Le cavalier Blanc
Chapitre 2
Dans la forêt de Fangorn, les sorciers-elfes soupiraient alors que Gimli bougonnait :
-Je suis glacé jusqu'à la moelle.
Sirius se tourna vers le nain et le plaignit :
-Oh ! Pauvre louloute !
Gimli grogna alors que les autres pouffaient de la réplique de Sirius. Cependant, ils cessèrent de rire alors qu'une sensation oppressante les entourait, les glaçant jusqu'au bout des doigts de pied. Harry tout en marchant essayait de se rappeler la date du jour, ils étaient partis de Lothlorien en février mais en début ou en fin ? Qu'est-ce que les elfes avaient dit déjà ? Ninui, février et quoi déjà, pae-ar-eneg. Donc ils étaient le 16 février en partant de la Lothlorien. Il leur avait fallut dix jours avant d'atteindre Amon Hen donc quand Boromir avait menti comme un arracheur de dents, ils étaient le 26 février. La poursuite après les orcs avait duré trois jours et là ils étaient au quatrième donc ils étaient le…
Harry s'arrêta brusquement faisant sursauter tous les autres surtout quand il se mit à brailler :
-Joyeux anniversaire Ron !
Tous se tournèrent vers le sorcier-elfe et Ron s'exclama :
-Quoi ?
-Ben oui, on est le premier mars, et tu es né le 1er mars, donc tu as… 19 ans, lança Harry avec un grand sourire.
Aragorn soupira et alla reprendre sa route quand Boromir lança traitreusement :
-Majesté, n'êtes vous pas né un premier mars.
Aragorn devint écarlate surtout quand tous les sorciers-elfes se mirent à brailler :
-Joyeux anniversaire !
Legolas pouffa légèrement, puis calma tout ce petit monde en murmurant :
-Ne nous dispersons pas, nous devons retrouver Merry et Pippin.
-Tu as raison Legolas, acquiesça Remus.
Aragorn devant, ils recherchèrent des traces du passage des deux hobbits. Ils trouvèrent une feuille de mallorn de Lorien accompagnée de miettes et de bout de corde coupée par une lame orc. Ils continuèrent la traque et découvrirent un petit ruisseau qu'ils suivirent, les traces étaient fraîches, à peine trois heures, mais dans cette forêt c'était l'équivalent de trois jours. Bientôt, ils arrivèrent devant un mur de roche dans lequel se trouvait un escalier grossier. Ce fut donc en soupirant qu'ils grimpèrent jusqu'à ce qu'ils arrivent tous en haut d'une corniche qui permettait de voir la canopée de la forêt de Fangorn. Alors qu'ils recherchaient les deux hobbits, Legolas vit un vieillard bondir de branche en branche. Ron s'exclama :
-Vous pourriez cesser de sauter partout ? Vous allez vous ramasser la tronche par terre !
-Et en plus à votre âge, vous n'allez réussir qu'une seule chose, vous casser le col du fémur, prévint Lily au vieillard qui cessa ses sauts de puce. Soudain, il apparut au pied du mur de roches et Sirius lança :
-Belle réception pour un vieux.
Severus froidement siffla :
-Et vous voulez quoi en paiement ? Un su sucre ?
-Ah ! Il y en a un qui a faim.
Le vieil homme regarda vers eux, puis dit d'une voix douce :
-Heureuse rencontre, assurément, mes amis. Je voudrais vous parler. Préférez-vous descendre ou que je monte ?
-Et bien allez-y ! Faites ce que vous voulez. On en va pas vous en empêcher, lança froidement Alia alors qu'Harry regardait le vieillard avec intensité, il sentait qu'il l'avait déjà vu, de plus sa magie lui disait qu'il le connaissait. Soudain le déclic se fit et il comprit qui se trouvait devant lui.
Le vieil homme se tourna vers lui et lui fit un clin d'œil en lui demandant de ne rien dire, Severus avait déjà comprit qui était le vieux et c'est pour cela qu'il avait été si agressif. Boromir regardait les sorciers-elfes quand il vit la même lueur de soulagement, ils savaient qui était cet homme et qu'il n'était pas un danger pour eux. Il décida donc de leur faire confiance comme il en avait prit l'habitude.
