Disclamer : Tous les personnages sont à maître Kishimoto. Le contexte et l'histoire sont à moi ^^
Pairing : NaruSasu
Rating : M. PWP. Yaoï. Lemon.
Résumé : Le volcan islandais, Eyjafjöll a explosé, empêchant les avions français de voler. Et voilà comment notre Sasuke japonais se retrouve coincé en France pour une durée indéterminée. Heureusement un jeune blond lui servira de guide dans la capitale.
J'ai écrit cette fic il y a plus de deux ans, lors de la fameuse éruption volcanique, (les trains français étaient vraiment en grève à ce moment-là). Mais je n'arrivais pas à écrire la fin. Après plus de deux ans, l'inspiration pour cette fiction m'est enfin revenue et j'ai changé énormément de choses dans ces chapitres et finalement cette fin correspond totalement à mon attente et j'espère qu'elle saura vous aussi vous satisfaire.
Quand Eyjafjöll explose
Le lendemain matin, accoudé contre le comptoir de la réception, Sasuke se demandait les raisons qui l'avaient poussée à se présenter sur les lieux. Après tout l'autre imbécile de blond l'avait tout de même abandonné de la façon la plus inconvenante qui soit ! Alors pourquoi diable se tenait-il dans le hall de l'hôtel à l'attendre ?
La réponse était simple et coulait de source. Il avait passé la nuit à fantasmer sur son blondinet de guide et il n'avait qu'une seule envie : le revoir afin de le mettre dans son lit !
C'était sans doute la première fois que Sasuke rencontrait quelqu'un qui l'interpelait autant et pour lequel il était prêt à se donner du mal afin de plaire.
Sasuke était quelqu'un de difficile pour ses partenaires et cet aspect de sa personnalité faisait qu'il n'en n'avait pas eu autant que son physique avantageux l'aurait laissé présager. En revanche, le jeune homme jouait sur les deux plans. Hommes ou femmes peu lui importait, l'essentiel étant la qualité de l'individu. Si quelqu'un tapait dans l'oeil de Sasuke, il pouvait être sûr de finir dans le lit de l'Uchiha dans l'heure qui suivait. Enfin, la plupart du temps c'était ainsi que cela devait se passer. Visiblement Naruto dérogeait à la règle, ce qui contrariait grandement le fier Uchiha.
Sasuke promena son regard dans le hall, à la recherche de la silhouette désirée mais ses yeux accrochèrent une calligraphie stylisée qui plut particulièrement au jeune homme. Il s'en approcha et constata que l'auteure n'était nulle autre que la très célèbre Kyubi, une très grande artiste franco-japonaise que Sasuke avait eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises lors de ses expositions. Il ignorait le véritable nom de cette rousse incendiaire aux yeux pétillants, ne connaissant d'elle que son nom d'artiste, Kyubi, mais les rares fois où il avait l'occasion de lui parler et de lui acheter des œuvres, il avait beaucoup apprécié l'esprit vif et piquant de la femme. Elle était parfois accompagné de son époux, un grand blond aux yeux bleu avec lequel Sasuke avait pu échanger quelques rares mots.
Perdu dans sa contemplation, il n'entendit pas des pas s'approcher de lui et sursauta en entendant une voix grave s'adresser à lui.
-Et bien, et bien…. Quel sérieux ! Cette calligraphie aurait-elle un don hypnotique sur vous ?
Surpris, le brun se recomposa aussitôt un visage impassible avant de se tourner vers son interlocuteur. Il tomba dans deux prunelles céruléennes qui lui filèrent des frissons tout le long de l'échine.
-J'admire les œuvres d'art, répondit-il d'un ton froid.
En face de lui, vêtu d'un polo orangé à manche courte et d'un jean, Naruto lui dédia un grand sourire et un petit clin d'œil amusé.
-Alors dans ce cas, allons voir l'œuvre d'art la plus connue de France.
XXXXX
La vieille Dame de Fer étirait paresseusement ses 324 mètres de hauteur de fer vers le ciel parisien.
Son tablier d'acier dentelé était finement découpé et rendait sa silhouette souple et gracile tandis que ses pieds se composaient de gracieuses arches aériennes savamment ouvragées. Son matériau froid et de couleur anthracite avait été artistiquement travaillé pour dégager une douceur chaleureuse assez inattendu. En la voyant, Sasuke comprenait pourquoi cette tour de fer était devenu le symbole de la France, même s'il lui préférait grandement Notre Dame.
