Bonjour !
Je vous présente le deuxième chapitre de cette traduction !
Merci à tous et à toutes pour les reviews ! Je suis impatiente de continuer à partager ces chapitres avec vous ! Et je suis ravie que cette histoire vous plaise.
Fanfiction (VO) : s/7888194/1/When-Two-Worlds-Collide
L'équipe :
L'auteure originale : WickedlyAwesomeMe
Traductrice : PetiteSphereAilee
Relectrice : Snow
Les oiseaux gazouillaient étrangement derrière la fenêtre. « Etrange, » pensa Hermione alors qu'elle gémissait et étirait ses bras. « Les oiseaux ont arrêtés de gazouiller depuis que Voldemort a envahi Poudlard. »
Un bâillement sonore s'échappa de la bouche de la brunette. Elle ouvrit faiblement les yeux et trouva que tout était flou en premier lieu. Elle cligna des yeux plusieurs fois avant que ceux-ci soient capables de voir correctement un plafond parsemé de pierre. Hermione frissonna. Elle gigota dans son lit, seulement pour atterrir douloureusement sur un sol froid et inégal.
Hermione haleta, se soulevant elle-même du sol, et regarda frénétiquement autour d'elle. Elle était dans une étrange maison, ou une pâle copie d'une. Il y avait un chaud foyer au milieu de la pièce, mais qui était plus petit que les cheminées communes de Poudlard. Marmites et casseroles étaient suspendues à côté du foyer, leurs tailles étant plus petites que celles de sa maison moldue.
Lorsque ses yeux atterrirent sur le lit qu'elle occupait précédemment, Hermione eu finalement la conviction que quelque chose n'allait pas. Elle se leva lentement, seulement pour se laisser tomber sur le lit trop petit, à cause d'une vive douleur qu'elle ressentit à sa jambe droite. Hermione se pencha et observa les bandages propres entourant sa jambe blessée et fronça les sourcils.
Elle n'était évidemment pas à Poudlard. C'était plus comme un terrier, un vrai terrier, contrairement à la maison des Weasley.
Hermione haleta fortement et se força à se lever une fois encore, cherchant désespérément sa baguette. Elle était sur le champ de bataille quelques minutes auparavant. « Ou alors est-ce quelques heures ? Jours ? » Se demanda-t-elle hystériquement, commençant à devenir de plus en plus frustrée à mesure qu'elle ne trouvait pas sa baguette magique.
Elle se remémora la guerre. La mort de Ginny … Harry … Bellatrix Lestrange.
Hermione examina son corps et conclu qu'elle était de chair. Cela l'avait déconcertée, surtout parce qu'elle se souvenait avoir été touchée par le Sortilège de la Mort par la Mangemort cinglée. « Est-ce le paradis ? » Se demanda-t-elle, examinant encore une fois l'endroit. Il y avait un tas de carottes éparpillées au sommet d'une table bancale et une horloge qui avait l'air bizarre accrochée au mur. « Si c'est le paradis, ce n'est … pas ce à quoi je m'attendais. »
Une porte grinçante s'ouvrit et Hermione se leva d'un bond. Elle ignora la douleur dans sa jambe et boitilla vers le foyer. Sans aucune baguette, elle saisit une des petites marmites et tomba en position de défense. « Bonjour ? » Appela-t-elle, resserrant sa prise sur la poignée de la marmite. « Y'a quelqu'un ? »
« Vous êtes réveillée ! » S'exclama une voix aigüe. Hermione discerna une ombre sur le mur et ses yeux s'élargirent lorsqu'elle s'aperçu que l'ombre avait une étrange forme. « Vous avez été impuissante durant une semaine, ma chère. Je commençais à m'inquiéter. Comment va votre jambe ? »
« Montrez-vous ! » S'exclama Hermione, ses mains commençant à trembler.
Et puis, à sa grande surprise, un lapin légèrement plus grand entra dans la pièce, ses yeux perçants fixant étrangement Hermione.
Un fort bruit métallique résonna dans toute la pièce quand la marmite glissa de la prise d'Hermione.
« Mon cœur, tout va bien ? » Demanda le lapin. « Y'a-t-il quelque chose que je puisse faire ? »
Par la suite, Hermione lâcha un cri perçant.
Edmund sorti de sa chambre, désirant aller à la Place des Armes pour entrainer ses compétences d'épéiste. Il savait que Peter l'avait fervemment défendu d'entrer dans cette pièce depuis qu'elle était la seule salle où il était possible à toute l'assemblée de se réunir, mais Edmund avait toujours pensé que s'entrainer sur un grand terrain était mieux.
