Chapitre 2

- Regarde Dean, je sais que tu ne l'as pas digéré que cette fille se refuse à toi mais tu vois bien que depuis une semaine, ces deux filles sont complètement banales. Rien qui pourrait dire qu'elles ont un rapport avec l'héritage de ce Luc.

- Arrête Sam. On dirait que tu as oublié quel regard ta petite blondinette a jeté au chien méchant. Je suis certain qu'elle en savent bien plus qu'elles veulent le laisser paraître, je le sens.

- Dit plutôt que tu veux reprendre ta revanche sur Laurence..

- Tu peux bien parler, je sais que tu en pince pour ta blondinette.

- Dean, veux tu bien arrêter d'appeler Audrey ainsi. Elle semblait chouette comme fille, c'est tout.

- Je t'ai entendu murmurrer son nom dans ton sommeil cette nuit, susurra Dean. Quelle était la couleur de sa nuisette?

- Seigneur Dean, si tu regardais en avant de toi avant de m'embêter?

Un bref regard vers la porte de l'appartement des deux jeunes femmes leur démontrèrent qu'elles sortaient quelques part. Et non habillées en uniformes. Ce qui veut dire qu'elles ne se rendaient pas à l'hôpital. Elles semblaient en une conversation agitée et montèrent dans la voiture d'Audrey.

- Il semble enfin y avoir de l'action, tu as vu l'expression inquiète d'Audrey? dit Sam

- Remarque que Laurence ne semblait pas en découdre non plus. Encore cet air de glace. Je me demande bien pourquoi.. lui répondit son frère.

L'Impala s'engagea prudemment en arrière de la voiture de la jeune femme, s'assurant la suivre sans se faire voir.

* * *

- Je vous avais pourtant dit que j'avais bien payé le loyer ce mois-ci ! J'ai mit le chèque dans une enveloppe! s'exaspéra Laurence. Avoir comme propriétaire d'appartement une personne âgée n'était pas de tout repos. Elle roula des yeux à Audrey qui pianotait sur son portable lorsque l'homme au bout de la ligne lui marmonna d'attendre le temps qu'il allait faire d'autres recherches dans ses papiers.

Comme Laurence l'avait espéré, depuis une semaine, tout était à peu près rentré dans l'ordre. Beaucoup moins d'esprit venait lui parler et la harceler. Certains lui suppliait de transmettre un message à leurs proches, mais c'était la routine. Et depuis la venue des deux escrocs - Laurence n'avait pas plié sur ce point-, par coincïdence, Audrey n'avait pas fait de crise de panique durant la nuit. Les deux colocataires étaient beaucoup plus reposées et cela parraissait sur les aspects de leurs vies.

Considérant le fait qu'elle allait attendre encore une minute ou deux, Laurence décida d'étancher sa soif. Elle se risqua à aller dans le réfrigérateur, sachant que le fil de leur téléphone était réticent à s'étirer jusqu'à cet endroit dans leur appartement. De la pointe des pieds, la brunette ouvrit la porte du réfrigérateur. Elle se maudit intérieurement; pourquoi le contenant de jus était-il plus loin qu'à l'habitude? Elle étira son bras, ne se rendant pas compte qu'elle mordait sa langue. Un centimètre de plus et le téléphone qui était à l'autre bout du combiné allait s'écraser par terre. Mais Laurence était elle aussi à quelques centimètres de sa cible et elle avait tellement soif, sa bouche était horriblement sèche à cause des canicules de juillet...

Un regard d'Audrey suffit pour analyser la catastrophe qui se préparait. Elle soupira en se levant, Laurence était aussi entêté qu'une enfant quand elle voulait quelque chose et la seule solution pour éviter un décès du vieux téléphone était de se lever et de lui donner le contenant de jus. Pourtant, à mi-chemin, Audrey stoppa net. Le contenant sembla se mouvoir de lui même et fit les centimètres nécéssaire pour aller dans la main de Laurence. Elle se figea, les yeux écarquillés de surprise. Soulevant le contenant à la hauteur de ses yeux, sa bouche s'ouvrit toute grande, prête à gober les mouches.

Elle répondit à peine à son propriétaire d'appartement quand celui-ci lui dit qu'il avait retrouvé le chèque. Posant le combiné à sa place, elle sentit le regard d'Audrey et sut immédiatement la phrase que son amie allait lui dire:

- Laurence, est ce que c'était un esprit?

