Salut !

Les persos et la saga de JKRowling ne m'appartient mais l'histoire complètement dérangée ci-dessous, oui.

Bon alors, j'ai fais deux épilogues, ils peuvent être lus séparément ou l'un à la suite de l'autre, ça dépend quelle fin tu préfères en sachant que les deux sont mindblowns


Deux ans plus tard.

Vivre avec un syndrome de stress post-traumatique avait été plus difficile qu'il ne le pensait. Dans les films, tout avait l'air facile. Personne ne parlait des crises d'angoisses qui venaient plus facilement, de la peur du noir, de la peur des autres, des endroits clos qui le faisaient paniquer, des balades dans la rue impensables s'il n'était pas muni de son poing américain ou de gel au poivre, des scénarios cauchemardesques qu'il s'inventait quand il trouvait que quelqu'un le fixait trop longtemps, des hallucinations qu'il se tapait lorsqu'il était trop fatigué, de sa respiration et de ses neurones qui s'arrêtaient de fonctionner lorsqu'il croisait un homme blond. Personne ne parlait de ça. Personne ne lui avait non plus dit qu'il deviendrait un maniaque de la propreté et que manger des éclairs au chocolat – cadeau de Draco dans ses bons jours – deviendrait impossible, il les vomissait dans la seconde.

Pourtant, il avait combattu tout ces désagréments. L'aide d'un psy l'aurait sans doute beaucoup aidé mais comment raconter son histoire ? Comment parler de ses sentiments ambigus pour Draco ? Qu'il l'avait blessé mortellement et que son cadavre pourrissait peut-être encore dans son appartement ? La rubrique nécrologique et faits divers qu'il avait consulté religieusement pendant plus de huit mois ne lui avaient rien appris, aucun mort au nom de Draco Malfoy, aucun avis de disparation, aucun homicide sans coupable. Au bout du neuvième mois, il avait enfin commencé à se détendre et au bout du treizième à chercher un travail. Au quinzième, il avait renoué avec ses anciens amis et avait créer de nouvelles amitiés.

Il avait trouvé un job de serveur dans un restaurant minuscule – la foule l'effrayait – mais bordé de grandes baies vitrées. La salle n'était jamais pleine, et Harry se demandait souvent comment les restaurateurs maintenaient leurs affaires à flots, mais tant qu'ils le gardaient comme employé, ça lui allait. Il partageait son temps entre l'endroit où il travaillait et les balades en forêt.

La plupart du temps, il évitait de penser à Draco – cela lui provoquait des attaques de paniques la majeure partie du temps. Mais quand il ne pouvait s'y empêcher, il s'interrogeait sur les sentiments qui les avaient unis. Véritable amour ou syndrome de Stockholm ? Désir sadique de contrôle ou réel intérêt ?

Souvent il pensait l'apercevoir au restaurant ou à une projection de cinéma en plein air, et c'était un soir comme un autre quand il crut l'apercevoir encore une fois sur son lieu de travail. Le service était fini, ses deux patrons s'étaient retirés afin de faire les comptes – le dernier client restant ayant déjà payé sa note à l'avance –, Harry restait devant [dans la salle] afin de redresser le stables et de pallier à une quelconque demande du Monsieur tandis que son collègue s'occupait de boucler les arrières [la plonge, nettoyer les plans de travail, etc]. Du coin de l'œil, il zieutait l'homme et fut extrêmement déçu en découvrant qu'il avait des yeux noirs et une moustache tout aussi brune. Il souhaita un excellent dessert à l'homme et emporta ses couverts sales à l'arrière. Ce n'était pas lui, ce n'était pas Draco. Comme d'habitude, son cœur galopait dans sa poitrine et ses jambes peinaient à le supporter. Fin de l'histoire, au revoir, rideau. Cette rencontre se terminait comme les innombrables autres avant elles.

Harry quitta le restaurant une demie-heure plus tard, épuisé. Il s'affala sur le siège passager, et alluma une cigarette. Il avait repris à un rythme beaucoup plus soutenu depuis qu'il était sorti, afin de calmer son stress. Il ouvrit la fenêtre avant d'en allumer une deuxième quand il distingua une autre fragrance, masquée par l'odeur du tabac consumé et de la transpiration. Un nœud lui tordit le ventre quand il comprit : le parfum de Draco. Sa voiture sentait son parfum ! Subitement paralysé par la peur, il fut incapable de bouger. Ses arguments rationnels n'arrivaient pas à endiguer le flot d'angoisse qui se déverser en lui.

Quand les portières se verrouillèrent sans qu'il eut esquissé un geste, il comprit qu'il était fichu. De l'ombre de l'arrière de son véhicule, s'extirpa une masse noire qui prit place sur le siège passager. Harry luttait pour reprendre le contrôle de ses capacités cognitives mais plus aucune ne lui répondaient, sa cigarette se consumait entre ses doigts et la terreur l'épinglait sur son siège. Quand il réussit à tourner la tête, il fut partagé entre l'horreur et la fascination.

La cicatrice blanche qui barrait son cou fut la première chose qu'il remarqua ainsi que ses cheveux un tout petit peu plus long. Hormis cela son visage n'avait pas changé, il était le même que dans ses cauchemars – ou ses fantasmes.

« Tu m'as manqué. »