Résumé : Premier complot, première étape du plan, marions-le…
Opération : Marions-le
Chapitre 2 : Opération : le caser avec la 'famille'
Quelque part, à Londres, alors que la nuit était déjà bien avancée, qu'une lune pleine illuminait la ville, dans une petite rue commerçante du monde sorcier, dans une arrière-boutique, sous la lumière tremblotante de quelques bougies, se poursuivait un bien étrange conciliabule, sans que quiconque dans les environs n'en ait connaissance. Trois rouquins et une petite jeune femme aux cheveux emmêlés, connue pour son intelligence et sa perspicacité hors du commun, fomentaient le complot du siècle qui allait probablement changer à jamais le monde des sorciers, caser enfin le séducteur célibataire le plus prisé de toute la Grande-Bretagne, le sauveur, l'élu, en un mot, Harry Potter, le très grand, enfin pas dans le sens le plus prosaïque du terme, puisqu'il n'était guère plus grand en taille que sa meilleure amie. Soupirant et levant des yeux affligés, cette dernière attendait que Fred cesse de se tordre de rire à la deux cent vingt-cinquième blague plus que douteuse faite par son jumeau, Georges.
« Bien, nous devons essayer d'être un peu logique… Il faut procéder avec une certaine méthode. Je crois qu'avant même d'imaginer comment organiser le déroulement de l'opération 'marions-le', il nous faudra tout d'abord trouver quelle personne serait l'idéal d'Harry, qui peut prétendre être son futur époux. Qui pourrait véritablement convenir à Harry ?
- Et bien, c'est une question des plus pertinentes… Qu'en penses-tu, Frérot ?
- Entièrement d'accord avec toi Fred… Notre chère belle-sœur vient de poser une question des plus pertinentes… Difficile même… Extrêmement difficile… On pourrait le faire à la méthode Trelawney… Une tasse de thé ? Je vois, je vois… Le Sinistros… Vous croyez qu'Harry avec un chien…
- Possibilité à étudier, Frérot si on ne trouve rien de plus probant, sinon, je dirais que le choix est assez vaste, à peu près tout ce qui ressemble vaguement à un homme entre 18 et plus ou moins 60 ans, plutôt beau gosse et encore vu certaines photos volées, je ne suis même pas sûr que beau gosse soit un critère essentiel… Le panel est suffisamment large, il me semble, belle-soeur ?
- Très drôle, Fred, quand vous aurez fini vos pitreries, on pourra peut-être avancer un peu. Tu as cependant soulevé un point important, Harry a multiplié les conquêtes pendant deux ans, enfin, toujours d'après la Gazette des Sorciers et c'est vrai qu'au vu de ses relations passées, il ne semblait pas particulièrement exigeant dans ses choix, les critères d'Harry n'étaient pas d'une grande profondeur…
- Pas sûr… Justement, son principal, pour ne pas dire unique critère était d'une grande profondeur…
- Georges ! Bien… Disons que pour faire simple Harry ne cherchait pas vraiment l'homme de sa vie, juste… Enfin bref, vous voyez tous…
- Oui, ma Mione, on voit tous très bien même.
- Reprenons, si nous partons du constat de ses précédentes conquêtes, nous ferons fausse route car je vous le rappelle, nous recherchons l'homme de sa vie et on ne peut pas vraiment dire que toutes ces précédentes conquêtes ont particulièrement marqué nos vies et en tout cas surtout pas la sienne…
- Entièrement d'accord, belle-sœur, c'est vrai qu'on en a rencontré cinq ou six à tout casser en deux ans, il ne prenait même pas la peine de nous les présenter, la plupart étaient expédiés avant même la fin de la nuit, une fois leur sympathique besogne accomplie.
- Tu m'étonnes, Frérot, même pas sûr qu'ils étaient tous franchement 'baisables', alors de là à nous les présenter officiellement, il a tout de même un minimum d'amour propre, notre Ryry, il sait qu'on l'aurait charrié au moins autant que Ronny d'amour, enfin jusqu'à ce que maman nous demande de son ton le plus aimant et maternel qu'on laisse tranquille son Harry Chéri.
- Ça suffit, vous deux. On a parfaitement compris l'idée générale, pas la peine de revenir dessus. Concentrez-vous un peu ou on en aura pour toute la nuit. N'oublions pas l'objectif, il s'agit de lui trouver quelqu'un avec qui il envisagera de passer le reste de ses jours. Alors que peut bien attendre Harry ?