Legolas regardait le nouveau venu, l'arc bandé une flèche tenue d'une main molle. Gimli dit à l'elfe :
-Arrêtez-le, Legolas !
-N'ai-je pas dit que je désirais vous parler ? répliqua le vieil homme. Retirez cet arc Maître Elfe.
L'arc et la flèche de Legolas tombèrent au sol et il resta bras balan sans pouvoir faire quoi que ce soit.
-Et vous, maître nain, veuillez retirer la main du manche de votre hache jusqu'à ce que je sois arrivé, je vous prie. Vous n'aurez pas besoin de tels arguments.
Gimli eut un haut-le-cœur, puis il resta immobile comme une pierre, le regard fixé sur le vieil homme qui bondissait sur les marches grossières avec toute l'agilité d'une chèvre. Remus tentait de retenir ses rires quand n'en pouvant plus, il s'écria :
-Bêêêêêê !
Les sorciers-elfes explosèrent de rire tandis que Boromir serrait les poings pour ne pas se laisser aller à l'hilarité, mais en vain. Aragorn regarda les sorciers-elfes et découvrit que le bêleur n'était autre que Remus, le calme et sage Remus, qui l'eût cru. En bas, le vieillard cessa de sauter et retint de justesse un petit rire, puis il reprit ses sauts caprins jusqu'à ce qu'il arrive sur la corniche.
-Heureuse rencontre, je le répète ! dit-il en s'approchant vers eux jusqu'à ce qu'il ne soit qu'à quelques pas d'eux.
Ils remarquèrent qu'il se tenait courbé sur son bâton, la tête en avant, les regardant de sous son chapeau. Cet air de vieillard fatigué contrastait bigrement avec la chèvre qui avait monté les marches un instant auparavant.
-Et que faites-vous donc dans cette région ?
Avant de pouvoir dire quelque chose d'autre, Sirius lança :
-On fait du camping, on se promenait dans le coin et puis on s'est dit et si on allait se perdre dans une forêt encore plus sombre qu'un four ? C'est une bonne idée et ce serait encore mieux si on était invité à diner par des orcs.
-Malheureusement, les orcs étaient de mauvais hôtes tout ce qu'ils préféraient, c'était les semi-hommes. Ils sont très semis, ne s'empêcher de lancer Boromir qui fut acclamé par les sorciers-elfes.
Le vieux eut un sourire que personne ne vit, puis dit toujours aussi doucement :
-Dix elfes, deux hommes et un nain tous vêtus à la manière elfique. Sans doute y a-t-il là-dessous une histoire qui vaut d'être entendue.
- Vous ne la connaissez pas ? C'est dix elfes, deux hommes et un nain qui rentrent dans une forêt et là un vieux leur demande : c'est pour une histoire drôle ? lança James pour le plus grand amusement de tous.
Aragorn regarda les sorciers-elfes avec le sourire, puis demanda au nouveau venu :
-Pourrions-nous connaître votre nom, et puis entendre ce que vous avez à nous dire ? La matinée avance et nous avons quelque chose à faire qui ne peut attendre.
-Pour ce qui est de ce que je voulais vous dire, c'est fait : que faites-vous et quelle histoire pouvez-vous fournir à votre sujet ? Quant à mon nom !
Il s'arrêta et se mit à rire. Tous purent entendre Hermione lancer : Oh le pauvre. Il a perdu les pédales.
Il cessa de rire instantanément et dit :
-Mon nom ! Ne l'avez-vous pas déjà deviné ? Vous l'avez déjà entendu, je crois. Oui, vous l'avez déjà entendu. Mais allons et votre histoire ?
Les membres non magiques de la Communauté de l'Anneau restèrent muets, mais du côté magique, ça toussotait dans tous les sens pour savoir qui allait sortir en premier sa connerie, mais le vieux les stoppa avant qu'ils ne la sortent :
-D'aucuns commenceraient à douter que votre mission soit avouable.
-Oui, vous avez raison. En fait, notre mission est de voir sous les jupes des arbres, lança James.