C'est pourquoi il se dirigeait vers la Place des Armes, son épée se balançant au-dessus de son épaule, lorsque Peter apparut soudainement à côté de lui.
« Mince ! Pourrais-tu être moins furtif à l'avenir ? » Demanda le plus jeune des deux, son visage commençant à prendre un air renfrogné. A la surprise d'Edmund, Peter ne dit rien en retour, contrairement à d'habitude. A la place, le Grand Roi sourit simplement et fixa quelque chose en face de lui, un regard troublé apparaissant sur son visage.
Quelques jours après que la prophétie soit révélée par la mystérieuse vieille femme, Peter s'était muré dans un silence songeur. Edmund trouva cela très étrange que son bavard de frère soit si silencieux à ce moment. Il savait combien Peter aimait énormément Narnia et en tant que chef haut placé, il ne souhaitait pas que quelque chose arrive ici.
Peter avait appelé la veille pour une réunion avec les hauts officiers Narniens et quelques soldats Telmarins. Sans révéler la véritable signification de la prophétie, Peter avait ordonné que tous les sorts de défense devaient être renforcé car ils allaient vivre de sombres jours. Les soldats n'avaient pas posé de questions heureusement, ils pensaient que la rébellion grandissante des Telmarins contre Narnia était la cause de l'appréhension de leur Grand Roi.
La prophétie continuait de rendre perplexe les membres de la royauté. Lucy avait été suffisamment sensée cette nuit-là pour noter tout ce qu'avait dit la vieille dame. Ils avaient minutieusement examiné les mots ces derniers jours. Ils avaient essayé de déchiffrer tous les indices et tous les codes qui pourraient leur donner un plus grand avantage.
Ils savaient que la Glace, Jadis, la Sorcière Blanche elle-même, désirait s'élever une fois encore et apporter tourments et ténèbres dans tout Narnia, et dans ses environs. Cette simple découverte avait amené la peur dans le cœur des Pevensie, qui avaient combattu Jadis des centaines d'années auparavant. Bien qu'ils aient combattu contre elle vaillamment, ils ne pouvaient pas nier le fait qu'elle soit beaucoup plus puissante que n'importe qui à Narnia.
Tout le monde savait ce qu'était une Fille d'Eve, une humaine comme eux, qui sera amenée à Narnia afin de tous les sauver de la Reine Blanche. Lucy considéra que c'était probablement elle ou Susan, mais sa grande sœur lui dit que ce n'était pas elles, surtout par rapport aux informations concernant cette Fille d'Eve.
Ce qui les alarma plus était qu'ils allaient être trahis. Par le plus improbable qui plus est. Les Narniens ont toujours vécu en paix sous leur règne. Il n'y avait eu aucune rébellion de leurs parts, et Peter avait peur de la possibilité que l'un d'eux voudrait les trahir. Il y avait ceux qui avaient rejoints Jadis. S'ils apprenaient que leur Reine de Glace déchue pourrait de nouveau revenir, Peter craignait qu'ils les trahissent et qu'ils aident la Sorcière Blanche.
Tous les cinq savaient que des jours sombres se profilaient de nouveau. Le sentiment lourd qu'ils avaient durant la bataille contre Jadis refaisait surface. Miraz et les Telmarins étaient forts en effet. Avec leurs armes plus élaborées et leur intelligence, ils avaient presque réussi à envahir Narnia et à la diriger avec terreur et peur.
Mais Jadis était différente. Elle était magique. Elle était … différente.
Edmund frissonna, se remémorant tous les pots-de-vin qu'elle lui avait offert seulement pour l'avoir à ses côtés. « Une trahison par le plus improbable » fit-il écho dans son esprit. Il avait trahi sa fratrie une fois, et Edmund avait promis avec véhémence qu'il ne referait jamais, plus jamais, quelque chose qui mettrait en péril sa relation avec sa fratrie, et avec son peuple.
« Tu vas bien, Ed ? » Demanda Peter, donnant un coup d'épaule à son frère.
Le garçon aux cheveux couleur corbeau haussa les épaules et sourit. « Oui … je réfléchissais, c'est tout, » répondit-il, un peu absent.
Peter lui donna un sourire désespéré. « Ne le faisons pas tous ? »
Le lapin, paniqué par les cris d'Hermione, sauta vers la brunette. De peur, Hermione se renversa et tomba, son dos rencontrant douloureusement le sol dentelé.
Un grognement s'échappa de ses lèvres et elle faillit pousser un cri lorsque le lapin sauta sur sa poitrine. L'animal plaqua à la hâte une patte sur ses lèvres, et Hermione fut réduite au silence, regardant l'animal démesuré avec effroi et terreur.
