Titre : Éclairman

Auteur : Baleeven

Disclaimer : Bien entendu, je ne suis en rien l'auteur d'Harry Potter ! Tout appartient à la formidable JK Rowling. Par contre, il y aura sûrement par la suite des personnages inventés (de mon crû donc pas touche ^^) et l'histoire m'appartient ! Je ne gagne pas d'argent à publier cette fanfiction ! Vos reviews seraient mon seul salaire ) !

Avertissement !: Comme certains ont peut être pu le constater, j'ai changé le rating de la fic mais il n'en demeure pas moins que ce chapitre peut déranger certaines personnes… une violence qui disparaitra au cours des chapitres suivants, promis ! Je dirai même que c'est le dernier de ce genre ^^

Note d'auteur : Bienvenue pour ce deuxième chapitre d'Eclairman ! :D je tiens à remercier Black974, Kam03 et E.E pour leurs commentaires encourageants ! ^^ Camille, toi tu étais là depuis le tout début de cette aventure et tu m'as encouragé à continuer alors qu'Eclairman n'étais encore qu'une esquisse … je t'embrasse très fort !

E.E : Merci beaucoup pour ta review ! C'est vrai qu'il y a pas mal d'incohérences (et de fautes !) je me suis relue plusieurs fois cette fois pour éviter ce genre de désagréments, en espérant que ce chapitre te plaise également (dans l'hypothèse que tu le lises ^^),

Bonne lecture !

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Chapitre deux : Punition et nouvelle amitié.

A huit heures du soir, Harry qui somnolait dans son placard sous l'escalier, entendit vaguement le bruit distinctif d'une voiture qui se gare sur la chaussé en gravier. Puis le son guttural du moteur qui arrête de tourner.

L'oncle Vernon était rentré du travail.

Mais Harry, bien trop fatigué de sa longue journée et du petit jeu auquel s'était livré Dudley et dont il gardait les séquelles, s'était écroulait comme une masse une fois enfermé dans son placard quelques minutes plus tôt par tante Pétunia.

Cette dernière après avoir couché son fils, était descendue dans la cuisine et s'était attablée en attendant patiemment son mari qui, à présent retirait son long manteau de pluie pour l'accrocher au porte-manteau vissé à l'entrée.

_Bonsoir, fit-il en embrassant le front de son épouse. Humm… quelles délicieuses odeurs ! Qu'est ce que tu nous as donc préparé ?

Sa femme lui offrit un sourire rayonnant en l'invitant à prendre place.

_ Je t'ai fait une côtelette de bœuf comme tu les aime, une bonne salade César pour l'entrée et pour le dessert une simple salade de fruit. Qu'en dis-tu ? demanda-t-elle en voyant son mari délaisser sa salade pour attaquer directement la viande.

_J'en dis que c'est excellent, grogna celui-ci en essuyant rapidement, à l'aide d'une serviette en papier, le filet de graisse qui coulait sur son menton.

_Et bien j'en suis heureuse, sourit sa femme en entamant doucement sa salade. Alors, comment ça c'est passé au travail ?

_Oh, le modèle de perceuse est excellent, Oscar a décidé de se l'approprier. En parlant de lui, il m'a encore proposé un travail dans une filière de l'entreprise. En France cette fois…

Les yeux de Pétunia semblèrent briller un moment puis elle les ferma et commença d'une voix lasse : C'est bien mon chéri, mais tu sais bien que nous ne pouvons pas accepter.

Son mari soupira en se resservant et changea de sujet. Il lui parla d'un certain Joshua Morrison, un collègue qui était louche de son avis.

_La preuve, fit Vernon, les sourcils froncés, il possède une superbe Renault et il ne vient jamais avec au travail. Puis, il passe son temps à se plaindre de ne pas être assez payé comparé aux longues études qu'il a faites. Cet idiot me fait vraiment enrager. Il a le double du salaire de ce bon vieux Reynold qui travaille dans la société depuis des lustres et trouve toujours de quoi geindre. Et il ne cesse d'insulter Maggi par ce qu'elle est un peu ronde, non mais !

Et ils continuèrent de discuter du travail de Vernon jusque tard dans la nuit. Puis, après que Pétunia ait mit tout la vaisselle à laver pour le monstre, ils montèrent dans leur chambre où la femme décida d'aborder le sujet qui fâche : Harry Potter et son anomalie, et lui raconta la nouvelle bêtise de ce dernier.