-Hum! Heureusement, j'en connais quelque chose. Il fut coupé par les sorciers-elfes qui explosèrent de rire alors que Sirius lui lançait :
-Alors comme cela, vous regardez sous les jupes des arbres ?! Ouh ! Mais c'est que c'est un petit fripon dis-donc.
Boromir ne put se retenir et une nouvelle fois, il explosa de rire alors que le vieillard soupirait de lassitude. Ils n'étaient tous que des enfants totalement immatures, mais tellement puissants. Il toussota pour calmer les derniers signes d'hilarité, puis reprit :
-Vous dépistez les empreintes de deux jeunes Hobbits, je crois. Oui, des Hobbits. N'écarquillez pas les yeux comme si vous n'aviez jamais entendu ce nom étrange. Vous le connaissez, et moi aussi. Eh bien, ils ont grimpé ici il y a trois heures; et ils ont rencontré quelqu'un qu'ils n'attendaient pas. Cela vous réconforte-t-il ?
-Heuu ! Non. Parce qui dit qu'ils ne sont pas tombés sur un malade mental hobbitophile ? répondit Sirius qui fut vrillé du regard par le vieillard qui aurait bien voulu les faire taire.
-Et maintenant, vous aimeriez savoir où ils ont été emmenés ? Ma foi, peut-être pourrais-je vous en dire quelque chose. Mais pourquoi restez-vous debout ? Votre mission n'est pas aussi urgente que vous le pensiez, je vois. Asseyons-nous et détendez-vous.
Le vieillard se dirigea vers un tas de pierre, et tandis que les sorciers-elfes et Boromir s'asseyaient à l'endroit où ils s'étaient tenus debout, les autres comme libéré d'un charme, le relaxèrent et remuèrent. Gimli saisit sa hache, Legolas ramassa son arc et Aragorn tira son épée.
Le vieux ne fit absolument pas attention à ce que faisait trois compères, il se baissa et s'assit sur une pierre parfaitement adapté à son vieux popotin. Cependant, en faisant cela, son manteau gris s'ouvrit et tous virent qu'il était tout de blanc vêtu.
-Saroumane ! s'écria Gimli.
Le nain se jeta sur lui toute hache sortie et hurla :
-Parlez ! Dites-nous où vous avez caché nos amis ! Qu'en avez-vous fait ? Parlez, ou je fais une brèche dans votre chapeau que même un magicien aura de la peine à réparer.
Mais le vieux se releva rapidement et bondit en haut d'un gros rocher. Là, il se tint totalement immobile avec une stature accrue, les dominant de toute sa hauteur. Il avait rejeté son chapeau et ses haillons gris, et ses vêtements blancs étincelaient. Dans l'affaire seul Boromir entendit Ron lancer :
-Lessive Moria, qui lave plus blanc que blanc.
Boromir comprit et chuchota :
-Gandalf. Enfin de retour.
Il se tut et observa le reste de l'action comme les sorcier-elfes.
Le vieillard leva son bâton et la hache de Gimli quitta sa main et tomba à grand bruit sur le sol. L'épée d'Aragorn flamboya d'un feu soudain, quant à Legolas, il poussa un grand cri et tira une flèche qui disparut dans un éclair de flamme.
-Mithrandir ! Mithrandir !
-Heureuse rencontre, je vous le répète, Legolas, murmura doucement le vieil homme.
Aragorn s'avança doucement et dit :
-Gandalf ! Contre toute espérance, vous revenez à nous dans notre besoin ! Quel voile obscurcissait mes yeux ?! Gandalf !
Gimli ne dit rien, mais tomba à terre et cacha ses yeux. Quant aux sorciers-elfes, ils se disputaient sur celui qui avait découvert le premier le pot aux roses.
-Gandalf. Oui, ce fut mon nom. J'étais Gandalf.
Il descendit de son rocher, puis ramassa son manteau gris et s'en enveloppa. Avec un sourire, il murmura :
-Vous pouvez toujours m'appeler Gandalf.
Il s'arrêta devant le nain et lui dit :
-Levez-vous mon bon Gimli ! Je n'ai rien à vous reprocher, et vous ne m'avez fait aucun mal. En vérité, mes amis, aucun de vous n'a d'arme capable de m'atteindre. Enfin, sauf un. Soyez joyeux ! Nous nous retrouvons. Au renversement de la marée. La grande tempête vient, mais la marée a changé.
