Voilà la suite, qui je l'espère, vous plaira tout autant. En tout cas, merci pour vos reviews. Ca motive pour la suite ^^ So enjoy,

Chapitre 1

Le premier numéro vient de finir. Tout se bouscule, ça court partout et dans tous les sens. Eux, ils restent figés, les yeux dans les yeux. Pour eux, le temps semble s'être arrêter.

- Richard !

Une voix l'interpelle mais il ne peut quitter ses yeux d'elle. Hypnotisé, il l'est.

- Richard, c'est à toi !

- Hein ? … Oui, ok, répondit-il, en lâchant sa main.

Il est comme déçu d'être interrompu dans ce moment. Il aurait voulu profiter plus longtemps. Profiter de ses yeux verts, de ses traits de jeune adulte, lui révélant au passage que la vie n'a pas dû être très sympa avec elle. Il avait lu en elle, tel un livre ouvert à la bibliothèque du coin.

Il regarda sa mère, lui sourit puis partit en direction de la scène.

Elle, elle ne dit mot, ses yeux le fixant toujours. Elle le regarde de derrière le rideau. Elle se souvient de ses yeux bleus océans, lui donnant envie de s'y perdre tout le temps. Elle ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer mais ce contact lui avait réchauffé le cœur. Pour la première fois depuis quatre mois, elle se sentait un peu mieux. Peut-être est-ce lui le déclic vers sa guérison ? Celui qui lui permettrait de sortir la tête de l'eau. Mais à 20 ans, comment peut-on savoir ce qui est bien pour nous ? Que savons-nous de l'amour à cet âge-là ? A 20 ans, la vie ne fait que commencer. On profite, on s'amuse, on va à droite et à gauche. Elle, elle n'est pas comme ça. Elle aurait pu mais le destin lui a fait changer de route, l'enfonçant vers les profondeurs des abîmes. Serait-il la lumière qui la sauverait ?

- Venez, je vais vous présenter au reste de la troupe, commença Martha.

La trapéziste hocha la tête, machinalement, puis suivit celle que tout le monde appelait « Madame ». Elle avait entendu ce substantif de la part de certains techniciens. Peut-être devrait-elle l'appeler comme ça ?

- Nous avons quelques règles par ici, somme toute, pas très excessives mais qu'il faut quand même respecter, continua la « comptable ».

Elle énuméra ces fameuses règles, gesticulant ses bras un peu partout sur son passage. Puis, sans crier gare, elle expliqua toute l'histoire de leur famille et le lien qui les unissait eux et le cirque. Histoire qui pourrait s'écouter autour d'un bon feu, un soir d'hiver. Non pas le premier jour de travail.

- Nous y sommes, dit-elle, en s'arrêtant net.

C'était un petit chapiteau, sans grande fortune mais assez pour abriter les quelques personnes venues se ressourcer.

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- Le numéro que vous allez voir est éblouissant, de part son originalité et surtout pour sa complexité. Le Guillaume Tell des temps modernes. Je tiens à préciser que ce genre de numéro n'est pas à faire chez soi car c'est un numéro dangereux. Alors, les enfants, surtout ne le faites pas, vous risqueriez de faire plus de mal qu'autre chose. Je vous présente Icesposito, le lanceur de couteau et son assistante, Lanie.

Les deux acolytes entrèrent sur scène, tout sourire, saluant la foule.

- A vous les amis ! Continua-t-il, grand sourire.

Il quitta la scène, laissant le soin à ses amis de faire le show.

Javier Esposito, surnommé Icesposito, présenta quelques lames à la foule, tout en les inspectant de près. Méticuleux jusqu'au bout des ongles, comme dirait l'autre. Lanie, quant à elle, fit le tour de l'installation, constata que tout allait bien et s'installa contre la roue en bois, s'attacha les chevilles. Puis, vint le tour de ses poignets. Elle tire. Tout va pour le mieux. Le show peut commencer.

Premier lancer.

En haut à droite. Entre la tête et le bras de la jeune femme.

Second lancer.

Au milieu à gauche. A côté de la hanche. Ca se rapproche. La tension monte.