_J'en ai assez de ce petit…petit monstre ! rugit Vernon en tapant sur la commode avec violence, faisant sursauter sa femme. Ne t'inquiète pas Pétunia-chérie tu peux être sure qu'il sera puni et il fera ses corvées de toutes façon ! Tu rédigeras une nouvelle liste. Je vais punir cet incapable de ce pas et je peux t'assurer qu'il ne pensera plus à faire disparaître quoi que ce soit dorénavant !

_Comme tu voudras, répondit Pétunia en baillant, ne tardes pas, tu travailles demain matin. Finit-elle en se couchant.

Vernon ne répondit pas il était déjà sorti de la chambre et descendait les escaliers d'un pas rageur.

Ce gamin allait regretter d'avoir mis ces sales pattes de parasite sur terre, foi de Dursley !

Le petit Harry dormait du sommeil du juste.

Son menton appuyé sur sa poitrine, ses petits poings serrés autour de ses côtes endolories, et les genoux relevés, il semblait roulé en boule comme encore dans le ventre de sa défunte mère. Ou encore comme un petit chaton endormi contre sa maman.

Et c'est justement de sa maman dont il rêvait.

Il l'imaginait belle et gentille avec lui. Elle viendrait un soir de noël ou même le jour de son anniversaire. Elle sonnerait doucement à la porte du 4 Privet Drive et annoncerait de but en blanc qu'elle n'était jamais morte et qu'elle venait reprendre son fils.

Harry ne savait pas comment il devait imaginer sa mère, alors il s'inspirait des jolies femmes qu'il voyait sur les magazines de cuisine de tante Pétunia.

Parfois elle était brune comme lui, parfois elle avait les cheveux parsemés de mèches claires et puis plus rarement, elle était entièrement blonde comme tante Pétunia !

Ce fut ce détail qui l'empêcha d'imaginer que sa mère puisse être blonde. C'était impossible qu'elle ressemble à sa tante vu qu'elle était sa mère et se devait de l'aimer contrairement à tante Pétunia qui semblait le détester du fond de son cœur.

Elle le prenait alors avec lui et l'emmenait dans une grande maison avec un immense jardin aux plantes diverses et variées.

Là bas, il avait sa propre chambre et il pouvait même regarder la télévision !

Il n'avait pas beaucoup de corvées à faire par ce que maman l'aimait trop et qu'elle ne voulait pas le fatiguer. Maman, elle ne le frappait jamais parce qu'elle était tellement gentille qu'elle lui pardonnait d'être un horrible monstre.

Et puis il voulait tellement lui faire plaisir qu'elle remarquait ses efforts et l'aimait d'autant plus !

Bien sur, souvent, le lendemain il s'en voulait de penser ainsi et essayer de se rattraper en se comportant comme un bon garçon même si sa tante et son oncle trouvaient toujours à y redire.

Mais c'était un si beau rêve qu'il s'efforçait de le faire le plus souvent possible. Quelques fois, quand il se sentait mal ou après avoir reçu une correction particulièrement douloureuse, il avait l'impression d'être dans une bulle et de rêver dans un état de semi-conscience. Oh, bien sur, cela ne durait pas très longtemps et arrivait seulement quand il était enfin dans son placard mais qu'il n'arrivait pas à dormir à cause de ses blessures douloureuses.

Vernon ouvrit brutalement la porte du placard qui claqua avec force contre le mur de la pièce minuscule.

Il darda un regard furieux sur la petite forme à la respiration régulière étendue au fond sur un matelas à l'aspect miteux.

Le monstre osait dormir comme un bien heureux après un nouveau méfait ?

Il pensait surement être sorti d'affaire comme toujours, mais il se trompait lourdement ! Ricana l'homme en saisissant violement le poigné libre du garçon et le jetant dans la cuisine tandis qu'il se réveillait brusquement, les yeux arrondis et encore ensommeillés.

_On…oncle Vernon ? demanda le sale gamin d'une voix pâteuse. C'est toi ?

_Comment petit monstre… commença l'homme d'une voix doucereuse, comment as-tu osé nous désobéir et nous voler ? Comment as-tu osé ? PARLE !

L'enfant le regardait sans répondre, les yeux exorbités, totalement terrorisé.

_Tu croyais que ta tante ne se rendrait compte de rien ? Pauvre idiot c'est elle-même qui a fait la liste, et même si ton plan avait fonctionné elle aurait fini par remarquer que tu ne faisais aucune de tes tâches.

_Non On…Oncle Vernon je te jure que c'est faux. Je…

_TU NOUS TRAITES DE MENTEURS A PRESENT ? Tu vas voir ignoble vermine ce qu'on fait aux animaux de ton espèce ! Postillonna Vernon en giflant l'enfant qui tomba au sol sous la force du coup.

