Note :

Bonjour à toutes.

Je ne serai pas longue en bla bla parce que je suis affreusement malade mais je suis quand même sortie de mon lit pour vous, histoire que vous ayez un truc à lire cette semaine. Je m'excuse d'avance pour la brièveté du chapitre, les autres seront plus longs, mais là, c'est juste une mise en place des personnages et de l'action. Je vous remercie pour vos reviews et prendrai le temps de vous répondre la prochaine fois, s'il vous plaît, ne m'en voulez pas, c'est la faute à la vilaine gastro.

Pour la chanson de ce chapitre, je l'ai piqué à un duo que j'apprécie, Mushexor, j'espère qu'elles ne m'en voudront pas, mais je la trouve assez appropriée ici.

Merci encore de me lire, je vous souhaite une bonne lecture, et à la semaine prochaine, bisous et prenez soin de vous en cette veille de vacances pour ceux qui sont encore en cours et pour les autres... Courage ;)

PS : Disclamer : Rien ne m'appartient à part ce qu'a créé mon imagination peut-être trop inventive...


Chapitre Deux : Question de fierté - Edward's POV

Chanson : Everything about you ( I hate ) - Three Days Grace

°o.o.o°

Après le traditionnel discours de pré-rentrée, je sortis immédiatement de l'amphi Madison pour me diriger vers la bibliothèque Firestone sans un regard en arrière. De toute façon, je n'avais jamais sympathisé avec qui que ce soit de ma promotion, me contentant d'être dans mon coin au premier rang à prendre d'interminables notes.

J'y étais arrivé.

Après des dizaines de nuits blanches, des centaines d'heures passé à la bibliothèque au milieu de bouquins plus ou moins poussiéreux, de milliers d'heures à rêver de cette concrétisation, j'y étais arrivé.

Un sourire incrédule étira un instant mes lèvres, alors que j'accélérai le pas sous le soleil automnal du New Jersey.

Par moment, je n'y arrivai pas à y croire, me disant sans cesse que ça ne pouvait pas être la vérité, mais un fantasme, une véritable utopie.

J'étais entré au collège - lycée de Sainte Prudence, là où les plus riches New Yorkais inscrivaient leur si précieuse progéniture grâce aux connaissances de mon père, Anthony Masen, qui était, selon ses ouailles, l'un des plus grands pasteurs du pays.

Il m'avait prévenu dès le début. Si je ne travaillais pas suffisamment, je serai relégué dans un autre lycée privé, mais de moindre importance. Et mon ultime étape, même à cette époque-là, avait été Princeton.

Pour certains, l'aboutissement de toute scolarité devait être Harvard ou Yale. Pour moi, ça avait été Princeton. L'université dans la quelle je voulais étudier et plus tard enseigner. Le rêve de toute une vie. Le rêve de ma vie.

Je poussai les portes battantes de Firestone et montai les marches de l'escalier quatre à quatre jusqu'au deuxième étage. Et je ne pus m'empêcher de sourire quand je pénétrai dans ce silence quasi abbatial. Je me dirigeai vers le comptoir pour emprunter mes livres et souris une nouvelle fois à l'Indien plongé dans un magasine de mécanique, un casque noir posé sur ses oreilles.

" Tu sais que si Carmen te voit, tu vas te faire tuer. " Fis-je, voyant qu'il ne m'avait toujours pas remarqué.

Il sursauta et se redressa sur son siège en un quart de seconde, comme s'il avait été pris en flagrant délit de faute professionnelle, et quelque part, c'était bien le cas.

" Edward, putain ! Tu m'as fait peur ! Ne me refais jamais ça ! Marmonna-t-il en enlevant son casque.

_ Rappelle-moi combien tu es payé pour faire ce boulot ? " Souris-je.

Il grimaça.

" C'est le jour de la pré - rentrée. Y a personne, ici !

_ Et moi ? Je suis quoi ? Un fantôme ?

