Hey tout le monde. Ravie d'avoir vu que le premier chapitre de cet *kofkof* "ambitieux" projet comme dirait une personne que je ne connais pas (qui qualifierait cette chose d'ambitieuse, sérieusement ? ) vous ai plu, merci d'ailleurs aux personnes ayant laissé une review ! (j'essaye de répondre, mais mon esprit brouillon a dû le zapper. )

Aussi je me pointe donc comme une fleur avec le chapitre deux. Nouveau livre, pour lequel j'ai dû aller faire des recherches pratiques sur le terrain des fanfics dudit fandom... Vous reconnaîtrez assez facilement, je pense.
Voilà, je vous souhaite une bonne lecture, on se retrouve à la fin pour un petit point qui ne sert à rien !


J'étais sûr à cent soixante neuf virgule six cent soixante-six pour cent de rêver. Pourquoi ?
Parce que. Je n'irai pas plus éloigné dans mon raisonnement. Peut-être était-ce la lumière qui cascadait comme un torrent de miel brûlant sur le torse angélique de mon aimé, dont je comptais chacun des virils poils… Non, sérieusement, je ne pouvais pas rêver sans qu'il ne vienne perturber de son auguste présence mes pensées ? Je savais que Gabriel était l'homme à qui j'étais destiné…
Et l'homme qui semblait changer ce rêve en cauchemar, la lumière en pluie et l'instant en éternité. Je me trouvais au beau milieu d'un champ de fleurs. J'suis allergique, connard, il était debout sur un piédestal.

Oui, on me l'avait souvent dit, Gabriel était un modèle de perfection fait humain. Fait homme. Dites, ça fait même pas deux cents mots que le bouquin a commencé et la traduction a déjà lâché l'affaire, on croirait des doubleurs d'animes japonais… Faudrait voir à ce que ces personnes sortent un peu de leur trou et viennent voir la saga mondiale s'écrire avec des putains de fautes…
Mais je m'énerve pour rien.
Gabriel, disais-je donc, était la perfection. Ma perfection. A ceci près que, même si nous étions dans un rêve il était tout autant Mien dans la réalité. Bon, comment on sortait d'ici ?

Je n'osai pas m'approcher de lui. Occupé à s'admirer dans une mare que je n'avais pas remarquée, je me contentai de le fixer. Il semblait si inaccessible. Si lointain… Si Fort Fort Lointain…

Je m'éveillai en sueur, en ayant en tête une image de Gabriel avec les oreilles de Shrek, la peau verte et des yeux couleur caramel. Je respirai un bon coup, quand mon téléphone vibra sur l'attente de nuit à côté de moi.
Heat of the momeeeent~
Et ceci peu avant que la tête de mon frère ne s'incruste dans l'embrasure de la porte en gueulant 'joyeux anniversaire' avant de repartir. Dean avait le chic pour arriver quand j'avais le moins besoin de lui. Par contre le jour où il fallait faire la bouffe ou ouvrir la porte à Gabriel parce qu'il était trop pet-Magnifiquement précieux pour atteindre la poignée de porte, plus personne. Le petit dessin sur mon téléphone m'informa que nous étions le deux mai.
Super.
Aujourd'hui, c'était mon anniversaire. J'avais officiellement dix-huit ans. (officiellement aussi, j'étais un élan qu'on avait vu errer dans Central Park, un détective privé à Londres, un faune et un élève d'une école privée japonaise. Et un héros de saga mondialement mal traduite qui offrait le double avantage de faire de mes fans comme Becky des fangirls hystériques attendant une possible adaptation en film MAIS AUSSI de fournir une quantité inépuisable de fanfics assez douteuses pour certaines – depuis quand est-ce que j'avais décidé de me vautrer dans le bureau d'un PDG d'un univers alternatif dans les cinq premières pages du roman ? – mais magnifiques pour d'autres. J'aime encourager les talentueuses personnes. ) Officiellement donc, j'avais dix-huit ans. Officieusement, merci à Gabriel, le côté mature et adulte des dix-huit ans je l'avais depuis qu'on avait commencé à sortir ensemble. J'avais dix-huit ans.
Un âge que mon ange n'atteindrait jamais.

