Note : Hello Everybody ! Certains auront remarqué que le site ne digère plus les "---" de séparation... En espérant que ce soit provisoire (S'il-vous-plait ! Sinon, je vais devoir tout refaire !), je passe en mode "xxx"... Et désolée pour le retard, mais la préparation aux exams me prend beaucoup de temps...
Re-Note : J'ai trafiqué l'histoire avec Argentine pour me prévenir d'un infarctus du myocarde ! *mortellement allergique au SatoRisa* C'est donc Dark qui rattrapé la cruche-en-détresse in extremis... (Il aurait pas pu la laisser faire la crêpe ?!)
Réponse aux reviews :
Eldar-Melda : C'est vrai que à partir de maintenant, tu découvres ! XD Alors, je te laisse découvrir au même rythme que les autres ! Et concernant les ennuis, ce sont... des ennuis !
Mégamoimême : *pouffe de rire en t'imaginant dans une pièce en train de sautiller façon "montée-sur-ressort"* Ravie de savoir que tu attendais la suite avec impatience ! (Kyou !) Voilà la suite, un peu courte, mais j'espère qu'elle te plaira !
Chapitre 2 : Premières faiblesses.
Daisuké souffla délicatement sur l'encre sépia dans l'espoir de la faire sécher plus vite. Mais visiblement, il devra aller chercher le sèche-cheveux ! Il s'étira longuement, il se sentait ankylosé, engourdi des doigts aussi. Il jeta un coup d'œil à son réveil et comprit pourquoi. Il était 3 heures du matin passées ! Il jeta un nouveau regard sur l'encre, qui séchait doucement mais sûrement. Le jeune Niwa s'adossa contre le dossier de sa chaise et croisa les mains derrière sa tête. Il venait de relater les faits d'il y a deux semaines, ce qui s'était passé avec Argentine. Dark avait réussi à sauver Risa lorsqu'elle tombait, de justesse. Heureusement, il avait réussi à la sauver…
Brusquement, Daisuké se leva et commença à faire les cents pas dans sa chambre. Hiwatari lui avait dit… "Dans ma famille, on ne fait pas de vieux os." Il ne l'avait pas oublié, loin de là…
- Dark, il doit bien y avoir un moyen de…
Il ne continua pas plus loin, le voleur s'était mis en silence radio depuis deux jours. Surtout quand il savait que son hôte allait aborder ce sujet. Daisuké soupira, vaincu, autant par la fatigue que par son impuissance. Jetant un coup d'œil vers l'encre, toujours pas sèche, il décida de la laisser telle quelle et se changea. Il éteignit la lampe de son bureau, près de laquelle se trouvait quelques lettres en provenance de Tokyo, et se dirigea à tâtons vers son lit. Pas qu'il ne savait pas où il était, mais après le coup que sa mère lui avait fait hier après-midi, il ne se sentait plus vraiment en sécurité dans sa chambre. Une fois arrivé à bon port, et après avoir vérifié qu'il n'y avait ni crocodile sous ses draps, ni matelas qui s'ouvre brusquement sur un précipice de il-ne-voulait-même-pas-savoir-combien d'étages, il se glissa avec délice dans son lit bien chaud. Il attendit que With, toujours fidèle au poste, vienne se coucher sur son ventre pour s'endormir.
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- Daisuké Niwa, je vous prierais de garder les yeux ouverts durant mon cours !
Ledit Daisuké releva brusquement la tête et tomba sur les yeux de son professeur d'Histoire. Pourquoi est-ce qu'ils n'avaient pas gardé l'ancienne ? Celui-là, avec sa voix un peu caverneuse et sa barbe brune naissante, il faisait peur ! Et bien sûr, pas de pitié ! Il jeta un petit et léger coup d'œil à l'horloge au-dessus du tableau et désespéra. Encore 35 minutes de cours ! Et dire que ce n'était que le premier de la journée !
- Vous êtes en troisième année, maintenant ! On arrête de se tourner les pouces !
Prenant un regard sérieux, le jeune Niwa reprit correctement son stylo en main, prêt à prendre des notes. L'adulte hocha la tête d'un air satisfait, puis continua à faire cours. Jusqu'à ce qu'un bruit sourd ne lui fasse relever la tête de sa fiche, pour aviser un élève qui gisait au sol.
- Hiwatari !
