Chapitre corrigé ! Une nouvelle fois, merci à Kazy pour la correction ! ^^

Wahou !!! 21 rewievs pour un chapitre ? Franchement, vous me comblez, je vous adore !!! ^o^

Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à JK Rowling ! Seuls quelques personnages sont de mon invention, comme les amies de Lily par exemple (et encore, pas toutes… comme vous le verrez plus tard)

Spoiler : Cette histoire est entièrement inspirée du tome 5, mais qui dit spoiler du tome 5, dit aussi spoiler des quatre autres tomes ! Ce chapitre est surtout inspiré du chapitre « The Noble and old house of Black »

Petite note: Ce chapitre tourne entièrement autour du personnage de Sirius. Oui, je sais, cette fic est un Lily/James; et il y aura plus d'action Lily/James dans les futures chapitres. Mais cette fic concerne aussi, les dernières années des Maraudeurs à Poudlard, et il me semblait important de parler de la fuite de Sirius, échappant ainsi à l'emprise plus que tyrannique de sa famille. Enfin, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, et que vous aimerez quand même ce chapitre ! ^__^

Chapitre 2 : Partir pour ne plus jamais revenir.

'Je sais que comme ça, ça va vous paraître légèrement dramatique, mais mes parents ne m'ont jamais réellement aimé. Je n'ai jamais été l'enfant soumis et attentif à leurs désirs comme ils l'auraient désiré… Je n'ai jamais été d'accord avec leur façon de pensée, leurs idéaux sur ce qu'ils appellent les « sang pur ». J'envie ma cousine Andromeda qui a réussi à échapper à cette famille de fous en épousant Ted Tonks, un sorcier de naissance moldue. C'était sa façon à elle de s'enfuir.

Mère n'a jamais apprécié la façon dont je m'habille, mon air désinvolte, mes yeux rieurs et ma passion inconsidérée pour les farces et attrapes en tout genre. Mais tout a dégénéré lorsque je suis arrivé à Poudlard. Tout d'abord, contrairement à la plupart des membres de ma famille, je ne suis pas allé à Serpentard, mais à Gryffondor. Et puis, Mère n'a pas supporté mes fréquentations, tous ces « sang de bourbe », ces « amoureux des moldus »… Bientôt, les vacances en famille sont devenues un véritable enfer. « Traître de sang, tu es indigne de notre famille ! » ne cesse de répéter ma mère en m'aboyant dessus. « Traître de sang »… Ca ne veut rien dire !

Je ne peux plus vivre dans cette maison.

C'est pour ça que, dès que je pourrais…

Je partirai.

Et ça, le plus tôt possible.

Sirius Black.'

A peine le jeune homme eut fini d'écrire ces mots, qu'une voix aigrelette retentit derrière la porte de sa chambre, suivie de coups répétitifs contre la cloison.

« - SIRIUS ! Espèce de crétin demeuré ! Mère t'appelle en bas ! »

Sirius grogna.

« - Ouis, ça va Regulus ! Pas la peine d'exploser tes pauvres petites cordes vocales pour ça ! » Lança-t-il avec mépris.

Un nouveau cri retenti, cette fois-ci celui d'une femme, beaucoup plus fort, plus rageur, et venant d'en bas. Celui-ci fut suivi non pas par des coups de poings contre une porte, mais par des coups de balais venant de dessous le plancher de sa chambre.

« - SIRIUS ! TRAITRE DE SANG ! ETRE INDIGNE D'ÊTRE SORTI DE MON FLANC ! DESCENDS TOUT DE SUITE ! »

Sirius soupira lourdement, et, d'un geste rageur, fit tomber tout ce qu'il y avait sur son bureau : parchemins, plumes, carnets… il sortit de sa chambre, prenant bien soin de bousculer au passage son frère Regulus, un « sale petit mouchard » de treize ans (et qui allait bientôt entamer sa quatrième année à Poudlard), qui se mit à pleurer à gorge déployée… Ce qui fit redoubler les cris et les insultes de sa mère venant d'en bas. Prenant une ultime inspiration, il descendit les escaliers.

Sa mère l'attendait en bas, les mains sur les hanches, ses yeux noirs étincelant de fureur.

« - Vous savez, Mère, vous pourriez jouer dans des tragédies parfois… » Lui lança Sirius d'un ton où la moquerie et le mépris se mélangeaient.

La femme lui lança une gifle magistrale. Sirius serra dents et poings.

« - Ne me parle pas sur ce ton ! » Gronda-t-elle.

Sirius n'aurait pas été étonné si ses yeux avaient été injectés de sang.

« - Que se passe-t-il Mère ? Quelle abomination ai-je encore commise ? » Demanda-t-il froidement, essayant de garder son calme.

En guise de réponse, la femme lui tendit un morceau de parchemin.

« - Lis. » Dit-elle, sa voix claquant sèchement, tel un fouet.

'

Monsieur et Madame Black,

Vous trouverez ci-joint, avec les résultats de BUSE de votre fils, un bilan annuel de ses « exploits ».

En une seule année, Monsieur Sirius Orion Black a atteint le nombre inimaginable de 356 retenues dû à ses innombrables « farces » faites aux élèves de serpentard, avec156 cuvettes de toilettes explosées, 234 articles du règlement de Poudlard violés (en particulier lors de ses petites escapades à Pré au Lard) etc, etc… la liste serait trop longue à énumérer.