Le petit garçon pleura doucement puis leva ses grands yeux verts vers son oncle dans le but de s'expliquer encore mais son regard s'écarquilla de frayeur et il se protégea le visage de ses bras tandis que le premier coup de ceinture s'abattait sur lui.

Pendant ce temps Dudley Dursley, étalé de tout son long sur son lit, n'arrivait pas à fermer l'œil. Il était bien tenté de jouer à un de ses jeux vidéo mais voilà, sa mère qui avait appris sa manie il y a de cela quelques jour, avait pris soin de fermer la porte de la salle de jeu à clef et il ne pouvait donc pas y pénétrer.

Fermant les yeux un instant, il essaya à nouveau de dormir, mais sans succès.

Il ouvrit tout à coup les paupières alors qu'un grand sourire venait orner les traits de son jeune visage rond.

Hier, il avait joué à la Gameboy dans le salon. Il y avait de fortes chances pour que sa mère ne l'ait par rangée.

Il s'arracha de son drap sans cérémonie, sauta au sol et sortit prudemment de sa chambre.

Bon le tout est à présent de ne pas se faire remarquer et de réveiller papa et maman, songea t il avec un sourire diabolique.

Il posa un pied sur la première marche d'escalier mais s'arrêta soudain, alerte.

Il entendait des bruits étranges provenant du rez-de-chaussée.

Il fronça ses fins sourcils en se demandant si son jeu valait la peine qu'il se fasse capturer par un Ovni puis songea que de toute façon il avait toujours rêvé d'en rencontrer un et il descendit alors d'un pas brave le reste des marches, armé d'une détermination à toute épreuve, ses mains légèrement tremblantes alors qu'elles étaient férocement agrippées l'une à la rampe des escaliers, l'autre appuyée sur le mur.

Arrivé au bas de l'escalier, il allait se dirigeait rapidement vers le salon, prendre son jeu et ainsi remonter au plus vite -l'idée de rencontrer un ovni ne le tentait plus autant-, mais se raidit en entendant une soudaine plainte déchirer le silence de cette calme nuit d'hiver au 4 Privet Drive, Little Surrey.

Il faillit trébucher et se rattrapa in-extremis au mur du couloir. L'enfant tendit l'oreille en l'attente d'un autre cri qui ne vint pas. A la place, et alors qu'il reprenait sa marche quasi-silencieuse vers le salon, il crut distinguer des gémissements plus au moins prononcés.

Il trembla de peur. Il y avait quelque chose dans la cuisine. Ou quelqu'un. Or, Harry devrait déjà être dans sa chambre et ses parents de même.

Qui dans ce cas ? À moins qu'Harry ne soit sorti de son placard sans autorisation pour partir voler le Kinder Bueno que Maman lui avait acheté hier en faisant ses courses ! Dans ce cas il ne le laisserait pas faire ! Pas question de partager un Kinder même si il y avait deux baguettes à l'intérieur !

Fort de cette résolution et de son résonnement assez farfelu, le garçon fit volteface et un pas en direction du lieu du crime où il avait bien l'intention de prendre son voleur de cousin sur le fait.

Mais une scène étrange l'arrêta net, le prenant au dépourvu…

Ce n'est pas Harry qu'il avait devant ses yeux mais une immense silhouette qui cachait presque toute la lumière tant elle était imposante.

_…Papa ? Glapit Dudley, incertain, les sourcils froncés et les yeux légèrement plissés à cause de la pénombre.

L'homme, car s'en était bien un, sursauta violement et arrêta tout mouvement.

_…Duddy, fit il d'une voix blanche, pourquoi n'es tu toujours pas au lit à cette heure-ci ?

_Oh, fit ce dernier en rougissant, heureusement que papa ne me voit pas, je…heu…n'arrivais pas à dormir papa.

Un silence plus tard, l'enfant osa demander :

_Et toi ?

_Q…quoi ?

_Toi aussi, tu n'arrives pas à dormir ?

_...C'est ça fiston. Ecoute, monte te coucher, je viendrai te raconter une histoire le temps que je…finisse. Demanda son père, toujours sans se retourner.

L'enfant fronça les sourcils et croisa les bras, l'air mécontent.

_Humm … d'abord, je veux mon Kinder Bueno !

_…

Dudley fit un pas en avant dans l'intention d'entrer dans la pièce où se trouvait son père mais celui-ci se tourna brusquement pour lui faire face.

