Tout est à JKR tout sauf Edward ^^
Pleins de bisous à Silvermirror lily qui est d'un grand soutient dans le réconfort des mots … et pour les maux aussi une fois que la blouse blanche sera enfilée ;-)
Interview post chapitre 1 :
Acetylcholine : Allez Sévérus dit-nous pourquoi tu tires la gueule ?
Séverus : *fronce son nez crochu* Rien à dire
Acetylcholine : Allez avoue !!!!! Tu voulais frimer devant Lily et faire genre 'regardes ma belle comme je m'y connais' !
Sév' : Et bien quoi je pouvais bien avoir mon moment de gloire nan ! Pourquoi faut-il toujours que vous me colliez le bellâtre de service dans les pattes !
Lily : *pince-sans-rire* rrrrohhhh c'était donc ça !
Sév' : Ferme là sang de ….
Acetylcholine : STOP ! Ne dit pas ça Servilus tu sais bien qu'elle ne va pas aimer ! … A vrai dire, elle ne va pas comprendre….
Sév : Ne m'appelle pas Servilus sale moldu !
Lily : *interloquée* Qu'est-ce que je ne vais pas comprendre ??
Acetylcholine : Eh ! Sale vampire gras des tifs, ne m'agresse pas sinon j'te fous dans un placard à balais avec Sirius et il ne va pas flirter ! Crois-moi !
Sév et Lily : Qui ça ????!!!!
Acetylcholine : *sourire sadique* Vous allez bientôt savoir !!!
Chapitre 2 : Le compartiment n°33
« C'est ici ! », affirma Edward, stoppant le chariot à bagages en plein milieu du quai accueillant les voies 9 et 10. Le train de Manchester venant tout juste d'arriver, beaucoup de voyageurs encombraient la plate-forme, grouillant tel des fourmis, se bousculant sans politesse et parfois même – et Lily était certaine que c'était des Mancuniens (1) au vue de leur grosse voix rocailleuse – criaient aux passants gênant de dégager le passage.
« Le mur ! » ajouta-t-il amusé par le regard sceptique de la gamine.
D'un signe de la tête, le jeune homme désigna le muret leur faisant face devant lequel trois armoires à glace aux couleurs de Manchester United discutaient houleusement de leur défaite.
« - Très beau mur en effet ! lui répondit-elle sarcastique
- Idiote ! Il faut le traverser pour rejoindre la voie 9 ¾ ! aboya Séverus de sa mauvaise humeur inébranlable.
- Et bien, Ô grand manitou de la malignité, tu vas pouvoir nous monter ! Dit-moi, tu nous fais un strike sur les trois quilles là bas ou bien tu enfreins déjà le Code international du secret magique ?, tempêta Lily sérieusement agacé par le comportement de son ami.
- Lily, Séverus ! Un peu de tenu s'il-vous-plait ! Je ne veux plus vous entendre, ni l'un, ni l'autre!, réprimanda Rose d'une voix sans appel pour ensuite se tourner vers Edward, Il y a bien un moyen de passer sans attirer l'attention, non ?
- Je ne sais pas trop Mrs Evans ! Ils sont vraiment très près de la barrière et il nous faut un minimum d'élan pour la passer … Attendons un peu, ils vont peut être finir par s'en aller ! Au pire on avisera !
- Pffff ! Les moldus toujours là où il ne faut pas ! », siffla Rogue entre ses dents avant de s'éloigner de quelques mètres, mains dans les poches, afin de passer ses nerfs sur le mur de derrière de petits coups de pieds acerbes.
Dans l'attente d'un mouvement des trois supporters incommodants, Edward s'appuya sur le chariot, tête enfouie dans ses bras croisés et braqua ses yeux dans le dos du premier homme. Quelques mèches mordorées glissèrent sur son front et, inconsciemment, il souffla dessus afin les remettre en place dans cette attitude nonchalante si attirante chez lui. Mrs Evans quant à elle s'intéressa à un petit groupe de scouts qui saluaient un à un leur chef, chantonnant l'hymne de la troupe, avant de partir rejoindre leurs parents aux regards remplies de fierté. Elle fronçait les sourcils comme si le ridicule de cette scène l'intéressait à un tel point que toute sa concentration devait être monopolisée. Lily soupira de mécontentement et, traînant des pieds, alla s'installer sur le bout du chariot pour fusiller du regard les trois gorilles pénibles.