Bien que le jeune Sirius Black soit un excellent élève, vous nous serez gré, chers parents, d'apprendre à votre fils à bien se tenir dorénavant.

Sincèrement.

La directrice adjointe et directrice de la maison de Gryffondor,

Minerva McGonagall.'

Sirius soupira silencieusement. Sa pauvre bonne vieille McGonagall ne savait pas ce qu'elle disait en conseillant à ses parents de lui apprendre à bien se tenir ! La punition de ses parents se voudra, comme à l'habitude sévère, dure, et elle n'engendrerait que des discussions violentes face à son refus obstiné d'obéir. Oui, Sirius avait tellement appris à haïr cette famille dans laquelle il ne se sentait pas à sa place, qu'il refusait de faire tout ce qu'on lui ordonnait… Pire, il faisait l'exact contraire !

« - Et bien dis donc ! » S'exclama joyeusement et fièrement Sirius. « 356 retenues ? J'ai battu le record de l'an dernier ! »

Une nouvelle gifle vint retentir sur sa joue, encore plus violente que la première.

« - Ah oui ! Tu te crois fier, hein ? Sirius ? » lui cracha-t-elle avec haine. "Tu es vraiment indigne de porter le nom de Black! »

Sirius leva les yeux au ciel.

« - Pitié Mère, changez de disque ! Je connais la chanson ! »

Sa mère leva la main pour le frapper de nouveau, mais Sirius la retint, serrant de toutes ses forces le poignet de la femme pour l'immobiliser. Ils s'affrontèrent tous les deux du regard, fumant tous les deux de rage : les mâchoires contractées, leurs visages virant au blanc. Sirius avait définitivement plus de force que sa mère, et celle-ci abandonna le combat, libérant rageusement son bras de la poigne de son fils.

« - Comment oses-tu ? » Siffla-t-elle avec indignation.

Sirius haussa les épaules et s'appuya avec nonchalance contre le rambarde de l'escalier.

« - Je ne supporte pas que l'on me touche, Mère, surtout lorsque c'est pour me frapper. »

Visiblement, cela laissa sa mère sans voix tellement elle semblait outrée.

« - Co…Comment… » Balbutia-t-elle.

Sentant qu'elle allait encore hurler jusqu'à l'assourdir, Sirius préféra la couper net.

« - Et est-ce que vous avez vu mes résultats des BUSES ? Ai-je bien réussi ? » Demanda-t-il le plus poliment possible.

Cela ne calma pas pour autant sa mère.

« - Non, je n'ai pas regardé ! » Claqua-t-elle. « Et cela ne m'intéresse pas du tout! Que m'importe si tu as des bonnes notes ? Cela n'arriverait même pas à faire remonter l'honneur que tu as fait perdre à la noble famille des Black ! Ton comportement à l'extérieur est trop indigne, inadmissible ! De simples notes ne feront pas de toi un bon membre de la famille Black ! J'exige que tu… »

« - Oui, bien sûr ! Rien ne vous intéresse en moi ! Vous ne faites attention qu'à mes mauvais côtés ! vous ne vous apercevez pas que je peux faire des choses bonnes, des choses bien parfois ! Vous ne m'encouragez jamais lorsque j'ai des bonnes notes ou que je… Tout ce qui vous importe c'est garder l'honneur des Black ! » Hurla Sirius en retour.

« - Oh, je t'en prie ! » Aboya sa mère. « Ne soit pas pathétique ! Tu es complètement ridicule ! Pourquoi m'intéresserais-je à quelqu'un comme toi ? Si tu le veux absolument, il va falloir changer, mon garçon, être à la hauteur d'un Black ! Il va falloir que tu te comportes comme un Black ! Que tu sois un Black ! Que tu sois fier de porter ce nom ! »

« - C'est peine perdue, Mère, j'ai ce nom en horreur ! » Siffla Sirius. « Maintenant, j'aimerais voir le résultat de mes BUSES ! »

Sa mère lui lança un regard noir et lui passa brutalement le parchemin sur lequel étaient inscrites ses notes.

« - Tiens ! Puisqu'il n'y a que ça qui t'intéresse ! » Cracha-t-elle.

Sirius commença à lire, et, peu à peu un sourire se dessina sur ses lèvres. Sa mère l'observait minutieusement et, discrètement se leva sur la pointe des pieds pour voir ce qu'il y avait d'écrit. Mais elle ne vit rien. Irritée, reconnaissant silencieusement sa défaite, elle se pinça les lèvres et lui demanda sèchement.

« - Ben, alors, c'est quoi tes résultats ? »

Sirius sourit, vainqueur. Il avait réussi !

« - Je croyais que cela ne t'intéressais pas ? » Demanda-t-il narquoisement.

Sa mère serra les dents.

« - Donne-moi tes notes et tais-toi ! » Grogna-t-elle.

« - Quelle mauvaise foi ! » Marmonna Sirius entre ses dents.

Et il lui tendit la feuille. Il avait un « Excellent » en Défense contre les Forces du mal, comme il l'avait pensé, ainsi qu'en métamorphose (normal, il s'était entraîné pendant cinq ans pour devenir animagus, et il avait réussi !) et qu'en enchantement. Le reste des résultats était proche de « Excellent » à part en potion, mais la note n'était pas beaucoup plus basse…

C'est avec une grande satisfaction que Sirius vit sa mère se pincer de nouveau les lèvres.

