Hello tout le monde !
Merci à celles qui m'ont envoyé un commentaire, ça m'a fait très plaisir !
Je vous livre le chapitre 2 : le danger se précise...
Bonne lecture ! et à bientôt pour la suite !
Chapitre 2
Lorsque Peeta rentre, vers dix-neuf heures, après une journée de labeur bien remplie, il me trouve, prostrée dans une chaise longue, le regard dans le vague, perdu au loin, vers le soleil déclinant.
Il s'accroupit pour être à ma hauteur et dépose un baiser sur ma tempe pour m'arracher doucement à mes pensées. Les enfants jouent dans le jardin, à quelques pas de moi. Ils se poursuivent en riant. Tout à leur jeu, ils n'ont pas encore aperçu leur père sinon, ils se seraient déjà jetés sur lui.
— Katniss…
— Hum ?
Je tourne doucement mon visage vers lui et réalise qu'il me sourit, vaguement inquiet.
— Tout va bien, chérie ? Tu as l'air soucieux…
Je secoue la tête, comme pour en chasser les pensées qui me parasitent depuis ma visite chez Cinna.
— Non, non… Tout va bien.
Comment lui annoncer que Capitole est sur le point d'étendre une fois de plus son ombre sur nos vies ?
Durant ces dix dernières années, nous avons tout fait pour vivre aussi cachés que nous pouvions l'être, évitant de faire parler de nous, refusant toutes les invitations et les demandes d'interviews. Nous avons protégés notre famille et notre bonheur, les dissimulant aux yeux des caméras du Capitole.
Mais aujourd'hui, y parviendrons-nous encore ? Ce qui se prépare me semble soudain plus grand que tout le reste. Comme si un gigantesque projecteur était sur le point de braquer son faisceau sur nos existences pour nous projeter une fois encore en pleine lumière.
— Papa ! Papa ! hurle tout à coup Tehani en découvrant Peeta, accroupi près de moi.
Nos deux enfants s'élancent vers nous en courant et nous rejoignent en quelques secondes. Ils se jettent dans les bras de Peeta qui les soulèvent tous deux, un sur chaque bras, comme s'ils ne pesaient pas plus lourds qu'une plume.
Qu'est-ce qu'il est fort mon mari ! Il l'a toujours été mais, les années n'ont en rien altéré sa force, au contraire. A la boulangerie, il m'arrive de l'apercevoir en train de déplacer des sacs de farine plus lourds qu'un homme. Je rougis en m'apercevant que je détaille depuis plusieurs minutes les muscles saillants de ses bras et de ses épaules. Peeta croise mon regard brûlant et troublé et un sourire insolent se forme sur ses lèvres. Décidément, il lit en moi comme dans un livre ouvert !
Je rougis de plus belle, ce qui semble encore plus l'amuser.
Tehani babille, racontant sa journée tandis que Manu joue avec le col de la chemise de son père. Il tire doucement sur les boutons, fasciné par ce nouveau jeu.
Je me lève tranquillement et rentre pour préparer le repas. Peeta reste quelques minutes encore dehors à jouer avec les enfants avant de me suivre à l'intérieur.
Depuis la cuisine, je l'entends qui ordonne :
— Allez vous laver les mains maintenant, on va bientôt passer à table !
J'entends une cavalcade légère dans les escaliers et le temps d'un battement de paupières, Peeta est là, tout contre moi. Son corps me frôle tandis qu'il se penche par-dessus mon épaule pour regarder ce que je prépare.
— Hum ! Ça sent drôlement bon, dis donc ! commente-t-il en humant les fumets qui s'échappent de ma marmite.
— C'est du lapin, dis-je avec un petit sourire de satisfaction.
Il dépose un baiser fugitif au creux de mon cou et s'approche du placard pour prendre les assiettes et mettre la table.