« Tout va bien, tout va bien » dit le Lapin. Hermione gémit mais il pressa davantage sa patte sur ses lèvres. « Il n'y a pas de quoi avoir peur, mon cœur. Je ne mords pas. Donc, je vais enlever ma patte, mais promettez-moi de ne pas crier, d'accord ? »
La sorcière hocha la tête, regardant toujours d'un air apeuré l'animal. Lorsque le Lapin fut certain qu'Hermione tiendrait sa promesse, il sauta hors de son torse et la fixa. La brunette, de son côté, se leva lentement du sol et boita aussi loin que possible du Lapin.
« Vo-vous parlez, » bafouilla-t-elle, préférant s'asseoir sur le lit pour soulager sa jambe tremblante.
Le Lapin gloussa, riant apparemment, et dit : « Bien évidemment, mon cœur. Je suis un Animal Parlant, à quoi vous vous attendiez ? Il y a une différence entre une simple lapine et une Lapine. Grand Dieu, pourvu que je ne sois pas réduite au silence. »
« Vous êtes un animal, » répéta Hermione, en insistant sur le dernier mot. « Ça peut parler. »
La Lapine fut surprise. Elle sonda la brunette quelques minutes de ses yeux perçants, avant de les connecter à ceux d'Hermione. « Je suppose que vous êtes nouvelle ici, non ? Lorsqu'on y pense, vous ressemblez à une Fille d'Eve pour moi. »
« Une quoi ? » Demanda-t-elle, confuse.
« Une Fille d'Eve, » dit la Lapine. « Comment appelez-vous votre race déjà ? Aubains ? »
« Humains ? » Demanda Hermione, et la Lapine acquiesça.
« Oui, oui c'est ça, » dit-elle. « Je suis Babbitty la Lapine, soit dit en passant. Une des meilleures cuisinières de ce pays, si vous voulez tout savoir. Et vous, Fille d'Eve ? Avez-vous un nom ? »
La brunette cligna des yeux. « Hum … Hermione, » dit-elle.
Babbitty sourit et sautilla vers la brunette. Cette dernière recula légèrement, mais l'Animal Parlant ne sembla pas le remarquer. « Hermione, » dit-elle – Hermione avait déduit que le lapin était une femelle. « Quel adorable nom. » Elle sautilla de quelques pas vers Hermione avant de s'arrêter, à quelques pas d'elle. « Vous souvenez-vous de quelque chose ? »
Hermione allait répondre, mais s'arrêta. Si elle était dans cet étrange pays avec ces étranges animaux parlants, pardon, Animaux Parlants, elle estima qu'il serait trop dangereux de révéler des informations à propos d'elle. « N-non, » bégaya-t-elle, haïssant le fait qu'elle mentait.
La Lapine crut son mensonge, heureusement, tandis que les yeux de Babbitty s'adoucirent. « Pas étonnant si vous êtes frigorifiée, Hermione, » dit-elle. Babbitty sauta vers Hermione avant de sauter sur le lit, à côté de la brunette.
Après une inspection approfondie, Hermione trouva que la Lapine était une chose adorable, bien qu'elle fût légèrement désarmée à cause du fait qu'elle pouvait parler. « Vous étiez méchamment blessée, et sur tout le corps, lorsque je vous ai vu devant mon terrier, » dit Babbitty. « Je pensais presque que vous étiez morte. Mais votre cœur battait, je vous ai donc porté dans mon terrier et j'ai soigné vos blessures. »
Hermione se sentit immédiatement honteuse d'avoir été craintive et méchante auparavant. « Je suis désolée, » s'excusa-t-elle, mais Babbitty rigola simplement.
« Ne dites pas d'idioties mon cœur, » dit la Lapine. « J'ai été une Lapine bien seule depuis longtemps, et toute compagnie est la bienvenue. De plus, vous sembliez effrayée quand je vous amenée à l'intérieur. »
La brunette acquiesça et regarda autour d'elle encore une fois. Quand ses yeux se posèrent sur Babbitty, elle dit : « Si cela ne vous dérange pas, pouvez-vous me dire où je suis s'il-vous-plait ? »
« Oh, pas du tout, » dit Babbitty, souriant alors qu'elle sauta du lit vers la table pleine de carottes. « Vous êtes à Narnia et, croyez-moi, vous allez adorer être ici. »
La mâchoire d'Hermione tomba et ses yeux s'agrandirent. « Par-pardon ? » demanda-t-elle de nouveau.