« - Mouais, pas mal. » Grogna-t-elle en lui tendant les papiers. Elle lui jeta un regard en coin, tandis que Sirius roulait le parchemin dans sa poche. « Et tu veux devenir quoi plus tard ? »

« - Auror. » Répondit calmement.

Cette fois, il crut bien que sa mère allait s'étrangler.

« - AUROR ???? »

« - Oui, maman, je veux devenir Auror. » Continua Sirius d'une voix impassible. « Qu'est-ce qu'il y a encore ? Ce n'est pas un métier assez honorable ? »

« - Ne recommence pas à faire l'insolent ! » Gronda-t-elle. « Et pourquoi veux-tu devenir auror, d'abord ? »

« - Vu les temps qui courent, je souhaite défendre la veuve et l'orphelin. » Répondit-il avec ironie. « Je veux combattre Voldemort et ses larbins, je veux que toute cette destruction, tous ces massacres cessent ! »

Une lueur de colère s'alluma dans les yeux noirs de sa mère.

« - Le Seigneur des Ténèbres et ses partisans se battent dans un but honorable : ils veulent préserver la pureté du monde des sorciers et effacer toute la vermine ! » Tonna-t-elle. « Ne me dis pas que tu veux te mettre aux côtés de ces amoureux des moldus ? Je ne te laisserai pas faire, je te le promets, Sirius ! Un Black ne combattra jamais du côté des perdants ! »

Sirius secoua la tête d'un air affligé.

« - Vous êtes plus fous les uns que les autres dans cette famille ! » Murmura-t-il.

De nouveau, une gifle s'abattit sur lui, laissant des marques sur sa peau.

« - Un Black ne combattra jamais du côté des perdants ! » Répéta-t-elle encore plus fort.

Sirius la repoussa violemment, la faisant basculer en arrière, l'étalant sur le plancher. Elle se redressa aussitôt en position assise, ses yeux lançant des éclairs. Kreacher, l'elfe de maison, accourut aussitôt à l'aide de sa maîtresse, lançant des regards scandalisés à Sirius.

« - Comment osez-vous, Maître ! » Couina-t-il.

« - Ferme-là, Kreacher ! » Hurla Sirius, la rage l'aveuglant. Et il se tourna vers sa mère. « Si c'est comme ça, je REFUSE d'être un Black ! Je refuse de faire partie de cette famille de PSYCHOPATHES !! »

Et il lui tourna le dos, commençant à remonter furieusement les escaliers.

« - ON VERRA CA CE SOIR AVEC TON PERE ! » S'époumona sa mère dans son dos. « TU VERRAS, LUI, NE SERA PAS AUSSI DIPLOMATE QUE MOI !!!! »

« - Ouais, c'est ça ! » Cria Sirius par-dessus son épaule.

Dans le couloir menant à sa chambre, Sirius retrouva son frère, l'oreille collée au plancher, qui avait visiblement écouté toute la conversation ainsi. Regulus se releva en apercevant Sirius, l'air effrayé devant le regard mauvais de son frère. Dans ces moments-là, il n'osait pas lui faire de remarques acerbes, sachant très bien ce dont Sirius était capable.

« - Qu'est-ce que tu veux, toi, le morveux ? » Cracha-t-il.

« - R…Rien. » Bégaya-t-il.

« - ALORS TIRE-TOI DE MON CHEMIN ! » Rugit-il.

Il l'attrapa par le col, et le balança à l'autre bout du couloir, arrachant des pleurs à Regulus qui se tordit de douleur.

« - Tu me le paieras ! » Cria Regulus d'une petite voix aiguë alors que Sirius s'éloignait.

« - Essaie toujours ! » Lui répondit Sirius sur le même ton avant d'entrer dans sa chambre et de claquer la porte derrière lui.

Regulus ne la vit jamais se rouvrir.

        ***

'

Je ne peux plus vivre dans cette maison.

C'est pour ça que, dès que je pourrais…

Je partirai.

Et ça, le plus tôt possible.

Sirius Black.'

Il avait pris sa décision. Cela ne pouvait plus durer. Alors il avait réuni toutes ses affaires, les avaient casées dans sa valise, rétrécissant son balai, son chaudron, et d'autres ustensiles trop gros pour y entrer, et il avait l'avait jetée par la fenêtre, lançant un sort pour assourdir sa chute. Puis, il avait sauté à son tour.

        ***

Comme chaque week-end, Bellatrix Black venait rendre visite à sa tante, sa chère et tendre tante, sur qui elle comptait beaucoup pour l'héritage. Elle avait revêtu sa plus belle robe, lissé soigneusement ses épais cheveux noirs qui avaient cette fâcheuse tendance à boucler, et elle avait affiché son plus beau regard hautain et fier pour faire bonne impression. Lorsqu'elle arriva au 12, Grimmauld, elle fut surprise de retrouver sa tante, dans un état lamentable, assise sur le sofa du salon, son fils Regulus à côté d'elle essayant de la réconforter… ou plutôt de la calmer. A première vue, on aurait dit qu'elle pleurait, mais en réalité, elle était tétanisée par la rage : son visage était rouge vif, sa mâchoire était contractée et ses yeux lançaient des éclairs.

