

"Tu pourras prétendre qu'il s'agit d'une simple vérification de routine."

"Mon cul !..."

Il serre un peu plus avant de boucler la bride, sourire terrible naissant sur ses lèvres.

"Ton cul aussi je compte m'en occuper. D'ailleurs... tourne toi."

"T'es fou !... Pas ici..."

"Tss ! Écoute ton chef, ma belle." me faisant pivoter en me tenant par les épaules.

Là, il ajuste les courroies en cuir à la pièce dorsale.

"Il y avait une torsade..." la remettant en place.

Je glisse une main en arrière, remontant le long des liens qui bardent des cuisses.

"Hey, hey. Pas maintenant, okay ?..."

Je me pince la lèvre.


Alone s'en était retourné aux Enfers, pris de rage contre Loki. Vu qu'il s'agissait d'une affaire personnelle, Alone allait se charger lui-même de l'importun. Il évita donc de faire circuler la nouvelles auprès des Spectres, Juges compris.

Lune, quant à elle, s'était réfugiée avec Loki à Asgard.


"Repos, Livaï." dit Smith en se levant, se dirigeant vers la fenêtre pour observer distraitement l'activité qui règne dans la cour de la base. "J'ai une mission délicate à te confier..."

S'il n'avait pas été en présence de son supérieur, Livaï aurait soupiré. Bruyamment.

"... on m'a rapporté qu'un individu pourvu de notre équipement de combat tridimensionnel réglait ses propres comptes en ville."

"Laisse moi deviner... je dois le retrouver et le ramener ?"

"Exactement. Je le veux vivant pour lui soutirer des informations."

"Un air de déjà-vu, non ?"

"Tu t'en servais pour chaparder. Pas pour tuer. D'ailleurs, tu n'étais pas en possession de lames, à l'époque."

Livaï haussa les épaules. "Ce sera tout pour les instructions ?"

"Prends avec toi le soldat que tu veux ou agis seul, je m'en fiche. Mais reste discret."

"Je vois. Ça ne le ferait pas auprès de l'opinion publique d'apprendre que l'armée se soit faite tirer un dispositif aussi coûteux. Les contribuables nous lyncheraient pour ça."

"Tu es notre meilleur élément, Livaï... voilà pourquoi je m'en remets entièrement à toi."

"Mon truc c'est le terrain. Pas la gestion des affaires internes." refermant la porte derrière lui.


"Fais chier, merde !" se laissant tomber, d'un seul tenant, sur le lit.

"Qu'est-ce qui se passe ?" m'installant à ses côtés.

"Erwin fait chier. Me demande d'aller enquêter en ville. Putain, il faut qu'il me demande ça à moi !..."

"Tu es le meilleur, Livaï. Normal qu'il te demande ce service."

"C'est ça ! Son service il peut se le foutre dans le cul, merde !... Mon truc c'est briser du titan, pas aller jouer les enquêteurs en ville. Et le gars, je dois le ramener entier au Q.G., en prime."

Il fulmine encore un moment avant de poser sa main sur ma cuisse.

"Le point positif dans l'histoire, c'est qu'il m'a permis d'emmener quelqu'un avec moi."

"Tiens !... Tu n'aurais pas pu commencer par là, non ?"

"Non."


Nous quittons la cour au petit trot, équipés comme si nous partions en campagne.

Le froid est piquant et colore nos visages.

"Tu as une idée par où commencer ?"

"Ouais. Il sévit dans le quartier Nord. J'ai quelques indics là-bas."

Nous interrogeons les tenanciers de trois bars et deux hôtels.

Celui que nous recherchons a été vu par plusieurs témoins. Et il utilise effectivement l'équipement du bataillon à des fins personnelles.

Nous effectuons un tour d'ensemble, système nous propulsant de toit en toit, regard fouillant partout.

Nous regagnons le point de chute, à court de gaz.

"Nous devrions patrouiller le soir. J'imagine qu'il sort à la tombée de la nuit."

"Possible." dis-je.

"Nous irons ce soir."

"Okay."


La chambre louée est sommairement meublée et Livaï peste déjà en ne trouvant pas les lieux dans une hygiène irréprochable. Il inspecte la chambre de fond en comble, sous mon œil amusé. Je m'attends sérieusement à ce qu'il dégaine les plumeaux en lieu et place des sabres d'usage !...

"Bon... ça ira pour une nuit. Mais putain, le patron va entendre parler du pays !"

"Retire ta chemise et installe toi, que je masse ce dos noué de tension." ouvrant les jambes pour lui faire une place.

Livaï déboutonna sa chemise et la quitta, venant se placer à l'endroit assigné.

Sitôt installé, je refermais mes jambes autour de ses hanches, ce qui provoqua un petit ricanement. Il ne put cependant s'empêcher de passer ses paumes sur mes cuisses.

Je parcours la belle nuque dégagée du revers, laissant un doigt descendre le long de la colonne. Il en siffle entre ses dents closes, boutons des seins s'érigeant en durcissant. "Si tu commences comme ça..." sonne en guise d'avertissement, menton levé haut.

Je remonte sur les omoplates, jouant des pouces pour décontracter la zone.

Ses paupières viennent de s'abaisser.

Je poursuis. "Tu penses que nous retrouverons ce gars ?..."

"J'ai plutôt intérêt !... Erwin a bien fait comprendre que revenir bredouille n'était pas une option."