S'apprêtant à répondre par la négative, Laurence déglutit difficilement. Malgré le contenant de jus encore dans sa main, elle n'avait plus du tout le goût d'en boire. Elle regrettait intensément ce qu'elle venait de faire.

- Non Audrey, lui répondit-elle la voix tremblante.

- Alors, qu'est ce que c'était?

- C'était.. C'était moi.

Audrey regarda sa colocataire avec des yeux incrédules.

- Toi? Mais comment as tu pu faire cela! Est ce que c'est la première fois que ça t'arrive?

- Non! s'écria Laurence.

Elle se mordit la lèvres d'avoir réagit aussi fort. Elle se sentait tellement impuissante par le phénomène qui était arrivé. Elle continua:

- C'est la troisième fois cette semaine. Les objets que je veux viennent à moi depuis le début de la semaine.. Et aucun esprit en vue. Audrey, je ne sais pas comment je peux faire ça.. Je ne veux pas faire cela! Ça me fait peur!

- D'accord Laurence, on va essayer de décortiquer tout ça dit Audrey en tentant de rassurer son amie. Son cerveau fonctionnait à cent milles à l'heure.

Elle s'assirent à leur table et réfléchirent en silence. Puis, Audrey amena une hypothèse.

- Les deux gars, cela fait environ une semaine qu'ils sont venu.. Pense tu que cela a un rapport avec ta capacité de faire bouger les objets?

Laurence frissonna aux dernier mots prononcé par Audrey. Elle ne voulait absolument pas être douée pour la télékinésie. Elle chercha puis lui répondit:

- Non, je ne crois pas.

- Tu en a vraiment aucune idée? demanda Audrey, la regardant dans le blanc des yeux.

Soudain, Laurence se figea. Sa bouche s'ouvrit d'elle-même, comme lorsqu'elle était étonnée. Audrey devina qu'elle avait trouvé la source de son problème.

- Laurence, qu'est ce qu'il y a ? C'est quoi? insista la blonde.

- Audrey.. L'héritage de Monsieur Tremblay..

Laurence regarda son amie dans les yeux et ne put cacher la panique qui y croissait rapidement.

* * *

Un tintement caractéristique de clochette sonna vers l'entrée du clubvidéo. Yannick leva nullement la tête, sachant que le client qui venait d'entrer lui adresserait la parole que dans quelques minutes.

Il leva plutôt les yeux vers la fenêtre et maugréa pertinement contre ce job d'été. Il pourrait à la place passer sa journée dehors ou du moins être ailleurs qu'à ne rien faire en arrière du comptoir. Mais son patron Franck lui avait intimé cette date des semaines plus tôt, requérant des vacances aux États-Unis, une visite de famille ou quelque chose dans le genre. Pas dans ses habitudes normale, mais Franck était déjà excentrique, comment dire quelles habitudes il avait, sauf de rester patron de ce club..

Une ombre surgit soudain devant ses yeux. Yannick ne put s'empêcher de sursauter violement; non seulement il n'avait pas entendu le client venir, ce qui était rare sur le plancher craquant, mais son apparence était anormale. Un tatouage mangeait la moitié de son visage et son sourire ressemblait étrangement à un drogué en manque. Et il n'avait aucune location dans ses mains, cela ne disait rien qui vaille.

Yannick aurait volontiers pris les jambes à son coup, lorsqu'il vit les yeux de l'homme s'emplir d'encre, mais il était paralysée, hypnotisé par ce visage machiavélique.

* * *

Récapitulons Laurence dit Audrey, au volant de sa voiture. Tu as des phénomènes de télékinésie que depuis une semaine, pas depuis le déces de .

Exact Audrey, mais je ne sais plus trop quoi en penser, c'est pourquoi je veux aller voir Frank. Il nous aidera, j'en suis certaine.

Frank était un médium de la région que Laurence allait parfois visiter pour obtenir des conseils. L'homme était fasciné par le cinéma et détenait un clubvidéo en dehors de ses activités paranormales. Il arrondissait les fins de mois en effectuant des services requérant son don.