« - Ce… Ce… Ce TRAITRE ! TRAITRE DU SANG !!! Cette ABOMINATION !! La HONTE DE MA CHAIR !!! »

« Mère, Mère ! Calmez-vous ! » Bégayait Regulus, blanc comme un linge.

« - COMMENT A-T-IL OSE !!!! » S'égosilla-t-elle de nouveau.

Bellatrix s'avança vers sa tante pour qu'elle s'aperçoive de sa présence. 'Qu'a bien pu faire encore cet imbécile de cousin ?'Siffla-t-elle entre ses dents. Car il ne faisait aucun doute qu'on parlait ici de Sirius, vu qu'il était le seul que sa tante nommait ainsi.

« - Ma tante, que se passe-t-il ? » Demanda-t-elle en rendant sa voix la plus douce possible.

Mme Black sursauta en voyant sa nièce devant elle.

« - Oh ! Bellatrix, je ne t'avais pas vue ! » S'exclama-t-elle tout de suite, son regard s'adoucissant. « C'est ton traître de cousin ! »

« - Sirius ? »

« - Oui ! Il s'est enfui ! Ce petit idiot a décidé de renoncer au nom de Black, déshonorant ainsi sa famille ! »

Rageuse, les poings serrés, elle se leva, tournant le dos à sa nièce et s'avançant vers la grande tapisserie qui ornait le mur du fond. Celle-ci représentait l'arbre généalogique de la famille, remontant jusqu'au Moyen Age. Y faisant face, elle marmonna des paroles inaudibles entre ses dents.

'Elle est devenue folle !' Pensa Bellatrix en secouant la tête. 'Quel imbécile de cousin, il me le paiera, soyez-en sûrs !'

Elle vint calmement se placer près de sa tante, suivie de près par son plus jeune cousin, Regulus. Sa tante fixait un point sur la tapisserie, celui qui indiquait l'emplacement de 'Sirius Black' dans cette vaste famille. Mme Black sortit sa baguette magique de sa poche et la pointa sur ce point. Deux secondes plus tard, ce point n'existait plus, laissant place à un minuscule trou semblable à un trou laissé par un mégot de cigarette.

Bellatrix, voyant sa tante dont le corps entier continuait à trembler de fureur, lui posa une main qui se voulait réconfortante sur l'épaule.

« - Ne vous inquiétez pas, ma tante. » Dit-elle d'une voix glaciale, une de ses voix qui vous donnait des frissons dans le dos. « Je retrouverai ce traître de Sirius, soyez-en sûre ! Et je vous promets que je vengerai le déshonneur qu'il a fait à la noble famille des Black. »

Et les mots qu'elle prononçait, elle ne les disait pas uniquement pour consoler sa pauvre et misérable tante. Non, ils étaient aussi à titre personnel. Elle pensait vraiment ce qu'elle venait de dire. Lorsque Bellatrix Black faisait une promesse, il ne valait mieux pas se tenir près d'elle, surtout lorsque c'était une promesse de meurtre qui vous était destinée.

        ***

Il avait agité une, deux, trois fois sa baguette magique, et le magicobus était apparu, ses phares l'aveuglant. Après avoir murmuré un faible « Godric's Hollow, s'il vous plaît, » il tendit les quelques mornilles qu'il avait sur lui au conducteur qui lui désigna un des lits du fond. Il s'y laissa tomber, et, les larmes s'échappèrent de ses yeux.

Petit à petit, les sanglots s'intensifièrent, lui secouant les épaules, faisant trembler tout son corps. Il ne savait pas vraiment pourquoi il pleurait. Il n'était pas triste de quitter sa famille, non, il en était plutôt heureux. Non, ça devait être la violence de la dispute, la rage qu'il avait éprouvée à ce moment-là qui devait encore l'abriter, ainsi que l'émotion qu'avait procurée sa fuite, l'angoisse que l'on ressent lorsqu'on part dans une aventure dangereuse, la fatigue, et enfin la liberté qu'il avait enfin trouvée, ce poids enlevé à son cœur… Oui, tout ça mélangé, c'était toutes ces choses-là qui le mettait dans un tel état. Alors il se mit à pleurer de plus belle, voulant se libérer encore plus.

Puis, une main hésitante se posa sur son épaule.

« - Si… Sirius ? » Demanda une voix pas très assurée.

Le jeune homme releva vivement la tête pour se trouver face aux deux yeux noirs d'une jeune fille… Mélissa Kent. Celle qui rougissait toujours quand il la croisait, celle qui tremblait de tous ces membres lorsqu'il la touchait, comme s'il était une sorte de Dieu ou il ne savait trop quoi. La voilà à présent qui le regardait, se mordant les lèvres, d'un air désolé, sans rougir. La voilà qui ne savait pas trop comment faire pour le consoler, comme s'il était un pauvre enfant égaré. Et le voilà qui se mettait à penser qu'elle était jolie, pourquoi ne s'y était-il jamais rendu compte avant ? Peut-être parce qu'il était trop heureux pour y faire attention. Oui, peut-être réalise-t-on ces choses là lorsqu'on est triste, peut-être voit-on la beauté des gens lorsqu'on est désemparé…

« - Me… Melissa ? » Murmura-t-il.

