Auteur Althena

Note de l'auteur : Quasiment aucun de ces personnages m'appartient.

Note 2 de l'auteur: même si les personnages ne m'appartiennent pas, les éléments de l'histoire viennent de moi. j'ai essayé de respecté au mieux l'histoire de gravitation... mais s'il y a un problème il ne faut pas hésiter à en parler...L'histoire commence il y a près de 16 ans. (Ryuichi a donc 16 ans, Tohma 16 ans et Noriko 12 ans...vive l'adolescence et leurs premiers amours...)bonne lecture.


Un jeune adolescent descendit du train qui desservait les grandes villes du Japon. Il regarda avec attention les écrits des panneaux. Les gens le regardèrent un instant avant de continuer leurs chemins. Les gens de la capitale nipponne le regardaient d'un drôle d'air : peut-être était-il trop étranger pour eux avec sa tenue très stricte. Il avança son regard, se posant sur n'importe quoi et quand il vit quelqu'un qui lui faisait de grands signes, il se retourna et interpella un couple.

Fils: Père! Mère! Notre guide est arrivé!

Guide: Bienvenue, madame, monsieur au Japon! Permettez-moi de prendre vos bagages.

Le couple avec leur enfant monta dans une voiture noire aux vitres fumées. Si l'adolescent s'extasiait à voir le paysage nippon, ses parents étaient plutôt impassibles et fades à ce que leur fils pouvait dire sur ce qu'il pensait de ce pays où il n'avait jamais mis les pieds. Leur destination finale après de longues heures de voyages était un pavillon. Il était très grand et semblait être très spacieux. Descendant de la voiture, il aida le personnel à enlever les bagages du véhicule et les amena dans la maison. Pendant que leur guide expliquait les rudiments de la vie japonaise, le garçon explora sa nouvelle maison.

Il y avait près trois chambres dont un des portes donnant à une mini salle de bains, une salle à manger annexé à la cuisine, un salon... bref,elle était typiquement occidentale et il se réjouissait à la vue de la salle japonaise situé près du jardin. Quand il entendait la voiture démarrait, il retournait vers ses parents.

Mère: alors que penses-tu de notre nouvelle maison, Tohma?

Tohma: vous avez toujours aussi bon goût mère...

Mère: merci, tu es un fils adorable...

Père: bien allons ranger nos affaires, puis nous irons t'acheter un synthétiseur... notre guide nous a parlé d'un excellent magasin dans lequel il vend les meilleurs du pays...

Tohma: bien père... mais si vous le permettez, pourrions-nous rendre visite à ma tante? Vous avez dit dans l'avion que vous irons la voir...

Père: Ah oui, c'est vrai... Prends tes affaires et ranges déjà tes vêtements... la journée risque d'être aussi longue que notre voyage...

Après deux heures de rangements, Tohma descendit les escaliers, et ses parents étaient déjà là, dans le hall l'attendant. Il s'inclina pour s'excuser de son retard et enfila ses chaussures. A cause de la fatigue, ce n'était pas le père qui conduisait mais un chauffeur de taxi qui les amenait dans la grande métropole japonaise. Tohma fit part de ses impressions nouvelles à la vue du japon à ses parents qui semblaient l'écouter avec attention. Une heure plus tard, ils arrivèrent au magasin que le père lui avait parlé. C'était un petit magasin, Tohma s'étonna de voir que c'était dans un tel endroit qu'il aurait son instrument tant attendu. Sa mère sourit et vint parler avec lui pendant que son père négociait pour faire attendre leur chauffeur.

Mère : Tohma, tu te fies trop aux apparences… ce n'est parce que tu vois quelque chose d'horrible que cela l'est…

Tohma : mais mère… veuillez m'excuser… vous avez plus d'expérience que moi, j'ai eu tort de douter de vous un instant…

Mère : Haha… même dans les situations gênantes, tu sais restes aussi bien élevé et tu sais garder le sourire.… Bien entrons.

C'était le père qui ouvrait la porte. La famille Seguchi était très attachée aux manières et au savoir vivre car depuis très longtemps, les membres de cette famille étaient devenus cadres ou chef d'entreprise et côtoyaient le grand monde. C'est dans cette optique que Tohma avait été éduqué et il ne devait pas faire défaut à des parents.

Le magasin de musique était bien loin de ce que Tohma imaginait, c'était presque un musée et chaque instrument brillait à la lumière des néons. Tout était propre et bien disposé que le garçon s'émerveillait à voir un instrument. Le gérant du magasin vint à la rencontre des trois personnes. C'était un homme d'âge moyen avec une barbe brune. Il demanda à monsieur Seguchi l'honneur de sa visite.