_ Toi, c'est pas pareil ! Toi, t'es comme les étagères. Tu fais partie du décor tellement tu passes du temps entre ces murs.

_ Je me donne tous les moyens pour réussir.

_ Oui, mais tu n'as pas de vie sociale.

_ J'ai Ben et Angela. Et toi, quand tu viens m'emmerder à 2 heures du mat'.

_ C'est pas de ma faute si je fais souvent des insomnies.

_ Si t'arrêtais d'essayer de faire ami-ami avec l'entourage de Swan... "

Je regrettai presque sur le champ d'avoir prononcé ce nom, aussi bien pour ce qu'il provoquait en moi qu'en lui.

Ses yeux se firent tout d'un coup plus brillants et rêveurs, comme s'il venait de plonger en plein fantasme.

" Je l'ai vue en venant ici. Elle traversait les pelouses. Une vraie reine. Une vraie déesse. Une...

_ Pitié. J'en ai eu suffisamment assez tout à l'heure.

_ Comment tu fais pour ne pas fantasmer sur elle ? C'est une vraie bombe !

_ C'est une garce sans cœur manipulatrice et qui n'aime que sa petite personne. Je ne vois pas en quoi ça en fait un être humain si extraordinaire. "

Mais malgré mes paroles, je sentis mon estomac se tordre en pensant au décolleté plongeant de sa chemise que j'avais eu la faiblesse de regarder quelques nanosecondes.

Une poitrine parfaite et très bien mise en valeur. Magnifique pour des mains d'homme. Du moins, c'était ce que les autres avaient murmuré quand ils l'avaient vue.

Je secouai la tête, dégoûté.

Cette fille ne m'aurait jamais. Même si - et ça me tuait de le dire, même en pensée - elle était incroyablement belle.

Je me rappelai soudain la première fois que je l'avais vue, à Sainte Prudence. Quand elle était entrée accompagnée par son père en personne au début du collège, avec ses cheveux ondulés, son béret beige, sa cape de la même couleur et son uniforme réglementaire. Son sourire timide et candide. Ses joues légèrement rouges. En un seul instant, elle avait conquis tout le monde , des professeurs aux élèves. Même certaines filles du lycée l'avaient regardée avec admiration. Et ce fut à ce moment-là que je sus que je haïrais cette fille toute ma vie.

Ne me demandez pas pourquoi.

Peut-être parce que j'étais certain d'être le seul à voir son véritable visage manipulateur. Peut-être aussi parce que j'avais été le seul qu'elle n'avait jamais réussi à ensorceler et que mon corps réagissait parfois trop violemment par pure frustration sexuelle.

A presque 23 ans, j'étais toujours puceau, et je n'avais pas honte de le dire.

L'amour était secondaire, une futilité. Un danger pour mon avenir. Si je tombais amoureux, j'étais certain de perdre pied dans mes études et il ne fallait surtout pas que ça m'arrive. Pas maintenant. Pas si près du but. Même si j'étais sorti une ou deux fois avec une fille.

Quand je voyais Ben avec Angela qui était amoureux d'elle depuis des temps immémoriaux et qui ne le regardait même pas, quand je voyais sa souffrance quand elle s'adressait à quelqu'un d'autre, je me disais qu'il ne fallait surtout pas que je tombe dans ce piège-là.

Alors je gardais toujours Swan en tête, comme une alarme rouge et stridente.

" Ce n'est pas la peine que je parle, tu ne m'écoutes même pas. Marmonna alors Jacob.

_ Pardon ?

_ Je te disais d'aller chercher tes bouquins pour que je les enregistre et je te demandais si, par le plus grand des hasards, tu ne voudrais pas qu'on sorte Vendredi soir.

_ Je...

_ Non, en fait, je ne te le demande pas, je te l'ordonne. Tu as déjà commencé le squelette de ton mémoire, tu dois être le seul élève de Princeton à l'avoir fait alors ne me dis pas que tu dois potasser et que tu ne peux pas aller prendre l'air frais pendant quelques heures, Edward, pitié.