« Narnia, mon cœur, » répéta Babbitty. « Un sublime pays pour vi- … Est-ce que tout va bien ? » La Lapine sauta de la chaise et se précipita vers Hermione qui, brusquement, s'écroula sur le lit. Après avoir vu que ses yeux étaient encore ouverts, la Lapine poussa un soupir de soulagement. « Je pensais que vous vous étiez encore évanouie, » dit Babbitty. « Vous me faites des frayeurs, vous savez. »
« Babbitty ? » Demanda Hermione, presque haletante. « Puis-je avoir une moment seule ? S'il-vous-plait ? »
La créature narnienne fut surprise mais acquiesça néanmoins. « Je pense que c'est mieux si je fais ça, » dit Babbitty en se retournant et en sautillant pour quitter le terrier.
Une fois qu'Hermione fut seule, elle se retourna sur le lit et enterra sa tête sous l'oreiller.
Elle ne pouvait pas y croire. Pas. Du. Tout. Elle était à Narnia. Dans Narnia ! Les mots étaient insuffisants pour décrire ce qu'elle ressentait à ce moment-là.
Narnia fut toujours un monde de fiction pour elle. Lorsqu'elle était jeune, elle ne cessait de lire le deuxième livre, encore et encore, rêvant du moment où elle irait à Narnia, où elle serait témoin des batailles et des Animaux Parlants et de l'Hiver sans fin. C'était un monde fantastique pour elle, quelque chose qui ne pouvait pas exister.
Mais ça, c'était avant que Poudlard n'arrive, et sa vie ne fut plus la même. Si les sorcières et les sorciers existaient, alors il y avait de grandes chances pour que Narnia existe aussi.
« Mais c'est impossible, » continua de se dire Hermione, ne pouvant croire ce qu'il lui arrivait maintenant. « Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi Narnia ? »
Elle s'assit lentement sur le lit, confuse et frustrée. Elle détestait quand elle n'avait pas les réponses à ses questions dans l'immédiat. Elle était sûre et certaine qu'elle avait été envoyée ici pour une raison.
« Non, je veux repartir, » supplia-t-elle seule, des larmes se formant au coin de ses yeux. Dans son monde, il y avait un chaos total, mais elle savait qu'ils avaient besoin d'elle. Elle serait une lâche si elle s'enfuyait. De plus, elle est une Gryffondor. Dans son cœur, Hermione savait qu'elle avait un devoir à remplir dans le Monde Magique.
« S'il-vous-plait, ramenez-moi, » souffla-t-elle, levant une main vers son œil droit afin d'essuyer une larme qui venait de couler.
« Lucy ! Tu m'as surpris ! » S'exclama Edmund lorsque sa petite sœur entra soudainement dans le belvédère, un endroit qu'Edmund préférait dans tout le château. Il lisait quelques affaires et problèmes de Narnia lorsque Lucy entra soudainement.
« Edmund » accueilla-t-elle en s'asseyant à côté de lui. Sa tête tomba instantanément sur son épaule, et Edmund soupira.
« Très bien, qu'y a-t-il ? » Demanda-t-il, et Lucy lui sourit.
« Rien » dit-elle.
Il roula des yeux. « C'est idiot, » dit-il. » Tu veux évidemment me dire quelque chose. Ou probablement m'embêter. »
Lucy soupira et resta silencieuse quelques minutes.
Les deux avaient grandi ensemble, et s'étaient rapprochés, surtout après la défaite de la Sorcière Blanche. Edmund semblait se sentir extrêmement coupable de ne pas avoir cru sa petite sœur dès le début. Il se réinventa pour elle, devint plus proche d'elle, et était prêt à chaque fois qu'elle avait besoin de lui. Ainsi, il avait découvert tout un tas de choses insignifiantes à propos d'elle.
Comme maintenant. De la manière dont elle agissait, et de la façon qu'elle avait toujours quand elle le cherchait, Edmund savait que quelque chose l'embêtait.
« J'ai peur, » dit-elle finalement, brisant le silence.
« De quoi ? » Demanda Edmund, malgré le fait qu'il connaissait déjà la réponse.
« De ce que la prophétie a dit, espèce d'oie, » renvoya-t-elle. « Quoi d'autre ? »
Edmund soupira et dit : « Et bien, ne le sommes nous tous pas ? » Il sourit lorsque Lucy fronça les sourcils. « As-tu vu Peter récemment ? C'est une épave. Il s'inquiète d'autant plus de cette façon. Moi-même je ne suis pas particulièrement ravi de l'idée que la Sorcière Blanche revienne à la vie, tu sais. »
Lucy rigola et lui fit un câlin. « Je suppose que nous devons tous rester fort à présent, non ? » Dit-elle.
Edmund le Juste lui tapota le dos pour la réconforter et sourit tristement. « Oui », répondit-il. « Nous le devons. »