Père : je souhaite acheter un piano d'appartement pour mon fils…

Gérant : mais bien entendu… souhaitez-vous un modèle particulier ?

Père : à vrai dire… je ne suis pas un expert mais vous pouvez ce que vous avez…

Gérant : Bien sûr, s'il vous vous donnez la peine, monsieur…

Mère : Tohma…

Tohma : oui, mère ?

Mère : Ton père et moi allons voir les pianos pendant ce temps tu pourrais voir les partitions. Si une t'intéresse, n'hésite pas à la prendre.

Tohma : Bien mère.

Ils partirent dans deux directions différentes. Tohma s'engouffra de plus en plus dans le magasin. Il était maintenant dans le rayon disquaire et les partitions des musiques du monde entier étaient présentées. Le jeune enfant feuilleta les différents cahiers à musique. Pendant un quart d'heure, il se plongea dans son univers de la musique, imaginant ce que ça allait donner au piano.

Un jeune homme qui semblait avoir le même âge que lui, marcha dans les couloirs du magasin. Il aperçoit de loin ce garçon blond qui lisait les produits à vendre. Il le regarda de façon étrange : était-ce parce qu'il était blond, donc un étranger qu'il n'hésitait pas à lui dire un mot de peur qu'il ne comprenne pas le japonais ? Il avança d'un pas. Comme le sol grinçait, Tohma sursauta et le leva la tête en direction de la source de ce grincement et il le vit ce jeune homme qui arrêta net ces pas quand leurs regards s'étaient croisés. C'était un jeune homme assez musclé pourtant il avait le corps fin. Ses cheveux marron allaient magnifiquement avec ses yeux d'un marron profond et il avait une allure assez noble. Tohma avait l'impression de sentir une aura se dégageant de lui.

Tohma : Excusez-moi…

Garçon : japonais ? Tu sais parler le japonais…

Tohma : un peu…

Le blond rangea la partition et entendit le jeune homme marcher vers lui. Tohma recula inconsciemment d'un pas comme s'il avait peur et son visage traduisit un peu cette crainte. En voyant ce regard apeuré dans un visage impassible, le jeune homme lui tendit sa main somme signe pour lui dire bonjour.

Garçon : je te fais peur ? Pourtant, tu es un client et je dois être gentil avec eux…

Tohma : ah… je regardais juste les cahiers de musique… j'aime beaucoup jouer du piano et comme je ne pouvais pas transporter le mien, mes parents ont décidé de m'en acheter un…

Garçon : Tu sais quel piano, tu veux ? Yamaha ? Roland ?

Tohma : je ne fais pas attention à leurs marques tant qu'il me convient…

Garçon : hum… tu es du genre à te laisser faire…

Tohma : qu'est-ce que vous voulez dire ? Que je n'ai pas ma propre initiative ?

Garçon : bah ouais…

Tohma rougit de honte. Il se faisait insulter par quelqu'un qui ne le connaissait pas et voulut lui donner une bonne leçon mais quel motif pouvait-il donner à ce geste déplacé de sa part ? Il avait un regard intimidant et il avala un peu sa salive. Le silence était rompu par ce jeune homme qui se présentait à lui.

Garçon : ah j'oubliais… je m'appelle Ryuichi Sakuma… je travaille ici… c'est quoi ton nom ?

Tohma : Tohma... Seguchi Tohma…

Ryuichi : Ok… alors Seguchi… tu veux que je te donne un bon conseil ? si tu es vraiment quelqu'un qui se laisse faire, va rejoindre tes parents et suis les toujours mais si tu ne l'es pas, alors choisis toi-même ce que tu veux… si c'est vraiment un piano encombrant que tu veux, vas-y te gêne pas… je ne suis qu'après tout un conseiller…

Tohma : je… je voudrais un synthétiseur… UN SYNTHETISEUR …

Tohma rougit pour avoir crier son souhait d'avoir son propre instrument qu'il aurait choisi lui-même. Ryuichi sourit. Tohma ne comprenait pas vraiment ce garçon. Il semblait être arrogant et avait peut-être la philosophie de «vivre sans penser au lendemain». Mais il devait bien se l'avouer que cela lui avait fait du bien de l'avoir dit. Ryuichi, toujours aussi souriant, le prit par le poignet.

Ryuichi: bien, Seguchi, si tu veux bien me suivre…

Tohma se laissa entraîner par la fougue que Ryuichi dégageait. En tant normal, il aurait rochigné mais il se sentit dès le départ en confiance avec lui et il se laissa guider. Arrivé dans l'espace réservé aux instruments à cordes frappés, Tohma regardait avec admiration les différents instruments présentés. Il avait déjà chez lui, un piano à queue mais il ne pouvait pas imaginer que d'autres modèles de piano existaient. Ils étaient si beaux que si Tohma passait ses doigts sur la surface lisse et brillante. Ryuichi se dirigea vers l'un d'eux et interpella son client.