'Dégagez … Dégagez…. Dégagez… Dégagez … Dégagez…. Dégagez…Cassez-vous bon Dieu !' les fustigea-t-elle mentalement tout en serrant les dents tout en essayant de les tuer du regard.
Pendant ce temps, les trois hommes poursuivirent leur fâcheuse conversation sportive, gesticulant tel des chimpanzés et lâchant répétivement des « Merdique c't'arbitre », « C'te gros naze d'coach » ou encore « Un coup de chance j'te dis ! ». Une dizaine de minutes plus tard ils entamèrent les viriles au-revoir des mâles sportifs : corps buttant l'un contre l'autre assaisonné d'énormes tapes amicales faisant cet affreux bruit creux, puis se séparèrent.
«- Bien on va pouvoirs y aller !, commenta Edward, Mrs Evans mettez vous à ma gauche s'il-vous-plait et ne lâchez le charriot sous aucun prétexte ! Séverus, je suppose que tu préfères nous suivre puisque tu SAIS comment on passe ?!
- Tout à fait !, lâcha ce dernier lançant un regard méprisant à son interlocuteur
- Et moi, Edward ? demanda Lily
- Toi tu restes assise où tu es … Et surtout accroche toi bien car tu vas être aux premières loges !
- Mais comment … ?
- Facile on va simplement foncer dans le mur ! » exposa le jeune homme d'une voix calme tout en faisant un clin d'œil complice à Rose Evans.
« - Hein ?
- Un … Deux…Trois
- Argg !»
Lily eut juste le temps de s'agripper de toutes ses forces à l'assise de métal tandis que le charriot s'emballait et se rapprochait dangereusement, dans sa course effrénée imposée par un Edward riant de sa plaisanterie, de l'imposant et très consistant mur de briques.
' Jésus Marie Joseph ! Je vais me le prendre en plein dans les dents !' songea-t-elle, inquiète, juste avant de fermer les yeux et de rentrer la tête dans ses épaules pour accuser le choc…
'Qui ne vient pas ???'
Elle ouvrit précautionneusement un œil puis rapidement l'autre et bondi sur ses pieds sous le coup de l'émerveillement : l'endroit rappelait étrangement ces vieilles gares de l'ère industrielle qu'elle avait vu en photos dans des livres d'Histoire.
Derrière une massive arche de pierre gravée au nom du quai, la plate-forme 9 ¾ s'étendait, submergée d'une lumière sépia, sous un vaste plafond de verre savamment soutenu par un enchevêtrement de poutres rouillées. Sur les rails, une colossale locomotive rouge crachait, par salves successives, des torrents de vapeurs qui s'immisçaient mélancoliquement entre les parents et leurs progénitures se disant adieux. Un brouhaha régnait, engendré par des crissements de chariots, des fracas de malles, des gémissements, des conversations, des hululements, des miaulements … et donnait vie au lieu.
« C'est magnifique, non ?, murmura Séverus à ses côtés
- Oui … magnifique !, lui répondit-elle serrant la main de son ami dans la sienne, Tu ne sais pas a quel point je suis heureuse d'être une sorcière en cet instant !
- Moi aussi», confessa le garçon lançant discrètement un affectueux regard sur leurs mains jointes.
