Dans la lancée des Side-story de Lorsque l'impensable est commis. Un petit drabble tout mignon avec plein d'adorables larmes, et une face de Natsu qui me tiens à coeur. Deux petits bouts de chous!
Quant au chapitre 20 de l'histoire principale, panne sèche d'inspi' ^^ Je ne sais pas comment tourner tout ça, du coup il est en attente pour l'instant. Désolé à tous du désagrément .
Remerciements : Rab tu es vraiment la meilleure :3 Merci pour tes corrections!
Ryuu : Merci! J'attends toujours tes reviews avec impatience! Ta fidélité me touche est m'aide à avancer!
Oura-chan : Je t'adore ma belle 3 3
Reviews : Ryuu: Fais gaffe c'est dangereux! xD Mais marrant ouais :3
Mane-chan : On est d'accord! Par terre et le nez en sang parce que : OH MON DIEU! Et j'aime tes reviews, sens ou pas sens :3 Reviens viiiite :3
Disclaimer : Fairy Tail appartient à Hiro Mashima
Grey se leva au bruit d'un froissement de drap. Il ne se retourna pas, feignant le sommeil alors que de petits pas s'éloignaient sans bruit du lit. Il attendit encore un peu avant de se lever et de suivre les traces. Du haut de son mètre vingt, il se hissa par-dessus la balustrade de l'escalier silencieusement et observa le plus jeune descendre les marches à toute vitesse. Lorsqu'il disparut de sa vue, il prit à son tour le même chemin.
Étrangement, alors qu'habituellement les sens exacerbés n'avaient jamais manqué un seul de ses passages, Natsu ne semblait pas savoir qu'il était suivi. Chance ? Peut-être... Grey n'aurait su dire.
Le duo, chat et souris, s'enfonça un peu plus dans la forêt autour de l'hôtel où ils logeaient le temps d'une mission. Avec Erza le démon, qui dormait encore (heureusement) dans sa chambre adjacente à la leur. Sans savoir qu'elle les observait du haut du deuxième étage, le regard pensif et indéchiffrable, mais la posture affectueuse.
Le dragon slayer s'arrêta au milieu d'une clairière embrumée. La lune bien haute dans le ciel dépeignait un tableau aux élans surréalistes. La rosée brillaient de mille éclats sur la verdure ou révélant la complexité d'une toile d'araignée. Il était tout seul au centre, en train de caresser un arbre égaré, le tronc à terre couvert de mousse humide. Les reflets de nuit rendaient ses cheveux plus mauves que roses, et ses yeux extrêmement brillants. Comme si...Non ?
Et si...
Les larmes comme deux gouttes de cristal dévalèrent les joues rebondies. Les petits doigts encore potelés s'agrippèrent comme à une ligne de survie au tronc. Il tomba à genoux, complètement débordé. Mais sa tête était penchée vers le ciel et un sourire joyeux y flottait malgré la détresse apparente du corps entier.
« Quand le jour se lèvera... C'est promis... Je sourirai ! Je vais rire et être joyeux ! Demain je provoquerai encore Grey... Je trouverai sûrement une bonne blague à lui faire... ou n'importe quoi... », fit Natsu d'une voix chevrotante aux étoiles.
Les larmes ne s'étaient pas taries sur ses joues pourtant. Et Grey, pour la première fois éprouvait pour son rival de toujours autre chose que cette agaçante joie éternelle qu'il semblait vivre.
« Promis demain je souris encore et encore... Mais maintenant... juste pour quelques heures..., son sourire faussement gai s'écroula comme un château de cartes sous un courant d'air. Je peux être triste ? Parce que je n'en peux plus... j'y arrive plus... je ne peux pas rire tout le temps, je ne peux pas être tout le temps heureux... je suis désolé... »
Grey étouffa sous sa main un hoquet choqué. Il n'avait rien vu... Et pourtant la souffrance, la détresse, les larmes étaient bien là, cachées, camouflées sous le rire et la gaieté. Il vit Natsu enfouir sa tête dans ses bras croisés sur le tronc et ses épaules se secouer violemment. Il l'observa, ne prenant même plus la peine de se cacher derrière son arbre, son rival s'écrouler complètement. Il entendit chacun des hurlements de souffrance rebondirent entre les arbres, de plus en plus faibles. Les échos ne parviendront pas jusqu'à l'hôtel, pensa-t-il amèrement. S'il ne s'était pas réveillé... Il n'aurait rien vu, rien su.
Quel idiot ! Comment avait-il pu penser que Natsu ne ressentait pas la tristesse, la culpabilité, ou toute cette myriade de sentiments négatifs qui tourbillonnaient dans le cœur de chacun ? Il avait juste un masque meilleur que les autres.
Lui, c'était son côté taciturne, son incapacité à laisser les gens rentrer dans son cœur, qui était bien trop visible.
Erza, c'était son armure.
Mirajane, c'était ses airs démoniaques.
Luxus se cachait derrière son mépris.
Et Natsu... il se cachait derrière sa joie feinte. Derrière son masque de clown souriant, de boule énergique et optimiste. Il se cachait sous ses rires, il se cachait sous son excentricité.
Et personne n'avait rien vu. Personne à l'exception de Lisanna, peut-être, n'avait su lire au-delà des apparences. N'avait réussi à déchiffrer un rire sincère d'un rire qui maintenait simplement la façade en place. Qui jouait un rôle.
Et pour une fois, il devait admettre une défaite.
Natsu était un bien meilleur acteur que lui...