- Ben, je dirais déjà un homme…
- Oui ça, Ron, je crois qu'on est tous d'accord. Harry et les filles, c'est… Comment dire… Problématique…
- Doux euphémisme, belle-sœur…
- Georges, laisse ma Mione tranquille et chérie, je n'avais pas terminé. Oui, il est évident qu'au vu des deux dernières années, Harry semble préférer les hommes, mais, je dirais aussi que pour lui trouver un mari avec lequel il pourrait rester le restant de ses jours, le connaissant, je pense que nous devons chercher parmi ses proches.
- Pardon, tu peux développer Ron ?
- Bien, je me disais qu'il voudrait sûrement une personne avec qui il s'entend bien mais pas seulement pour le sexe, une personne avec qui il peut partager sa vie, ses passions, une personne qui connaît vraiment son passé, qui a participé à sa guerre à ses côtés et qui ne le traitera pas comme un héros… Il ne supporte pas qu'on le regarde comme s'il était différent des autres.
- Hermione GRANGER, qu'avez-vous fait à notre petit frère ?
- Tu as tout à fait raison, mon amour, ne les écoute pas.
- OHHHHH, pitié, si vous vous faites des papouilles, je vous préviens, Fred et moi, on vous laisse vous débrouiller tous seuls.
- Georges ?
- Oui ?
- LA FERME ! »
La petite sorcière fulminait et fusillait du regard George qui ne semblait s'en offusquer outre mesure, il avait survécu au sort de chauve-furie de Ginny pendant des années alors le petit air furibond de sa chère belle-sœur ne l'inquiétait guère plus désormais que les regards outragés de sa mère et objectivement, Fred et lui avaient dû y faire face tant et tant de fois que… Bon, en l'occurrence, il fallait bien reconnaître que les petites étincelles orangées qui sortaient en pluie fine de la baguette de sa belle-sœur n'étaient pas une constatation des plus rassurantes.
« Ron a raison, Harry a besoin de paix, quelqu'un qui sait par quoi il est passé, qui a vécu à ses côtés tout au long de son combat, qui ne le verra pas comme une espèce de Dieu vivant mais qui le considèrera comme son égal, une personne avec qui il pourra partager sa vie quotidienne, lui parler de son travail à Poudlard par exemple. C'est vrai, lorsqu'on l'a vu tout à l'heure avant de vous rejoindre, il nous a parlé sans cesse de ses élèves, de ses cours, ses yeux pétillaient, il adore être professeur de Défense, vraiment, il a l'air heureux de pouvoir partager ce qu'il a appris, surtout pendant sa septième année. Si on récapitule, on doit d'abord trouver un homme, une personne proche d'Harry, un très bon ami, quelqu'un avec qui il a vécu déjà des choses, qui connaît bien son passé, qui le verra comme son égal.
- Vous allez encore sans doute vous moquer de moi, mais j'ai quand même une idée qui correspondrait assez, je pense, à tout ce qu'on vient de dire.
- Ronny d'amour, nous moquer de toi, voyons ? Tu nous prêtes de bien vilaines intentions, jamais de la vie… Ronny d'amour, mettre en cause ta sublime intelligence, ta légendaire sensibilité concernant les sentiments amoureux… Pssss… Quelle idée saugrenue, jamais, ô grand jamais, nous ne serions capable d'une telle ignominie…
- GEORGES WEASLEY, encore une réflexion de ce genre et je te garantis qu'au prochain repas de famille, je dis à Gin et à ta mère que tu t'es extrêmement mal comporté envers Harry, alors, je serai toi, je la mettrais en veilleuse. C'est clair ? »
La petite brunette avait répondu sur un ton où la menace était évidente, plus vite que Ron engloutissait un sublime éclair au chocolat et regardait férocement son beau-frère dont le visage venait brusquement de blêmir.
« Bien, vas-y, Ron, je t'écoute… Non, NOUS t'écoutons, tous et avec attention.
- Merci, ma Mione. Je pensais, en fait, tant qu'à lui trouver un proche, une personne qui l'a aidé dans ses combats, qui pourrait partager sa vie, ses passions, pourquoi ne pas le caser dans la famille…
- Et Ronny d'amour, je te rappelle que tu as déjà une charmante petite femme…
- Fred, ce que j'ai dit pour Georges est aussi valable pour toi. Tu peux préciser ta pensée, Ron ?
