Note de l'auteur : Merci beaucoup pour vos reviews !
Voilà la suite ! LOL Je les fais galérer... ;D
- Chapitre 02 -
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Puis le passage s'ouvrit enfin. Il s'élargit. Et John poussa un soupir de soulagement.
Ils débouchèrent sur un vaste espace dans le mastodonte rocheux. Il leur permit de souffler un peu. Les vents se déchaînaient toujours mais le Jumper avait plus de champ de manœuvre et était moins sujet aux rafales à cet endroit. John scruta le relevé topographique semi-transparent et aperçut une cavité salutaire : la sortie de cet enfer pour pilote casse-cou.
Il prit vite sa décision. Il fit piquer du nez au Jumper et fonça vers la sortie.
Ils se retrouvèrent de nouveau ballottés par les vents dans toutes leurs forces prodigieuses mais John avait saisi comment s'y prendre. Il put donc se faufiler à travers les masses furieuses d'air s'entrechoquant sans cesse. Profitant même du phénomène de flottement entre deux masses d'air particulièrement plates pour planer en ligne droite.
McKay choisit ce moment-là pour émerger.
« Bon sang… Ma tête… ! » gémit-il en se prenant la tête. « Quoi ! » réalisa-t-il alors qu'ils étaient encore pris dans la tourmente.
« Oui, Docteur McKay. » intervint Teyla. « Nous y sommes encore. »
« Le Colonel nous a fait une remarquable démonstration de pilotage. » commenta Ronon. « On a bien failli s'écraser pourtant. »
« Comment ça ! » glapit McKay.
« Pour l'amour du ciel, McKay ! » tempêta John. « Veuillez la fermer un peu ! C'est assez difficile sans que vous me fracassiez les oreilles avec vos cris ! »
Rodney vit alors la sueur dégouliner le long des tempes du Colonel et ses yeux qui se focalisaient durement sur l'espace devant eux.
Et il sut aussitôt que si toute son attention n'avait pas été requise pour le pilotage, Sheppard l'aurait mitraillé d'un regard noir. Rodney déglutit, pas sûr du tout de pouvoir rester entier après l'atterrissage. Si ils réussissaient à atterrir bien sûr…
« McKay. » l'apostropha Sheppard assez sèchement.
« Quoi ? »
« Mais bon sang ! Il faut tout vous dire ! La direction. » pesta vertement le Colonel.
« Ha ! Oui ! Euh… » McKay consulta les données de son portable et fit la comparaison avec l'affichage de l'appareil. « Dirigez-vous vers ce rocher, là. » désigna-t-il de l'index.
« McKay… Soyez plus précis. » maugréa John, agacé.
« Mais c'est là ! » repointa vaguement McKay.
« Ça ne dit rien, McKay. Faites… Je sais pas moi ! Branchez votre portable à la console ! Parce que c'est pas avec une vague direction que je vais pouvoir nous y faire aller ! » s'emporta John.
« Oh ! Oui, Colonel. » bafouilla le physicien.
Lequel se mit en devoir de relier son portable à la console du Jumper pour compléter les données qui s'affichaient.
« Hooo… ! Vous avez réussi à afficher un relevé topographique ? » s'extasia Rodney.
« Oui. Encore heureux. » grommela John. « Sinon on ne serait pas là à en parler. »
« Comment ça ? »
« Teyla… » appela au secours John.
Laquelle comprit aussitôt que son Colonel était limite de perdre son sang froid et son pilotage par la même occasion…
« Docteur McKay. » intervint-elle. « Le Colonel veut dire que le Jumper a affiché cette carte au moment opportun. On s'était retrouvé pris au piège dans l'une des cavités d'une masse rocheuse. Sans ce… relevé, on n'aurait pas pu s'en sortir. »
« McKay… ? » appela rageusement Sheppard.
« Ha ! Oui, Colonel ! Ça arrive. » s'empressa de dire McKay en se remettant à tapoter furieusement sur son portable.
Les données manquantes s'affichèrent enfin. Et John poussa un soupir bruyant qui fit se hérisser McKay.
« Hé beh ! C'est pas trop tôt ! » grinça John.
Mais ce dernier ne put s'offusquer plus avant car le Jumper recommença sa course erratique entre les masses d'airs violentes. Avec, en prime, les soubresauts qui avaient fait la joie de l'astrophysicien un peu plus tôt.
« Mais c'est quoi cette planète ! » gémit-il.
« Apparemment la sonde a oubliée de donner ce détail… » commenta sobrement Ronon.
« Ça oui ! » grinça John entre ses dents. « Elle a complètement oublié de nous avertir. »
« Et si on rentrait ? » lança McKay.
« Avec ce qu'on s'est déjà farci ! Vous rigolez, McKay ! On continue ! » pesta Sheppard. « Je vais pas me laisser faire par ces foutus vents de malheur ! »
« Mais l'appareil… » tenta McKay.
« … tiendra bien ! » le coupa John. « Il le faut bien. De toute façon, je me vois mal retenter tout de suite le retour… A moins que vous sachiez comment nous faire revenir en un seul morceau, McKay… ? »
« Comme ça ! Maintenant ! Mais je n'ai même pas de données pour me guider ! » protesta Rodney, sa voix partant dans les aigus.
« Bah ça ! Vous aviez qu'à pas vous évanouir ! » contra John.
« Je ne me suis pas évanoui ! » pesta le Canadien.
« Vous avez tourné de l'œil, McKay. Appelons un chat un chat. » assena John. « Maintenant… bouclez-la ! A moins de trouver une idée de génie pour nous faire arriver à destination sans problème… je suis toutes ouïes. »
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- A suivre… -