_ Dud', jeune homme, fit-il d'une voix menaçante qui surprit l'enfant, ne m'oblige pas à me fâcher. J'ai dit : monte dans ta chambre. Maintenant !

Dudley ne réagit pas, et pensant que c'était encore une plaisanterie de son père, passa outre l'ordre claire et se faufila dans la cuisine.

La vue d'un Harry étalé sur le sol, tremblant de tous ses membres et gémissant, calma ses ardeurs.

Et il contempla son cousin blessé avec un mélange d'horreur et de fascination.

Le petit garçon était presque nu sur le carrelage froid, ne portant qu'un vieux caleçon plus gris que noir et était pris de frissons violents et successifs. Il ressemblait à un animal à l'agonie songea Dudley en regardant le peu de sang qui entourait l'enfant à terre.

Le dos de ce dernier, éclairé par la lumière des réverbères, était strié de marques rouges, quelques unes plus profondes que d'autres.

Harry appuyait de toutes ses forces sur ses poignets dans une vaine tentative de se relever dévoilant ainsi des bleus le long de ses bras et de ses jambes.

Dudley ne savait qui était responsable de ces derniers, lui ou son père.

Il sentit d'ailleurs ce dernier le saisir par derrière et le projeter en arrière en se positionnant devant la masse gémissante d'Harry pour lui en cacher la vue.

_Harry a fait une bêtise, c'est pour ça que tu le tapes ? demanda finalement l'enfant d'une petite voix sans oser regarder l'homme en face de lui.

_Oui, c'est ça Dudley. Harry a fait une énorme bêtise et je dois le corriger, tu es très intelligent mon fils. Maintenant sois un gentil garçon et monte dans ta chambre.

_Pourquoi tu me puni pas moi, hein ? C'est vrai quoi, je fais toujours pleins de bêtises et vous me corrigez jamais maman et toi. Alors qu'Harry, bah, il est toujours gentil et il aide maman et même qu'il vous obéit toujours et qu'il se plaint même pas !

_Harry est un monstre ! Rugit l'oncle Vernon en le prenant par le col, approchant d'un air menaçant, son visage du sien. Harry est un anormal. Et on le traite pour ce qu'il vaut.

_Mais… tenta son fils, effrontément. Dudley ignorait pour qu'elles raisons le sort de son cousin l'importait autant tout d'un coup. Peut être parce qu'il était si petit et gentil avec lui et qu'il le traitait toujours en égal au contraire des autres garçons dont l'amitié variait par rapport aux saisons. Mes amis ils sont normaux, tu me l'as dit et pourtant, ils sont punis par leurs parents quelques fois.

_Tu es encore trop jeune pour comprendre, finit Vernon sur un ton clairement agacé à présent. Mais il est vrai que nous avons peut être négligé ton éducation –à cause de ce monstre encore une fois- il est temps de la reprendre en main. Tu es puni, va dans ta chambre.

On pouvait presque voir le cerveau du jeune Dursley réfléchir à toute vitesse.

_D'accord !

_D'accord ?

_D'accord, répéta l'enfant. Je suis puni. Je vais dans ma chambre et je te laisse… finir, ajouta-t-il sur un ton sérieux.

_Bien, tu es un très bon garçon. Vas-y.

L'enfant tourna les talons et s'en alla en direction des escaliers tandis que son père retournait à… son occupation. Seulement, au lieu de monter les étages, Dudley se précipita dans le salon où il se plaque contre le mur à coté de la porte pour être sûr de voir son père monter les escaliers.

Il entendit vaguement le bruit d'une porte que l'on ferme à clef, puis le pas lent et lourd de Vernon montant les escaliers.

Une peur panique envahie alors Dudley. Que faisait-il si son père vérifier qu'il était bien dans sa chambre ? Comment pourrait-il se justifier ?

Une idée lui traversa alors l'esprit et il courut vers la table basse du salon sur laquelle il découvrit avec soulagement son jeu-vidéo. Au pire je lui dirai que j'avais oublié de prendre mon jeu. Songea-t-il, heureux d'avoir trouver la solution.

Quand il fut absolument sûr que son père était dans sa chambre et ne représentait plus une menace, Dudley sorti enfin de sa cachette.

Il avança et s'arrêta devant le placard sous l'escalier. Il hésitait.

Que faisait-il ? Allait-il désobéir à son père ? Allait-il vraiment aider le monstre ?

Ce n'est pas un monstre, se morigéna-t-il aussitôt.