Le professeur se précipita vers l'adolescent aux cheveux bleus, étendu au sol, inconscient. Daisuké se leva lui aussi et, bousculant les élèves qui s'étaient rassemblés autour de la scène, parvint à atteindre Hiwatari. Ça faisait la troisième fois en moins de deux semaines ! Leur professeur ordonna aux élèves de retourner à leurs places et au président des élèves de surveiller la classe pendant qu'il emmenait l'adolescent aux cheveux clairs à l'infirmerie. Le jeune Niwa déglutit difficilement et alla se rasseoir, à contre-cœur. Combien de minutes avant la pause ? 30 minutes…
« Hey Daisuké ! Keep cool ! Il va pas clamser tout de suite ! »
- Comment tu peux rester comme ça ?
Dark haussa les épaules, son intervention était terminée. Ou presque…
« Si tu continues à t'inquiéter comme ça pour le Commandant, Riku pourra commencer à se faire sérieusement du soucis ! »
- Je te hais ! grogna le rouquin.
Dark rit, mais faussement. Daisuké ne savait pas pourquoi, mais le rire de Dark sonnait faux.
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Son propre sac sur le dos et celui de son camarade en main, le jeune Niwa se dirigeait vers l'infirmerie, profitant de la pause de dix minutes entre le premier et le deuxième cours. Il croisa en chemin l'infirmière scolaire, qui allait au secrétariat parce que son téléphone sonnait toujours occupé, et qu'elle voulait contacter les parents d'Hiwatari pour qu'ils viennent le chercher. Le jeune Niwa hocha la tête, et se dirigea d'un pas beaucoup plus rapide vers l'infirmerie.
Hiwatari était là, allongé, un bras sur ses yeux. Il devait être réveillé, car il bougea légèrement quand l'adolescent aux cheveux rouges l'appela. Il découvrit doucement ses yeux, et regarda son ami qui s'était assis à côté du lit.
- Dis moi Niwa-kun… Est-ce que tu rêves beaucoup en ce moment… ?
- Hein ?
« Ca y est ! Il divague ! » rit Dark.
- Parfois…, répondit Daisuké après un léger temps de silence. Mais en ce moment, c'est plus souvent et toujours le même… Une grotte… Puis un combat… Je n'arrive jamais à me souvenir de ce qui se passe…
- Moi aussi… Mais c'est une ruelle… il pleut un peu… un garçon, et une autre personne au sol… puis une maison… les deux même personnes… J'ai l'impression d'être toujours à côté, mais j'entends tout, je sens tout… C'est bizarre…
Satoshi cligna faiblement des yeux. Il se sentait fatigué, ces derniers jours, toujours fatigué. Pourtant, il dormait plus que d'habitude. Ça devait être à cause de ces rêves. Il lui restait des impressions. Les images étaient floues, les sons écorchés.
Il se sentait lourd, puis commença à somnoler. Avant de fermer totalement les yeux, il murmura encore quelque chose. Mais pas assez audible pour que Daisuké l'entende. Le jeune Niwa ne voulait pas lui faire répéter, parce qu'il s'était endormi…
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Un jeune garçon marchait dans la rue, sous une légère bruine, boitillant. La nuit était déjà bien avancée, mais il ne semblait pas être pressé de rentrer chez lui, malgré les mauvaises rencontres que l'on pouvait faire si tard. Un mince filet de sang coulait le long de sa jambe, puis se mêlait à l'eau sale de la route en terre battue. Il venait de se battre… non… son autre-lui venait de se battre, contre son antithèse. Du haut de ses 15 ans, cet adolescent portait déjà un lourd fardeau. Celui de tous les garçons Hikari.
« C'est ainsi, Hero-sama. » souffla une voix dans sa tête.
- Tais-toi ! grogna-t-il en guise de réplique.
Au détour d'une ruelle, il remarqua des traces de sang menant dans une impasse. Ainsi que des plumes noires.
« Il semblerait que Dark n'ait pas supporté le coup que je lui ai infligé… »
Hero ressentit une douleur fulgurante à l'intérieur de sa poitrine, un hurlement échappa à sa gorge. Son corps changea, se transforma en celui d'un jeune homme à la silhouette élancée, aux cheveux blonds comme les blés retenus par une queue-de-cheval et aux yeux or. Une fois la transformation achevée, il s'avança précautionneusement dans l'impasse.