Lorsque j'allai me débarbouiller, je fus quasiment étonné du reflet dans la glace. Pas de rides, pas de signes d'un imminent changement qui indiquerait à la face du monde 'eh oh les gens j'ai changé'. Rien, nada, niet.
Bon faut dire aussi que je ne pouvais pas tellement voir mon front, les miroirs sont réglés pour que Dean puisse se coiffer et je suis trop grand pour ça. Par contre, pas de problèmes, j'avais pas de rides sur le torse ni les joues.
Dans un vue (la traduction est vraiment merdique. Franchement.) je repoussai une mèche rebelle qui semblait accrochée au bord du cadre. J'avais les cheveux flottants dans le vide, j'y pouvais rien si la glace était trop basse.
Après la célébration de mon anniversaire par Dean – comprendre deux bières sur les cornflakes avec une Winchester (la carabine, maman est morte depuis longtemps malheureusement.) pointée sur la porte d'entrée – et m'être habillé en conséquence en ayant mis mon sac de cours sur mon dos, je pris le chemin de ma voiture. Si l'on pouvait appeler voiture le VTT flambant neuf rouge pétant Décathlon entouré d'un grand ruban rose avec des petits cœurs qui m'attendait contre la porte du garage.
Super, j'allais pouvoir installer un porte-bébé à l'arrière pour mon petit ami.

« Mais je t'emmerde Sammy. »

J'enlevai rageusement le ruban. Pas de cadeau, j'avais été clair là-dessus. Gabriel ne pouvait s'empêcher de me montrer combien il était fort et prévenant et pété de tunes et qu'on aurait pu le comparer à quelqu'un de sa stature et de sa taille dans la dernière série qu'il avait dû regarder et dont il avait dû lire les livres en parrallèle.
Sérieusement, même pas foutus de savoir bien écrire parallèle. Je vais engager des poursuites…
Enfourchant le vélo, je fis une notification visuelle d'une carte pendue au guidon. Je la pris, la retournai pour pouvoir lire, en lettres capitales dorées (Il avait décidément décidé de m'emmerder et de me faire arriver en retard en cours) : « Bon anniversaire, Sammymoose. »
Ah. Ah.

Je me mis à pédaler dignement sur mon vélo, en direction du lycée de la petite ville de Fourchettes sous une pluie torrentielle. Eh oui, bienvenue dans mon univers : de la pluie, de la mousse, de la boue et un homme d'un mètre quatre vingt quinze sur un vélo qui se prend des cordes sur la figure.
Je suis sûr que tout le monde veut devenir un cat. Pardon, un Winchester. Teint bronzé facultatif. Mais pour ma défense, il fallait dire que ça ne faisait que peu de temps depuis que je m'étais installé ici. Sept mois, tout au plus.
Et en sept mois j'avais failli crever :
- sous les roues d'un vieux camion rouillé pas foutu de comprendre les principes délicats de la conduite par temps de pluie.
- Empoisonné par la nourriture que mon frère tentait de cuisiner (mais je lui pardonne, il ne pouvait pas deviner qu'il fallait lire la date des tacos.)
- Et j'avais failli saigner un vampire à blanc, mais en fait c'est plutôt lui qui a essayé.
Trois morts en sept mois, je trouve que ça nous donne un quota plutôt raisonnable.

« Sam ! » s'exclama Gabriel aussitôt que j'eus rangé mon superbe décathlon – sans antivol bien sûr – rouge là où il avait sa place... Non, pas la poubelle. Sur les porte-vélos, voyons.
« Sam ! Répéta-t-il en me fixant de toute sa … Grandeur majestueusement ironique de un mètre soixante-dix.
- Gabriel ?
- Tu comptes mettre autant de temps pour venir à la maison, ce soir ? Non parce que sinon tu sais, j'aurais dû t'offrir des rollers. Un élan sur des rollers, au moins, ça aurait fait une excellente blague et tu serais arrivé plus vite. Joyeux anniversaire. »
Il se dressa sur la pointe des pieds pour effleurer de sa bouche froide ma joue. Bon, il n'arriva qu'à ma mâchoire, mais l'intention y était.
« Tais-toi, Gabe. Je t'en supplie. On va éviter de le faire savoir à t…
- C'EST L'ANNIVERSAIRE DE SAMMYMOOSE AUJOURD'HUI !
- …Out le monde. »
Des fois, je me demandais vraiment pourquoi je sortais avec un ange immortel fan de bonbons et inférieur des pieds à la tête. Enfin…

« T'exagères, Sammychoupinou, j'suis pas si petit de partout ! » ronchonne un archange dont la sucette dépasse de sa bouche. Cette fois, il a en plus du livre un autre, annoté de partout. Gabriel s'improvise traducteur…
Pour le pire. Ou le meilleur.

~O~

Les yeux fermés, je m'aspergeai consciencieusement le visage d'eau, dans la salle de bain du lycée de Fourchettes. Outre mon incapacité totale à essayer de comprendre combien la traduction minable de cet ouvrage pouvait être à ce point foirée, je venais de vivre un des moments les plus ridicules de ma vie.
Tellement ridicule que je préférerais ne pas en parler, mais vu que décidément je suis une héroïne de livre pour adolescentes – pardon, le terme politiquement correct est jeunes adultes -, je vais donc me confier au reflet du miroir de la salle de bain des garçons du lycée. Même si le terme tout aussi politiquement correct serait les toilettes, il semblerait que le bouquin ne porte pas son nom pour rien. Traduction…
Lamentable traduction, ouais.