Je viens en caresses sur ses épaules.

"Tu me plais, Livaï... ta taille... cette force qui émane de toi... cette agilité qu'est la tienne..."

Il entrouvre la bouche de délice, laissant sa tête partir en arrière pour terminer sur mon épaule et chercher le baiser. Ce qui suit n'a plus rien à voir avec les câlins formels...

Nos bouches... nos foutues bouches !... Qui n'ont de cesse de... s'offrir sensations sur sensations, se cherchant, dans et hors des cavités, appréciant les échanges de salive et les glissements voluptueux de nos langues. Nous en geignons de bonheur et il passe le bras sous mes reins pour me ramener sur lui. "Better."

Et là, c'est reparti pour du voluptueux non-stop, bassins bougeant de concert, corps enflammés de désir tout autant que de plaisir, nous cherchant, nous caressant, sexe contre sexe. Une fois de plus, il me cède la place du haut et je nous mène, dans un jeu haletant, jusqu'à l'orgasme que nous atteignons dans des plaisirs criés.


"Je n'ai jamais eu l'occasion de remercier ton père..." laissant son doigt sillonner ma peau. "... de m'avoir recueilli et traité comme son propre fils."

"Hmm... il l'a fait avec grand plaisir, tu sais."

Agile comme un félin, il se retourne sur le ventre pour me faire face.

"Et puis..." caressant son visage fin aux paupières tombantes "... j'ai beaucoup apprécié de t'avoir, ces quelques années, à la maison."

"Les conneries qu'on a pu faire !..." souriant. "Ton père a des nerfs d'acier."

"Puis tu es retourné dans la rue... j'étais fracassée lorsque tu es parti. Alors je... me suis engagée comme pirate. La suite, tu la connais."

"Ouais. J'étais fou lorsque tu as intégré la brigade." sourire doux. "On pensait pouvoir continuer comme avant... mais c'était foutu." cherchant dans mon cou.

"Ça a basculé lorsque nous avons perdu les pédales, acculés dans cette ruine... dès lors, ça ne pouvait plus être comme avant, cousin."

"Tu regrettes, cousine ?..." cherchant ma bouche pour me faire partager des baisers langoureux.

"Grands dieux, non !... Je pense que le feu aurait quand même fini par me prendre les reins."

"Personne ne s'en doute, pour nous. Et toi comme moi savons demeurer discrets."


Pendant ce temps, aux Enfers :

"Seigneur ?... Je m'inquiète pour vous..."

Alone se retourna à moitié vers Pandora. "Inutile."

"Allons..." s'installant sur les marches, fente de sa jupe s'ouvrant jusqu'en haut de la cuisse. "... chacun ici a pu noter l'absence de votre épouse."

Sous la colère, Alone brisa un pinceau de ses seuls doigts.

"Si vous me racontiez ce qu'il s'est passé ?..."

"Il se trouve que ma chère épouse a préféré me fausser compagnie, Pandora. Moi qui la croyais honnête et droite, la voilà qui s'enfuit avec le dieu de la Malice." amer.

"Je comprends votre sentiment, Seigneur Hadès."

"C'est une situation que je ne puis tolérer, Pandora."

"Vous la tolérerez si vous l'aimez. Et vous ferez tout pour la reprendre auprès de vous."

"Cette option n'est pas envisageable. Sa fuite confirme son choix. Aucun compromis n'est donc possible."


J'observe, du coin de l'œil, Livaï s'harnacher avec des gestes sûrs.

C'est lui qui, à mon arrivée dans le bataillon d'exploration, m'a tout appris. Autant dire que j'ai été à très bonne école !...

"Aujourd'hui, nous l'aurons." ferme et décidé. "Il sait que nous sommes à ses trousses et il est bien assez dingue pour pointer le bout de son nez."

Je ris doucement. "Tu dois le ramener en un seul morceau, je te rappelle !..." connaissant le côté ultra-violent de Livaï. "Erwin ne s'attend pas à le recevoir en pièces détachées."

"Le message est passé, merci." sec.


"A ta droite !..."

"Vu !"

La poursuite dure maintenant depuis au moins dix bonnes minutes, intense !...

L'homme possède des rudiments mais a une connaissance parfaite du terrain, nous filant entre les doigts alors que nous pensons enfin nous saisir de lui !...

C'est en négociant un virage que Livaï parvient à lui attraper la cheville et à le jeter à terre, se ruant sur lui - l'homme est plutôt du genre baraque et le voir se faire littéralement tabasser par Livaï est presque jouissif !... Ce dernier est juché sur lui, l'assommant de coups de poings efficaces.

Puis il cesse, se redressant pour lui attacher les poignets, fermement.

Il le fera hisser en travers de la selle de sa monture et nous regagnerons la base à pieds.


Loki laisse ses doigts courir sur les épaules que la robe portée par Lune dévoile adorablement. Elle frémit.

"Loki..."

Fort de cette appréciation, le dieu de la Malice se penche pour embrasser les jolies coupables, tour à tour.

"J'ai mal pour Alone..."

Les yeux de Loki s'ouvrirent. "Que puis-je faire pour te le faire oublier ?..."

"Rien."

Loki se tendit perceptiblement.

"Je suis désolée, Loki. J'aimerai que ce soit plus simple..."

"Dois-je m'effacer ?..." laissant ses doigts courir le long de la tresse de Lune.

"N... non." reniflant devant sa faiblesse avérée.