Merci à Frozen Ryuko, Esterwen, MNIMAILMN et Merilith Zvezdnayapyl pour vos reviews !

ENJOY le chapitre 2 !


Chapitre 1 : Une Coupe du Monde


Laurel grogna avec force lorsqu'elle sentit qu'on la secouait sans ménagement. Elle n'ouvrit pas les yeux tout de suite et se contenta de rester dans les dernières images de son rêve de cette nuit, enfonçant sa tête dans ses oreillers. Mmh, c'était tellement bon de se rendormir... Une chanson Moldue dans la tête, la jeune fille faillit vraiment plonger dans le sommeil mais un miaulement perçant de Drizzle l'empêcha de retrouver les bras de Morphée.

Elle poussa un profond soupir et repoussa la chatte qui recherchait vainement une caresse de la part de la sorcière, et finit par repousser ses draps. Rien que ça, c'était un exploit. Elle regarda son réveil - l'un des seuls objets moldus dont elle comprenait le fonctionnement - et l'heure la sidéra. Quatre heures du matin. Qui avait eu cette idée diabolique de la réveiller à une heure pareille ? Même à Poudlard elle ne s'était jamais levée aussi tôt que ça !

Laurel faillit pousser un cri surpris lorsque ses pieds nus rencontrèrent le sol, glacé, de sa chambre. Elle cligna plusieurs fois des yeux, histoire de se persuader qu'elle était véritablement réveillée et qu'elle devait commencer sa journée - même à quatre heure du matin, ce qui était impossible pour elle, pendant les vacances -, puis elle se dirigea à pas vacillants vers son armoire contenant ses affaires pas encore entassées dans sa malle aux couleurs de Poufsouffle. La grosse malle était encore ouverte, avec les livres de classe de l'année précédente encore entassés pèle-mêle dans la malle. Elle haussa les épaules, il lui restait encore deux semaines de vacances.

Elle rangerait après avoir été au Chemin de Traverse faire les courses avec sa mère et Cedric. Elle avait encore le temps.

Et une flemme monumentale quand on lui rappelait son prochain retour au Château l'envahissait, alors que d'habitude, elle était plutôt travailleuse. Encore un effet secondaire des vacances.

Laurel finit par choisir une tenue au hasard : un pull rayé jaune et noir accompagné d'un jean moldu, simple comme bonjour selon les conseils de sa mère. Apparemment les moldus étaient eux aussi mêlés, même sans qu'ils le sachent, à l'organisation de la Coupe du... La Coupe du Monde ! Cette fois ce fut un cri joyeux qui fut arraché de la gorge de Laurel et la jeune fille retrouva bizarrement toute l'énergie qui lui manquait jusqu'à présent, assez du moins pour pouvoir trouver le courage de descendre l'escalier.

Les filles moldues la traiteraient certainement de fangirl mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. Krum, quand même. Viktor Krum. Le Viktor Krum. Elle allait le voir voler en vrai. En vrai de vrai. Ça allait être juste génial.

Ce n'était pas de sa faute si elle réagissait comme ça. Mais le coupable était le talent de Viktor. Un grand sourire aux lèvres, la rouquine déboula bientôt dans la cuisine et se laissa tomber sur une chaise après avoir traversé la pièce.

- Tu as bien dormi Laurel ? demanda Mrs Diggory d'une voix fatiguée, s'affairant sur le plan de travail.

- Oui M'man, grommela-t-elle sans vraiment vouloir grommeler cette phrase totalement anodine.

- Pas assez, je vois, philosopha sa mère avec un sourire amusé.

- Oh ça va, c'est pas de ma faute non plus !

- Je sais, c'est moi qui suis venue te réveiller.

Laurel haussa les épaules, baissa les yeux sur son bol de pudding qu'elle contempla comme si il venait d'une autre planète. Il était bien trop tôt pour manger...

.-.

Laurelinotte,

Tu vas à la Coupe du Monde ? Mon père a réussi à avoir des places, tout en haut des tribunes, pas dans la loge du Ministre mais on sera encore mieux placés.
Je suis tellement contente de ça que je ne peux pas m'empêcher de sauter partout dans la maison comme une idiote et mon père me trouve insupportable... Enfin bon, j'ai beau lui dire que c'est la faute de Viktor Krum, il ne veut pas me croire. Tu sais, on devra camper là-bas. Il paraît qu'on pourra acheter des tas de choses dingues - comme une mini figurine animée de Viktor - et que les Moldus gèrent le terrain de camping, je sais pas comment le Ministre a pensé gérer ça.