-Alors, que pensez-vous de cet chef d'œuvre ? demanda un Naruto tout sourire.
Debout, au milieu du Trocadéro d'où il pouvait contempler la Tour Eiffel dans son entièreté sans se faire mal à la nuque, Sasuke devait admettre que cette vieille Dame en jetait plus que la tour de Tokyo.
Il arbora néanmoins une petite moue dubitative, histoire de ne pas donner entièrement satisfaction à son guide. Guide qui, à son grand damne, semblait être totalement insensible à charme. Il en avait conclu que Naruto était on ne peut plus hétéro et qu'il n'aurait aucune chance de le convertir.
-Pas trop mal, dit le beau brun du bout des lèvres. J'avoue que les français peuvent se montrer surprenants d'audace et d'imagination de temps en temps.
-Tu n'as pas idée…, dit Naruto en français.
-Plait-il ?
Naruto secoua la main devant son visage, faisant signe que le sujet était sans importance.
Les deux jeunes gens s'apprêtaient à descendre au pied du Trocadéro quand une fusée à la chevelure rose fondit sur le blond.
- Tonton Naruto, s'écria une petite créature haute comme trois pommes qui enserraient fortement la jambe du jeune blond.
-Lisa ! Que fais-tu là ? demanda-t-il à la petite bouille qui le dévisageait de ses grands yeux bleu-vert.
-Je me promène avec papa et maman, expliqua la petite fille d'environ trois ans.
Surpris, Sasuke contemplait la gamine au regard turquoise et à l'étrange chevelure rose bonbon que Naruto faisait sauter dans ses bras. Il ne comprenait pas un traître mot de ce que le duo racontait mais il voyait parfaitement que la petite était euphorique d'avoir trouvé le blond. Il les vit faire signe de la main à un couple qui marchait dans leur direction. En les voyant s'approcher, il sut qu'il s'agissait des parents de la gamine. La petite semblait avoir hérité son improbable chevelure rose de sa mère, tandis que ses yeux vert-bleu lui venaient sans nul doute de son père.
Arrivés à leur hauteur, les français se saluèrent en s'embrassant sur la joue (c'était vraiment typiquement européen de toujours afficher une telle proximité) et entamèrent la conversation sans se soucier le moins du monde de Sasuke. Ce qui agaça profondément le brun. Depuis quand ne remarquait-on plus son charisme et sa prestance ? C'était un comble ça ! Il se mordit la lèvre inférieure et fronça les sourcils. Il allait compter jusqu'à trois dans sa tête et si à trois on continuait à l'ignorer, il se barrerait. On ignorait pas un Uchiha ! Non mais !
Il était arrivé à deux et demi lorsqu'enfin, Naruto sembla se souvenir de sa présence et se tourna vers lui.
-Sasuke, je vous présente Gaara et Sakura, mes meilleurs amis, dit-il en japonais. Sakura est la gérante du fast-food dans lequel nous avons mangé hier soir.
Sasuke hocha la tête pour saluer le jeune couple. Gaara était grand et possédait une magnifique chevelure rousse qui rehaussait ses yeux verts d'eau, tandis que Sakura, plus menue, affichait fièrement ses cheveux roses et le fixait de ses grands yeux verts d'un air amusé.
-Il est beau gosse, dit-elle en français, tout en serrant la main à Sasuke.
Gaara pinça les lèvres ce qui amena un sourire au coin de la bouche de la rosée.
-Mais pas autant que toi mon chéri, ajouta-t-elle d'un ton enjôleur.
-Tu en penses quoi Naruto ? demanda-t-elle à son ami.
Naruto qui faisait sauter la petite Lisa dans les bras, s'interrompit pour lui répondre.
-J'avoue qu'il est très bel homme. Mais les histoires d'un soir, ce n'est pas pour moi, tu sais.
-Et si tu faisais une exception pour une fois…, lui suggéra son amie. Ça fait trop longtemps que tu n'as eu personne. Tu pourrais passer à côté de quelque chose.
-J'y ai bien songé hier soir mais… cela ne s'est pas fait. C'est que ça ne devait pas se faire…
Sakura haussa les épaules, dépitée.
