NdT : Bonjour ! Me revoici pour le deuxième chapitre de The Sweetest Revenge, qui est, je le rappelle, à la base une fic en anglais écrite par Coconut Girl, qui m'a permis de traduire. Merci pour les messages que j'ai reçu, vous êtes encourageants et il semble que ça vous plait, tant mieux ! Je profite de ce moment pour préciser que Coconut Girl comprend le français, donc peut lire vos messages. A bientôt !
Chapitre 2 : Ce que veulent les femmes
"De quel niveau de romantisme parlons-nous, Mademoiselle Parkinson ?" demanda-t-il avec prudence.
Elle fit tout son possible pour retenir le rictus suffisant qui menaçait d'étirer ses lèvres et lui offrit plutôt le sourire le plus doux dont elle était capable. Il n'était pas grave qu'elle le piège juste un peu. Cela garantirait qu'il jouerait ce jeu avec ses règles à elle.
"Quelques démonstrations d'affection en public, et que cela soit vu comme sincère et convenable."
Il eut un léger soupir devant le vague de sa réponse. "Peut-être n'étais-je pas assez clair. A quel point devons-nous paraître engagés ? Devrais-je vous embrasser, ou simplement tenir votre main tout en parlant ?"
Si elle était venue d'un autre homme, Pansy aurait pris cette question comme une tentative de flirt. Mais les manières froides, efficaces de cet homme, et le dégoût total dans sa voix ne laissait pas de doute quant à son désintéressement. Elle pouvait difficilement le comprendre, mais il ne semblait pas le moins du monde attiré par elle. Elle avait cru saisir sur son visage un air appréciateur quand il l'avait regardée pour la première fois, mais peut-être l'avait-elle juste surpris. Elle aurait dû être soulagée d'une telle progression. Cela signifiait qu'il n'y aurait pas de complications ou de bordel inutile. Elle aurait dû en être satisfaite, mais elle ne pouvait s'empêcher de se rappeler un autre homme apathique envers elle.
"Vous devrez m'embrasser, monsieur Weasley, et également tenir ma main. Une étreinte ou deux pourraient aussi être nécessaires," gronda-t-elle avec sarcasme.
Percy acquiesça simplement, puis allongea son bras pour se masser doucement la nuque. Il reposa son bras sur le bureau et joignit ses mains, mêlant ses doigts si fort que ses phalanges commencèrent à blanchir.
"Combien de temps ai-je pour étudier votre proposition ?" demanda-t-il prudemment, réfléchissant à toute vitesse sur la situation.
"J'ai besoin de votre réponse dans l'après-midi." Elle modulait sa voix comme une femme d'affaires, le rejoignant sur la façon de s'exprimer. "Je suis invitée à un dîner chez Millicent Bulstrode ce soir, et j'aimerais beaucoup révéler notre attachement devant mes amis. Ce serait un moment des plus opportuns."
"Et qui exactement y aura-t-il ?" interrogea-t-il, incertain.
"Ceux qui sont invités ne vous concernent pas. Vous ne serez là que pour être avec moi et montrer à quel point vous m'adorez."
La mâchoire de Percy se contracta fortement sous l'effort que lui demandait de contrôler sa réaction dûe au ton condescendant de la petite conne.
"Je n'ai pas besoin que vous rappeliez mes motivations, Mademoiselle Parkinson," gronda-t-il. "Je pense que ce devrait être pour le moins évident que je ne serais là que pour vous. Pour aucune autre raison je ne pourrais être vu en compagnie de ceux qui partagent votre rang social."
"Insinuez-vous que mes amis ne sont pas assez biens pour vous ?" pesta-t-elle, clairement offensée.
"Non, plutôt l'inverse," rétorqua-t-il avec véhémence. "Ils ont rendu assez compréhensible le fait que je n'étais pas assez bien pour eux."
Impassible, il lui lança un regard noir, une rancune violente étincellant dans ses yeux bleus. Pour la première fois, Pansy ressentit le goût répugnant de sa cruauté passée s'emparer d'elle.
Après un court silence, Percy souffla avec force par le nez et baissa de nouveau les yeux sur son travail avant de poursuivre : "Maintenant, si vous voulez bien m'excuser Mademoiselle Parkinson, j'ai pas mal de travail à finir si je dois vous accompagner pour le dîner ce soir."
Les yeux de Pansy s'agrandirent, et elle le regarda, perplexe. N'était-il pas à l'instant en colère contre elle ?