Reprenons. Mon petit ami était un vampire-ange aux yeux qui changeaient de couleur selon son humeur et son envie de me bouffer… Littéralement, pas uniquement d'une manière interdite aux moins de 18 ans. Mon petit ami avait une centaine d'années et dix-sept ans depuis la même centaine d'années. Mon petit ami s'appelait Gabriel Di Angelo – ironie profonde – et avait une famille…
A la hauteur de sa petitesse.

Ledit petit ami passa alors sa tête par la porte de la salle de bain.
« Sammymoose, on t'attend pour quelle heure à la maison ? »
Jamais, ça serait bien, ai-je envie de répondre. Une de tes frères me veut comme tapis de sol, l'autre comme déjeuner – sans parler de celui qui veut simplement entrer en moi. Brh… Rien que d'y penser, j'avais des frissons – et le mien a juste envie de venir pour tous vous immoler en récitant du latin parce que depuis que son asile a mystérieusement fini en cendres, bah il a des problèmes.
« Je ne sais pas, Gabriel, répondis-je en me redressant un peu.
- Te grandis pas, tu l'es déjà trop.
- C'est pour mieux te contemplate. »

Il rit un peu, referma la porte. Je sentis venir la certitude pure et dure que j'allais rentrer à vélo décat' sous la pluie, moi. Je soupirai, me passant la main dans les cheveux pour tenter des les ordonner. Peine perdue, bien sûr, peine perdue. J'aurais voulu avoir une véritable fête d'anniversaire : avec Gabriel, bien sûr – quoi que sa conception se résumait à un énorme gâteau, des capotes et … Sans doute une caméra – mais également Castiel, et pourquoi pas avec Dean même !
Castiel était un de mes amis avec lequel j'avais sympathisé en arrivant ici. Originaire de la réserve appartenant à une sombre organisation nommée Tumblr, il avait l'air d'un … Fou furieux en trench coat perdu sur la route.
Ce qu'il était.

~O~

De retour à la maison, je ne m'étonnai même pas de trouver Gabriel sur le seuil et la pointe de Maman – la carabine de mon aîné – sur sa poitrine. Je rangeai Décathlon ( j'allais quand même pas lui trouver un prénom, avec la traduction totalement étrange qui brûle chaque parole par ici, quand même, faut pas exagérer ! ) contre la porte du garage recouverte de symboles divers et variés avant de m'interposer entre les deux.
« Pourrait-on m'expliquer ce qu'il se passe ici ?
- IL A TOUCHE BEBE. »

… Ah.

« Je suis désolé…
- IL A TOUCHE BEBE. »
Manifestement mon frère bugue.
« Sam, si on y allait ?
- IL A TOUCHE BEBE.
- Excellente idée Gabriel. »

Il prit ma main, et je repoussai le canon de l'arme un peu plus loin, vers ledit 'Bébé'. Réaction instantanée, le canon se baissa et il se précipita presque pour se faire pardonner. Quand je disais que mon frère était étrange…
N'ayant toujours pas installé le siège derrière mon vélo, je me retrouvai forcé de monter dans une Maserati rouge que toute la ville de Fourchettes ( je vais vraiment foutre un procès à cette traduction ) connaissait. Assis à la place du passager, j'attendis bien sagement que la portière conducteur s'ouvrit, que Gabriel s'installe…
Et que nous partions pour sa maison dans les bois où nous vivrions heureux pour toujours à Fort Fort Lointain, entouré de petits ogrillons et où Dean n'aurait jamais voulu brûler tout le monde ou les massacrer à coup d'os d'âne ou je ne sais quelle connerie.
Merde.
Je crois que je suis encore endormi.

Dans un rire et dans un livre qui se ferme, Gabriel laisse ses doigts tâchés d'encre violacée traîner sur la couverture. Il ne s'avouera pas que jouer avec Sam de cette manière était l'une des plus jouissives – sans mauvais jeu de mots – qu'il ait connu depuis de bonnes années. Il n'avait pas vraiment l'air de se rendre compte de l'importance qu'il s'était accordé au centre du remake.
Sauf que là, il serait bien méchant de laisser les gens attendre entre les pages d'un roman. Que choisir… ?
« Hm… »
Les doigts décorés courent et recourent sur les couvertures de cuir, de plastoc' et de papier. Il hésite. Avant de trouver le livre parfait.
« Super… On va s'amuser, mes choupinets. »
Et dans un élan de générosité, il ouvre un nouveau livre.


Ecrire sur Twilight: fait ! A votre avis, quel est le livre choisi par Gabriel ? Je suis curieuse de voir où VOUS, vous pourriez l'envoyer.
Vous le saurez dans deux semaines... (oui je suis une sadique.)
Merci de votre attention, n'oubliez pas la petite review qui fait plaisir.