Disclaimer : Tout sur le monde d'Harry Potter et ses personnages appartient à Mme J.K.Rowling.

Titre : «Un Peu Plus Que De La Haine»

Résumé : « Parce que des fois l'intuition fait défaut. Sirius Black l'apprendra bien malgré lui... » Epoque des maraudeurs. Evocation de SSSB. (Je crois que je devrais changé de résumé)

Avertissement : Comme d'habitude il y aura présence de yaoi, donc ceux que les relations homosexuelles dérangent je vous conseille de ne pas rester là. Les autres sont les bienvenus Sinon comme toujours j'utilise Snape au lieu de Rogue. Hum de plus cette fic se passe à l'époque des maraudeurs, durant la 6ème année de ces derniers.

Petite Note : Un énorme merci à tous ceux qui ont lu mes précédentes fics, et aussi à ceux qui ont laisser une petite review. Ça me fait toujours vraiment très beaucoup plaisir. Et gros merci à ceux qui ont laissé des reviews pour le chapitre précédent !

En espérant que le fait que je publie ce nouveau chapitre avec presque 6 mois d'intervalle ne vous aura pas fait oublier ma modeste fic. Le pire c'est que même après tout ce temps je ne suis pas satisfaite de ce chapitre, alors je m'excuse auprès de vous, .

Sur ce bonne lecture !


Chapitre 2

Querelles, Querelles

Le lendemain Sirius fut réveillé en sentant des courant d'air frais sur sa peau. Frileux de nature au matin, il chercha ses couvertures de la main, la tête toujours enfoncée dans les oreillers moelleux. C'est avec un grognement qu'il s'assit au milieu de son lit, n'ayant toujours pas trouvés ses draps. A ce moment il se rendit compte que sa nuit n'avait pas dû être de tout repos : les couvertures étaient toutes éparpillées çà et là du lit ; les baldaquins, ouverts la veille, étaient maintenant pendant dans le vide ; et enfin ses oreillers se trouvaient au pied du lit et non à la tête. Avec un soupir il se leva et rangea du mieux qu'il pu le désordre. Ceci fini, il remarqua qu'il ne lui restait plus assez de temps pour dormir, il commença donc à se préparer dans la salle de bain. Le brouillard du sommeil encore épais l'empêchait de repenser aux événements survenus la veille, à moins que ce ne soit sont inconscient qui donnait un peu de répit à son cerveau.

Une fois prêt, il sortit attendre ses amis dans la salle commune. Ce fut James qui le rejoignit le premier, et son air accablé fit ressurgir des souvenirs.

- Tu t'es levé tôt ce matin, Padfoot.

- Euh, ouais… J'étais pressé d'aller manger !

Les deux amis restèrent assis un long moment, regardant les élèves affamés s'enfuir par le portrait de la grosse dame. L'humeur était un peu tendue, ni l'un ni l'autre n'osant parler des événements de la veille. Néanmoins, l'ambiance s'adoucie avec l'arrivé de Remus et Peter, qui s'étonnèrent tout de même de voir deux lève-tard déjà debout. Peu à peu sur le chemin de la grande salle, les quatre amis commencèrent à plaisanter, puis arrivés à table leur gaîté naturelle revînt au galop. C'est ainsi que le malaise survenue quelques instants avant était déjà presque oublié pour laissé place à de grands éclats de rire.

Cependant, cela ne dura pas très longtemps, car la joyeuse troupe des maraudeurs rencontra dans les couloirs Severus Snape, serrant ses livres contre lui. Le Serpentard avait une attitude tout à fait froide et impassible, comme à l'accoutumer. Rien ne laissait paraître qu'il avait pleuré la veille. Quand Severus aperçut les quatre garçons il regarda ailleurs, en leur passant rapidement devant. Cependant, à la surprise et de James et de Snape, Sirius interpella le Serpentard avant qu'il ne disparaisse au détour d'un couloir.

- Alors gros détritus, tu as pas réussi à mettre ton sac ce matin ? Tu le trouvais plus dans l'amas de crasse que tu dégages, c'est ça, hein !

Severus ne répondit pas aux attaques de son camarade Gryffondor. Il resta dos aux maraudeurs pendant que celui que ses amis surnommaient Padfood continuait à insulter le Serpentard. Il lui cracha des insultes bien placées et aiguisées pendant que Remus et Peter faisait comme s'il ne se passait rien et que James écoutait distraitement. Quand Snape se décida enfin à se retourner, beaucoup d'élèves avaient disparus pour rejoindre leur salle de classe.

- Qu'est-ce que tu cherches Black ?

