Note : Merci à tous ceux et à toutes celles qui lisent cette fic ! Même si vous ne m'envoyez pas de reviews… (Snif !)
Note pour Sady et Tiphaine : Mais de rien ! lol C'est tout à fait normal ! C'est la vérité pure, je le jure ! Merci beaucoup pour les encouragements ! Je suis toujours enchantée de vous faire plaisir ! Je me disais bien que vous aimeriez la scène avec Carson ! lol
Indications : Les phrases en " italique " indiquent les pensées des personnages. Les phrases en / italique / indiquent une transmission radio reçue. Les phrases en / normal / indiquent une transmission radio envoyée.
Chapitre 02
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Les Sergents Bart et Kruck en avaient marre. Plus que marre. Ils avaient pour la énième fois fouillé de fond en comble les zones habitées. Dans les limites de la bienséance. Et ils avaient encore fait choux blancs. Ils ne pouvaient s'arguer d'une autorisation spéciale pour vraiment fouiller. C'était généralement dévolu au Sergent Bates. D'ailleurs, ils avaient tout le mal du monde à l'éviter sans que cela paraisse trop évident quand ils l'apercevaient…
Ils avaient suivi les ordres. Donc ils n'avaient qu'à attendre l'heure de visite de l'infirmerie pour faire leur rapport au Lieutenant, et aussi l'en faire sortir. Le Lieutenant était de plus en plus agité depuis qu'il ne pouvait même plus les contacter par radio. Faut dire aussi qu'il avait abusé… Normal que le Docteur Beckett la lui confisque ! Mais ils appréhendaient l'après. Il allait leur faire vivre l'enfer. Le Lieutenant n'avait rien à envier à Rayan, question tête de mule. Mais en tant que chef d'équipe, il voulait toujours pouvoir les joindre. Sauf que Rayan n'en faisait qu'à sa tête. Ils ne comptaient plus toutes les fois où ils avaient dû aller la débusquer. Avec la veine qu'ils avaient, ils allaient encore fouiller les zones inexplorées. Enfin… Ils espéraient avoir un indice d'ici là pour réduire la zone parce qu'ils ne voulaient pas encourir les foudres du Docteur Weir pour être partis quasi à l'aventure…
C'est encore plus démoralisés qu'ils avaient rejoint le mess, histoire de se changer les idées.
L'effervescence de la matinée ne semblait pas être encore retombée. Et c'était toujours aussi bondé. Ils se frayèrent un passage jusqu'à la desserte pour s'approprier café et munitions de ravitaillement. Cherchant une table ayant encore de la place pour eux, ils virent les signes du Sergent Stackhouse qui les invitait avec son équipe.
" Bonjour ! Alors… Quoi de neuf ? " demanda ce dernier.
" Bonjour ! " lancèrent à la cantonade Bart et Kruck avant s'attabler. Les autres leur répondirent de même.
" Rien… " soupira Bart. " Toujours rien. C'est vexant à force. " râla-t-il.
" Qu'est-ce qu'il y a encore ? "
" Oh ! C'est le Docteur Rayan. " expliqua Kruck. " Elle a encore disparue. On la cherche. "
" Encore ! Ça fait la combien ? " s'étonna Stackhouse.
" Alors là… Tu me poses une colle. J'ai arrêté de compter passé la douzième fois en un mois. " avoua Kruck.
" Moi, j'ai perdu le compte. On devait en être à la trente-sixième fois il y a… voyons… quatre mois. Non. Moins. Enfin… Ça fait toujours trop de toute façon ! J'en ai ras le bol de lui courir après. " fit Bart, agacé.
" Je parie que le Lieutenant Gervis tient les comptes. " ironisa Stackhouse.
" T'en es pas loin. C'est à peine s'il ne le marque pas dans un carnet ! " se moqua Kruck. " Quand il s'agit des frasques du Docteur, il est aussi tatillon que le Sergent Bates. "
" Houla ! A ce point ? Ça doit être marrant quand il lui tombe enfin dessus… "
" Ça vaut le détour ! " renchérit Kruck, les yeux pétillants de malice. " Rien qu'à voir comme ils se chamaillent, j'en ai le fou rire ! Comme divertissement, on ne fait pas mieux. "
" Ça. C'est sûr. Mais ça ne me fait pas rire ce qui se passe avant d'en arriver là… On se tape tout le boulot de recherche. Et quand on la trouve enfin, elle est toujours prise dans son trip ! Je rêve ou, à chaque fois, elle semble s'étonner de nous voir débarquer ? " maugréa Bart.