_ ... Il faut que je lise un livre sur les évènements d'avant et d'après guerre dans les années...

_ Masen !

_ Ne m'appelles pas comme ça ! Grinçai-je.

_ Oui, ça, c'est mon petit plaisir personnel. "

Je me figeai, autant que mon cœur et Jacob au son de cette voix. Sa voix.

Jake déglutit et un sourire idiot étira ses lèvres pendant qu'il se redressait sur sa chaise roulante en faisant ressortir les muscles de ses épaules. Il y avait presque de la bave au coin de ses lèvres, c'était pathétique.

Je ne l'avais même pas entendue. Comment se faisait-il que je ne l'ai pas entendue ?

A présent que je savais qu'elle était derrière moi, tous mes sens étaient en alerte, de son odeur à sa chaleur. Mes doigts se resserrèrent instinctivement sur eux-même et je commençai à tourner les talons pour mes diriger vers la session Histoire quand Jacob demanda d'une voix exagérément suave :

" Je peux t'aider, Isabella ? "

Je pouvais presque imaginer le sourire Colgate en accompagnement. Gerbant.

" Non. C'est lui que je suis venue voir. "

J'accélérai le pas, le cœur au bord des lèvres, tandis que le bruit de ses talons me poursuivait.

Non. Pas un autre dialogue.

Je m'engouffrai dans un rayon et commençai à chercher frénétiquement les livres dont j'avais besoin, espérant pouvoir les repérer avant qu'elle n'ait pu me dire quoi que ce soit.

Nos conversations, depuis le collège, je pouvais les compter sur les doigts d'une main. Mais elles étaient toutes gravées au fer rouge dans ma mémoire.

La première fois, c'était en cinquième. J'avais eu une meilleure note qu'elle en Biologie...

" Tu me fuis ? " Demanda-t-elle d'une voix froide.

Je soupirai presque de soulagement en voyant un des livres que je voulais emprunter. Plus que deux.

" J'imagine que tu te doutes de ma présence ici. " Continua-t-elle de sa voix impersonnelle.

Oh oui, je le savais. Je l'avais su dès que j'aavais senti son odeur derrière moi.

" Quand vas-tu enfin cesser de parasiter ma vie ? "

Je suspendis ma main en l'air et la laissai retomber le long de mon corps en me tournant lentement vers elle avec un sourire amer sur les lèvres.

Pourquoi avait-elle toujours tendance à inverser les rôles ?...

Elle se tenait là, dans le contre jour de la fenêtre, droite comme la Statue de la Liberté, tenant serré contre elle son si précieux agenda en cuir que son père avait dû lui offrir par pur caprice, son sac hors de prix sur son épaule, son décolleté plongeant toujours aussi indécent.

A mon tour, je déglutis et lui lançai un regard polaire.

Je n'avais jamais plié devant elle, ce n'était pas maintenant que j'allais commencer.

Si elle était venue me voir, c'était forcément parce qu'elle s'était doutée de ce qui se passait avec Montgomery. Peut-être même m'avait-elle vu déjeuner avec lui. Elle ou un de ses larbins.

Le Pr Montgomery était celui que je voulais pour être mon chef de projet. C'était l'un des meilleurs professeurs d'Histoire contemporaine de la côte Est, pour ne pas dire le meilleur. Ses conférences et ses livres étaient une référence dans tout le pays et probablement dans le monde entier. Il était l'une des raisons pour que je m'inscrive à Princeton. Il était l'ultime étape de ma réussite. S'il acceptait de soutenir mon mémoire, j'étais quasiment certain de pouvoir un jour enseigner dans cette prestigieuse université, d'autant plus que les rumeurs le prédestinaient à être notre futur doyen.

Et je me doutais bien qu'elle avait eu la même idée que moi à en juger par ses yeux chocolatés qui semblaient presque sans vie tant ils étaient glacials. C'était pour cette raison que j'avais travaillé tout l'été pour présenter une ébauche de mémoire aujourd'hui. Et comme d'habitude, il semblait que j'avais eu un coup d'avance sur elle.