- Profitons-en !…
Une fois arrivé à la source de ce sang, un de ses sourcil se leva. Il s'était trompé, visiblement. Deux ailes noires gisaient au sol, effectivement, mais le corps auquel elles appartenaient était féminin. Le blond laissa échapper un soupir de lassitude. Il laissa le corps à son hôte, qui s'écroula lamentablement au sol sous l'épuisement de deux changements en une seule nuit. Au bout de quelques minutes, il parvint à s'asseoir convenablement par terre. Il prit son temps pour se remettre debout, s'appuyant tant bien que mal sur un mur en bois. Il s'approcha de la silhouette étendue au sol, et la détailla avec curiosité. Cette fille devait avoir dans les 16, 17 ans. Elle portait deux ailes noires, l'une était repliée contre le corps, l'autre étendue sur le côté. Leur base était recouverte de sang. Hero avait du mal du mal à discerner son visage, car il était recouvert de cheveux mouillés par la pluie qui devenait de plus en plus forte, le sang et la boue. Sa respiration était saccadée, haletante, visiblement marquée par la douleur.
- Qu'est-ce qu'y t'es arrivé, à toi ? murmura-t-il.
Il n'espérait pas de réponse, mais il l'avait tout de même dit, parce que cette question lui brûlait les lèvres depuis le début. Le jeune Hikari fit quelques pas, la rejoignant, et la prit précautionneusement sur son dos. Les deux ailes touchaient lamentablement le sol, mais contre toute attente, cette fille ne pesait pas très lourd. Après s'être assuré qu'elle ne tomberait pas, l'adolescent se mit en route vers chez lui, se demandant comment il allait pouvoir expliquer tout ça à sa mère.
- Mais j'aurai fait au moins une chose de bien dans ma vie ! s'assura-t-il.
« Une chose tout aussi inutile que pathétique, Hero-sama. »
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- C'est pas vrai… mais… qu'est-ce qui s'est passé… ?
Elle était allongée sur le dos, ses sensations revenaient petit à petit. Elle contracta son poing plusieurs fois de suite, puis bougea peu à peu, renonçant très vite. Son corps était douloureux, principalement le haut de son dos. Sa main se déplaça sur le sol. Sous ses doigts, elle sentait un futon, puis un tatami. Elle devait se trouver dans un lit, au sec. Quelqu'un l'aurait trouvée ? Tant mieux… Ou peut-être pas… Elle avait du mal à raisonner, toujours cette effroyable douleur dans le dos…
- Vous êtes réveillée ?
Quelle question, bien sûr qu'elle était réveillée ! Elle ouvrit les yeux, ce qu'elle regretta aussitôt. Trop de lumière !… Elle les referma et lâcha un faible grognement. Génial !… Dès que ses yeux ne lui furent plus mal, elle les rouvrit à nouveau, mais bien plus doucement, les laissant s'habituer à la lumière. Doucement, elle tourna la tête et vit que la voix appartenait à un garçon. Un an de moins qu'elle, environ, ou peut-être deux… Des yeux verts à l'éclat vif et des cheveux châtains clairs. Il s'était agenouillé à côté du futon, un plateau entre les mains, d'où s'échappait un peu de vapeur. Un repas chaud…
- Oui…, répondit-elle d'une voix enrouée.
Elle voulut s'asseoir mais la douleur s'enflamma de plus belle, lui lacérant le dos. Elle se tint le buste, comme si c'était la seule chose à faire. L'adolescent posa rapidement son plateau à côté de lui et l'aida à s'asseoir.
- Ca va aller ?
- Aucune idée…, lui répondit-elle dans un souffle.
La douleur s'atténua peu à peu, mais restait trop proche de l'insupportable. Pourtant, aucune larme ne daignait se montrer. L'inconnue reprit sa respiration puis mangea de bon cœur ce qu'on lui avait apporté.
- Je peux vous poser une question ? lui demanda le garçon. Quel est votre nom ?
Elle prit une gorgée de soupe, puis respira longuement, les yeux dans le vague.
- Mon nom est… Light…
- "Light" ? Qui vous a donnée ce nom ?
- Mes parents.
Le jeune garçon retint un hoquet. Il avait l'impression d'avoir commis une erreur.
- "Light" signifie "Lumière", dans une autre langue, ajouta-t-elle.
- Un peu comme moi…
La jeune fille leva les yeux vers lui, surprise et curieuse à la fois.