Elle hocha la tête.

« - Que fais-tu là ? » Demanda-t-il.

Elle sourit.

« - Je devrais te retourner la réponse ! » Lui répondit-elle.

Il lui rendit le sourire.

« - Les femmes d'abord ! » Dit-il courtoisement et malicieusement, redevenant pendant un instant Sirius, Sirius le Maraudeur.

Quelque part, il fut rassuré lorsqu'il la vit rougir.

« - Je me rends chez ma grand-mère, je passe souvent mes week-end chez elle… » Répondit-elle, légèrement embarrassée. « Oui, je sais, tu dois penser que ça fait un peu petite fille à sa mémère mais… »

« - Ne crois pas que je pense ça. » Lui dit Sirius avec franchise.

Elle rougit de nouveau, calant une mèche de ses cheveux derrière son oreille.

« - Et toi ? » Lui demanda-t-elle timidement.

« - Je vais chez James. » Répondit-il rapidement.

Elle le regarda d'un air sceptique.

« - C'est tout ? » Demanda-t-elle en levant un sourcil. « Alors pourquoi pleurais-tu tout à l'heure ? »

Il se mordit la lèvre inférieure, ayant cette étrange impression de rougir à son tour. Pouvait-il tout lui raconter ? Pouvait-il lui faire confiance ? Il leva le regard vers elle et sonda un moment ses grands yeux noirs. Il se redressa de manière à laisser de la place sur son lit.

« - Assieds-toi. » Lui dit-il en tapotant la place libre à côté de lui. « Car c'est une longue histoire que je vais te raconter, fillette. »

Elle éclata de rire et s'assit sur le lit près de lui.

« - Mais j'ai tout mon temps, tu sais ! » Rétorqua-t-elle malicieusement, et, lui donnant une petite tape sur le haut de la tête, elle ajouta. « Et ne m'appelle pas 'fillette' ! Je déteste ça ! »

Elle n'était pas si potiche que ça, cette fille, finalement…

Et il lui raconta tout.

        

        ***

« ' Chère Evans…' Non, ça ne va pas, c'est vraiment trop froid pour s'adresser à quelqu'un par lettre ! Surtout pour ce que j'ai à lui dire ! » Grogna James en froissant le parchemin sur lequel il faisait son dixième essai de lettre.

Il reposa sa plume et se massa les tempes avec ses mains. Qu'allait-il bien pouvoir écrire à Lily Evans ? Et d'ailleurs, pourquoi essayait-il de lui écrire ? C'était complètement fou, complètement grotesque ! Non, il fallait bien qu'il se rende à l'évidence : Lily Rose Evans le haïssait de tout son cœur ; c'était perdu d'avance…

« - Non ! » S'exclama James à voix haute. Il tapa son poing si brusquement sur la table que Léopold, son hibou, s'envola à tire d'aile de son perchoir et vint se placer en haut de son armoire, poussant des hululements effrayés et outrés.

James s'était levé, le poing toujours serré, une lueur déterminée dans le regard.

« - Je la ferai changer d'avis, foi de Maraudeur ! Je lui montrerai, moi, que je ne suis pas celui qu'elle croit ! »

Et il se remit au travail avec acharnement.

« - 'Chère Lily…' Non, ça, ça ne va pas ! Heu… 'Ma très chère Lily…' Rhâââ ! 'Ma douce et tendre Lily…' Non, trop intime et beaucoup trop tôt pour l'appeler comme ça… En plus elle va le prendre mal ! Hmm… Qu'est-ce que je pourrais dire ? Ah ! Ca y'est, j'ai trouvé ! »

Il attrapa une nouvelle feuille de parchemin et la lissa soigneusement.

« - 'Lily' tout simplement ! Oui, comme ça c'est parfait ! »

        ***

Lorsqu'il eut fini son récit, il vit que les yeux de Melissa s'étaient agrandis de surprise, peut-être aussi de choc et d'indignation… Il ne savait pas vraiment. Elle avait posé sa main sur la bouche et le regardait sûrement avec compassion. Il y eut un moment de silence, et elle finit par parler.

« - Jamais je ne me serais imaginé cela. » Murmura-t-elle comme pour elle-même. « Tu as l'air si joyeux quand tu es à Poudlard, si heureux, si fier, si sûr de toi… Je te voyais choyé, adoré au milieu d'une grande famille importante. Je pensais ta vie parfaite, je croyais que tu… »

« - Que j'étais un être parfait ? » Lui demanda Sirius d'un ton sarcastique. « Que j'étais une sorte de Dieu parmi les humains ? Que tous les sentiments des autres me passaient par-dessus la tête ? »

Melissa baissa la tête, honteuse.

« - Je suis désolée. » Dit-elle.

Sirius lui passa un bras autour des épaules, la faisant sursauter de surprise.

« - Tu n'as pas à l'être, Melissa. C'est l'impression que j'aimais donner aux autres, ça me donnait un petit sentiment de supériorité que j'aimais par-dessus tout… Mais en fait, je ne suis qu'un humain, tu sais, je suis pourri de défauts, comme tout le monde, d'autant plus que je suis un Black dans le fond. Je peux être fort comme je peux être faible parfois. Tu m'as bien vu tout à l'heure, non ? »

La jeune fille acquiesça et lui sourit.

