Réponses aux reviews !
Déjà, avant toutes choses, je pensais clairement pas que des gens liraient cette histoire xD Parce que bon, c'est loin d'être intellectuellement très élevé (d'ailleurs, c'est complètement stupide comme fic). Du coup. Ptet que je posterai l'intégralité des fics débiles que j'écris (et y en a un certain nombre). Voilà. Donc !
IceQueen38 : un début intriguant ? Si tu le dis ! J'espère que la suite te plaira !
Amicalement Loutre : outre le fait que ton pseudo est absolument fantastique, je suis contente que ce petit prologue t'ait plu et j'espère que la suite te plaira tout autant ! Eh oui, Aonghas a un nom absolument ridicule (je vais finir par passer maître dans l'art de donner les pires noms possibles à mes OCs). Et je tiens à dire qu'aucun furet n'a été maltraité durant le tournage xD
Poudlard, 1894
Depuis 896 ans qu'il était mort, Aonghas Malfoy avait eu le temps de s'habituer à sa condition de fantôme. Il avait rencontré tout un tas de fantômes qui n'existaient pas quand il était encore vivant.
D'ailleurs, en 896 ans, il avait eu le temps de réfléchir aux circonstances de son décès, et en avait conclu qu'il était mort d'une façon complètement débile. Typiquement Gryffondor, aurait dit son ami Neven, s'il était toujours en vie. Mais Gryffondor ou pas, mourir en se cassant la gueule du haut de la Tour d'Astronomie, c'était vraiment, mais alors vraiment ridicule.
Enfin, quoi qu'il en soit, Aonghas Malfoy se plaisait fort bien dans sa vie de fantôme. Mieux : il s'amusait comme un fou. Et il organisait fréquemment des concours de bêtises avec Peeves, ce qui était vraiment stimulant. Parce que l'esprit frappeur était vraiment un génie en la matière. La seule chose qui puisse ternir le tableau coloré de la vie – ou plutôt de la mort – d'Aonghas, c'est que personne, je dis bien personne, ne savait qu'il existait. Tout le monde connaissait Peeves, mais lui, il passait toujours à la trappe ! Certains de ses meilleurs tours avaient même attribués au poltergeist ! De quoi devenir chèvre.
À avoir fait des idioties pendant toute sa vie et les 200 premières années de sa mort, il avait épuisé son stock d'idées géniales. Alors il se contentait de petits tours amusants, et, de temps en temps, quand l'imagination le prenait, il déballait toutes ses compétences de farceur pour mettre le château sans dessus-dessous.
- Excusez-moi, monsieur le fantôme, mais vous n'auriez pas vu mon livre de Métamorphose ?
Aonghas arrêta de peindre des roses trémières sur l'armure devant lui – il avait développé un véritable talent pour peindre ces fleurs – pour dévisager le garçon qui lui faisait face. Il devait avoir 12 ans, environ, et avait de très beaux cheveux roux. J'ai toujours voulu être roux, songea Aonghas, évasif. Avec ma couleur de cheveux, je ressemble à une Barbie.
- Monsieur ?
La voix timide du garçon le sortit de ses pensées.
- Ouiiiiii ? Lança le fantôme d'une voix trainante qu'il savait absolument insupportable.
L'autre se dandina légèrement, dansant d'un pied sur l'autre, les joues rouges.
- Je me demandais si vous aviez vu mon livre de Métamorphose ?
Aonghas leva les sourcils si haut qu'ils se perdirent dans ses cheveux.
- T'es à Gryffondor, toi.
- Euh… oui ?
- Porte un peu ce qu'il te sert d'attributs masculins, on dira que tu vas te faire dessus.
Le rouquin rougit violemment, mais ne répliqua rien. Les valeurs gryffondoriennes se perdent, rouspéta intérieurement Aonghas. Très mauvais, ça.
- Écoute, gamin, je vais t'expliquer la vie. Vois-tu, un Gryffondor sans courage, c'est comme un Serpentard sans ruse, un Serdaigle sans cerveau ou un Poufsouffle sans indulgence : ça perd toute sa crédibilité. T'as déjà vu un Poufsouffle remballer quelqu'un qui avait besoin d'aide ?
- Euh, non…
- Un Serdaigle ne pas étaler sa science à chaque fois qu'il en a l'occasion ?
- Euh, non…
- Un Serpentard proposer son aide sans rien en échange ?
- Euh, non…
- Eh ben un Gryffondor, c'est pareil. Les Gryffondors sont courageux et stupides, c'est comme ça et pas autrement. Ne me regarde pas comme ça, je sais ce que je dis. J'étais à Gryffondor, j'étais courageux, et j'étais carrément con. Je suis mort, donc plus très Gryffondor, je suis toujours courageux, et encore plus con qu'avant. C'est l'ordre des choses. N'est-ce pas merveilleux ?
- Euh…, fit le rouquin avec éloquence.
- Bien sûr que ça l'est. Comment tu t'appelles, gamin ?
Le rouquin cligna des yeux. Ce fantôme était complètement dérangé. Il aurait dû demander de l'aide à quelqu'un d'autre, mais comme il n'y avait personne dans les couloirs à cette heure-ci… le blondinet était le seul sur qui il était tombé.
- Albus, monsieur. Albus Dumbledore.