- Et bien, je ne pense pas que nous pouvons objectivement trouver quelqu'un qui ne verra pas Harry comme un héros, qui se comportera avec lui 'normalement', sans le mettre sur un piédestal en dehors de ceux qui ont fait réellement partie de la guerre, au sein du Phénix. C'est vrai, seuls ceux de l'Ordre ont vraiment côtoyé Harry, le connaissent réellement et savent par quoi il est passé. Les autres n'ont qu'une fausse image de lui, celle de la Gazette et on sait tous que ce n'est pas vraiment Harry, en tout cas, pas celui que nous connaissons. C'est pour ça que j'ai pensé que ce serait chouette de faire d'une pierre deux coups, tant qu'à lui trouver son homme au sein du Phénix, pourquoi pas quelqu'un de la famille, j'avais pensé à Charlie, en fait…
- C'est une excellente idée, tu es formidable, Ron.
- Bon, modère ton enthousiasme, belle-soeur, mais, je dirais tout de même que Ronny d'amour a eu une très bonne idée sur le coup.
- Pas faux, frérot, c'est vrai que Charlie correspondrait parfaitement à ce qu'on recherche. Premièrement et à moins d'être aussi myope que Trelawney, Charlie trouve notre cher petit brun tout à fait à son goût, il n'y a bien que Ryry pour ne pas avoir remarqué comment il le regarde. C'en est écoeurant. Il bave littéralement sur notre jeune professeur de Défense de Poudlard depuis des années, on dirait Ronny d'amour devant une chocogrenouille. D'un autre côté, tous les hommes gays que je connais fantasment sur lui, alors…
- Et moi, je suis quoi Fred ?
- Frérot adoré, mon petit Georges, premièrement, ne me dis pas que tu n'as jamais reluqué ses charmantes petites fesses quand il vient au magasin, je te rappelle que je ne suis pas aveugle et que tu n'es guère plus discret que Charlie et deuxièmement, tu es peut-être gay mais tu es surtout désespérément accro à Lee, enfin quand tu te décideras à le lui dire ouvertement.
- Je crois qu'on s'égare, ce n'est pas, que je sache, pour me caser qu'on est ici mais pour notre beau brun national.
- Georges n'a pas tort, revenons à notre problème, je suis d'accord avec Fred sur un point : c'est vrai que l'on ne peut pas dire que notre grand frère soit très discret quand il dévisage Harry. Pour reprendre ma théorie de l'homme parfait pour lui, Charlie est exactement ce que j'expliquais tout à l'heure, il connaît très bien Ryry et l'apprécie véritablement, il ne le voit pas comme un héros sur son cheval blanc, mais comme un ami, quelqu'un qu'il respecte pour ce qu'il est, pour ce qu'il a accompli. Lorsque Bill a été blessé et que Charlie est revenu de Roumanie pour le Phénix lors de notre septième année, il a côtoyé Harry, il sait qui il est vraiment, pas ce stupide dragueur à deux noises que dépeint la Gazette et puis pendant les deux ans où Harry s'est beaucoup 'diverti', ils se sont beaucoup croisés et vus au cours de toutes ces soirées, d'après ce que notre cher frère m'en a dit. Ils ont beaucoup de points communs, ils ont la même passion pour le Quidditch, Charlie a adoré enseigner pendant quelques temps les cours de vol de balai à Poudlard en remplacement de Madame Bibine l'an passé, alors, je me dis que ça pourrait coller, non ? »
Les trois autres regardaient éberlués le grand rouquin après cette superbe démonstration de maturité, de clairvoyance et de finesse… Les yeux de la petite brune brillaient d'une admiration mal contenue, elle n'était pas peu fière de son mari en cet instant, après neuf années à le fréquenter, elle avait enfin réussi à faire de lui un homme doué d'une certaine forme d'intelligence, si tant est qu'un homme puisse acquérir à son humble avis une quelconque capacité de compréhension de la nature des sentiments amoureux. Il est vrai que ce genre de qualité était habituellement totalement absent des hommes qu'elle connaissait et tout particulièrement chez les hommes de la famille Weasley. Enfin là, en l'occurrence, elle le reconnaissait volontiers, son cher époux avait fait une suggestion absolument parfaite, la seule chose qui la chagrinait, c'est qu'elle n'y avait pas pensé elle-même auparavant. Peut-être que la proximité trop quotidienne des jumeaux lui avait quelque peu altéré ses facultés d'analyse.
« C'est parfait, vraiment parfait. Vous êtes d'accord ? »
Deux hochements de tête vinrent confirmer la question de la petite sorcière aux cheveux emmêlés.