" Non. Tu rêves pas. Elle est toujours dans son petit monde. Ce serait plutôt la gamine boudeuse obligée d'arrêter de jouer. Elle râle à n'en plus finir quand le Lieutenant la force d'arrêter. " expliqua Kruck.
" Eh ben ! Vous êtes gâtés ! " compatit Stackhouse.
" Tu peux le dire ! Pris entre deux têtes de mule ! " appuya Bart.
" Ils ont presque le même caractère. Ça fait des étincelles ! " dit Kruck avant de se mettre à rire.
" Ouais. Militaire contre scientifique... Heureusement que dans mon équipe on n'a pas de civil. Je ne sais pas si je pourrais tenir longtemps avec un scientifique qui nous ferait tourner en bourrique comme la vôtre. " constata Stackhouse.
" Oh… C'est une habitude à prendre. Une fois que tu as fini par mettre de côté leur comportement fantasque, tu t'y fais très vite. C'est comme un chien fou. Tu l'apprécies même s'il va faire des bêtises. "
" Attends, Kruck… Me dis pas que tu compares le Docteur Rayan à un chien fou ! " s'ébahit Stackhouse.
" Nan… A une puce survoltée ! " enfonça Kruck.
" Je crois que c'est pire comme comparaison. " commenta le Sergent de SGA12, mais il souriait.
Bart s'étrangla avec son jus d'orange au commentaire de son coéquipier. Reprenant son souffle, malgré le rire, il mit son grain de sel :
" C'est tout à fait elle ! Elle tient pas longtemps en place. Au grand agacement de notre Lieutenant ! "
" S'il le pouvait, je crois qu'il lui mettrait une laisse... Il a même essayé de lui coller un traceur à plusieurs reprises. " exposa Kruck.
" C'est vrai ! Il l'a fait ! " Stackhouse se demandait bien comment cela se déroulait dans cette équipe pour que leur chef en vienne à cette extrémité.
" Yep ! " opina Bart. " Mais ça n'a jamais tenu longtemps. Elle finissait par s'en apercevoir. Elle trouvait toujours le moyen de le déloger ou de le court-circuiter. Une fois, le Lieutenant a fini par se rendre compte qu'elle l'avait planqué sur Kavanagh. Il était furax. On l'a finalement retrouvée à l'autre bout de la Cité, cette fois-là. "
Le bip insistant de la montre de Kruck retentit et il l'arrêta aussitôt.
" T'as un rendez-vous ? "
" Nan… Presque, Stackhouse. On doit aller repêcher notre Lieutenant de l'infirmerie. " expliqua Kruck.
" Oh… Mais… Minute ! C'est qui qui l'a envoyé chez Beckett, finalement ? " tenta-t-il de leur soutirer.
" Ça… On peut pas le dire. Tu connais le Sergent Bates. Il nous a bassiné pendant des heures. Si on te le dit, on peut être sûr qu'il y a une oreille indiscrète qui va aller tout lui cafter. " lui murmura Bart.
En se faisant, il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule. Cette fouine de Professeur McCarffy était juste derrière. Il leur tournait le dos, assis à une autre tablée. Il n'avait jamais pu digérer la blague de Rayan. Enfin… Elle ne l'appelait pas comme ça. Expérimentation in vivo plutôt, s'il se rappelait bien. (1)
" Bon. Sur ce… On te laisse. " Kruck se leva en le saluant de la tête. " On a un Lieutenant bouillonnant de dire ses quatre vérités à notre puce de scientifique. "
" Bonne chance pour votre mission ! Nous, on est bloqués ici depuis trop de temps… " fit Bart en rejoignant son comparse qui s'éloignait.
" A vous aussi ! " leur lança Stackhouse.
-ooO-Ooo-
Parcourant les couloirs de la Cité en direction de la salle de briefing, les trois membres de SGA1 discutaient d'une des nombreuses références culturelles terrestres. Teyla avait soulevé la question en demandant au Major une précision de langage. Elle voulait comprendre ce qu'avait dit le Major à propos du Docteur Beckett.
" Voyons… Comment dire… " hésita Sheppard.
" Monsieur. Je crois que vous devriez commencer par un exemple. " lui vint en aide Ford.
" Vous êtes bien gentil, Lieutenant. Mais là, je sèche… "
" Quel exemple ? " demanda Teyla.
" Euh… Souvent les expressions terriennes sont plus compréhensibles avec un exemple pour les illustrer. Vous comprendriez mieux avec quelque chose qui vous est familier. " expliqua Ford.
" Ha ! J'ai trouvé ! Les Geniis ! " s'illumina Sheppard, après cinq bonnes minutes de réflexion. " Ils sont une bonne comparaison, ceux-là… "
" Oui… Bien sûr ! " acquiesça Ford.