Trouvant enfin sa voix, elle commença à bredouiller : "Oh, merci monsieur Weasley. Merci beaucoup... je... je promets que vous serez..."
"Mademoiselle Parkinson... Pansy..." Il parvint à interrompre son babillage. "Je crois qu'il serait mieux de voir cette soirée comme un essai. Si ça se passe bien, alors peut-être que je pourrais envisager votre proposition. Quoi qu'il en soit, si l'un de nous n'est pas satisfait du tour pris par la soirée..."
Pansy se leva rapidement, le coupant séchement. "Balivernes. Ce sera parfait."
Il la dévisagea un moment avant d'hocher brièvement la tête, et retourna à son travail, bouillonnant intérieurement de colère du fait de sa tendance à prendre les choses à la légère.
Alors qu'elle le fixait, attendant, Pansy commença à fulminer. "Est-ce que ce homme ignore ce que signifie être un gentleman ?"
Sentant son regard vriller le haut de son crâne, un frisson d'agacement descendit le long du dos de Percy, et il leva les yeux sur elle d'un air contrarié. "Quoi encore ?"
"N'allez-vous pas me raccompagner ?"
"Vous plaisantez," fit-il, bouche bée.
Elle croisa simplement les bras sur sa poitrine, et haussa un sourcil désapprobateur pour toute réponse. Il se leva en soufflant, et marcha à grands pas vers la porte. L'ouvrant d'un large geste, Percy se tint droit, avec froideur, et lui lança un regard mauvais, comme pour hâter son départ.
Pendant un instant, elle l'observa lui tenir la porte, et fut saisie par l'image qu'il renvoyait. Elle n'avait jusque là pas réalisé à quel point il était grand. Il aurait peut-être même pu être considéré comme beau s'il n'avait pas eut cette choquante couleur de cheveux.
Elle s'avança vers la porte, mais alors qu'elle le dépassait, une idée s'empara de son esprit. Se tournant vivement vers lui, elle s'approcha assez près et plaça sa main sur son torse.
S'appuyant, elle pressa sa joue contre la sienne et lui souffla "Vous êtes averti, monsieur Weasley. Je vous embrasserai à plusieurs reprises ce soir."
Elle se recula légèrement, et déposa l'ombre d'un baiser sur le coin de sa bouche.
Totalement abasourdi, Percy eut une légère exclamation, rougit profondément, et baissa les yeux pour éviter son regard.
Tout en partant, Pansy parvint presque à dissimuler le sourire de contentement qui étirait ses lèvres. Elle le pouvait toujours. Elle pouvait toujours faire rougir un homme. Elle savait que ce besoin était pour stimuler son égo, récemment mis à rude épreuve.
Percy referma rapidement la porte derrière elle. Une fois seul, il leva la main et fit courir ses doigts le long de sa bouche et de sa joue. Il pouvait presque sentir la chaleur de son baiser sur le bout de ses lèvres.
Pansy, ressassant encore et encore, s'assit sur le canapé dans le bureau. Jambes croisées ; son pied droit planant à quelques centimètres du sol et le remuant à rythme silencieux, menaçant. À côté d'elle, elle pouvait sentir le regard nerveux de Millie, mais cela ne changeait rien à son état d'esprit.
Où était-il ? Il était dix-neuf heures quinze a présent, tous les autres étaient arrivés, et la soirée avait déjà bien avancé, on en était à l'apéritif. Il était en retard. Non, il était plus qu'en retard. Il lui posait un lapin. Cet abus de sa part la ridiculait totalement. Heureusement, personne n'était encore informé de son dernier galant supposé, mais elle pouvait sentir les regards insistants cruellement posés sur elle, surtout celui de Draco.
Tout à coup, un fort son de cloche signala une nouvelle arrivée. Pansy sauta aussitôt sur ses pieds, comme une écolière excitée, attirant l'attention de toute la pièce.
"Tu vas bien, ma chère ?" demanda calmement Millie tout en se levant, inquiètée du comportement étrange et écervelée de son amie.
"Oui, oui... Merveilleusement. Ce doit être lui."
"Lui ?"
"Mon invité spécial. Tu te souviens que je t'ai demandé si je pouvais amener quelqu'un ?"
"Ah, oui." Millicent lui lança un sourire entendu, et lui fit un clin d'oeil amusé. "Peut-être qu'en tant qu'hôtesse je devrais aller saluer personnellement l'homme mystérieux."