Laurence esperait retrouver Frank à son club, car elle voulait à tous prix trouver une solution. Au fond d'elle, elle sentait une force nouvelle, un don différent de celui de remarquer les esprits. Si elle n'avait pas su les dommages à une vie que causait un don, elle ne tremblerait surement pas de terreur comme elle le faisait présentement. Elle avait déjà entendu parler que les fantômes étaient attirés par ceux attitré d'un don, quel qu'il soit. Laurence avait déjà son lot de solicitation par l'intérmédiaire de son travail, l'hôpital regorgeant d'esprit qui n'ont pas encore passé de l'autre côté. Si elle avait un don supplémentaire, qui cela attirerait-il? Les démons? Elle en avait vu plus que coutume ces derniers temps et ils semblaient parfois très dangeureux.

Laurence grinça des dents de ce qui s'annonçait du trouble supplémentaire. Elle parvenait difficilement à cacher les tremblements nerveux qui parcouraient ses mains. Elle les cachait vivement sous ses cuisses, serra le siège du véhicule. et soupira.

Prend une grande inspiration Laurence, on est arrivée.

Sauf qu'elle n'était pas dupe. Laurence voyait très bien le stoïcisme d'Audrey, mais elle n'avait pas dit que tout irait bien. Et comme son regard ne mentait jamais, les yeux bleus d'Audrey trahissait un événement à venir.

Tu as vu cette scène Audrey, tu l'as vu. Pourquoi on vient ici ! La voix de Laurence faillit se perdre dans un cri aigu, aiguisant sa panique. Ne me dis pas qu'on était obligées de venir ici, je t'en prie, retournons à l'appartement!

Mais veux tu bien te calmer à la fin Laurence! Si il y aurait eu un danger pour nous, je n'aurais jamais voulu venir ici ! Je sais qu'on va rentrer et sortir d'ici vivantes mais on doit aller à l'intérieur, c'est important, je le sens.

J'ai un mauvais pressentiment Audrey, dit Laurence.

Néanmoins, elle débarqua du véhicule, terrifiée. Par chance, elle n'entendit pas son amie murmurrer une prière avant de rentrer dans le clubvidéo.

* * *

L'impala suivit lentement la voiture verte d'Audrey. Celle-ci s'arrêta devant un club vidéo du coin.

Sam soupira:

- Alors, voilà un autre indice à ajouter à notre liste de '' Filles parfaitement normales ''.

- La ferme Samy. Il y a quelque chose, elles sont troublées c'est clair. En plus elle semblent se connaitre depuis longtemps, elles cachent quelque chose que je te dit !

- Oui, et c'est ce que tu dit à chaque jour depuis une semaine. C'en ai lassant à la fin ! Même nos recherches sur elle n'ont rien donné dit Sam, manifestant son impatience. Il prit quelques feuilles sur le banc arrière de la voiture et énuméra ce qu'il y avait d'écrit.

- Audrey, 26 ans. Infirmière depuis 2 ans maintenant et travaille au même établissement que Laurence, 24 ans qui elle travaille depuis près d'un an. Ces deux filles ont vécu tout deux près pendant 14 ans. Elle semblent liées comme des soeurs et partagent les mêmes passions, l'équitation, la lecture.

Dean se gara le plus loin possible dans le stationnement du club vidéo. Il regarda son frère qui avait un air de celui qui se meurt d'ennui. Il est vrai que d'habitude, Dean aurait lâché le morceau, mais son intuition le poussait à ne pas le faire. Et la sensation de certitude qu'il ressentait c'était renforcée lorsqu'il avait vu les deux femmes sortirent de leur appartement et que quelque chose les chicottaient vraiment.

Le plus vieux des frères prit les différentes feuilles contenant les informations recueillies sur Laurence et Audrey. Sam avait déniché plusieurs photos des dames. Certaines semblaient plus anciennes que d'autre et souvent, les deux amies étaient ensemble, souriantes. Il les passa à Sam et ria intérieurement. Habituellement, son petit frère n'en pinçait pas autant pour une inconnue et lui même avait le goût d'en savoir plus sur l'autre femme Laurence. Quoique, si elles avaient un rapport quelquconque avec le monde surnaturel, ce que Dean était sûr, il n'était pas étonnant que les deux frères y étaient attirés.