Il posa sa main sur la tête de Gimli qui leva les yeux et s'exclama :
-Mais Gandalf, vous êtes tout en blanc !
-Gimli, ton sens de l'observation m'étonnera toujours, lança Remus hilare tandis que Ron lançait :
-Vous voyez, ça sert à ça le savon !
Gandalf regarda les sorciers-elfes, puis son regard tomba sur Harry et d'inquiet il passa à joyeux. Il se tourna de nouveau vers le nain et lui répondit :
-Oui, je suis blanc à présent. En vérité, je suis Saroumane tel qu'il aurait dû être.
Il se tourna vers Boromir et lui dit :
-Boromir fils du Gondor, de tous je pensais que c'est toi qui tomberais sous la puissance de l'anneau maudit, mais tu as été fort et tu as permis à Frodon de prendre seul son chemin vers le Mordor.
Harry dit alors :
-Il n'est pas seul. Sam est avec lui.
-Bien, c'est très bien. Mais maintenant faites-moi le récit de votre voyage.
Alors qu'Aragorn allait parler, Severus s'approcha du magicien, le regarda droit dans les yeux, puis lui envoya le récit son et lumière de ce qu'il s'était passé. C'était beaucoup plus rapide et plus objectif que le récit d'un membre de la Communauté de l'Anneau. Au bout de quelques minutes, tout s'arrêta et Boromir dit :
-J'ai menti à la Communauté pour permettre à Frodon de partir, je suis resté avec les hobbits pour les protéger quand j'ai été gravement blessé. Alors que l'orc allait m'achever, j'ai eu la plus belle des visions, un dragon gigantesque qui était au-dessus de mon ennemi. Je lui ai montré le ciel et la dernière chose qu'il a vue, c'est une patte immense qui l'a écrasé. Si je n'avais pas eu aussi mal, je crois que j'aurai bien rigolé.
-Bien, bien Boromir. C'était une très bonne initiative. Ce n'est pas en vain que les hobbits nous ont accompagnés, ils ont été amenés à Fangorn et leur venue a été semblable à la chute de petites pierres qui entraîne une avalanche en montagne. Tandis même que nous parlons ici, j'entends les premiers grondements. Saroumane ferait bien de ne pas être pris loin de chez lui quand le barrage rompra !
-Il est un point sur lequel vous n'avez pas changé, mon cher ami, dit Aragorn. Vous parlez toujours par énigmes.
-Comment, par énigmes ? demanda Gandalf d'un air naïf. Non ! Je me parlais tout simplement à haute voix. Que voulez-vous, les personnes âgées cherchent toujours à s'adresser à la personne la plus sage pour éviter les longues explications fatigantes.
Il éclata de rire pour le plus grand bonheur de tous. Enfin, ils avaient retrouvé leur vieil ami Gandalf. Ce dernier se retrouva sur son séant quand Harry se jeta sur lui et pleura dans les bras du vieil homme. Il l'avait cru perdu, mais il était là. Gandalf entendit le jeune sorcier-elfe murmurer :
-Merci de me l'avoir rendu.
Gandalf caressa tendrement les cheveux du sorcier-elfe, heureux que le mal ne puisse plus jamais lui mettre la main dessus. Alors qu'il consolait Harry, il expliqua que les hobbits étaient entre les mains des Ents, les gardiens de la forêt et qu'ils allaient déclencher la bataille des Ents contre Saroumane. Il conclut son explication en ces termes :
-Mais la recherche de vos compagnons est terminée. Maintenant, nous allons rejoindre les Rohirrims qui vous attendent devant Fangorn et aller à Edoras pour chercher et libérer Théoden dans son château. Car on a besoin de vous. La lumière d'Anduril doit être maintenant découverte dans la bataille qu'elle a si longtemps attendue.
Il sentit Harry s'écarter et lui dire :
-Je vous suivrais à Edoras.