« Alors, je crois qu'on peut dire que l'opération marions-le avec la famille commence dès à présent… Tout d'abord, il faut… »
Tandis qu'une discussion enfiévrée animait l'arrière boutique de farces et attrapes sorcières, loin des regards indiscrets, dans un château éloigné, au cœur de la nuit, deux professeurs de magie, parmi les plus réputés de toute la Grande-Bretagne, si ce n'est du monde, étaient toujours tendrement enlacés sur un canapé. Le plus jeune des deux, un petit brun au sourire malicieux, au regard émeraude fascinant, aux cheveux en bataille, aux yeux de tous, un homme au physique des plus remarquables et remarqués, était installé confortablement sur les cuisses de son amant, place qu'il occupait maintenant chaque soir depuis presque six mois pour son plus grand plaisir. Le jeune homme embrassait ou pour être plus exact, dévorait avec gourmandise le cou pâle de son cher Severus. Le petit brun ne se rassasiait jamais de cette peau, de cette odeur tellement masculine et puissante, la première fois qu'Harry s'était jeté à son cou lors d'un entraînement en septième année et qu'il avait vraiment pu le goûter, il avait été certain dans l'instant qu'il n'y aurait jamais personne d'autre dans son cœur. Il faut dire que cela faisait déjà deux mois qu'il fantasmait sur l'homme mystérieux et sombre et il avait d'abord multiplié les allusions, les phrases ambiguës, s'arrangeant également pour que dans leur exercice de duel, il tombe maladroitement contre ce corps ferme, jusqu'au jour où il avait eu le courage de poser ses lèvres sur son professeur. La bouche coquine et espiègle, aux lèvres rouges, sensuelles et gonflées, taquinait la peau sensible suivant le trajet de la jugulaire et remontait doucement vers la mâchoire masculine avant de s'évanouir derrière le lobe de l'oreille du Maître des Potions, avec une habileté indégniable. Ce dernier gémissait et soupirait de bien-être. Les mains pâles et fines, expertes en maniement de produits dangereux s'étaient faufilées sous les vêtements du petit brun, la main droite dégageait habilement la robe du Professeur de Défense, pour accéder à la fermeture à glissière du jean que portait ce dernier, tandis que la main gauche s'engouffrait sous la chemise blanche, caressant en cercle le bas du dos.
« Je suis fatigué, Sev, si on allait dans la chambre…
- Tu es fatigué ou tu souhaites juste rejoindre au plus vite notre lit ?
- Non, non, c'est vrai, je suis absolument EXTENUE, mon cœur… Je ne sais même pas si je vais pouvoir aller jusque là tout seul.
- N'y pense même pas, mon Ange, je ne te porterai pas, débrouille-toi tout seul. »
A ces mots, le petit brun fit à son amant une moue des plus adorables qui aurait pu attendrir le Seigneur des Ténèbres lui-même, sans nul doute. Il faut dire que pendant deux ans, notre tombeur avait eu tout le temps nécessaire pour parfaire cette petite technique auprès de tous ces bellâtres qui lui tournaient autour, dans le but, bien sûr, de parvenir à la complète réussite de sa secrète opération 'épouse-moi, Sev'. Ainsi, la tête légèrement penchée, son regard de chaton perdu était devenu presque aussi légendaire qu'une certaine cicatrice. Son léger sourire contrit et désolé lui avait valu d'être élu sourire de l'année, il y a deux ans, par 'Sorcières Magazine', ce qui l'avait passablement étonné, mais il faut dire qu'à l'époque, certaines jeunes demoiselles et leur mère espéraient encore naïvement ramener dans le droit chemin le sauveur perdu et l'an passé, c'était le non moins célèbre magazine 'Sorcier Têtu' (1) qui l'avait élu sourire gay le plus craquant et également le plus... Mais ça, il ne préférait pas se le rappeler car il rougissait de honte à chaque fois que les jumeaux en faisaient mention.
En l'occurrence, là, il s'adressait au Maître incontesté du sang-froid, l'espion le plus accompli qui ne laissait jamais transparaître aucune émotion et son regard de petit chaton lui valut seulement un haussement de sourcil sarcastique. Depuis le temps qu'ils étaient ensemble, Sev ne comptait plus le nombre de fois où Harry s'était comporté de la sorte et avait tenté de le manipuler, le petit brun déposa une série de baisers à peine effleurés surtout le visage de son amant avant de murmurer contre ses lèvres :
« Tu n'oserais pas me laisser comme ça et puis tu sais bien que je n'aime pas trop le canapé…
- Et depuis quand ?