Sous sa maussaderie coutumière et son air détaché, Séverus Rogue était un garçon très tendre à qui la vie n'avait jamais donné l'opportunité d'exprimer le moindre sentiment humain. Sa conception, involontaire et totalement fortuite, était le plus grand malheur de sa mère qui s'était vue condamnée, dans l'apothéose de son insouciante jeunesse, à une pitoyable existence. Rejetée par sa famille pour avoir côtoyé et aimé un moldu, la jeune sorcière avait placé ses espoirs dans le père de son bébé, qu'elle vénérait d'un amour passionnel, mais celui-ci refusa les responsabilités qui lui incombaient. Désemparée, seule et désargentée, Eileen Prince avait errée sans but, sautant de boulot minables en boulot plus navrant encore, jusqu'à son union avec Tobias Rogue, un cracmol issu lui aussi d'une grande lignée sorcière aux idées étriquées. Un certain attachement existait quelque part dans le couple mais il était fortement teintée d'amertume, de reproches et de violences : là où l'un enviait l'autre de pouvoir exercer la magie, la seconde ne supportait pas d'être comparée à une traînée en regard de son passé. Et bien que Tobias donna son nom au 'bâtard' de sa femme, jamais il ne lui offrit la moindre parcelle d'affection ou même d'attention car, après tout, il n'était qu'un sang mêlé.
Lorsqu'à 9 ans Séverus avait manifesté des prémices de magie, Eileen s'était enfin intéressée à son fils, l'éduquant sur le monde sorcier et lui enseignant l'art de préparer les potions, domaine où elle excellait. Elle ne manqua pas non plus de lui insuffler son animosité, héritage familiale et sentimental, vis-à-vis de ces moldus qui tarissaient le sang des sorciers conduisant petit à petit à l'extinction de la sorcellerie − l'accroissement du nombre de cracmol en étant la preuve.
Parfois le destin s'apparente à une partie de poker : la vie bat les cartes et les distribue mais c'est nous au final qui faisons des choix et les jouons. Tout ce qu'on peut dire c'est qu'a 10 ans la vie fit une faveur à Séverus et lui permit d'abattre un carré d'as face à son obscure destiné. Et ce carré d'as s'appela Lily Evans.
La première fois que son regard se posa sur la petite moldue, Séverus ressenti une délicieuse tiédeur se répandre à travers son corps et paisiblement irradier chaque fragment de sa chair. A ce moment là, il sut que cette gamine devait être exceptionnelle car, en une seconde et demie, elle était devenue l'astre le plus brillant de sa ténébreuse existence. La cinquième fois qu'il l'espionna, découvrant ainsi son don pour la magie, d'agréables flammes vacillèrent dans son cœur et la satisfaction de savoir qu'ils avaient un point commun le transcenda. Lorsqu'il commença à réellement converser avec Lily, sans Povrebine exaspérante dans les pattes, Rogue entrevit le Bonheur et comprit ce qu'il représentait : ses deux yeux émeraudes. Puis un jour elle prit délicatement sa main dans la sienne, comme aujourd'hui, et il sut qu'elle serait l'unique amour de sa vie.
«- Félicitation ! Vous venez de faire votre entrée dans le monde sorcier !, lança Edward en les rejoignant, Impressionnant n'est-ce pas ?
- Oui, si on est déjà scotché devant le quai, qu'est-ce que ça va être quand on va voir Poudlard ! », lui répondit Lily d'une voix enjouée.
Le Serdaigle sourit, se remémorant cette impression de rêver éveillé que seul ceux élevés parmi les moldus ressentaient lors de cette première rentrée à Poudlard. Avec le temps celle-ci s'atténuait pour laisser la place à une sensation de quotidien mais le souvenir, lui, restait à jamais extraordinaire et s'embellissait davantage en vieillissant.
« - Edyyyyyyyyyyyyyy !!!!!, beugla un garçon de l'autre bout de la plate-forme, Viens viiiiiiiite voir ça ! Smith a avalé 6 Pralines Longue Langue et 5 Bonbons à hoquet en même temps !
- J'arrive ! Deux secondes !, lui cria-t-il avant de se retourner hésitant, Vous voulez que je vous aide à porter vos bagages jusque dans un compartiment ?
- Non c'est bon ! », mentit Lily sentant à la fois l'envie pressante de ce dernier à aller voir ce que pouvait bien faire ce Smith ainsi que la frustration de Séverus qui avait accentué la pression sur sa main. « On va faire notre petit au revoir larmoyant à maman puis on va aller s'installer dans le train comme des grands ! T'inquiètes va rejoindre tes amis ! Merci pour ton aide.