Les autres sorciers-elfes furent totalement d'accord avec lui et se levèrent près à reprendre la course. Gandalf était soulagé, les sorciers-elfes étaient extrêmement puissants et toujours ils resteraient fidèles à Harry et Harry à Aragorn, donc au bien. Gandalf raconta le combat qu'il avait mené contre le Balrog qu'il ne pouvait nommer sans être frappé d'une profonde souffrance, puis quand il avait occis son ennemi, Gwaihir, le seigneur des vents le trouva et l'emmena à Caras Caradhon. Il s'arrêta là et se tournant vers les sorciers-elfes, leur dit :
-Dame Galadriel souhaite que je vous remercie, car l'hiver des elfes est passé et le printemps est de retour. Tous les orcs venus pour détruire et tuer redeviennent ce qu'ils étaient aux temps jadis. Des elfes. Des bébés elfes, de plus, la joie a remplacé la douleur et l'envie de quitter ces terres. Comment ?
-A cause de la caillasse, lança Harry.
-Ce n'est pas une caillasse, Harry. C'est un silmaril, répliqua Boromir qui se retenait de rire devant le nom tout sauf respectueux d'Harry pour un joyau des elfes. Alia lança froidement :
-Quelque soit son nom, cette saloperie a détruit un peuple, alors si elle tente de détruire mon homme, je la pulvérise.
-Et en même temps tu me tueras, remarqua Harry.
-Ce n'est qu'un détail sans importance, répondit Alia en faisant un geste de la main comme si elle chassait les mouches.
Tous explosèrent de rire y comprit Harry qui embrassa tendrement son épouse. Gandalf eut un doux sourire en voyant les deux jeunes gens aussi amoureux l'un que l'autre. Il demanda à Harry :
-Et donc ton silmaril est la cause de ses changements ?
Harry quitta les lèvres de sa femme et dit :
-Ben quand Galadriel m'a offert la caillasse, j'ai cru que c'était la tradition chez les elfes et en voyant la tête de tout le monde, j'ai compris que j'avais fait une boulette et que je devais leur donner un caillou de même valeur, un truc qui sert à rien et qui brille.
Gandalf, Legolas et Aragorn explosèrent de rire, ils venaient de se rendre compte que les sorciers-elfes avaient mal compris les dons de Galadriel et qu'ils ne devaient pas donner un cadeau en échange. Ce fut toujours en riant que Gandalf expliqua qu'il n'y avait pas de telle tradition chez les elfes et qu'ils regardaient le silmaril et non lui. Les sorciers-elfes furent tout gênés, mais Gandalf leur expliqua que les elfes voulaient qu'ils reviennent à la Lothlorien pour les remercier comme il se doit. Quand il eut terminé l'explication, il se tourna vers la Communauté et dit :
-J'ai des messages pour certains d'entre vous, pour Aragorn, le voici :
"Où sont maintenant les Dunedains, Elessar, Elessar ?
Pourquoi les tiens errent-ils au loin ?
Proche est l'heure où devraient revenir les Égarés
Et du Nord descendre la Compagnie Grise.
Mais sombre est le chemin qui t'es réservé :
Les Morts surveillent la route qui mène à la Mer."
Pour Legolas elle a envoyé ce message :
"Legolas Vertefeuille, longtemps sous l'arbre
Dans la joie tu vécus. Prends garde à la Mer !
Si tu entends le cri de la mouette sur le rivage,
Ton cœur plus alors dans la forêt ne se reposera."
Pour Harry elle a envoyé ce message :
"Fils perdu, votre mère
Tout détruire sera forcée
Des morts vous protéger.
Alors ne suivez pas la Compagnie Grise
Où par la destruction du dernier Roi
Le mal, sur la Terre du Milieu régnera! "
Je ne sais ce que cela veut dire.
-C'est très simple, si nous suivons Aragorn là où il y a des morts, notre Magie va tenter de nous protéger et va exploser en détruisant tout ce qu'il se trouve autour de nous. Aragorn sera tué et de là, le mal tuera Frodon et reprendra possession de son anneau, expliqua Harry avec beaucoup de sérieux.