Nous dînons tranquillement en famille puis, je donne leur bain aux enfants et les mets au lit. Peeta leur lit une histoire pour les aider à s'endormir. Assise sur le lit de Tehani, j'écoute moi aussi le conte qui parle d'une grenouille et d'un petit ours. La voix de Peeta, grave et sereine, donne vie aux personnages si bien qu'elle m'emporte très loin de la chambre des enfants, dans un monde imaginaire. Lorsque tout à coup, mon mari baisse le ton, je m'aperçois que les petits ont succombé au sommeil. Je dépose un baiser léger sur leur front pour leur souhaiter bonne nuit.
Je laisse une veilleuse allumée sur la table de nuit de Tehani et nous quittons la chambre en silence.
Main dans la main, nous redescendons et sortons sur la terrasse. L'air du soir est doux en cette fin de printemps. On sent déjà arriver les beaux jours. Je soupire longuement, sans m'en rendre compte et Peeta murmure :
— Vas-tu enfin me dire ce qui ne va pas ?
J'hésite mais, face à son regard insistant, je finis par lui raconter mon entrevue avec Cinna.
Lorsque je termine mon récit, il hausse les épaules, blasé et réplique :
— Et ça te surprend ? Tu ne te souviens pas de ce qu'Haymitch nous a dit lors des jeux de l'Expiation ?
Je lui jette un coup d'œil incompréhensif et il ajoute :
— Il a dit que nous ne descendrions jamais de ce train. Et il avait raison, Katniss. Et ça a été encore plus vrai à partir du moment où tu as été choisie pour être le symbole de la révolution.
Il m'attire contre lui et m'enlace.
— Ne t'inquiète pas, ce n'est qu'un gala ! S'il le faut vraiment, nous y ferons une apparition et après, ils nous laisseront tranquilles.
— Oui… Jusqu'à la prochaine fois !
Il éclate de rire. Je sens sa poitrine se soulever et vibrer contre la mienne. Son rire, c'est le remède à toutes mes angoisses !
— Tu as tout compris ! réplique-t-il.
Tout cela semble beaucoup l'amuser, contrairement à moi. Il faut dire qu'il a toujours été beaucoup plus doué que moi pour tout ça…
Je décide donc de ne plus m'en faire et d'attendre de voir.
La nouvelle ne tarde pas à arriver. Plutarch Heavensbee débarque d'un hovercraft trois jours plus tard, accompagné d'une tribu d'assistants et d'assistantes, aux tenues chatoyantes et aux coiffures impossibles.
Je songe avec un brin d'amertume que, vu sous cet angle, rien n'a vraiment changé au Capitole …
— Katniss ! Peeta ! S'exclame-t-il en nous découvrant au milieu de la foule de curieux, amassés dans le Pré pour voir atterrir l'appareil.
Il s'avance vers nous d'un pas vif et nous prend dans ses bras. Les années ont tissé quelques fils d'argent de plus dans sa chevelure et il a pris quelques kilos mais, son visage, souriant, est demeuré le même que dans mes souvenirs.
— Mes enfants ! Quelle joie de vous revoir ! Il faut ab-so-lu-ment que je vous parle ! dit-il en insistant lourdement sur l'adverbe. J'ai une proposition extraordinaire à vous faire ! Du jamais vu ! Du sensationnel ! Vous allez adorer !
Ça permettez-moi d'en douter…murmure une petite voix en moi.
Il nous entoure de ses bras et nous invite à l'intérieur de l'hovercraft.
Une vaste salle de réunion y a été organisée. La pièce est élégamment meublée d'une table de bois précieux, de fauteuils au velours capitonné et habillée de tapis au sol.
Peeta et moi prenons place l'un près de l'autre dans deux fauteuils et Peeta m'attrape la main pour maintenir un lien entre nous malgré notre éloignement physique.
Plutarch sourit en le voyant faire.
— Nous vous écoutons, déclare tranquillement Peeta en ramenant sa cheville droite sur son autre genou pour arborer une pose savamment décontractée.
— Voulez-vous boire quelque chose ? Nous avons eu d'excellents crus cette année au Capitole…
Le regard pesant de Peeta l'oblige à s'interrompre et Plutarch toussote, troublé.