Troisième lancer.

Entre les jambes. Le couteau frôle la peau.

La foule applaudit. C'est à ce moment-là qu'Icesposito corse le numéro … Il se retourne.

Premier lancer, dos tourné.

Près du pied gauche de la jeune femme.

Second lancer.

La main y a échappé belle. Le couteau s'est planté, près du pouce.

Troisième lancer.

Il retire son bandeau, détacha son assistante et ils saluèrent la salle. Ils quittèrent la scène, laissant

Et le coup du spectacle. Les yeux bandés. La foule retient son souffle.

Roulement de tambour.

Il lance.

Le couteau atterrit juste au-dessus de la tête de la jeune assistante, Lanie. ainsi les techniciens retirer le décor. Les applaudissements fusent. On siffle, on acclame. C'est la joie dans le chapiteau.

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Elles étaient là, assises, devant un verre d'eau. Silence autour de la table. On sent de la gêne du côté de la plus jeune des deux. On la voit hésiter, ouvrir la bouche puis la refermer. Un combat intérieur doit s'être déclaré, depuis quelques minutes. Impossible pour elle de sortir un mot. Elle regarde l'intérieur de son verre, comme si quelque chose était fixé dedans. En vain.

- Ca faisait longtemps que je n'avais pas entendu ça, dit-il en s'étirant.

- Tu as été parfait.

- Non, c'est toi qui as été parfaite, chica, répliqua-t-il, souriant.

- Charmeur va, dit-elle, en lui faisant de l'épaule.

- Tss, rien n'est trop beau pour toi.

Ils se servirent un verre, puis se rapprochèrent de la table.

- Javier, Lanie, je vous présente Kate …

- La nouvelle trapéziste. Contente de te rencontrer, coupa la jeune métisse. Lanie Parish, continua-t-elle, en lui tendant la main. Je suis son assistante, finit-elle en regardant l'hispanique.

- Kate … Kate Beckett, dit-elle, timidement en lui serrant la main.

- Moi, c'est Javier Esposito mais on m'appelle Icesposito. Je suis le lanceur de couteau de la troupe.

Quelques secondes passèrent. On aurait pu entendre une mouche voler.

- Ah ! Kévin est entré sur scène.

- Comment tu le sais ?

- Le rire des gens.

Toutes le regardèrent.

- Les gens rient différemment quand Kévin est sur scène.

Étonnement. Incompréhension.

- Me demandez pas pourquoi mais je le sais, c'est tout, continua l'hispanique.

- Ce que je sais, moi, c'est que Rick déteint sur toi, répondit la métisse. Plus ca va, plus tu formules des idées aussi farfelues que lui.

Il fit une mine de boudeur. Moue, bras croisés, il détourna les yeux vers un autre point. Les filles éclatèrent de rire. A l'exception de Kate. Ne comprenant pas de quoi il s'agissait, cette dernière les regardait, gênée.

- Richard peut être un petit garçon de 5 ans, quand il s'y met, reprit Martha, à l'intention de la jeune trapéziste. Et en ce moment, il l'est plus que de raison. C'est la période qui fait ça. Les premiers spectacles de l'année, être sur les routes. Ça l'enchante.

- Pas vous ? Demanda-t-elle, timidement.

- Si, bien sûr. Disons que pour ma part, j'ai fait mon temps. Je reste là, pour profiter des « à-côtés ».

Des rires d'enfants, des pas rapides.

- Alexis Castle, il ne faut pas courir ici. Tu pourras blesser quelqu'un ou pire TE blesser, dit une jeune femme.

- Mais Jenny, je fais attention. Je suis grande maintenant.

La jeune femme, blonde, soupira. La petite fille se faufila et atterrit dans les bras de sa grand-mère.

- Jenny a raison, dit Lanie. Tu pourrais te faire mal. Il suffit d'un rien pour se blesser, tu sais.

La petite baissa la tête. Elle n'aimait pas se faire gronder. Elle préférait s'amuser avec tout le monde. C'était tellement plus marrant.

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Alors, verdict ?