"Millie !" geignit Pansy.
"Eh bien, vu que tu ne me dis pas de qui il s'agit, je veux jeter un oeil sur le mec qui te fait bondir comme un lièvre."
Après quoi, l'incroyable femme se partit, et Pansy ne put que se traîner derrière elle.
Percy se tint sur les marchez sombre, fixant la demeure Bulstrode aux portes noires massives, le son clair de la cloche résonnant encore dans ses oreilles. Il ne se souvenait pas avoir jamais été aussi anxieux avant une soirée. Il tenta de se convaincre qu'il pouvait être à bout de nerfs pour tout un tas de raisons.
Déjà, aller dîner chez les Bulstrode était certainement considéré comme étant un terrifiant honneur par beaucoup. Il y avait également le fait qu'il n'avait pas la moindre idée de qui il allait voir ce soir. Selon toute vraissemblance, il allait être le seul Gryffindor présent dans l'antre Slytherin durant une bonne partie de la soirée.
En vérité, il savait très bien pourquoi son coeur battait actuellement la chamade. Après avoir goûté à la légèreté de ses lèvres contre le coin de sa bouche ce matin, la perspective d'être pleinement embrasssé par Mademoiselle Parkinson lui donnait des frissons. Mais c'était une réalité qu'il n'était pas encore prêt à émettre à haute voix.
Sans signe annonceur, la lourde porte s'ouvrit pour révéler un serviteur à l'enthousiasme plus que modéré. "Puis-je vous aider ?"
"Je suis là pour le dîner ?" lâcha Percy, d'un ton plus interrogateur que quoi que ce soit d'autre.
L'homme le détailla des pieds à la tête avant de répondre "Oui, bien sûr."
"Qui est à la porte, Lyle ?" Intervint une voix féminine.
"Je suppose qu'il s'agit d'un monsieur Weasley, madame."
La porte s'ouvrit en grand, révélant une Millicent Bulstrode tout aussi peu enthousiasmée.
"Monsieur Percy Weasley," railla-t-elle avec un dégoût amusé."Et que me vaut ce plaisir ? Je ne crois pas avoir le moindre ennui avec le ministère."
"Il m'a appris, madame, être là pour le dîner," remarqua le serviteur avec prétention.
"Vraiment ? Je crois que vous vous trompez de maison, Weasley. Le chemin de Traverse est de ce côté," dit-elle avec arrogance, d'une voix traînante, tout en faisant un geste vers la droite.
Percy commençait lentement mais sûrement à rougir sous les mots insultants jetés devant lui. Cette soirée était une très mauvaise idée.
"Je crains que non", répondit-il calmement, et il lui offrit une bouteille de vin, qu'il tenait de la main droite.
Brusquement, elle saisit le cadeau et lut le label.
"DeNeuve, année 1934. Eh bien, monsieur Weasley," prononça-t-elle doucement, agréablement surprise par l'incroyable valeur de ce qu'il offrait. "Je ne mettrai certainement pas un gentleman portant un tel cadeau à la porte. Et qu'est-ce qui vous amène ?" Avec grâce, Millicent fit un pas sur le côté, l'invitant à entrer.
En un éclair, son ton et ses manières avaient tant changés de ce qu'ils étaient à son arrivée que Percy la reconnue à peine.
"Eh bien, je suis là pour..." commença Percy tout en entrant, quand une tornade se rua sur lui.
"Percy ! Chéri !" cria Pansy.
Très vite, des bras minces encerclèrent son cou avant que des lèvres, douces et pleines, ne s'emparent de sa bouche en un baiser brûlant. Ses mains se posèrent instinctivement sur sa taille.
Percy se retrouva totalement pris dans un baiser assez langoureux. Il savait que s'il ne se reculait pas bientôt, le brouillard menaçant son cerveau le recouvrerait tout à fait. C'est alors que Pansy fit l'impensable. Elle ouvrit la bouche et approfondit le baiser, et par cela, Percy fut perdu.
De son côté, Millicent les fixait, stupéfaite. Devant elle, sa meilleure amie roulait un patin avec enthousiasme à un Weasley plutôt captivé. Les deux ne semblaient pas seulement heureux d'être dans les bras l'un de l'autre, mais aussi voluptueusement ignorant du spectacle auquel ils se livraient. La vision était au-delà du réel.
