Note : Merci pour vos reviews. Voila enfin la suite de la fic, j'espère que vous ne m'envoudrez pas trop pour cet énorme retard. Sur ce, enjoy !

Chapitre 2 : Visite médicale

Rodney arriva au mess et s'installa. Il commença à mettre de la confiture sur ses tartines. En même temps, il réfléchissait à ce qu'il s'était passé la veille au soir avec Carson. Il redoutait de le croiser, ne sachant pas ce qu'il pourrait lui dire. Il fut distrait de ces pensées par John qui posa son plateau en face du canadien.

Rodney : Bonjour John.

John : Bonjour Rodney, comment ça va ?

Rodney : Ça peut aller, et vous ?

John : Hum...ça va, si on oublie le fait que j'ai ma visite médicale aujourd'hui. J'aime bien Carson, mais lorsqu'il arrive avec ses aiguilles...brrr !

Il fit semblant de frissonner et commença son petit déjeuner sans remarquer l'état de Rodney. Ce dernier était devenu livide en entendant le nom de Carson. John avala son café et remarqua quelque chose de dérangeant : le silence. Or, lorsqu'on mangeait avec Rodney, il était impossible qu'il y ait du silence. C'était une loi immuable. Il posa sa tasse et planta ses yeux dans ceux du scientifique.

John : Tout va bien MacKay ?

Ce dernier acquiesça. Décidemment, quelque chose allait de travers avec Rodney.

John : Vous savez que vous pouvez tout me dire.

Il insista bien sur le mot « tout ». Il vit Rodney hésiter puis finalement le canadien détourna le regard.

Rodney : En fait, tout ne va pas bien.

John baissa la voix.

John : Ça concerne...

Rodney acquiesça. John s'asseya plus confortablement sur sa chaise. C'était la première fois que lui et John reparlaient de Carson depuis que Rodney lui avait dit qu'il en était amoureux.

John : Vous voulez m'en parler ?

Rodney, qui n'avait pas tellement réagit depuis le début, se leva brusquement, attirant le regard des autres occupants du mess.

Rodney : Depuis quand ma vie privée est elle devenue un sujet de conversation ?

Le militaire n'eut pas le temps de répondre car Rodney prit son plateau et alla le poser sur le tapis roulant. John prit le sien et alla le ranger également puis partit à la suite du canadien. Il le rattrapa facilement et le força à la regarder.

John : Je comprends bien que vous ne vouliez pas en parler MacKay, mais vous êtes mon ami et je n'aime pas voir mes amis tristes.

Rodney : C'est juste qu'en parler avec vous ça me gène un peu.

John fit semblant d'être vexé.

John : Je vois, vous préféreriez peut être en parler avec Elisabeth ?

Rodney souriat.

Rodney Peut être pas non, la personne avec qui j'irai me confier serait Carson mais, disons que ce n'est pas très possible actuellement.

John : Ecoutez, je ne suis peut être pas le plus qualifié pour vous donner des conseils sur ce sujet là, mais je suis votre ami et je veux que vous sachiez que si vous désirez me parler de n'importe quoi, n'hésitez pas.

Les deux hommes se sourirent.

Rodney : C'est juste que Carson est prêt à...aller de l'avant alors que moi...

Tout en parlant, ils reprirent leur marche.

John : Je vois, la peur de l'inconnu.

Rodney : Tout cet aspect la de notre relation m'effraie, je veux dire je...je ne sais pas comment...enfin si j'en ai une petite idée mais...

John : Ça vous fout la trouille.

Le scientifique acquiesça. Ils empruntèrent un téléporteur.

John : Est-ce que vous lui en avez parlé ?

Rodney : Oui, mais j'ai peur qu'il pense que ce qu'il s'est passé il y a une semaine ne s'est fait que sur un coup de tête.

John : Qu'est ce que vous ressentez pour lui ?

Rodney regarda le militaire. Il ne savait pas trop ce qu'il ressentait pour l'écossais, c'était un peu le fouillis en ce moment.

Rodney : Je crois que je l'aime.

John : Vous croyez ?

Rodney : C'est tellement bizarre, je considérais Carson comme un ami et maintenant...

John : Vous avez peur de perdre cette amitié en devenant son amant.

Le canadien s'arrêta de marcher.

Rodney : Vous pensez que c'est à cause de ça que je ne veux pas aller plus loin ?

John : Eh bien, oui. Mais il y a aussi le fait que vous n'ayez jamais eu de relation avec un homme. Je pense que ça joue beaucoup dans la balance.

Rodney (soupirant) : Et qu'est ce que je suis censé faire ?

John : Je vous suggère d'en parler avec lui lors d'un dîner. Connaissant Carson, je suis sûr qu'il vous écoutera et en prendra connaissance.

Le scientifique considéra un instant les paroles du militaire puis souriat.

Rodney : Merci John.

John : Je me demande bien ce que vous feriez sans moi.

Rodney : Ne poussez pas le bouchon trop loin non plus.

Les deux hommes rirent.

Carson (par radio) : Colonel, je vous rappelle que vous avez votre visite médicale a lieu dans 5 minutes et pas question de la reporter cette fois ci.

John grimaça.

John (par radio) : Oui Carson, je sais. Je suis en chemin...(il coupa sa radio)...Vous m'accompagnez Rodney ?

Le scientifique acquiesça et ils se dirigèrent tous les deux vers l'infirmerie. Ils furent accueillis par Carson qui ne remarqua pas la présence de Rodney car il se trouvait derrière l'américain. Carson arriva devant John tout sourire, ces célèbres seringues dans la main.

Carson : Alors colonel, prêt ?

John : Mouais...

John s'avança ce qui permit à Carson de voir Rodney. Il n'y avait que eux trois dans la pièce.

Carson : Je...je ne savais pas que tu étais là. Ta visite n'est prévue que demain.

Rodney : Oui je sais, mais j'ai tenu à accompagner John. Tu sais comment il est face à des seringues.

Carson lui envoya son plus beau sourire et John un regard plus noir que le café. Carson se dirigea vers John et lui donna quelques directives que le militaire exécuta. Rodney ne le quitta pas des yeux durant tout le processus et s'approcha d'eux.

Rodney : Je...je pensais qu'on pourrait dîner ensemble un de ces soirs.

Carson leva les yeux vers le canadien.

Carson : Oui, pourquoi pas.

Carson était devant John et Rodney se trouvait derrière lui. John regardait tour à tour les deux hommes. Il était pris en « sandwich' entre les deux hommes qui se dévoraient des yeux. Le militaire commençait à se sentir de trop mais il ne pouvait pas laisser les deux hommes seuls car il était coincé entre eux deux. Les deux docteurs avaient complètement oublié la présence du militaire qui toussa pour faire acte de présence.

Rodney (gêné) : Heu...eh bien, on se retrouve ce soir au mess, à 20 heures ?

Carson (souriant) : Ok, à ce soir.

Rodney souriait également.

Rodney : Ok, à ce soir.

Ils se regardèrent encore pendant quelques minutes puis Rodney quitta la pièce. Lorsque le scientifique fut sortit de la pièce, John siffla.

Carson : Qu'y a-t-il ?

John : Eh bé, vous devez vraiment être accro l'un à l'autre...je vous plains...

Carson souriat et commença l'examen médical de John.