Ryuichi: tiens, je te conseille celui-là!

Tohma: vraiment? C'est que je ne connais pas vraiment…

Gérant: RYUICHI!

Ryuichi: oui patron!

C'était au garde à vous que Ryuichi était pour se présenter à son employeur. Tohma vit derrière lui ses parents et trembla un peu. Il était anxieux de savoir la réaction de ses parents quand il avait crié qu'il voulait un synthétiseur. Il avança d'un pas et se retrouva ainsi devant Ryuichi.

Tohma: Père, Mère, je…

Père: Tohma, nous te cherchions, nous avons trouvé ton piano… veux-tu aller le voir?

Tohma: vraiment? Mais… je voudrais… un synthétiseur…

Ryuichi: hein?

Mère: Tohma… tu ne l'a pas encore vu ce que nous avons choisi pour toi… allons ne dis pas de bêtises…

Tohma: Non mère, je veux vraiment un synthétiseur et ce n'est pas n'importe lequel… c'est celui-ci… j'aimerais celui-là…

Père: Mais cela ne te convient pas du tout…

Tohma: peut-être… mais c'est mon choix… je n'ai pas encore fait de caprices depuis que je suis né alors je vous demande juste pour cette fois, achetez-moi cet instrument… vous ne pourriez pas m'offrir mieux…

Gérant: mais c'est que votre fils a un œil de faucon pour ce genre d'instruments, c'est vraiment le meilleur des instruments que j'ai en magasin. Je ne voudrais pas me mêler de vos histoires mais entre le piano et ce synthétiseur, je vous conseille vivement sur ce synthétiseur.

Ryuichi: Je suis sûr que votre fils sera plus heureux avec lui que celui que vous avez imposé.

Tohma: Sakuma…

Ryuichi: quand j'ai vu votre fils, je l'ai tout de suite imaginé derrière ce synthétiseur et moi aussi je suis du même avis que le patron.

Le père soupira et voyant la majorité l'emporter, il se résigna à acheter le synthétiseur pour son fils. Tohma se réjouit intérieurement car il n'avait pas encore la maîtrise de l'expression extérieure. Pendant que les parents payaient, Tohma sortit du magasin en compagnie de Ryuichi. Il lui devait une fière chandelle.

Tohma: merci…

Ryuichi: bah pourquoi?

Tohma: pour tout à l'heure…

Ryuichi: écoute, je fais mon boulot c'est tout. Je dois satisfaire mes clients et puis tu me plais bien comme gars.

Tohma: Comment?

Ryuichi: tu es mignon dans ton genre et dommage pour toi, je suis bisexuel. Alors n'abîme pas ton joli instrument sinon…

Tohma rougit: il pensait vraiment que ce garçon était bizarre. Lui dire comme ça devant lui qu'il lui plaisait et qu'il était bi ne le rassurait pas vraiment. Il voulut dire quelque chose mais c'était sans compter sur l'intervention d'une fille qui tombait sur le sol. Comme un vrai gentleman, Tohma la rattrapa avant qu'elle ne heurte le sol avec ses patins à roulettes.

La jeune fille était une jeune adolescente et avait des cheveux violets marinés avec des yeux d'une couleur pale. Tohma la regardait un instant avant de la relâcher. Elle le remerciait alors que ses amies l'appelaient.

Amie1: alors Ukai, tu viens ou pas.

Amie2: Noriko, tu a s bien calculé ton coup pour te faire un petit ami.

Noriko: mais ça ne va pas… mais attendez-moi…

Ryuichi posa sa main sur l'épaule droite de Ryuichi et le tourna vers lui. Il approcha ses lèvres près de son oreille pour lui murmurer quelques mots.«Je ne suis pas prêt à oublier cette journée, Tohma.»

Seguchi rougit de plus belle mais retrouva sa couleur normale quand il voyait ses parents s'apprêtant à sortir du magasin. Le chauffeur de taxi les attendait et la famille Seguchi monta à bord pour rendre visite à la tante de Tohma.

Tohma: je n'ai pas vraiment compris ce qu'il voulait dire… mais je sens que cette journée ne sera pas oubliée avant bien longtemps… ma rencontre avec lui était prédestinée?


voilà fin du chapitre 1... bon d'accord ce n'est pas la suite du prologue mais bon... on pourrait imaginer comme ça la première rencontre entre Ryuichi et Tohma... Noriko étant un accesoire...