Disclaimer : l'univers de Bleach et les personnage tout droit tirés du manga appartiennent à Tite Kubo. Les autres sont de mon oeuvre. Pour votre plus grand malheur ?


PROLOGUE
Si je dois tomber, qu'au moins je tombe de très haut
(Le mieux ne serait-il pas plutôt de ne pas tomber tout court ?)


[ 13 Octobre – 12h47 ]

Mon lycée était le plus réputé de la ville, non seulement pour le prix que chaque famille devait verser à l'établissement par trimestre, mais également pour son horloge qui datait d'avant la construction même des bâtiments scolaires. Haute de trente mètres, elle offre un panorama sur tout le domaine scolaire du Lycée Abouramaï, école privée pour enfants privilégiés (ci-à-côté : phrase tirée du dépliant vantant le domaine scolaire).

Je l'aimais bien, moi aussi, cette horloge. Particulièrement parce qu'on avait l'autorisation d'y monter. En réalité, je rêvais depuis toujours de m'installer côté sud, face à l'entrée du lycée, d'étendre les bras de part et d'autre de moi en jetant la tête en arrière pour hurler à gorge déployée: « JE SUIS LE ROI DU MOOOONDE ! ». Malheureusement je n'ai jamais osé – réputation familiale oblige. Je me contentais donc d'y manger tous mes repas, été comme hiver, en fixant passivement les nuages.

Aujourd'hui, pourtant, je n'admire pas le ciel d'un bleu sans tâches, absolument magnifique. Non. Aujourd'hui, mon cerveau est plutôt tourné sur l'idée que l'existence est conne et que, par extension, sa fin l'est aussi. Le vent est fort et fait voltiger mes cheveux dans tout les sens. Est-ce ça que ressentent les oiseaux ? C'est cool.

Seul hic : je suis en train de tomber.

N'empêche, c'est stupide : cette foutue horloge, qui est le seul monument à peu près intéressant de ce foutu lycée, va être la cause de ma foutue mort. Moins classe, d'un coup.

« Est-ce que je vais vraiment mourir, là, comme ça ? »

C'est généralement le genre de question que l'on se pose avant de rendre l'âme. Enfin, je pense. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de taper la discute à quelqu'un qui aurait eut la possibilité de se demander une telle chose avant de faire un aller sans retour vers l'au-delà.

Encore heureux.

Sinon j'aurais du souci à me faire. Même si le principal souci qui devrait me turlupiner en cet instant est le fait que mon corps va bientôt embrasser voluptueusement l'asphalte qui m'attend vingt mètres plus bas.

Peut-être serait-il temps de prier… Si ça se trouve, Dieu ne m'acceptera pas au paradis. Après tout, je n'ai jamais vraiment – entre nous, le « vraiment » n'est pas nécessaire – cru en Lui. Maintenant que j'y pense, c'est peut-être la pire erreur de toute ma courte existence. Il ne me restait plus qu'à espérer que Dieu soit vraiment un être miséricordieux.

Faudrait-il que j'hurle ?

Je pense… Mais je n'en voyais pas vraiment l'intérêt. Hurler ne fait pas pousser des ailes. C'est prouvé scientifiquement.

Encore dix mètres. Généralement, c'est dans ces moments là, quand on se dit « ça y est, c'est la fin », qu'un gars – super mignon de préférence – vient nous sauver. Sauf que ça, ça se passe uniquement dans les romans à l'eau de rose. Et là, et bien, on est en pleine réalité. Et le héros que j'espérais dans mes derniers instants n'est pas venu : sûrement en congés payés (vraiment, c'est triste : de nos jours, les gens n'ont plus aucune considération pour le travail).

Et c'est ainsi que s'achève l'histoire de Rinko Asano, seize ans, fille unique d'une famille aisée, morte éclatée sur le bitume d'une école privée pour enfants privilégiés, sous les yeux de centaines de petits bourgeois sans histoire.


FIN

Ou presque


Chiffres :
- Le prologue comprend 724 mots (Disclaimer, Note et Chiffres non comptées).
- Nous sommes le 19 octobre 2014 et il est 11:49:57.

Note(s) : Bon, pour ce prologue : oui c'est encore court. Désolée ! Mais promis, le prochain chapitre sera plus long. Et le suivant encore plus long. Et le suivant encore plus plus long. Et... Enfin, vous avez compris !
Un grand merci à tous les lecteurs !
Bref : j'espère que cela vous a plu, et je vous attends avec impatience pour le CHAPITRE I !

Je vous embrasse et vous dis à très bientôt !