« - Ne t'inquiète pas, Sirius, je ne te comparerai plus jamais à un Dieu. »

Sirius se força à lui sourire, sentant quand même une petite pointe de déception. Fichu alter ego ! Mais bon, elle venait de se rendre compte de qui il était vraiment, ça devait bien arriver un jour ou l'autre, non ?

« - Mais je ne peux m'empêcher de continuer de penser que tu es quelqu'un de spécial. » Continua-t-elle. « Non, Sirius, ne me regarde pas avec cet air étonné, ne me dis pas que j'ai tort ! D'accord, à Poudlard tu as été arrogant, vaniteux et pourri jusqu'à la moelle (« Hé ! » Protesta Sirius. Cela la fit sourire) mais ce soir, en te sauvant de chez toi, tu t'es montré très courageux. Tu as prouvé que tu étais différent de ces autres ordures de Black, si je peux les nommer ainsi (« Vas-y, emploie les pires injures de la terre pour les qualifier, ça ne me fait ni chaud ni froid ! ») Tu as renié ta famille pour suivre ta propre voie, tu ne t'es pas laissé influencer par elle, tu es déterminé à rester toi-même, à garder tes propres idéaux… Et c'est pour ça, que moi, je dis que tu es quelqu'un de spécial, Sirius Black. »

Sirius déglutit difficilement. Cette fille, il l'aurait embrassée sur le champ s'il ne s'en était pas empêché.

« - Waoh ! » Souffla-t-il.

Melissa rougit, et il s'aperçut que, lui aussi, avait pris la même teinte aux joues. Comment ne s'en était-il pas rendu compte avant ?

« - Merci. » Dit-il d'une voix enrouée.

Voilà, en une demi-heure de sa vie, il avait appris à connaître une fille qu'il côtoyait depuis déjà cinq ans. Seulement en une demi-heure ; trente minutes ; et… Il était trop fatigué pour calculer combien cela faisait en secondes.

« - Toi aussi, tu es spéciale, Melissa Kent. »

Le teint de la peau de la jeune fille dut virer au rose carmin à ce moment-là.

« - Moi ? Spéciale ? » Elle éclata de rire. « Non, je ne suis qu'une fille de 15 ans et demi, sorcière, d'accord, de Gryffondor, d'accord, mais un peu potiche sur les bords ! »

Sirius lui sourit malicieusement.

« - Et bien, croyez-moi ma chère. » Dit-il d'une voix haut perchée. « Il n'y a pas une seule potiche comme vous parmi les millions et les millions de potiches existant sur terre ! »

« - Arrête Sirius ! » S'écria-t-elle d'une voix exagérément aiguë et en se cachant les joues. « Je déteste rougir !! »

«- Tu ne fais que ça pourtant ! » Lui lança-t-il d'un ton moqueur.

Elle lui tira la langue.

« - Ouais, ça, c'est seulement lorsque tu es dans les parages, M.Black ! A chaque fois il faut que je rougisse, et lorsque tu me touches, il faut que je tremble ! Je déteste cette sensation ! Surtout lorsqu'en plus je me mets à bredouiller et que je n'arrive pas à aligner deux mots ! Je me mets à me détester moi-même dans ces moments-là ! »

« - Et bien ! » Rétorqua Sirius sur un ton amusé. « Il y a des progrès à ce que je vois ! Vous avez réussi à tenir une conversation pendant une demi-heure avec moi sans bredouiller ! Vous avez même réussi à me complimenter et à me remonter le moral ! »

« - Oooh ! » S'exclama Melissa en faisant mine de s'ébahir. « Vous croyez que je suis en voie de guérison, docteur ? »

« - Sûr et certain ! » S'exclama Sirius.

Et ils éclatèrent de rire. Sans trop savoir pourquoi, les paroles de la jeune fille lui avait réchauffé le cœur. Peut-être était-ce cette déclaration déguisée qui le faisait se sentir aussi heureux… Qui sait ?

A ce moment-là, le magicobus s'arrêta si brusquement que les deux jeunes gens faillirent en tomber du lit.

« - Godric's Hollow ! » Cria le conducteur depuis son siège.

Sirius se leva aussitôt et empoigna sa valise.

« - Bon, ben, je suis arrivé. » Dit-il en se tournant vers Melissa, soudainement embarrassé.

La jeune fille se leva à son tour.

« - Oh, d'accord. » Répondit-elle. Elle paraissait hésitante, pour il ne savait quelle raison. « J'ai été ravie de parler avec toi ! »

« - Moi aussi. » Répondit Sirius en lui tendant la main.

La jeune fille la serra, puis, se mordant la lèvre, elle se haussa sur la pointe des pieds et lui posa un baiser sur la joue.

« - Merci pour tout ! » Dit-elle avec entrain.

« - C'est plutôt moi qui devrait te remercier ! » Lui répondit Sirius avec un sourire timide.

Puis, il se pencha vers elle et, à son tour, lui posa un baiser sur la joue.

« - On se reverra à Poudlard Melissa ! » Lui dit-il en lui faisant signe de la main.

« - Oui, on se reverra à Poudlard. » Murmura Melissa, son teint devenu de nouveau rouge.

Et il descendit du bus.