" Montgomery est à moi. Je ne laisserai certainement pas un vulgaire fils de pasteur me voler ma gloire.

_ Pas un vulgaire fils de pasteur. Mais un vulgaire fils de pasteur qui est meilleur que toi dans tout ce qu'il entreprend. Il y a une belle différence. "

Le son de ma voix me surprenait toujours lorsque je m'adressais à elle. Il était toujours bas, calme et froid. Alors qu'elle, elle s'emportait toujours rapidement. C'était peut-être pour cette raison que je m'étais toujours senti supérieur à elle.

Un rictus mauvais déforma ses lèvres.

" Il est à moi. Et ça te tue de l'avouer. Je suppose qu'il ne t'a pas confirmer qu'il te prendrait en tutorat. Je suppose également qu'il ne t'a pas envoyé son dernier bouquin dédicacé.

_ Il ne t'a pas non plus confirmer son tutorat. Il le fait toujours une semaine après la rentrée.

_ Dans une semaine, il me mangera dans la main.

_ Parce que tu vas faire venir en hélico un repas du meilleur traiteur français de New York ? Pitié. Tu crois que tout le monde et aussi vain et superficiel que toi ?

_ Non. Je pense que beaucoup de gens aiment le raffinement. Mais tu ne dois certainement pas savoir ce que c'est à en juger par ta... classe naturelle." Grimaça-t-elle.

Malgré moi, je sentis mon cœur se serrer douloureusement à sa réplique.

Je n'étais pas un fils de riches, tout au plus un fils de bourgeois et on me l'avait toujours amèrement reproché. A Sainte Prudence, beaucoup m'avait demandé ce que ma mère avait dû faire pour que je sois accepté dans l'établissement. A chacun de mes passages en classe supérieure avec brio, ce fut à moi qu'on demanda ce que j'étais près à faire pour survivre dans ce milieu.

Au début, sans doute à cause de la naïveté dans la quelle mes parents avaient toujours voulu que je grandisse pour me protéger du monde et ses noirceurs, je m'étais demandé ce qu'ils voulaient tous dire par là. Tous ces sourires en coin. Toutes ces remarques ignobles.

Maintenant, je trouvais ça absurde.

Et puis, nous avions eu notre deuxième conversation. A la fin de notre collège. Ce fut elle qui me sortit de ma bulle.

J'avais été confronté d'un coup à la cruauté des autres et plus particulièrement à la sienne. J'avais compris que tous leurs regards n'étaient que méchanceté gratuite. Et ce fut à ce moment-là que je décidais de leur prouver à tous que j'étais capable de faire partie de leur monde, qu'ils le veuillent ou non. J'avais travaillé d'arrachepied, je prenais des cours particuliers, je demandais des devoirs en plus, je m'enfermais des jours entiers dans une bibliothèque, je me créais une ambition, le but de toute une vie. Et le nom de Princeton s'était peu à peu esquissé dans mon esprit.

A cause d'eux.

A cause d'elle.

" Tu sais très bien que tu ne m'atteindras pas. Lui fis-je du ton le plus hautain que je pus employer.

_ Non. Je sais très bien que tu caches tout au fond de toi. Rappelle-toi notre troisième conversation. "

Notre troisième et dernière conversation. Jusqu'à ce jour.

Je venais d'essuyer une énième insulte.

C'était au milieu du lycée.

J'étais seul, dans un couloir désert, fuyant tout le monde, et même, quelque part, me fuyant moi-même.

Aujourd'hui encore, je ne comprenais pas pourquoi j'avais craqué ce jour-là. Ce n'était pas l'insulte la plus méchante qu'on m'avait dite. Je m'étais déjà relevé de bien pire. Mais sur le coup, j'avais eu l'impression que tout ce que j'entreprenais patiemment depuis toutes ces années, tout ce temps de labeur n'avait servi à rien. Qu'ils avaient tous, autant qu'ils étaient, raison.