-Enfin, si tu y as songé, c'est un bon début, c'est que peut-être rien n'est perdu, dit-elle en lui faisant un clin d'œil.
Sasuke roulait des yeux. Il ne comprenait rien à ce que racontaient les français mais il se doutait bien qu'ils parlaient de lui et ça commençait très sérieusement à lui taper sur les nerfs.
Il allait piquer une crise, très dignement bien sûr, lorsque Gaara vint à son secours en parlant un japonais approximatif et lui demanda comment se passait sa visite de Paris.
Aussitôt, Sakura embraya elle aussi dans un japonais plutôt bon et l'Uchiha se retrouva cerné de conseils sur ses prochaines visites. C'était une blague ! Ces imbéciles de français comprenaient et parlaient le japonais correctement depuis le début ! Il se promit de faire subir milles maux à Naruto !
-Si vous voulez, lui disait justement le blond, demain je vous fais visiter le Louvre. On en aura certainement pour toute la journée.
-Excellente idée ! Renchérit Sakura. Et ce soir réservez une table au Moulin Rouge. Vous ne pouvez pas venir à Paris sans regarder un spectacle du Moulin Rouge.
-Je vous réserve une table, ajouta Gaara en dégainant son téléphone. Je connais quelqu'un là-bas qui pourra vous trouver une place.
-Mais…, voulut protester Sasuke.
-Vous devez en profiter au plus vite car il semblerait que les avions seront très bientôt à nouveau capables de voler, insista Sakura.
-C'est-à-dire ?
-Et bien d'après les prévisions, demain en fin d'après-midi, les aéroports rouvriront et dans deux jours, les choses seront rentrées dans l'ordre.
-Vraiment ? demanda Sasuke qui se sentait étrangement un peu dépité d'apprendre la nouvelle de son retour imminent au Japon. Il fallait dire que la parenthèse française dans sa vie monotone, lui plaisait bien au final.
-Vous avez une place pour ce soir 20h00, dit Gaara qui venait de raccrocher son cellulaire.
-Super ! Gaara t'es un chef ! hurla Naruto avec un grand sourire qui fit manquer un battement de cœur à Sasuke.
-J'espère que vous garderez de bons souvenir de votre séjour, dit Sakura.
Gaara récupéra sa fille qui migra des bras de Naruto vers les siens, non sans rechigner un peu.
Sasuke jeta un petit coup d'œil à Naruto. Ce dernier, complètement inconscient d'être regardé, faisait des grimaces à la petite Lisa qui riait tout son soûl.
-Je n'en doute pas, répondit le brun alors que son cœur se réchauffait devant le sourire lumineux de son guide.
XXXXXXXX
Ils passèrent la journée à déambuler dans tout Paris, Naruto lui contant mille anecdotes sur la ville qui l'avait vu grandir. Sasuke, qui d'ordinaire gardait un visage grave et sévère, se surpris à offrir tout d'abord des micro-sourires à son guide puis, au-fur-et-à-mesure que la journée passait, il fut obligé de cacher des sourires plus franc derrière ses mains. Son masque austère fondait comme neige au soleil devant les pitreries et les commentaires comiques du blond. Ses yeux suivaient avec un émerveillement constant chacun de ses gestes et observaient chacune de ses mimiques. Bien qu'il chercha à le nier, il sentait qu'il y avait plus que de l'attirance physique dans ce qui le poussait vers le blond. Il aimait sa nonchalance, sa force brute et tranquille. Il découvrit que loin d'être un beau gosse sans cervelle, Naruto, même s'il n'était pas très malin, avait une bonne culture et beaucoup de répartie. Et s'il affichait un air naïf et confiant, il était très loin d'être innocent et idiot.
Enfin la soirée arriva et les jeunes gens se retrouvèrent assis dans la fameuse salle du Moulin Rouge, attablés devant un repas fin et regardant un spectacle haut en couleur.
Sasuke devait admettre que les danseuses ne manquaient pas de classe dans leurs vêtements tantôt de plumes, tantôt de tissus soyeux. Les jeux de lumières mettaient en valeur le satiné de leur peau et leur port de tête altier. Mais malgré toute cette débauche de souplesse et de danse, Sasuke n'arrivait pas à se concentrer sur le spectacle. Il n'avait en réalité d'yeux que pour son guide blond, qui assis à ses côtés, contemplaient avec un enthousiasme non feint le spectacle qui se tenait devant lui.