        ***

« - 'Je te souhaite une bonne fin de vacances…' Non, ça ne va pas, c'est trop niais ! 'On se reverra à Poudlard, je suis impatient d'y être… rien que pour revoir tes magnifiques yeux verts, Lily.' Rhâââ ! Non, non et non !!! Qu'est-ce que je peux bien mettre comme dernière phrase ? »

Pour la centième fois dans la soirée, James reposa sa plume sur son bureau et fit mine de réfléchir. Il n'aurait jamais imaginé que c'était aussi dur d'écrire une lettre, surtout en faisant autant attention aux fautes, à la tournure de ses phrases… Et il fallait absolument trouver les bons mots pour ne pas vexer ou mettre en colère sa chère et tendre interlocutrice… Il était si facile d'écrire à Sirius par exemple ! Ou à Remus, ou à Peter ! Non, surtout Sirius, car lui, au moins, ne faisait pas attention aux fautes et il pouvait faire des blagues sans qu'il ne s'en offusque.

Ah ! Pourquoi Lily Evans était-elle si…

Un bruit de sonnette le coupa de ses pensées, suivi d'exclamations venant de sa mère, au rez-de-chaussée.

Ca ne pouvait quand même pas être…

Aussitôt, James se leva de son bureau et se précipita hors de sa chambre, dévalant les escaliers…

        ***

Il faisait nuit noire dehors. Sirius marchait lentement dans le petit village encore endormi de Godric's Hollow. Il savourait la fraîcheur du vent qui voletait légèrement dans ses cheveux ébouriffés par le voyage, et la tranquillité du lieu. Un immense sentiment de calme l'envahit et il sourit.

Il était arrivé devant chez les Potter. Une large grille, derrière laquelle une immense haie cachait la demeure, se dressait devant lui. Il pénétra dans la propriété, longeant l'allée qui conduisait jusqu'à la maison. Et enfin, il arriva devant la porte, et tira sur la sonnette.

La porte s'ouvrit aussitôt pour laisser place à Eleonor Potter qui poussa une exclamation de surprise en le voyant.

« - Sirius ? Mais que fais-tu là ? A une heure pareille ? » Elle paraissait sincèrement inquiète, comme une vraie mère l'était avec son enfant.

Les mots se coincèrent dans la gorge de Sirius.

« - Je… » Bégaya-t-il. « Bonjour Mme Potter. »

Mais Mme Potter ne l'écoutait pas. Ses yeux allèrent de la valise qu'il portait dans sa main jusqu'à ses cheveux mal coiffés (ce qui était rare, venant de lui) passant par les cernes qui se dessinaient sous ses yeux et son regard rougi.

« - Mon Dieu Sirius, mais que t'es-t-il arrivé ? » S'exclama-t-elle une nouvelle fois. « Mais entre, voyons ! Tu vas attraper froid. ! »

Sirius entra dans le hall coloré de rouge et d'or des Potter. Cette demeure semblait si chaleureuse, si accueillante. Un bruit de pas précipité le fit lever la tête, et il vit James dévaler à toute vitesse les escaliers. Deux secondes plus tard, son meilleur ami l'étreignait à l'en étouffer.

« - Mon bon vieux Patmol ! » S'exclama-t-il, sur le même ton qu'Eleonor. « Mais que s'est-il passé ? »

« - Heu… » Bégaya Sirius tandis qu'il se dégageait de l'étreinte de James. « Et bien je… »

Eleonor échangea un regard avec son fils et tous deux hochèrent la tête d'un air entendu.

« - Je crois, Sirius, que tu vas aller t'asseoir dans la cuisine, avec un bon chocolat chaud, et que tu vas nous raconter calmement toute l'histoire, d'accord ? »

Le jeune homme acquiesça, étant reconnaissant à Eleonor pour son tact.

Et pour la deuxième fois dans la soirée, Sirius raconta toute son histoire.

Lorsqu'il eut fini, il attendit avec appréhension leur réaction. Les yeux de James avaient atteint la taille de deux soucoupes, et ceux d'Elenor n'en étaient pas loin. Pour James, il ne se faisait pas trop de soucis. Depuis toujours, il savait ce qui se passait dans sa famille car il lui avait tout raconté. Il approuverait sûrement son choix. Mais Eleonor, elle, que dirait-elle ? Penserait-elle qu'il était complètement fou ? Dirait-elle que sa fuite était complètement insensée ?

« - Mon Dieu, Sirius… » Murmura-t-elle, sous le choc. « Jamais je n'aurais imaginé que ta famille était à ce point… »

'Jamais je ne me serais imaginée cela. Tu as l'air si joyeux quand tu es à Poudlard, si heureux, si fier, si sûr de toi… Je te voyais choyé, adoré au milieu d'une grande famille importante. Je pensais ta vie parfaite, je croyais que tu…'

Les paroles de Melissa lui revinrent en mémoire. Oui, Eleonor devait penser la même chose qu'elle. Derrière le masque que s'obstinait à porter Sirius à l'école et chez amis, il voulait absolument cacher la vérité, la vérité sur lui, la vérité sur sa famille…

« - Tu peux rester ici autant que tu le voudras ! » Lui dit Eleonor avec chaleur et compassion.

Cela réveilla Sirius, qui se leva d'un bond.