Et elle était arrivée dans ma détresse la plus grande.

Elle, Jessica Stanley et Lauren Mallory.

La quelle détestais-je le plus ? Même encore aujourd'hui, j'avais du mal à répondre à la question.

En les voyant debout devant moi, sur le coup, j'eus le sentiment de voir les trois Parques en chair et en os. Celle qui tissait le fil, celle qui le déroulait et la plus terrifiante de toutes, celle qui le coupait. Et dans le sourire triomphant et glacial qu'elle arborait, cette dernière était réincarnée par Isabella Swan, superbe de cruauté et de sadisme.

Je m'étais senti minuscule. Vain. Insignifiant.

J'avais presque eu envie de lui dire qu'elle avait gagné. Que j'abandonnais. Que je lui laissais toute la gloire. Qu'elle me laisse en paix.

Et puis, elle avait prononcé un mot dans sa litanie. Fierté. Le mot qui m'avait toujours forgé et qui resterait ma ligne directrice vitale, quoi qu'il advienne.

" Je n'abandonnerai pas. Lui dis-je en la regardant dans les yeux.

_ Je le sais. Tu me... décevrais si c'était le cas. Un chat adore manger une souris combattante. Tu es celle que j'ai toujours mise de côté et que je savourerai avec le plus de délice. Parce que tu sais dans ton for intérieur qu'au final, tu ne gagneras jamais contre moi, Masen. Et c'est pour cela que tu es juste ridicule et insignifiant. "

Elle me lança un long regard comme pour me signifier que notre quatrième " conversation " s'achevait là, qu'elle avait toutes les cartes en main et qu'elle était certaine de gagner.

J'essayai tant bien que mal de le soutenir, serrant fort dans ma main l'un des bouquins que j'avais l'intention d'emprunter, comme s'il était mon arme ultime contre elle.

Longtemps après son départ, longtemps après que le son de ses talons eut disparu, je restais tout de même figé sur place, à regarder dans le vide.

J'étais sonné.

Elle m'avait vidé en quelques phrases.

Je me sentais bouillonnant et tremblant. Faible et dépité.

Puis le mot que je me répétais inlassablement chaque fois que je voulais surmonter un obstacle.

Fierté.

Mon orgueil était ce que j'avais de plus précieux. Un orgueil sans limite et démesuré.

Sans réfléchir, je sortis de mon rayon, oubliant la raison-même pour la quelle je me trouvais là, et me dirigeai vers le comptoir de la bibliothèque où Jake s'était replongé dans dans son magasine avec son casque sur les oreilles.

Je laissais lourdement tomber le livre devant lui, le faisant sursauter une nouvelle fois.

" T'es malade ? Qu'est-ce que...

_ C'est toujours d'accord pour Vendredi ? " Le coupai-je, le cœur battant un peu plus vite.

Il me regarda, choqué et estomaqué durant de longues secondes. Puis un grand sourire étira ses lèvres.

" Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

_ Ça n'a...

_ Elle est partie comme une reine outrée, pianotant rageusement sur sur iPhone, alors ne me dis pas que ça n'a rien à voir.

_ J'ai envie de m'amuser.

_ Toi ? "

Il marmonna une excuse à mon regard noir et blessé, mais ne s'était toujours pas départit de son sourire.

" Eh ben... Soirée étudiante ?

_ Ce que tu veux.

_ C'est pour lever une nana ? "

Je soupirai.

" Ben quoi ! Je demande ! On dirait que tu fais enfin ressortir ton côté masculin alors je demande juste si ton côté prédateur s'est aussi extirpé de son sommeil éternel.

_ Je veux juste m'amuser. Viens dans ma chambre à 21 heures.

_ 18 heures. Il va falloir que je t'habille. " Rectifia-t-il avec un sourire encore plus large.

Je grognai de dépit.

Tu veux la guerre, Swan ?... La souris est prête à te combattre...