Et ma soeur se vante tout le temps d'être au courant d'un dossier top secret qui concerne Poudlard parce qu'elle travaille au département des Jeux et Sports Magiques, tu en as entendu parler ? A tous les coups on va avoir encore une année mouvementée. Je fais encore des cauchemars concernant la Chambres des Secrets, moi.

En tout cas, ce sera génial si on peut se revoir à la Coupe. Et je tiens à ce qu'on aille au Chemin de Traverse ensemble avec Hazel et Suzanne, ce sera mieux pour se préparer à un retour inévitable en cours.

Je sens que je vais vouloir encore étrangler Rogue cette année.

Bref, à très bientôt,

Hannah.

Laurel répondit par l'affirmative à la lettre d'Hannah qu'Amos venait de lui faire parvenir, peinant à contenir Rain, la chouette hulotte, qui n'attendait qu'une seule chose : repartir voler. La rouquine se contenta de griffonner une réponse rapide.

Hannah,

Désolée pour mon retard. J'ai une bonne excuse pour une fois, Rain est arrivée avec au moins deux jours de retard. Tu vas trouver ça complètement idiot comme d'habitude mais ça a dû être à cause de l'orage d'hier soir. En tout cas, ce piaf va bien.
Oui, je vais au match. Je ne sais pas de quoi tu veux parler, par contre... Mon père en parle toujours d'un ton surexcité mais j'ai depuis longtemps abandonné l'idée d'en savoir quelque chose avant la rentrée.

A dans quelques heures peut-être,

Laurel.
(Et arrête de m'appeler Laurelinotte, tu sais très bien que je déteste ça !)

Amos failli devenir tout rouge lorsque Rain lui mordit sauvagement le doigt et ce fut à ce moment que Laurel décida de signer sa lettre, laissant une grosse tache d'encre sur le parchemin comme sa plume avait dérapé dans sa précipitation. Elle parvint à attacher la lettre à la patte de la chouette par un gros coup de chance, puis abandonna l'espoir de manger son petit-déjeuner lorsque le rapace finit par s'envoler dans le ciel des collines.

Elle haussa les épaules, d'une elle s'en fichait royalement de ce petit-déjeuner et de deux, si elle ne croisait pas Hannah au match, elle aurait toute l'année et le jour des courses au Chemin du Traverse pour lui parler, alors ce n'était pas la mort non plus. Et puis pour une fois que Cedric n'était pas entouré de son insupportable bande d'amis...

Justement, des pas retentirent en direction de l'escalier, les marches grinçant douloureusement à chaque fois. Ça, c'était à tous les coups Ced qui, du haut de ses dix-sept ans et trois jours, s'amusait à essayer de détruire cet antique escalier.

Laurel poussa un profond soupir, exaspérée de l'attitude de son frère. Depuis qu'il avait passé (avec succès évidemment) son permis de transplanage, soit il transplanait alors qu'il devait juste faire trois pas pour se rendre quelque part, soit il marchait en faisant le plus de bruit possible pour signaler sa présence, parfois il s'amusait même à la narguer en utilisant la magie pour, par exemple, ranger sa chambre en deux secondes à peine alors que Laurel mettait bien minimum une heure pour faire la même chose.

Elle le fusilla copieusement du regard et il s'avança vers elle, un grand sourire narquois sur le visage.

«Alors mini-Laurel, bien dormi ? railla Cedric d'un ton plus plaisantin qu'autre chose.

- Ferme-là, tu m'énerves, riposta Laurel, sans avoir trouvé de meilleure idée de réplique.

- Dès le matin ? Je m'améliore.

- Chhhut j'ai dit.

- C'est bon, je me tais, je me tais...»

Laurel finit par hausser les épaules, il l'insupportait toujours mais elle allait passer l'éponge - pour cette fois du moins.

.-.

La rouquine poussa un profond soupir lorsque Cedric lui ordonna d'avancer plus vite, histoire qu'ils ne se soient pas levés aussi tôt pour rater au final le Portoloin et finit par presque courir en montant la colline, qu'ils allaient devoir descendre ensuite pour se retrouver dans le petit bois, qu'ils devaient traverser pour arriver au point de rendez-vous. Ça promettait.

- Papa, on est les seuls du coin à y aller ?demanda Cedric, soudain visionnaire.

- Non, il y aura les Weasley aussi, répondit Amos d'une voix blasée.

- Oh non, gémit Cedric, qui ne pouvait pas voir Fred et George en photo.

Laurel se contenta d'un léger sourire en coin en voyant la grimace dépitée de son aîné. Elle, elle les aimait bien, les jumeaux Weasley. Mais ce n'était pas de sa faute si Cedric avait un sens de l'humour pourri.

.-.