Soudain, malgré le beau temps, les lumières du club vidéo se mirent furieusement à clignoter, comme s'il y avait une panne. Dean ressentit la joie triomphante et un désir d'éliminer la saleté qui rodait dans les environs. Il lança un regard nonchalant à son frère et lui dit:

Tant qu'à regarder ta dulcinée sur photos, autant aller la sauver, n'est ce pas Sammy?

Il vit son frère cadet lever et les yeux et évaluer la situation. Prenant lui même un revolver, il lança la carabine à Dean. Les deux frères se regardèrent:

Prêt?

Prêt.

Il se dirigèrent rapidement vers la porte d'entrée du clubvidéo, s'assurant que personne ne pouvait les voir.

* * *

Laurence ouvrit lentement la porte du magasin, entendant la petite clochette de la porte tinter derrière elle. La seconde suivante, un malaise l'envahit et elle eu immédiatement envie de sortir de la pièce. Une force malsaine avait passée et dieu sait si elle était toujours présente. Même le démon que elle avait exorcisée avec Audrey ne lui faisait cet effet de panique.

Une poussée sèche dans son dos lui intima d'avancer. L'orgueil remporta un peu sur la faiblesse. Ce démon les attendait et si ce n'était pas ici, c'était ailleurs. De plus, il était sur le territoire de Franck, il était peut-être en danger et Audrey avait assurée qu'elles ressortiraient toutes deux vivantes. Un simple regard sur le commis et elle sut qu'il était possédée. L'aura tremblotante qui l'entourait ne pouvait mentir. Sans prendre de location, elle marcha rapidement vers le comptoir-caisse.

Laurence, mais qu'est ce que tu fais ? S'écria Audrey. Elle n'avait pas prévu cela et n'avait pas pu voir dans ses visions ce qui se passerait une fois rentré dans le club.

Faire déguerpir ce qui n'est pas sensé être ici.

* * *

Audrey soupira. L'impulsivité de son amie avait pris le dessus et cela n'augurait rien de bon; quoique cette tranche de caractère l'avait parfois aidé dans plusieurs situations. Elle emboita le pas soutenu de Laurence qui se dirigeait sans aucun doute sur le commis.

Soudain, Audrey cru que sa vue se brouilla. L'air sembla s'échauffer tout autour d'elle et elle vit l'air se mettre à trembloter comme un mirage. Reconnaissant la vue imminente d'une vision, elle pris une grande inspiration et ferma les yeux. Ce n'était pas le temps, mais avec les années, elle avait appris que celles-ci ne duraient qu'une fraction de secondes et qu'elle pouvait les arrêter si besoin il y avait, ce qu'elle n'hésiterait pas à faire. Elle n'avait qu'à annuler sa vision tout en suivant Laurence et rien n'y paraîtrait.

Lorsque la vision s'empara d'elle, Audrey réalisa qu'elle n'était pas normale. L'air continuait de s'échauffer à une température étouffante et un rire clair, menaçant retentit à ses oreilles. Elle ouvrit les yeux et une terre rouge sang, déserte, s'étalait à perte de vue. La jeune femme ferma les yeux et se remémora le club vidéo. Se rappeller l'endroit où elle était vraiment marchait souvent à tout coup.

Quand Audrey eut beau se rappeller de la couleur même du tapis noir et que celui-ci demeurait écarlate, elle sut qu'il y avait un grand problème et le commis y était directement lié.

* * *

Lorsqu'elle sentit que son amie ne la suivait plus, Laurence se retourna vivement. Elle appela vivement Audrey mais celle-ci regardait déjà dans le vide, engourdie dans sa vision. Et à voir l'horreur qui se lisait sur son visage, cela ne prédisait rien de bon. Un rire menaçant à la caisse se fit entendre et Laurence aurait mit sa main au feu que le démon y était pour quelque chose dans l'état de sa meilleure amie.

Elle fouilla rapidement dans son sac à main et en ressorti une petite bouteille remplie d'eau bénite. Suite à l'était d'Audrey, elle mourrait d'envie de sentir l'odeur de chair grillée que procurait cet eau divine sur une peau maléfique. Elle se retrouva face au commis et déglutit à la vue des yeux noir corbeaux qui la sondait toute entière. Bizarrement, le commis portait un tatouage d'écaille de serpent noires, ce qui n'était pas le cas la dernière fois qu'elle avait vu l'employé. L'énergie que dégageait cette entité était effroyable, mais Laurence rassembla les miettes de courage qui lui restait et cria au démon en lui lançant de l'eau bénite:

Va t'en d'ici, espèce d'ordure !