- Toi, tas de bouses !

Snape soupira de lassitude, et une pointe d'agacement se lisait sur ses lèvres pincées.

- Black, tu devrais plutôt aller en cours pour remonter un peu le niveau de ton cerveau. A force de dire des énormités plus grosses que toi -et c'est déjà beaucoup-, tu touches des profondeurs abyssales d'imbécillités.

- Ah ouais, tu peux parler toi avec…

- Sirius, on y vas !

James venait d'interrompre son ami, ayant aperçut Lily Evans s'avancer dans le couloir, et voulant éviter un conflit du même genre que la veille.

- Tu ferais mieux d'écouter le cafard qui te sert de maître Black, et laisser enfin mon humble personne !

- Humble toi ? Tu as été chercher ça où ? Peut-être dans…

- Sirius, laisse tomber ! On y va !

James avait l'air de plus en plus inquiet, en effet Lily approchait, et semblait vouloir parler aux quatre Maraudeurs. D'ailleurs cela semblait logique puisqu'elle était préfète et qu'ils étaient censés avoir cours à l'heure qu'il était.

- Allez dégage Black, ton maître va pas être content si son chien-chien lui désobéit sans remuer la queue.

- Je te jures Snape que…

- Les garçons !

C'était Lily qui venait de les appeler. Elle marchait de plus en plus vite vers eux, et au fur et à mesure ses sourcils se fronçaient.

- Tu me jures que quoi Black ? Par Merlin…

Les lèvres de Snape bougeaient, et pourtant personne ne pu entendre la fin de sa phrase. En effet Potter venait de lui lancer un sort. Cela ne partait pas d'une mauvaise intention, il voulait juste arrêter là la dispute, parce que Lily venait d'arriver à leur hauteur.

- Les garçons, le professeur de Défense Contre les Forces du Mal vous cherche !

- Merci Lily.

James la bouche en coeur ne comprit pas tout d'abord ce qu'il se passait. Trop occupé à dévorer des yeux sa Lily adorée, il n'avait pas entendu Sirius prononcé le sort. C'est donc tout étourdit après la déflagration, qu'il se releva d'une Lily furieuse, et sonnée par le choc.

- Espèces de veracrasses boueux !

- Lily chérie…

- Ne m'appelle pas comme ça Potter !

Essoufflée, Lily crucifiait des yeux James, et même quand il lui tendît la main pour qu'elle se redresse, elle lui lança le même regard incendiaire en se levant d'elle-même. Pendant ce temps là, le sort de James s'était terminé, mais à la place, l'incantation prononcée par Sirius avait éclaboussé le Serpentard de peinture bleu ardoise.

- Potter tu n'es qu'un imbécile ! Un porc même ! Tu as vue le chantier que tu as mit dans ce couloir alors que, vous tous devriez être en cours ! Et toi Lupin tu n'as pas honte de laisser ses idiots faire ce qui leur plait ?

Evidemment Lily évita de parler de Snape, même si laisser Snape avachi contre le mur d'ardoise sans faire de remarque lui donnait des tics nerveux.

- Lily ce n'est pas moi je te le pro… intervînt James avant que Remus, ou même Peter n'est pu esquisser un simple geste, mais Lily le coupa dans son élan de repentir.

- Tu crois peut-être que je ne t'ais pas vu lancer ce sortilège à Snape juste avant que je n'arrive ! s'exclama Lily sans pouvoir s'empêcher de défendre une fois de plus le Serpentard.

- Oh Potter tu as été découvert, comme cette scène est une fois de plus émouvante. J'en aurai la larme à l'œil si ce n'était pas aussi grotesque.

- La ferme, Servitus ! Hurla James.

- T'inquiètes Jamesie, avec son nouveau look il pourra se fondre dans le décors, et il nous fera pas chier.

- Ta gueule Sirius, lâches-nous avec Snape ! s'époumona James avant de poursuivre la préfète de Gryffondor qui s'était enfui vers leur salle de cours après avoir poussé un énorme soupir d'agacement.

Les trois autres maraudeurs restèrent interdits. Ce n'était pas dans le genre de James de parler méchamment à son meilleur ami. Et bizarrement seul Severus semblait trouver cela amusant.

0000

La journée avait été longue, très longue même pour les quatre maraudeurs. Et le soir de ce lundi harassant, James se trouvait dans la salle commune des Gryffondor, essayant vainement d'expliquer à Lily ses bonnes et louables intentions. Pendant ce temps Sirius se faisait savonner dans le dortoir par le préfet qu'était Remus. Et bien que Sirius s'acharnait à dire qu'il n'était pas le seul responsable des heures de colles qu'ils venaient de se récolter, lui, Remus, Peter et Snape, rien ne semblait pouvoir interrompre Remus.