- Ok ! A plus tard alors !, déclara Edward avant de se pencher vers Lily pour lui piquer un bisou sur la joue.
- D'accord », cafouilla-t-elle piquant un fard tandis qu'il s'éloignait déjà au pas de course vers le beuglant.
'Je me demande bien ce que donne le mélange Praline Longue Langue/ Bonbon à hoquet … hum … Certainement un gros imbécile qui à chaque hoquet se lave la tronche avec sa langue !!'
« - Je te préviens Séverus, après avoir porté ÇA, je risque d'être désagréable, insupportable, antipathique, imbuvable, méprisable, abjecte, haïssable, détestable, odieuse … et j'en passe !
- Et ça changera quoi de d'habitude ?, plaisanta-t-il de sa voix atone
- C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité !
- Nan nan ! Il faut utiliser les expressions sorcières maintenant ! On dit : C'est Sainte Mangouste qui ferme vitrine !
- Tiens il me manquait le Sév'-je-sais-tout !, ironisa-t-elle, Bon … on va dire au revoir à maman ! »
Traînant derrière eux leurs bagages, Lily et Séverus traversèrent les trois quart du train avant de trouver un compartiment qui pouvait éventuellement les accueillir pour le reste du voyage. Au travers des vitres de la porte n°33, Lily détailla rapidement la pièce : deux étagères en chêne, inévitablement destinées à accueillir les volumineuses malles des apprenti-sorciers, encadraient l'entrée ; trois enjambées plus loin, l'endroit s'élargissait laissant simplement apparaître l'extrémité de banquettes, de part et d'autre de la fenêtre, recouvertes d'un velours pourpre se mariant plaisamment avec le bois de structure du compartiment.
'Trop Kitch la déco !' , songea-t-elle.
Tapi dans le coin fenêtre d'une des banquettes, un garçon de leur âge se tenait là silencieux, dos voûté et tête baissée cherchant indubitablement à se fondre dans le décor. Lily enclencha la poignée cuivrée du compartiment et fit coulisser la porte.
« - On peut s'installer ici ? l'interrogea-t-elle rompant le calme de l'endroit et faisant sursauter l'inconnu.
- … oui » lui répondit-il d'une petite voix craintive sans même relever les yeux.
Séverus la précéda, posa ses propres bagages sur l'une des étagères du bas et lança un coup d'œil intrigué à l'inconnu qui vacilla, regard toujours rivé au sol. Rogue revint alors vers elle afin de se charger de sa malle, qu'il hissa avec difficulté sur la tablette du milieu, puis prit place le plus loin possible de l'étranger le visage impassible.
Lily se tenait encore près de la porte du compartiment et regardait avec insistance l'inconnu disparaitre peu à peu derrière le col roulé de son pull miteux, fabriqué avec une laine rêche et d'une couleur douteuse. Il semblait terriblement anxieux et tendu de la présence des deux comparses et son mal aise ne cesserait certainement pas de croître. Chétif, excessivement squelettique et maladif, ce garçon semblait être à l'article de la mort. Ses membres, si menus, si osseux, semblaient inapte d'accomplir le moindre mouvement, ou même de supporter le poids de son corps, sans se rompre. Il donnait cette impression d'être une sorte de fétus de paille, baladé ci et là aux grés du vent, et échoué dans ce lieu sans savoir pourquoi.
'Un petit coup de froid aurait assurément raison de lui avant la fin de la journée...'
Ses cheveux, d'un fade châtain, réfléchissaient sa mauvaise santé et étaient taillés dans une coupe au bol mi-longue agrémentée d'une imposante frange, effilée, probablement destinée à cacher ses yeux du monde extérieur.
Sortant de sa transe examinatrice, Lily entra à son tour dans le compartiment, fermant la porte derrière elle, et s'avança vers une banquette pour y poser la boite de son chaton. Elle était terriblement troublée par la présence de ce garçon : il dégageait un amer magnétisme mêlant le désir désespérée d'être aimé avec une résignation à vivre bien trop précoce. Dans cette petite pièce confinée, Lily se sentit happé par une puissante force, exhalant de ce petit être mourant, qui la poussa dans une semi-conscience à le rejoindre.