Sasuke poussa un petit soupir. L'homme près de lui aimait les femmes, c'était indéniable. Ses yeux pétillaient trop lorsqu'ils s'attardaient sur un corsage ou une lèvre pulpeuse.
Le brun le fixait inconsciemment. Il sentait son corps s'échauffer rien qu'en contemplant la carrure athlétique et les jambes qu'il devinait bien dessiné et musclé sous le pantalon. Il aurait adoré se nicher sur ces jambes et goûter à cette bouche rieuse qui lui avait donné envie durant toute cette après-midi. Pouvait-il convertir un Adonis pareil ? Le convaincre que les jeux sensuels masculins pouvaient être tout aussi agréables que les jeux hétérosexuels?
Songeur, il appuya un de ses bras sur la table et posa son menton dans le creux de sa main, son regard toujours obstinément obnubilé par Naruto. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas de suite que le blond s'adressait à lui.
-Sasuke ? Sasuke ? Vous vous sentez bien ?
Emergeant de son rêve éveillé, Sasuke se redressa.
-Hn ?
-Je vous demandais si vous appréciez le spectacle, expliqua Naruto. Vous aviez le regard un peu… ailleurs.
L'Uchiha baissa doucement les paupières sur ses prunelles onyx, reprenant pied avec la réalité. Le spectacle qu'il venait de faire jouer dans sa tête n'avait rien à voir avec celui qui se tenait sur scène.
-Oui, c'est très beau, répondit-il machinalement.
Naruto le contemplait d'un air dubitatif.
-Je suis un peu fatigué, j'ai un peu décroché, avoua l'Uchiha en se pinçant l'arête du nez.
-C'est bientôt fini, lui dit le blond. Nous rentrerons sitôt après, afin que vous puissiez dormir un peu.
-Je n'ai pas envie de dormir, maugréa dans sa barbe Sasuke.
-Pardon ? s'enquit le blond qui n'avait pas bien entendu.
Sasuke se prit la tête entre les mains, désemparé. Il n'avait vraiment pas envie de dormir. Il avait envie de quelque chose qui ne permettait justement pas le sommeil. Son corps était en feu et son imagination s'enflammait pour un rien seulement en apercevant la stature du blond. S'il s'écoutait, il se jetterait sur lui dans l'instant sans même lui demander son avis. Mais, il ne pouvait décemment pas faire ça ici et un Uchiha ne s'abaisserait jamais à ce genre de comportement indigne.
-Mais le spectacle vous a quand même plu ? insista Naruto qui était visiblement à mille lieux de ses pensées perverses.
-Très …
-Désirez-vous passer en coulisse pour saluer les danseuses ? avança le blond un petit air coquin sur le visage.
-Hn ?
-A moins que vous ne préfériez saluer les danseurs, continua-t-il sur le même ton.
Sasuke tourna brusquement le visage vers lui alors que sur scène se tenait le final. Il détailla les prunelles azurs qui semblaient le taquiner gentiment. Ce qui l'agaça profondément. Il afficha alors à son tour un air moqueur et un brin provocateur.
-A dire vrai, danseuse ou danseur, cela ne fait aucune différence pour moi. J'aime autant l'une que l'autre.
Il fixa Naruto d'un air de défi. Après tout, c'était le blond qui avait lancé le sujet alors il ne fallait pas qu'il l'accuse de le choquer.
Mais loin d'afficher un air offusqué, Naruto garda son air taquin.
-J'avoue que je m'en doutais un peu, expliqua le blond. Et j'admets que je vous comprends.
Sasuke arqua très élégamment un sourcil de surprise. Avait-il bien compris ce que le blond lui suggérait ?
-C'est-à-dire ? s'enquit-il.
S'étirant d'un air décontracté, Naruto lui sourit.
-Je joue sur les deux plan aussi, lui révéla-t-il.
Sasuke papillonna des yeux, agréablement surpris. Son fantasme semblait soudain être à portée de main. Et son humeur revint au beau fixe.
-Vraiment ? dit-il d'une voix plus suave que d'ordinaire. Ce n'est pourtant pas aisé à deviner.
-Ah ? Donc vous avez passé la journée à essayer de deviner de quel côté je basculais, s'amusa Naruto.
-La journée, peut-être pas …, mentit-il. Mais quelques heures.