- Mon nom de famille est Hikari… Je suis Hero Hikari, se présenta-t-il en s'inclinant selon l'usage.
Light hocha simplement la tête en signe d'approbation. Pendant qu'elle mangeait, Hero ne put s'empêcher de la détailler. Elle avait une silhouette élancée, de longs cheveux bruns et des yeux marrons inexpressifs. Elle portait maladroitement deux grandes et fines ailes noires. Il attendit qu'elle finisse de manger pour lui demander ce qui lui était arrivée.
- Je ne sais pas…, murmura-t-elle en enfouissant sa tête dans ses mains, c'est trop confus…
Surprise, elle toucha ses cheveux. Ils étaient… secs ? Elle regarda les vêtements qu'elle portait. Ce n'était pas les siens. Et elle était bandée… Il n'aurait tout de même pas osé… ?
- Ne vous inquiétez pas ! fit-il, ayant devinée ce à quoi elle pensait. C'est ma mère qui vous a soignée et changée !
Laissant de côté l'air dur qu'elle avait arboré, elle esquissa un sourire :
- Remercie-la de ma part, s'il-te-plaît.
Satoshi se réveilla en sursaut, et avisa rapidement l'endroit où il était. Il n'était plus à l'infirmerie, mais chez lui, dans son appartement. Son père adoptif avait dû le ramener. Il referma un instant les yeux, pensant à son rêve. Rien de nouveau ne s'était précisé, mis à part une douleur vers le début… Une douleur qu'il connaissait, puisque Krad lui infligeait la même quand il sortait… L'adolescent soupira en posant son bras sur ses yeux. Il n'était même pas sûr d'être assez fort pour se lever et traverser son appartement…
- Bon ! Allez Satoshi ! T'as pas que ça à faire !
Quand il faut se secouer les puces, autant se parler à soi-même ! De plus, Krad ne semblait pas vouloir sortir, ces temps-ci… Est-ce que c'était parce que le corps de son hôte devenait de plus en plus faible ? A cause de cette malédiction ?…
Il se leva et se dirigea vers la cuisine, gardant une main sur le mur, au cas où. Il trouva un bol de riz blanc sur la table. Sans trop se poser de question, il l'avala. Après tout, qui voulait sa mort ? Emiko Niwa, bien sûr, mais à part elle…
- Ah ! Tu es enfin réveillé !
Satoshi tourna brusquement la tête, manquant de perdre l'équilibre. Celui à qui appartenait la voix le retint à temps et l'assit sur un chaise, le détaillant d'un regard inquiet :
- Ca va aller ?
- Tu m'as fait peur, Niwa-kun…
Daisuké lui sourit chaleureusement, avant de lâcher son bras et de s'asseoir sur une autre chaise, en face de lui :
- C'est toi qui m'a fait peur… C'est la troisième fois en moins de deux semaines ! Tu devrais peut-être aller à l'hôpital, voir ce que tu as !
- Non, ça va mieux.
- Tu m'as dit ça la dernière fois, aussi !
Satoshi sourit légèrement devant la moue du rouquin. Puis il leva la tête et regarda autour d'eux. Saéhara n'était pas là, aujourd'hui… Daisuké lui confia que l'apprenti journaliste se préparait pour le prochain vol de Dark, qui aura lieu dans deux jours. Mais il lui assura précipitamment que ce n'était pas une œuvre des Hikari qui était visée, mais une des rares œuvres d'une autre famille d'artistes. L'adolescent aux cheveux clairs soupira, et resta silencieux jusqu'à ce que Daisuké reprenne la parole :
- Et tes rêves ?
Satoshi soupira, et se remémora ce qui lui restait de son rêve :
- L'une des personnes était Krad, donc un de mes ancêtres.
- Ce seraient des souvenirs ?
- Je ne sais pas, c'est possible…
- J'ai reçu une lettre d'Etzumy-chan. Elle m'a mise un mot à la va-vite. Elle a fait un rêve bizarre… Mais ça n'a pas l'air d'être un souvenir…
- Je sais. Je l'ai eue au téléphone hier, elle me l'a raconté en détails.
Mais quelque chose le dérangeait. A la fin de son rêve, la jeune Hakura avait entendu un craquement provenant du sablier… Et la symbolique d'un sablier cassé est une mort imminente… La mort de qui ? Ou même de quoi ?