« - Oh ! Madame Potter !... »

« - Sirius, voyons ! Appelle-moi Eleonor. »

« - Heu, oui… Madame Eleonor… »

Elle leva les yeux au ciel tandis que James riait sous cape devant la politesse embarrassée de son ami.

« - Je ne désire pas vous déranger, ni être un poids pour vous ! » Continua Sirius.

« - Voyons Sirius… » Commença Eleonor.

« - Je désire camper dans votre jardin, si cela ne vous dérange pas ! » La coupa Sirius, déterminé. « Je ne veux pas prendre trop de place ! »

Eleonor éclata de rire, amusée.

« - Si tu campes dans le jardin, alors j'exige de camper avec toi ! » S'exclama James avec enthousiasme, puis, se tournant vers sa mère. « Tu es d'accord Maman, hein ? »

Sirius n'en croyais pas ses oreilles, James prenait ça pour un jeux. Puis, un sourire se dessina sur ses lèvres… Après tout, camper, c'est vrai que ça devait être amusant ! Eleonor fit mine de réfléchir.

« - Hmm… je ne sais pas si tu le mérites, James… Vu la lettre que j'ai reçu ce matin… 356 retenues, c'est quand même beaucoup, tu sais… »

« - Oui, mais j'ai réussi presque toutes mes BUSE ! » Plaida James. « Et j'ai eu trois 'excellents' ! »

« - Ah ! Comme moi ! » Ajouta Sirius avec entrain.

Mme Potter plissa les yeux et les regarda tour à tour.

« - Les résultats aux BUSES, ça compense les retenues, non ? » Demanda Sirius à son tour, prenant son courage à deux mains.

Un sourire finit par éclairer de nouveau le regard sévère d'Eleonor.

« - Allez, ouste ! Allez chercher la tente dans le grenier ! »

James sauta de joie et entraîna Sirius à sa suite. Qui aurait cru que ce matin encore, il était à Grimmauld Place ? Dans cette vieille maison lugubre, avec son acariâtre de mère et son avorton de frère ? Il se sentait définitivement à sa place chez les Potter, il l'avait trouvé… son petit coin de paradis.

Ce ne fut que très tard dans la soirée qu'Edward Potter rentra chez lui. Quel ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit une tente dressée en plein milieu du jardin ! Sa femme l'attendait sur le perron, un sourire amusé aux lèvres. Elle lui raconta toute l'histoire, et Edward approuva aussitôt sa proposition de garder Sirius chez eux.

« - Il est hors de question qu'on l'envoie de nouveau dans cette famille complètement odieuse ! Il sera beaucoup mieux à rester ici ! Une bouche de plus à nourrir, ça ne nous tuera pas ! » S'exclama Edward.

        ***

'Et c'est ainsi que commencèrent les plus belles années de ma vie ! J'avais été accueilli à bras ouvert dans cette famille merveilleuse qu'était celle des Potter, avec mon bon vieux James à mes côtés. Cet été s'annonçait formidable. Je n'attendais plus qu'une seule chose pourtant : la rentrée à Poudlard, pour revoir cette fille, Melissa, et la remercier encore une fois pour m' avoir remonté le moral dans un moment où j'avais été complètement désemparé…'

Merci à :

Kaorulabelle

Marghermione

Angy-J

Zena1 ( Je n'étais pas très satisfaite de moi lorsque j'ai posté cette nouvelle fic sur internet, j'avais, comme tu l'as si bien dit, peur de mal exploiter l'après « snape's worst memories » mais ce que tu dis m'encourage beaucoup et m'a vraiment rassurée ! ^^)

Dready

Amy Evans

Pixel1

Hedouwi

Fleur de Lys : (Pour la vanité de James, et les paroles de Lily, j'ai fais de mon mieux pour rester fidèle au passage où Lily « engueule » James dans « Snape's worst memories ». Tu sais, le passage où elle lui dit : « Je me demande comment tu peux encore réussir à tenir sur ton balai tellement tu as la grosse tête »… J'ai essayé de monter ses deux personnages et leur relation à partir de ces mots-là…

Pour Bellatrix, c'est pareil, j'ai fait de mon mieux pour rester fidèle au personnage qui apparaît à la fin du tome 5 (saleté de Bellatrix ! Pourquoi nous as-tu briser le cœur comme ça ? :( Comme toi, j'ai fait de mon mieux pour ne pas pleurer, mais j'étais vraiment affectée… Comme si une personne réelle était vraiment morte ! lol)

Enfin bref, si tu as eu ces impressions, ça veut dire que j'ai bien réussi mon coup et que j'ai dû rester un minimum fidèle aux perso de JKR ! ^^)

Oui, Melissa fait godiche devant Sirius, mais tu en apprendras plus sur elle dans ce chapitre ! ^^

Lyra.b

Isil-mel

Alfa (oui, Lily est assez mauvaise, mais ça s'est dû au fait qu'elle est têtue comme une mule. Elle a décidé que James était un sale petit arrogant pourri, qu'il ne changera jamais, qu'elle le déteste, et elle ne veut pas en démordre !)

Charlie

Alyssa7

Miss Tambora (Et bien, ma fic est aussi bonne que ça ? lol)

Lunattica

Annab4

Hermidark

Lexyann

Tiffany

Eliante

Pour m'avoir tous rewievé !!! Je vous adore !!!!