-Si vous vous êtes posé la question, ce n'est, je suppose, pas sans arrière-pensées, avança le blond.
-Si vous saviez le nombre d'arrière-pensées que j'ai eu, vous seriez choqué, avoua le brun en se penchant vers lui.
-Je pense que vous auriez beaucoup de mal à me choquer, sourit le blond. Néanmoins, je suis désolé de vous l'apprendre, mais je ne suis pas intéressé.
Pour le coup, ce fut Sasuke qui eut un air choqué.
-Pardon ?
Il n'était pas certain d'avoir bien entendu. A sa connaissance, personne à ce jour n'avait encore dit « non » à un Uchiha. Et ce n'était tout simplement pas possible que le premier à se faire rabrouer soit lui, Sasuke.
-Je regrette Sasuke, continua Naruto le plus sérieusement du monde, mais les coups d'un soir, ce n'est pas pour moi. Ce n'est pas votre charisme ni votre personne qui me déplait. Mais coucher pour coucher, ça ne m'intéresse pas.
Sasuke, les yeux écarquillés, le contemplait comme si la Terre venait de s'ouvrir sous lui ou que le Ciel venait de lui tomber sur la tête. Quelqu'un osait se refuser à lui ! Naruto se refusait à lui ! C'était inconcevable !
-Vous plaisantez, feula Sasuke, abasourdi et contrarié.
Naruto pinça les lèvres tandis que son vis-à-vis passait par tout un panel d'émotion : la déception, la contrariété, la frustration et enfin l'amertume.
Furieux, Sasuke se redressa de toute sa hauteur en même temps que la salle se levait pour ovationner la fin du spectacle.
-Alors comme ça vous prétendez que je vous attire également mais ne pas vouloir pour autant finir la nuit avec moi.
Naruto se leva à son tour et vrilla ses yeux azurs dans ceux de son vis-à-vis. Il n'aimait pas du tout l'air arrogant qu'arborait l'Uchiha. Comme si tout lui était dû.
-En effet, Uchiha-san. Je n'aime guère votre ton et votre air supérieur. Il serait peut-être temps pour vous d'apprendre que certaines choses ne s'obtiennent ni par l'argent, ni par la prestance. Je ne suis pas de ceux qui vous pouvez acheter pour satisfaire vos besoins le temps d'une nuit. J'ai bien plus de fierté que ça. Et je n'ai de rapport qu'avec des personnes avec lesquelles je suis susceptible de partager bien d'autres choses pendant un certain temps.
-Je n'ai jamais parlé de vous rémunérer, cracha Sasuke. Je ne vous ai jamais considéré ni même traité comme un « accompagnateur ». Et j'ai même pris beaucoup de plaisir à être en votre compagnie.
Naruto leva les mains en les agitant.
-Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Puis, il observa que les applaudissements avaient cessé et que les gens commençaient à les regarder.
-Nous devrions continuer cette conversation ailleurs, dit le blond.
-Inutile ! Cette conversation est finie. J'ai parfaitement compris et je n'insisterai pas. Aurevoir Uzumaki, assena froidement Sasuke en se dirigeant vers la sortie d'un pas ferme et décidé. Je vais prendre un taxi.
Naruto baissa la tête. Il prenait conscience qu'il s'était très mal exprimé et que Sasuke avait été profondément vexé. En réalité, le blond avait voulu lui faire comprendre que si le japonais était prêt à lui assurer qu'il n'était pas que le coup d'un soir et qu'hypothétiquement il y aurait pu avoir un peu plus que du sexe entre eux, sans pour autant partir dans une histoire d'amour improbable, alors cette nuit, il aurait bien voulu la passer avec lui. Mais l'arrogance froide de l'Uchiha l'avait grandement irrité et comme à son habitude, au lieu de garder son calme, Naruto était parti sur ses grands chevaux et s'était embrouillé dans son explication. Il soupira en se grattant la nuque. Mais bordel ! L'Uchiha lui plaisait au-delà du possible, au point qu'il était prêt à faire de nombreuses concessions et effilocher certaines de ses valeurs morales !
Naruto redressa la tête, ses yeux bleus prenant un air décidé. Demain matin, il irait réveiller l'irritable japonais et le tirerait jusqu'au Louvre, comme promis. Et ensuite… il aviserait.
A suivre….