- Que tu sois l'unique fautif ou pas Si' j'en ai rien à faire ! La seule chose que je remarque c'est que le résultat au final est le même : trois heures de retenues chacun pour tapage dans les couloirs et utilisation de magie à l'intercours. Des fois je me demande si tu te rends réellement compte que c'est la fin de l'année et que nos dossiers doivent être irréprochable pour rentrer dans une école supérieure.

- Je me rends bien compte de tout ça Lunard. Mais enfin c'est pas trois heures de colles qui vont tout changer. En plus il nous reste encore une année, et je suis sûr que les écoles qu'on vise tous les quatre sont contre les Serpentard pourris jusqu'à la moelle comme Servitus. Au contraire, en réalité je vous ai rendu services.

- Des fois tu me désespères, Sirius.

- Mais Remus, si James n'avait pas lancé le sort de mutisme à Snape, il aurait pu se défendre de mon propre sort !

- Alors comme ça pour toi c'est de ma faute ?

James venait d'entrer dans le dortoir, la mine maussade. Il avait entendu les dernières paroles de Sirius, et avant de lui répondre, la porte de la chambre avait claqué sous la force de sa main.

- Bah quoi, tous n'est pas toujours de ma responsabilité !

- Attend là je crois que j'ai pas tous suivit ! Récapitulons si tu le veux bien Sirius.

Depuis que Potter avait répondu durement à Black, le ton s'était légèrement refroidit entre eux au cours du reste de la journée. Chacun des maraudeurs ayant une raison d'être mécontents, la gaieté n'avait pas été au rendez-vous de ce début de semaine. De plus, il n'était pas dans les habitudes de James et Sirius de se disputer, ou si cela arrivait, s'était simplement sur des broutilles qui n'engendraient des chicaneries que de quelques minutes.

- Alors voyons voir : Tu viens nous bassiner toutes les semaines, voire tous les jours pour qu'on ailles jouer un tour à Snape. A chaque fois il faut que tu lui trouves un truc qui cloche et que tu la ramènes pendant des siècles. On se retrouve à nettoyer les chaudrons de Slugorn parce que tu fais foirer la potion de Snape, ou alors on atterris dans le lac par ta faute, parce qu'on tombe dans le panneau du « Oh les mecs je vous jures que j'ai vu Servitus faire un truc de louche ». Mais ça marche plus Sirius parce que j'en ai ma claque et que Lily croit que c'est moi qui suis un sadique de première qui a prit Snape en tête de turc.

- C'est un peu abuser James. Evans te dit que tu es un méchant garçon avec Servitus alors ça y est, du jour au lendemain, tu rejettes toutes les fautes sur moi.

- Je suis conscient que parfois je t'ai entraîné dans ce jeu, mais maintenant c'est fini. Parce que plus je réfléchi et plus je me dis que j'en ai sincèrement rien à foutre de Snape ! C'est toujours toi qui viens foutre la merde avec lui. Vous vous complétez bien à toujours vous tapez dessus dès que vous en avez l'occasion. Mais moi je fais pas partit de ça. Et réellement je regrette d'être parfois l'excuse pour emmerder Snape. Mais là merde ! Vous trouvez peut-être ça stupides mais j'aime Lily, et le fait qu'elle et moi on se fasse insulter à cause de tes idées malsaines, alors qu'on est responsable de rien, ça me tape sur les nerfs. J'ai déjà du mal à simplement lui parler, comment je peux avancer quand j'ai mon meilleur ami pour obstacle.

La respiration courte, le regard douloureux, James regarda Sirius, rouge de rage, et les larmes aux yeux se diriger vers la sortie. Avant de franchir la porte il articula amèrement :

- C'était largement plus cool quand tu te contentais de lui tirer les cheveux !

- Il faut grandir à un moment ou à un autre, Padfoot… même si c'est difficile.

Mais Sirius avait déjà refermé hargneusement la porte sur trois adolescents nostalgiques de leur complicité d'autrefois.

-Fin du second chapitre-


Voilà, la suite de ce chapitre ne devrait pas tarder, celui-là n'était pas très palpitant, je le reconnais. Mais le troisième contiendra plus « d'action » si vous voulez toujours lireuh après ce vilain chapitre.

Si vous avez des pitites (ou des grosses) remarques à faire, je serais ravie de les lire dans une tite review, héhé.

Mici beaucoup,

Dedale.