" Qu'est-ce que l'eau et les Geniis ont en rapport ? " s'étonna Teyla.
" Ben… Vous vous souvenez de la première fois qu'on les a rencontré ? " (2)
" Oui, Major. "
" Vous vous rappelez ce que vous nous avez dit sur ce que vous saviez d'eux ? "
" Oui. Qu'ils étaient un peuple de fermiers très productifs mais durs en commerce. "
" Tout à fait. … On en est bien revenu ! " grinça Sheppard.
" Mais je ne vois toujours pas le rapport… "
" C'est qu'ils se déguisaient. " intervint Ford.
" Comment ça ? "
" Ils se faisaient passer pour plus bêtes qu'ils n'étaient. Ils nous leurraient. Ils faisaient croire bêtes et gentils alors qu'ils nous cachaient toute leur technologie et qu'ils soient des militaires entraînés. " ragea Sheppard.
" Haaa… Je vois. Ils se présentaient aux autres sous une autre apparence. "
" Voilà. C'est ça. " opina Ford.
" Mais pourquoi : "qui dort" ? "
" Parce que l'on ne peut voir ni connaître la force des remous au fond d'une eau calme d'apparence en surface. On dit que l'eau "dort". " explicita Sheppard. " On ne peut pas voir ce qui nous est caché. "
" D'accord… Mais c'est bizarre de comparer le Docteur Beckett à une eau qui dort. " insista Teyla.
" Ce n'est pas vous qu'il menace d'examens avec des tas de prises de sang et de centaines de piqûres ! " s'offusqua le Major. " Je m'attends toujours à ce qu'il les mette à exécution ! "
Teyla ne lui fit qu'un grand sourire en réponse.
" Ouais… Evidemment, il a ses chouchous. " maugréa Sheppard.
" Allons, Major. " média Teyla. " Vous faites toujours une remarque ou une chose qui l'agace. Il est très gentil pourtant, avec moi. "
" Qu'est-ce que je disais ! " Sheppard prit Ford à partie. " Il a ses têtes ! "
" Excusez-moi, Monsieur. Mais Teyla n'a pas tort. "
" C'est pas vrai ! Vous vous liguez contre moi ! " constata le Major en écartant les mains devant lui, paumes vers le haut, en signe de détresse.
" Mais non ! Major… On ne fait que dire ce qui se passe. " appuya Teyla.
" Pfff ! " fit Sheppard en levant les yeux au plafond. " Ça n'empêche qu'il faut se méfier de cet Ecossais ! Il a beau avoir l'air inoffensif, il a une fâcheuse tendance à s'y reprendre à plus d'une fois pour faire une piqûre ! "
" Je crois, Major, qu'il le fait exprès quand vous rechignez. Mais il n'est pas méchant. Il ne ferait pas de mal à une mouche. " intervint Ford.
" Non. Je maintiens que Beckett cache bien son jeu. Il n'est pire eau que l'eau qui dort. " se buta Sheppard.
" Enfin… Major. Vous exagérez un peu… " tempéra Teyla.
Le Major allait lui répondre quand il reconnut deux membres de l'équipe SGA9 qui allaient les croiser. C'était l'équipe qui avait agacé le Sergent Bates et continuait à l'intriguer depuis trois semaines maintenant. Tellement agacé, que ledit Sergent le relançait régulièrement pour l'autoriser à les interroger plus en avant sur l'incident en salle d'entraînement qui avait valu l'envoi à l'infirmerie de leur chef d'équipe. Déjà, trois jours après les faits, il l'avait bassiné pendant une bonne heure ! Il avait réussi à tempérer le chef de la sécurité au prix d'un grand effort verbal et, surtout, en ayant recours à son autorité… Le Sergent avait beau être trop tatillon pour le bien de tout le monde sur Atlantis, il n'avait pas tort d'insister sur le compte-rendu de l'incident. Même lui se rendait bien compte que quelque chose clochait dans ce rapport… Et il voulait des explications.
TBC
Notes explicatives :
(1) Le Professeur McCarffy est de mon invention. La blague de Rayan à son encontre est mentionnée dans une fic qui n'a pas encore été publiée. Elle n'est d'ailleurs pas encore finie. Désolée…
(2) Référence à l'épisode 108 "Underground/".
Propos de l'auteur :
Je m'amuse toujours autant à les faire parler entre eux. Mes petits persos sont trop amusants à faire jouer ! Je me marrais bien en écrivant la scène du mess !
Bon… J'avoue. C'est presque un crossover. lol C'est surtout centré sur SGA9, mais je n'ai pas pu résisté à l'envie de m'essayer avec les autres persos ! Deviendrai-je moins peureuse ?