Voilà qui lui ressemble bien peu…
Tout à coup, la vague d'inquiétude me submerge à nouveau et je serre convulsivement les doigts autour de la main de Peeta. Ce dernier me renvoie une légère pression pour me calmer.
Je toise Plutarch, attendant qu'il parle, ce qu'il finit par faire, en reposant la carafe et son verre plein sur la table.
— Eh bien, voilà… Le nouveau Président de l'Union, M. Kaldwel, a souhaité quelque chose d'extraordinaire pour fêter le 10e anniversaire du renversement de la dictature de Snow. Il m'a chargé d'organiser tout un mois de festivités qui débutera par un grand gala de charité et un bal début août. Le Président a particulièrement insisté pour que vous en soyez les invités d'honneur. Il est évident que votre présence permettrait d'attirer énormément de monde ce qui est le but d'un gala de charité, n'est-ce pas ?
— Et c'est tout ? Vous aviez besoin de venir en personne pour nous demander de faire de la figuration à un dîner et à un bal ? Nous avons le téléphone dans le District 12, vous savez, Plutarch ! Plaisante Peeta.
Mais, Plutarch attrape son verre et boit d'une traite d'une grande gorgée de vin, comme pour se donner du courage.
Tout à coup, j'ai la bouche sèche et déglutir me semble aussi éprouvant que si j'essayais d'avaler du sable.
— Eh bien en réalité, il y a autre chose, en effet… commence Plutarch, en évitant soigneusement de croiser mon regard pour se concentrer sur Peeta. Le Président voulait quelque chose de grandiose et d'inédit pour clôturer le mois de festivités. Alors, nous avons eu l'idée d'organiser un jeu…
Un jeu ?
A ce simple mot, toutes les cellules de mon corps se convulsent et tous les poils de mes avant-bras se redressent.
Voyant que nous sommes tous deux sans voix, Plutarch continue d'une voix plus assurée, qui s'efforce d'être convaincante :
— Oui, enfin, rien à voir avec les Hunger Games bien sûr ! Il s'agirait plutôt d'une sorte de chasse au trésor, sans tuerie ! Juste deux équipes lancées à la recherche d'un objet caché dans un environnement exotique et fabuleux, entièrement réalisé et contrôlé par informatique ! Rien de réel ! Seulement du spectacle ! Garantie sans danger !
Lorsqu'il termine sa tirade, j'ose un coup d'œil vers Peeta. J'hésite encore sur la posture à adopter. Je suis sous le choc. Comment peuvent-ils imaginer recréer des jeux après ce que nous avons traversé, après toutes les vies qui ont été volées durant les Hunger Games ?
Peeta serre les dents. Je le vois à la manière dont sa mâchoire se crispe.
— Vous n'oseriez pas… lâche-t-il enfin d'une voix glaciale, presque menaçante.
— Comprenons-nous bien Peeta, il s'agit simplement d'une fête, d'une célébration. Et au cours du show, les parieurs pourront miser sur leur équipe favorite. C'est pourquoi, j'ai émis l'idée de faire s'affronter deux équipes, une composée de nouvelles recrues, des jeunes volontaires issus des Districts et une autre composée des anciens vainqueurs, dont la popularité est toujours au beau fixe au Capitole, auprès des sponsors. Les gains récoltés permettront de financer des projets dans les districts. Des projets qui ne pourraient jamais voir le jour sans cet argent…
Mais, je n'entends plus ses arguments.
Des paris, des pions et des jeux ! Comment retourner dix ans en arrière en une seconde ! Plutarch a inventé la machine à remonter dans le temps ! Quelle ironie ! Nous avons risqué nos vies pour mettre un terme à une dictature et il ne leur aura fallu que dix ans pour y revenir !
Une rage proche de la folie s'empare de moi et je me lève d'un bond.
—Vous voulez nous renvoyer dans une arène pour le plaisir des sponsors ! Vous êtes malade ou quoi ! Vous vous prenez pour Snow ! M'écrié-je.