Tous devinrent blême en se rendant compte du danger que pouvait représenter la magie qu'elle était douce, mais qu'elle risquait aussi de tout détruire pour protéger ses enfants chéris. Maintenant que tous étaient au courant, ils décidèrent de quitter la forêt. Ils voulurent descendre la corniche, mais Harry en avait réellement marre. Tous entendirent un grondement et se retournant, ils découvrirent un dragon noir gigantesque. Aragorn allait rugir quand le dragon lui lança un regard féroce. L'animagus étira une aile leur ordonnant presque de monter sur son dos. Quand toute la Communauté fut sur le dos du saurien, Harry se releva, battit violemment des ailes et s'envola. Tous éclatèrent de rire en entendant James et Ron hurler de joie en battant des bras comme s'ils étaient des oiseaux. Ils traversèrent la forêt en un éclair et croisèrent des arbres qui se dirigeaient vers l'ouest et vers le conseil des Ents, expliqua Gandalf. En quelques minutes, ils virent la troupe des rohirrims. Ces derniers furent épouvantés en voyant un dragon immense apparaître, puis se poser dans un rugissement sonore. Les chevaux malgré la taille de l'animal ne ressentaient aucune peur car ils savaient qu'ils ne risquaient rien.
Quand l'animal toucha le sol, ils virent les membres de la Communauté de l'Anneau sauter sur le sol accompagné par Gandalf. Puis soudain, le dragon se transforma en elfe qui s'évanouit sous l'épuisement. Très rapidement il fut entouré par sa famille et Severus lui fit ingurgiter une potion revigorante. Aragorn se tourna vers les autres sorciers-elfes et leur demanda très inquiet :
-Pourquoi se fatigue-t-il aussi vite ?
Severus qui avait entraîné Harry et qui lui avait appris à devenir animagus répondit :
-Harry est faible, très faible. Il doit l'être depuis son arrivé ici. Il n'a jamais eu le temps de se requinquer.
-Faible, mais il est très puissant. Il est même peut-être plus puissant que Gandalf, s'étonna Boromir
-Oui, il est puissant, mais il n'a pas toute sa puissance et quand il l'aura vous saurez pourquoi Sauron le craindra. Et pour en revenir à ta question, Aragorn, quand il n'a pas toute sa puissance, il perd rapidement ses forces et il a du mal à les reprendre sans une aide extérieur. Mais quand il a toute sa puissance, se transformer en dragon est plus simple, car il n'a aucun mal à reconstituer ses forces.
-D'accord.
Gimli regarda Harry qui se relevait avec l'aide de tous ses amis et dit :
-J'ai hâte de le voir avec toute sa puissance.
-Bon, ce n'est pas tout cela, lança Boromir, mais j'ai promis aux Rohirrims de vous présenter à eux.
Tous se tournèrent vers les cavaliers et découvrirent que le chef des nouveaux venus avait un sourire amusé. Boromir s'approcha des cavaliers, puis présenta les sorciers-elfes un à un :
-Eomer fils d'Eomund je voudrais vous présenter nos amis les sorciers-elfes.
Boromir s'approcha d'Harry et dit :
-Tout d'abord, je voudrais vous présente le premier sorcier-elfe de la Communauté de l'Anneau, Harry James Potter. Il nous accompagne depuis le début. C'est un homme de bien…
-Hum… Toussota Harry.
-Mouis, un elfe. On ne va pas chipoter. Donc, Notre sorcier-elfe, s'est marié avec la belle Alia Potter.
Harry se mit à gronder vert de jalousie pour le plus grand amusement de son épouse ravie de la tête de son sorcier-elfe. Très amusé devant la tête d'Harry, Boromir se tourna vers les autres sorciers-elfes puis continua la présentation.
-Ensuite, je vous présente, James Potter le père de notre cher Harry ainsi que Lily Potter la superbe et séduisante épouse de notre cher James.
-Boromir, tu as tout à fait raison, ma Lily est la plus belle sorcière-elfe de l'univers, la plus parfaite de tous les mondes, lança James en enlaçant tendrement sa femme toute émoustillée devant les compliments de son cervidé.
Le gondorien eut un léger sourire devant l'amour des deux sorciers-elfes, puis continua les présentations :
-Ensuite, je vous présente les trois meilleurs amis de notre cher James, Sirius Black, Remus Lupin et Severus Rogue.