- Depuis que j'ai décidé que je voulais que tu me portes jusqu'à la chambre…
- Potter !
- Oui, mon cœur ?
- Tu me fatigues. »
Sev raffermit sa prise sur la taille d'Harry, soulevant facilement le plus petit et se releva brusquement, le petit brun entoura aussitôt ses jambes autour de son amant et noua ses bras autour de sa nuque, ses doigts jouaient entre les mèches brunes du Maître des Potions et ses lèvres avaient d'ores et déjà repris leur torture, navigant délicieusement depuis la base du cou jusqu'au lobe de l'oreille qu'il mordillait avec un certain talent tandis que Severus le portait lentement vers leur chambre. Lorsqu'il avait atteint la bordure du lit, le ténébreux espion susurrait à son fardeau :
« Descends de là, mon ange.
- Non.
- Potter… Je viens déjà de te porter jusqu'ici. Qu'est-ce que tu attends à présent ?
- Très simple, mon chéri, que tu me poses délicatement sur le matelas, que tu me déshabilles, que tu me fasses l'amour passionnément, je ne veux rien d'autre, mon amour.
- Tu n'es vraiment qu'un foutu gamin capricieux, j'avais bien raison, alors à vos ordres, mon ange.
- Je t'aime tellement, Sev…»
Pendant que des murmures, des soupirs lascifs se répandaient et se répondaient dans les sous-sols des cachots, loin de là, à des milliers de kilomètres, dans la capitale anglaise, le complot fomenté par trois rouquins et une petite brunette prenait enfin vie.
« Bien, alors, nous sommes d'accord, on invite tous ceux du Phénix dès demain matin.
- Tous ?
- Oui, Fred, je préfère pour qu'Harry ne se doute pas qu'il s'agit d'une ruse pour le caser, vous le connaissez, s'il se rend compte de ce que l'on veut vraiment faire, il va s'enfuir en courant, il déteste qu'on agisse derrière son dos. On pourra prétexter que Molly voulait tout simplement réunir tout l'Ordre comme l'été dernier, on ne s'est pas retrouvé tous ensemble depuis plusieurs mois, cela ne le surprendra donc pas.
- Alors Hermione, tu n'auras qu'à prévenir la famille, moi, je me charge de Tonks, Remus, Fol œil, Kingsley et Luna… Georges se chargera de Blaise et de son cher Lee.
- Ron, tu contacteras Harry, surtout ne lui dis pas que Charlie est de retour de Roumanie depuis avant-hier. Mentionne uniquement que Molly voulait faire une petite soirée avec tous ceux de l'Ordre. Demande lui s'il peut prévenir à Poudlard Severus et Minerva. Quant à moi, j'engage Fleur, Angelina, Gin et Molly et on prépare le repas pour demain soir.
- Une dernière chose, Ma Mione, pour Charlie, est-ce qu'on le met au courant du programme ?
- Et bien, je pense que nous devons être honnête et tout lui expliquer. Je ne crois pas qu'il refuse de toute manière, mais il vaut mieux l'inclure dans notre plan. Si tu veux, on le prévient tous ensemble dès demain matin au petit-déjeuner.
- Je pense que c'est parfait. Alors, cette fois, c'est officiel, lancement de l'opération marions-le à la famille. »
'Sorcier Têtu' (1) : dépêche écrite par le rédacteur en chef de 'Sorcier Têtu', Monsieur Greyston qui nous a été communiquée au moment où nous publions ce chapitre…
« Créée en 1998, deux mois après la célèbre défaite du Seigneur des Ténèbres grâce au sauveur de notre monde, Lee Jordan et moi-même avons fondé le magazine 'Sorcier Têtu', destiné à la communauté sorcière homosexuelle, nous tenons à souligner notre indignation face au plagiat éhonté de notre magazine par un groupe de presse moldu, allant même jusqu'à reprendre une partie de notre nom… »
Si nos lecteurs souhaitent davantage de précision concernant ce scandale journalistique inédit, nous ne pouvons que vous conseillons de lire au plus vite les pages 2 et 3 du numéro de janvier de 'Sorcier Têtu' ainsi que l'éditorial, écrit par Lee Jordan, ami personnel du très célèbre Harry Potter et des frères Weasley, gérants du magasin pour Sorciers facétieux…
A suivre...