Ma main balaye brutalement la table et envoie valser la carafe et le verre à moitié plein. Le cristal s'écrase contre le mur et le liquide éclabousse la paroi, y laissant de longues coulées couleur de sang.
Plutarch fait un bond en arrière et pose sur moi un regard empreint de terreur.
Satisfaite de mon petit effet, je tourne vivement les talons et sors en courant de cette pièce qui soudain me semble étriquée et étouffante.
J'ai besoin d'air. De liberté.
Alors que je quitte l'hovercraft, je perçois des éclats de voix qui proviennent de l'intérieur mais tout ce je comprends, ce sont les derniers mots de Peeta : « Laissez tomber, d'accord ! Allez-vous-en maintenant ! ».
Je suis déjà à mi-chemin dans le Pré lorsqu'il me rejoint enfin.
— Katniss ! Attends-moi !
J'ai couru sans m'en rendre vraiment compte. Je suis essoufflée et j'ai un goût métallique dans la bouche. Un goût de sang. J'ai dû me mordre la joue sans m'en apercevoir. Je m'arrête un instant et pose les mains sur mes genoux, le torse penché en avant, pour reprendre mon souffle.
La main chaude de Peeta caresse doucement mon dos, comme pour m'apaiser. Je lève les yeux vers lui et soudain, sans crier gare, j'éclate en sanglots. Les larmes s'échappent de mes yeux fixes et roulent sur mes joues. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive. C'est comme si tout à coup, je ne contrôlais plus mon corps. Le visage de Peeta traduit un instant de panique puis, il m'attire contre lui et me serre très fort. Tellement fort que j'ai du mal à respirer mais, je ne dis rien car cette puissance me rassure, me réconforte et semble seule capable d'endiguer mes pleurs.
Les curieux qui s'étaient amassés autour de nous s'éparpillent soudain en silence et j'aperçois du coin de l'œil la silhouette de Sae Boui Boui qui les disperse. Je lui en suis reconnaissante.
Au bout de quelques minutes, Peeta se remet à marcher et m'entraîne avec lui jusqu'à la maison.
Nous y entrons, enlacés, et il referme la porte à clés derrière nous. Les enfants sont chez ma mère. La maison est soudain étrangement silencieuse.
A chaque fois que mon esprit repasse les mots de Plutarch, la vague de panique refait surface et les larmes se remettent à couler sur mes joues. Je ne peux les arrêter. C'est comme une vanne qui s'ouvrirait en moi sans que j'aie mon mot à dire.
Peeta m'entraîne doucement sur le canapé et m'y fait asseoir. Il libère tendrement mes mains, cramponnées à sa chemise et va me chercher un verre d'eau. Il me force à boire quelques gorgées, patiemment.
— Bois, ça va te faire du bien…
Je finis par obéir et l'eau fraîche m'apaise effectivement, libérant un étroit passage dans ma trachée ce qui me permet de respirer à nouveau normalement.
Peeta s'assoit près de moi et je viens me blottir contre lui, au creux de son épaule. Je ramasse mes pieds sous moi, pour me faire toute petite. Je ne suis plus qu'une petite boule tremblante, réfugiée dans les bras de cet homme que rien ne semble atteindre.
Je sais pourtant qu'avec ce qu'il a traversé, les mots de Plutarch doivent résonner en lui avec autant sinon plus de force qu'en moi. Mais il semble calme. Après tant d'années de vie commune, je sais que ce n'est qu'une apparence. Je perçois sa colère qui gronde comme un torrent furieux.
Je finis par murmurer :
— Ils n'oseront pas…
Peeta soupire profondément.
— Si. C'est déjà trop tard…
— Personne n'acceptera d'y aller !
— Je l'espère, Katniss… mais si c'était vraiment le cas, Plutarch ne serait pas venu jusqu'à nous.