En cet instant, c'était comme si un autre être prenait possession d'elle et la forçait à réaliser ce que le destin avait depuis longtemps planifié. Cette sensation, Lily l'avait déjà ressentit lors de sa première rencontre avec Séverus mais pas aussi puissamment, pas aussi viscéralement… Ce moment, ce garçon, elle avait été assignée par la providence pour le rencontrer, lui parler ou peut être même le sauver. Lily en était certaine.
Arrivé à sa hauteur, elle s'accroupit face à lui et prit ses mains tremblotantes entre les siennes. Au contact de sa peau, le garçonnet se tendit. Il ne releva pas ses yeux mais n'esquissa aucun mouvement de recul et laissa ses mains en place, prisonnières volontaires du toucher de la gamine. Lily exerça une douce pression encourageant sur celles-ci et l'inconnu s'apaisa petit à petit. Quelques minutes s'écoulèrent dans un silence tranquillisant et, bien qu'elle sentit le regard de Rogue peser sur elle, il ne fit rien pour rompre la quiétude de cette scène.
Lentement, comme si l'inconnu était un animal sauvage que le moindre geste brusque pouvait faire fuir, Lily détacha sa main droite de leur étreinte et balaya quelques mèches de sa frange afin d'avoir accès à son visage. Le garçon aurait pu être ravissant : il avait un gracieux front bombé, un joli petit nez aquilin et une coquine fossette séparant ses fines lèvres framboise de son menton. Cependant son teint livide, ses cernes violacés, ses joues décharnées ainsi que la longue et fine cicatrice, qui s'étendait de sa tempe gauche jusqu'à sa mâchoire, le désavantageait.
Elle fit glisser tendrement ses doigts de son front à sa tempe gauche, parcouru délicatement la fine marque et atteint enfin son menton pour lui redresser la tête et pouvoir établir un contact visuel avec lui. Ses caresses redonnèrent vie au visage blafard du garçon qui, gêné, rougit fortement et de ce fait prit énormément de charme. Son geste eut l'effet désiré. Il redressa craintivement les yeux vers elle puis plongea timidement son regard dans celui émeraude. Derrière de longs cils, ses pupilles d'un brun mielleux pailleté d'or rayonnaient d'affection, de tendresse et semblaient en cet instant lui crier : aimez-moi ne me rejetez pas car moi je vous aime déjà.
Le sourire de Lily s'éclaira, irradia en réponse de tout l'amour qu'elle pouvait contenir dans son cœur et le garçonnet qui le lui rendit timidement.
'Tu es si mignon quand tu souris … Quel terrible passé a bien pu se produire pour que tu te fermes ainsi aux autres ? … Quel terrible secret te tue ainsi de l'intérieur ? Dit-le moi, partage ton fardeau et choisis de vivre… ' se dit-elle
Le contrecoup de la lueur de chagrin qui passa brusquement dans le reflet émeraude ne se fit pas attendre : l'inconnu rompit le contact visuel et se raidit. Pressant de nouveau ses mains de sa main gauche et caressant délicatement sa joue de sa main droite, Lily laissa dans un murmure ses pensées s'exprimer :
« Ne sois pas effrayé de ce que tu es … C'est long et fatigant d'affronter le monde seul, alors si l'on te tend la main saisis la et la solitude dans ton cœur s'évanouira… Au fond de toi il y a la réponse à tes craintes et au fond du cœur de certains la capacité de les apaiser. Tu veux bien prendre ma main ? »
Surprise de ses propres paroles, la gamine se demanda longuement si un ange n'était pas passé par là et les lui avaient soufflées. C'est toujours ce que disait son père dans ces moments où il nous arrive de dire des paroles pleines de sens, comprises seulement de nos interlocuteurs, mais qui les touches si profondément que la gratitude emplit leur traits. En tout cas, ces quelques mots lui permirent de renouer le contact visuel et elle décida d'initier un dialogue conventionnel, laissant au soin de cet inconnu de décider si les paroles suggérées par les anges avaient été réellement prononcées ou pas.