La vision qu'il avait eu de son cousin… le voir si faible, si fragile… si effrayé…

Il se demandait pourquoi il y pensait maintenant. Qu'est ce qui avait changé ? Pourquoi ce soudain revirement ? Il aimait à croire qu'il avait grandit. Mais il savait que c'était impossible. Comment pourrait-on 'grandir' en quelques heures ?

Quelques instants plus tôt encore, il détestait Harry et l'utiliser comme 'planche de bois' dans le but de devenir un grand karatéka !

Alors quoi ? Dudley pensait au fond de lui que cela l'avait dérangé de voir une autre personne que lui malmener Harry. Il considérait qu'il en était le seul autorisé. Bien sur, ce n'était pas la première fois que son cousin se faisait punir par son père. Mais ce dernier se contentait habituellement d'une gifle, d'un petite claque, ou d'un coup de canne. Et c'est tout. Il n'aurait jamais imaginé son père aussi violent. Que l'on fasse autant de mal à Harry l'indignait, le révulsait, le révoltait tout simplement…

Ce n'est pas tant qu'Harry ne recevait jamais de correction mais jamais cela n'avait était aussi loin. Ou dans le cas contraire, il n'en fut jamais témoin. Cette dernière pensée le fit paniquer. Harry a-t-il subit d'autre correction aussi dures que celle-ci ? Cela lui suffit pour le sortir finalement de sa torpeur et il fit face à la porte du placard. Il entendait d'ici les petits gémissements d'Harry. Ainsi qu'une litanie sans fin de « Maman…maman…maman…s'il te plait…Pardon… pardon… pardon … » puis un cri « Oncle Vernon ! » vite étouffé par des sanglots.

_Harry ? Chuchota Dudley d'une voix hésitante. Harry… tu m'entends ?

Pas de réponses. Dudley fronça les sourcils. Ce n'était pas normal.

Il colla son oreille contre la porte en bois et se concentra.

Il pouvait entendre d'ici une respiration saccadée et des pleurs étouffés par ce qu'il supposa être un oreiller.

Qu'est ce qui se passait ? Pour qu'elle raison ne lui répondait-il pas ?

Soudain, il eu un doute.

_…Harry… C'est moi… Dud'. N'aie pas peur de moi, Harry. Je peux même pas ouvrir la porte, j'ai pas la clé !

Dudley attendit encore. Et alors qu'il allait abandonner après avoir poussé un long soupir, il entendit son cousin chuchoter.

Intrigué, il se pencha se rapprochant à nouveau de la porte.

_Dud'…Dudley…

_Je suis là Harry, s'exclama-t-il avec un sourire. Est-ce que…ça va aller ?

_Ou…Oui.

_Ok… c'est…il prit une grande inspiration. C'est la première fois qu'il te fait ça, pas vrai ?

_… N…Non. Quand… il est… trop fâché.

_D'ac…D'accord. Je… je ne savais pas. Et…je suis désolé pour ce matin. Me suis énervé pour rien et…

_P…Pas grave, lui répondit la voix affaiblie de son cousin.

_En tout cas, reprit Dudley ne voulant pas s'attarder sur ce sujet plus qu'épineux, je vais t'aider maintenant.

Un silence.

_Harry ? S'enquit Dudley, inquiet.

Harry allait-il refuser son aide ? Mais pour qu'elle raison ferait-il cela?

Peut être qu'il en a marre que tu te moque de lui et qu'il pense que tu le fais marcher. Fit une voix dans sa tête.

Non ! Harry m'a pardonné pour ce matin !

Et toutes les autres fois alors ? Toutes ces fois où tu l'as humilié à l'école avec tes 'amis' ? Tu ne te feras sûrement pas pardonner aussi facilement. Même toi, tu n'es pas aussi stupide.

Je ne suis PAS stupide !

Ça c'est toi qui…

_ Dudley ? Tu…Tu vas m'aider pour de vrai ?

_ Bien sur Harry. Je te promets que c'est vrai.

_ On pourra même être amis à l'école ?

Je retire ce que j'ai dit il est vraiment stupide !

_Tais-toi !

_…Désolé Harry… ce n'est pas à toi que je parlais… oui, bien sur que l'on sera amis à l'école ! Mais à la maison je pense qu'il faudra être plus discrets, tu comprends ?

_…Oui…

_Et puis je vais t'aider à devenir un karatéka, un boxeur et bref un combattant hyper fort ! On s'entraînera tous les deux et on leur montrera à tous ces gros menteurs comme Boris ! Et même que…

Un étrange bruit aussi rare que beaux retentit à son oreille et ce soir là, Dudley se dit qu'Harry devrait rire beaucoup plus souvent.

A suivre…

oOoOoOoOoOoOoOo

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