La traversée du bois ne fut pas aussi terrible que ce que Laurel pressentait mais se déroula dans un silence morose, chacun des trois Diggory cherchant à réussir à se réveiller définitivement. Parce que ça pourrait éventuellement être utile pour la suite de la journée... Les coins des lèvres de la rouquine restaient tout de même étirées en un sourire ironique et elle commençait tout doucement à sortir de l'état semi-comateux dans lequel elle se trouvait depuis son réveil. Elle avançait sans rien dire et cela lui convenait parfaitement.

Si il y avait bien une chose qu'elle ne supportait pas était qu'on la harcèle de paroles diverses dès qu'elle ouvrait les yeux.

Au bout de cinq minutes, qui avaient semblé être égales à une éternité pour Laurel et Cedric, ils finirent par sortir du petit bois pour se retrouver finalement au bas d'une colline.

Un éclair roux informa Laurel que les Weasley arrivaient eux aussi, et comme pour confirmer l'impression de la jeune fille, ils débouchèrent tous en face d'eux.

Elle observa le visage de son père s'éclairer à la vue de leurs voisins et Cedric fit une grimace discrète. Comme si cela ne suffisait pas, Laurel reconnut immédiatement le visage d'Hermione Granger.. Et de Harry Potter juste à côté de la célèbre Miss Je-Sais-Tout de Gryffondor. Laurel et Cedric échangèrent un regard exaspéré, devant les yeux furieux des jumeaux Weasley. Chacun des élèves se rappelaient douloureusement du match qui avait opposé Gryffondor à Poufsouffle en fin d'année et ce n'était pas une partie de plaisir pour la grande majorité d'entre eux. Notamment à cause de la pluie mais aussi par la faute des Détraqueurs...

Laurel sourit timidement à Harry qui la regardait d'un air géné. Leur rencontre brusque était assez mémorable, et se foncer dedans en plein vol au milieu d'un orage insupportable n'était pas une chose qu'on oubliait facilement.

Ce n'était pas de la faute de Laurel si elle avait voulu éviter un Cognard lancé par Fred et que Harry était venu lui couper sa trajectoire, non ?

Elle sourcilla quand son père serra vigoureusement la main du Survivant, et bientôt ils purent avancer pour gravir la colline.

Laurel laissa les autres la dépasser sans trop y faire attention et elle finit par se retrouver à marcher à la droite de Harry, qui détourna les yeux.

- Hey...lâcha Laurel d'une voix enrouée de ne pas avoir parlé depuis longtemps.

- Hey, répliqua Harry avec un sourire.

- Je ne t'ai pas fait mal au moins ? Je veux dire, au match, bredouilla Laurel.

- Non, enfin j'ai vu pire.

- J'imagine.

Elle soupira et accéléra sans voir si il la suivait, incapable de se contenir tant elle voulait savoir à quoi le Portoloin allait ressembler.

Sa soif de connaissance ne fut pas déçue.

Ou presque. Qui avait encore eu cette idée encore plus idiote que les autres de transformer une vieille chaussure aussi pourrie que l'humour de Cedric en Portoloin ?

Laurel secoua la tête, maudissant l'organisateur de la Coupe sur trente générations - au moins, elle espérait que ça allait lui fournir des idées plus décentes que ça - et se précipita sur l'objet, craignant de louper l'heure de départ.

- Trois, deux...compta Amos d'un ton surexcité.

- HARRY !

Laurel manqua d'éclater de rire devant l'ignorance de Potter puis ils se rassemblèrent autour d'elle d'un même geste avant qu'on ne les tire par le nombril. Laurel se félicita de ne rien avoir avalé ce matin alors qu'une folle bourrasque les emportait, direction la Coupe du Monde de Quidditch. A chaque fois, elle manquait de vomir lors d'un voyage en Portoloin.

- LÂCHEZ !ordonna Arthur Weasley et Laurel fit comme d'habitude sa tête de trois pieds de longs.

Elle oubliait tout le temps la chute. Ou préférait oublier.

Elle hurla comme tout le monde lorsqu'elle sentit que son corps tombait de tout son poids vers le sol...

... Et finit par s'écraser par terre, comme une idiote. Le tournis vaguement passé et un mauvais atterrissage plus tard, tous fixèrent l'endroit où ils avaient atterris. Le cri de fangirl que Laurel poussa, et que Cedric s'empressa de faire taire quand elle détailla les tentes multicolores et tout le reste du camping vrilla dans les oreilles de tout le monde.

Au moins c'était sûr, ils étaient arrivés à destination.

- Les enfants, bienvenue à la finale de la 422ème Coupe du Monde de Quidditch !


To be continued...
J'peux avoir des reviews ?