« - Bonjour Lily Evans
- Rémus Lupin, lui répondit-il d'une voix rauque
- Rémus ? …. C'est un joli prénom ça ! Vraiment original ! Ça vient d'où ?
- Euh … hum… de l'époque romaine : c'est le prénom d'un des fondateurs de Rome … ma mère est professeur de latin c'est pour ça !, expliqua-t-il courageusement
- Et bien elle doit être vraiment passionnée par son métier… Tu as eut de la chance : elle aurait pu t'appeler César !, commenta-t-elle en pouffant.
- Vu sous cet angle je suppose que j'ai été chanceux … Et toi, pourquoi Lily ?
- Ah ! C'est une très bonne question ça ! Figures-toi que mon père a offert une broche à ma mère lors de leurs fiançailles : elle représente une rose, un pétunia et un lys entrelacés. Ma mère s'appelant Rose, elle a trouvé que ce serait mignon que ses filles portent le prénom des deux autres fleurs… Franchement, si on te demande comment tu t'appelle, vaut mieux crever que de dire Pétunia ! C'est pour ça qu'il faut féliciter ma sœur : elle a dût se résigner à vivre avec un tel prénom c'est admirable !», railla Lily en fronçant du nez.
De l'autre côté du compartiment, Séverus, qui avait assisté jusque là silencieusement à l'échange, ne pu retenir un léger rire moqueur de s'échapper de sa gorge. Il avait déjà entendu l'explication de la broche mais, devant sa famille, Lily ne s'était pas laissé aller à commenter le ridicule de la décision ainsi que la victimisation pronominale de sa sœur. De ce fait, il se fit involontairement rappelé à la mémoire de la gamine qui tourna sa tête vers lui.
« - Le glousseur là bas c'est Séverus Rogue. Il vit près de chez moi. C'est mon meilleur ami, expliqua-t-elle à Rémus d'un signe de tête. C'est pour ça qu'il me laisse le présenter C'est ça hein ? Ce n'est pas parce que tu es un rabougri malpoli ?, ajouta Lily s'adressant ironiquement à Séverus
- Ah oui la politesse ! L'hypocrisie la plus acceptable !, la nargua-t-il
- La politesse fait paraître l'homme au dehors comme il devrait être intérieurement(2).Tu devrais un peu plus méditer cette phrase Sév' !
- Blablabla … tel mère tel fille, grommela-t-il.
-…
- Enchanté de faire ta connaissance Lupin !, ajouta-t-il à Rémus d'une voix morne sous la menace des yeux de Lily
- Euh… ravi de te connaître Séverus.
- Et toi Sév' si tu nous expliquais d'où peut venir ton prénom si unique ?!, le taquina de nouveau Lily sachant très bien qu'il ne répondrait rien pour la bonne raison qu'il n'en avait aucune idée et qu'il s'en moquait.
- …
- Alleeeeeeez ! … Tu es un tel boute-en-train ça me tue !, renchérit-elle en faisant un clin d'œil complice à Rémus
- …
- Tu vois son visage fermé Rémus ? Ça veut dire qu'il ne lâchera plus un mot pour ! Séverus est le seul garçon qui possède un bouton 'off' mais pas de bouton 'on' …
- …
- … Euh … risqua timidement Rémus
- Oui ?, l'encouragea Lily avec un grand sourire
- Vous venez du Nord ?
- Ouip de Newcastle Upon Tyne! C'est l'accent ça choque hein ? Dit toi que pour nous c'est vous qui parlez mal !
- Ce n'est pas trop l'accent qui gène … c'est…, hésita-t-il
- C'est quoi ? Vas y n'hésite pas on a l'habitude d'être charrié dessus !
- Et bien vous parlez hyper vite… ça donne mal à la tête », conclut-il penaud
Lily éclata de rire devant l'air embarrassé de Rémus. Il n'avait certainement pas du comprendre tout l'échange de boutade entre Sév' et elle.
