P. D. V. Laughing Jack ;

J'observe la scène de loin, comme beaucoup d'autres scènes. Je l'ai repérée par hasard i ans : un physique atypique, une vie qui n'a jamais été facile et qui a permis de développer certaines tendances morbides, c'est sûr qu'elle ferait une parfaite creepypasta. Le problème c'est qu'elle n'a encore jamais tué personne, ce qui est la condition principale pour devenir un creepypasta. Je devrais la forcer à avoir ce déclic mais sans me montrer car, sinon, je serais obligé de la tuer.

À midi, encore une fois, je me cachais dans une grille d'aération d'où je pouvais avoir une vue d'ensemble du réfectoire. L'imbécile qui l'a humiliée ce matin passe près d'elle et lui met une claque derrière la tête. Quand il s'était un peu éloigné, elle lui lance son couteau dans la cuisse, ce qui lui déchire son pantalon et l'égratigne légèrement, peut-être est-ce le déclic tant attendu !

Pour en être sûr, je sors du conduit d'aération et me rend chez elle. Je dépose ma boîte, ma précieuse boite dans sa chambre pour voir comment elle va réagir en la voyant. Je la mets bien évidence sur son lit.

Le soir en rentrant, elle balance son sac dans un coin de la pièce et saute sur son lit :

-Aie ! Qu'est-ce que c'est que ça ! crie-t-elle.

Elle regarde l'objet qui lui est rentré dans le dos.

-Une boite à musique : "Laughing Jack in a box", lit-elle, je ne savais pas que Théo en avait une, réfléchit-elle. Mais c'est bizarre que je ne l'ai pas remarqué ! Je vais quand même la garder, décide la jeune fille.