Je lève un regard interdit vers lui et il ajoute :
— Nous sommes le dernier district qu'il visite. Il a déjà vu les autres. S'il n'avait essuyé que des refus, il ne se serait pas donné la peine de venir jusqu'ici.
Cette fois, c'est à mon tour de soupirer. Il a probablement raison mais je déclare fermement :
— Je n'irai pas. C'est hors de question. Quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse, je n'y retournerai pas !
Peeta dépose un baiser dans mes cheveux et resserre tendrement ses bras autour de moi.
— Allons chercher les enfants, propose-t-il soudain, m'arrachant à mes sombres pensées.
Je m'éveille en sursaut, le corps trempé de sueur, le cœur battant. J'ai fait un cauchemar.
Je jette un coup d'œil dans la chambre : il fait nuit noire. Le réveil sur la table de nuit de Peeta indique trois heures vingt. Je réalise que je serre une boule de tissu chaud contre ma poitrine comme si c'était une bouée de sauvetage. C'est le tee-shirt de Peeta. J'y plonge mon visage : pas de doute, l'étoffe porte son parfum, l'odeur de sa peau. Je tends doucement la main dans le grand lit, à côté de moi. La place est vide et les draps sont froids. Peeta est parti depuis longtemps.
Je me lève et pars à sa recherche, pieds nus, en chemise de nuit. Je passe par la chambre des enfants, entrouvre la porte et m'assure qu'ils dorment sereinement. Puis, je descends au rez-de-chaussée et mes pas me guident jusqu'à la pièce qui sert d'atelier à Peeta. La lumière brille par l'embrasure de la porte. J'entre en silence, m'efforçant de ne pas faire grincer les lattes du parquet.
Peeta est en train de peindre, torse et pieds nus. Son pantalon de pyjama lui tombe légèrement sur les hanches, ce qui lui donne une allure sexy et désirable. Il a les cheveux tout ébouriffés. Il est beau à en faire pâlir la lune d'envie. Je me rapproche de lui pour apercevoir le sujet de son travail.
— Tu ne dors pas ? me demande-t-il dans un souffle.
Je sursaute, persuadée qu'il ne m'avait pas entendue arriver.
Il se retourne, tout sourire, amusé de m'avoir surprise mais son rire se fige lorsqu'il m'aperçoit.
Je lui réponds simplement :
— Non, j'ai fait un cauchemar…
Son regard glisse sur mes épaules, suit la courbe de ma chemise à demi transparente et caresse mes longues jambes nues. Il se gratte la gorge et je souris à mon tour, mutine.
— Oh… Je suis désolé d'être parti comme un voleur mais, je n'arrivais pas à trouver le sommeil et je ne voulais pas te déranger… dit-il finalement en reprenant le fil de ses idées.
Je secoue la tête :
— Ce n'est pas grave… Tu vois, je t'ai retrouvé quand même…
Je m'avance vers lui et glisse mon bras autour de sa taille.
Curieuse, je jette un coup d'œil à la toile. Je m'attendais à tout sauf à ça : le sujet est un couple, assis côte à côte sur une plage.
Le paysage ressemble beaucoup à celui du village de Finnick. Nous y avons passé une semaine délicieuse l'été précédent et cet endroit, c'était celui où nous aimions nous retrouver le matin, pour contempler le lever du soleil, avant que les enfants ne se réveillent.
— C'est magnifique, Peeta… C'est nous ?...
— Oui, j'ai eu envie d'immortaliser ces instants de bonheur plutôt que de toujours peindre des monstres !
Il rit à nouveau mais cette fois, son rire sonne faux.
Et tout à coup, je comprends ce qui se passe dans sa tête : il veut laisser une trace de nous, de notre amour. De notre bonheur. Au cas où …
— Nous aurons encore beaucoup d'autres moments comme celui-là ! Je te le promets, Peeta !
Je me jette violemment, désespérément dans ses bras et il me rend mon étreinte, avec une tristesse sourde.
Son pinceau tombe par terre en silence et dessine au sol une arabesque de couleur bleue.
A suivre...