« -Et bien ne va jamais à Newcastle ! Je peux dire que là bas c'est le vrai patois qu'on parle et c'est une migraine carabinée que tu auras ! De toute manière…»
Sa phrase resta en suspend car à cet instant la porte s'ouvrit bruyamment les faisant tout deux sursauter. Dans l'embrasure deux garçons de leur âge s'y tenaient, leurs bagages aux pieds.
« - Après-toi le binoclard !, dit le plus trapu un sourire moqueur aux lèvres
- Trop gentil le gorille !, répondit le second tout en entrant dans le compartiment.
- Tu sais ce qu'on dit : Bonjour lunettes, adieu fillette !
- C'est pour ça que tu me suis alors ! Tu es gay !, s'exclama le 'binoclard' comme s'il venait d'avoir une illumination soudaine
- Arrrrg … s'étrangla l'autre tandis qu'il hissait sa valise sur l'étagère la plus haute, Qu'est-ce que tu veux ça s'appelle un coup de foudre ! Toi par terre les quatre fers en l'air à moitié écrasé par mon charriot : c'est un appel à l'amour ! »
'Ben allez-y !! Faites comme chez vous les mecs ! Même pas un 'bonjour, on peut entrer ?', on est quoi un décor ? Bande de bouffons malpoli', hurla Lily en son fort intérieur se relevant brusquement les sourcils foncés.
(1) Mancuniens = habitants de Manchester
(2) Jean de la Bruyère
Le plus drôle c'est que lorsque j'ai terminé ce chapitre il y avait la totalité du clip thriller de Michael Jackson à la TV (celui où il y a un loup garou !!)
Merci pour vos reviews ça m'a fait hyper plaisir !
silvermirror lily : J'ai le droit de te dire que je t'aime ?! C'est vrai que la description d'entrée était longue mais finalement elle a eut son petit effet car, si j'y réfléchis, on attendait qu'une chose : que Lily ouvre la bouche ! ^^ Et une fois qu'elle le fait elle nous conquiert sur le coup ! (Moi aussi Edward me fais baver surtout qu'il ressemble fortement a mon premier amour ^^ en fait c'est lui qui as du m'inspirer inconsciemment ?!)
Maggy Loh : Ben voilà la suite j'espère qu'elle te plaira autant !
xD Mini xD : Merci ! Edward est parfait et inoubliable c'est tout ce que j'ai à dire sur lui ! Tu ne vas certainement pas être déçu comme tu vois la rencontre avec les maraudeurs débute ^^ et la répartition par le choixpeau est prévue dans les prochains chapitres.
Bella Black 2b : Merci ! Je suis franchement trop heureuse d'avoir une review de toi ! J'ai lus tes OS il y a longtemps (en fait c'était l'année dernière lol ^^---) quand j'étais un petit bébé découvrant FF et surtout les fanfic Lily/James !!! Sinon pour Edward tu as bien trouvé l'étiologie de son nom lol (moua une fan des bô gosses ? Oui j'y peux rien). Je peux te dire que 'Sheperd' était parfait pour ce perso (non pas pour le brushing qu'il n'a pas) car il a le rôle du berger dans la vie de Lily*spoiler*. THE rencontre avec James va être …. Hum … *sourire sadique* … en tout cas t'attends pas que Lily se dise 'whaou' : il faut être réaliste il n'a que 11 ans il ne peut pas être sexy ! Séverus est Sév' et il tient beaucoup à Lily et à elle seulement ! Donc il ne va pas beaucoup aimer … ben en fait tout les autres ! Pour changer ! lol
LilyMarine : Thanks … Ah ! La relation entre Edward et les Maraudeurs va être très intéressante en effet mais je ne pense pas que tu devineras comment ! Lily est pleine d'humour c'est sûr !
Molly Stevenson : Très gentil merci. J'espère que la scène du chapitre d'aujourd'hui t'a plu parce que pour moi c'était la rencontre Lily/Rémus que j'adore !