Les multiples gouttelettes attaquèrent directement le démon. Sa main, défiant les loi de la vitesse, dévoila sa paume face à l'averse qui se préparait. Sous les yeux ébahis de Laurence, l'eau se suspendit dans les airs et elle n'eut même pas le temps de réfléchir lorsque le démon fit un mouvement de poignet et que l'eau bénite retomba en ayant comme cible son visage. La brunette se protégea vivement la tête de ses avant-bras et se recroquevilla sur elle-même.

Le contact de l'eau bénite avec la peau de Laurence fut atroce. On aurait dit que de l'acide s'évaporait sur sa peau en y laissant des marques profondes. Laurence hurla de dégoût et de douleur en sentant sa propre odeur de peau brûlée.

-Du calme ma belle, je veux juste discuter avec toi, on a des choses bien intéressantes à se dire, lui dit mielleusement le commis.

Laurence s'apprêtait à émettre les pires injures pour insulter le démon, mais une voix masculine la devança.

Personne ne veut discuter avec un salopard dans ton genre, prend ça, plutôt!

Un coup de feu retentit et Laurence sentit la balle la frôler de près. Elle éclata sur le démon et la jeune femme reçu des petits cristaux blancs partout sur elle. Elle se rendit compte étonnée que la balle était remplie de sel, au goût qu'elle eut sur les lèvres. Elle se retourna vivement et reconnu les deux prétendu escrocs qu'elle et Audrey avait vu la semaine passée.

Dommage, j'aurais bien aimé rajouter du temps à cette charmante conversation.. dit le commis.

Laurence retourna lentement ses yeux sur le démon et vit celui-ci reculer et pencher la tête exagérement vers l'arrière. Un hurlement sinistre se fit entendre lorsqu'il ouvrit la bouche et qu'un nuage foncé sortit hors de son corps. Le corps vidé du commis tibuta lentement, et s'écroula sur le sol. Laurence suivit des yeux le chemin du nuage qui s'enfuit hors du magasin et s'échappa dans le ciel. Les lumières clignotèrent un instant puis tout redevint normal.

Un toussement à peine perspectible retientit dans le magasin et Laurence devina qu'il provenait de son amie. Elle accourra vers Audrey et s'agenouilla vers elle ; la brunette n'avait même pas remarqué que la blonde s'était écroulée au sol. Lorsque les yeux bleus se posèrent sur Laurence, celle-ci sut qu'Audrey la regardait vraiment.

Audrey, est ce que ça va?

Je crois oui, où est le démon?

Il n'est plus là. Par contre, on a deux problèmes supplémentaires.

Quoi, qu'est ce que..?

Je vois qu'on est toujours aussi hospitalière, Madame Côté, coupa Dean.

Allez-vous en d'ici, je ne veux plus vous voir, c'est clair?

Bien sur, avec un bras brûlé pleins de cloques et une amie qui va surement bien conduire suite à une perte de conscience, notre aide est totalement inutile. Je me trompe?

Audrey regarda autour d'elle et aperçu Sam et Dean. Le plus jeune des frères la regarda directement et elle lui sourit. Le plus vieux par contre lançait un regard arrogant à Laurence et elle lui répondait par un qui aurait rivalisé avec celui noir du démon.

Je t'en prie Laurence, il est vrai que je ne me sens pas très bien. Fais leur confiance, je sais qu'on a besoin d'eux maintenant. Aide moi à me relever et allons à la maison.

Sam se porta volontaire pour amener une Audrey chancelante à leur voiture et lorsque Dean osa donner un coup de main à Laurence, celle-ci le défia du regard.

N'y pense même pas ! Le menaça t-elle. Supporter ce regard triomphant était plus dur que de marcher sous la douleur des cloques pensa la brunette.

Dean lui, s'empêchait de sourire à la vue de Laurence qui tant bien que mal, tentait de garder sa dignité et son indépendance lorsqu'elle monta sur la banquette arrière. La conversation qui allait suivre allait être intéressante.

* * *