Soudain, James, Sirius et Remus se mirent à psalmodier :
-Sev'rus avec nous, Sev'rus avec nous, Sev'rus avec nous.
Le sombre sorcier-elfe sentit ses pommettes se mettre à rougir et bougonna :
-Bande de malades !
Les jeunes se mirent à rire alors que Boromir se remit aux dernières présentations :
-Enfin, Eomer je vous présente les deux meilleurs amis d'Harry, Ron W…
-Granger, le coupa Ron. Je m'appelle Ron Granger. Il est hors de question que je porte une seconde de plus le nom que mes lâches de parents m'ont donné à la naissance. Je préfère porter celui de la personne que j'aime le plus au monde. Celle qui deviendra mon épouse si elle le veut.
Les rohirrims ne comprenaient pas du tout que pour la première fois de sa vie, Ron venait de se dévoiler et de dévoiler l'amour qu'il ressentait envers sa belle Hermione. Hermione regarda son sorcier-elfe avec stupeur, puis elle se jeta au cou de Ron en criant :
-Oui ! Oui ! Je le veux !
Les deux amoureux s'embrassèrent langoureusement sous les regards émus d'Harry heureux que ses deux amis aient enfin trouvé le bonheur. Boromir eut aussi un sourire ému sachant à quel point les deux sorciers-elfes avaient soufferts dans leur vie et ils méritaient vraiment cette nouvelle chance. Il regarda les deux amoureux et leur dit :
-Toutes mes félicitations les enfants. Donc, je vous présente Hermione Granger et son futur mari Ron Granger. Maintenant que cette étrange présentation est terminée, Gandalf où devons-nous aller déjà ?
-A Edoras afin de libérer le roi de l'emprise malfaisante de Saroumane.
Les rohirrims se regardèrent avec espoir, puis Eomer s'écria :
-Nous venons avec vous !
-Bien allons-y ! Car on a besoin de vous tous.
-Ne devons-nous plus revoir les joyeux jeunes hobbits alors ? demanda Legolas posant ainsi la question que tous voulaient poser.
-Je n'ai pas dit cela, répondit Gandalf. Qui sait ? Prenez patience. Allez où vous devez aller et espérez !
Les sorciers-elfes discutèrent entre eux, puis Lily demanda :
-Lequel d'entre nous vous porteras ?
-Aucun d'entre vous ! répondit le vieil homme.
-Heu ! Vous voulez aller là-bas à pied ? demanda James.
Eomer s'exclama :
-C'est impossible, Edoras se trouve à plus de cinq jours de marche et deux à cheval.
-Je ne marcherais pas. Le temps presse.
Le vieil homme leva la tête et émit un long sifflement. La note était si claire et si perçante que les autres restèrent stupéfaits d'entendre pareil son sortir de la vieille bouche barbue. Il siffla trois fois, puis comme répondant à son appel, un hennissement retentit, ainsi que le son de sabots martelant le sol retentit dans le lointain. Legolas regarda vers le galop et vit au loin une monture comme nulle autre pareille. C'était un cheval de grande taille d'une robe d'un blanc lumineux. Eomer et les rohirrims ouvrirent de grands yeux quand ils virent le pur sang, puis le chef des cavaliers du Rohan éclata de rire et s'exclama :
-Grispoil ! Je comprends maintenant pourquoi le roi ne voulait plus vous voir.
-Pourquoi ? demanda Harry pour qui un cheval était un cheval comme les autres.
-Grispoil est un des méaras, il descend de Felaròf, le cheval d'Eorl le jeune. Ce cheval comprenait et surtout parlait la langue des hommes. Les descendants de Felaròf ne se laissent monter que par les membres de la famille royale du Rohan, expliqua Eomer.
Harry comprenait ce que disait le guerrier, mais les autres sorciers-elfes le regardaient avec l'air aussi éveillé qu'une poule en overdose de valium qui regarde un couteau. Les autres membres de la Communauté de l'Anneau pouffèrent de rire en voyant la tête des sorciers-elfes. Gandalf regarda le ciel puis dit :
-Nous n'avons pas de temps à perdre, nous devons repartir le plus vite possible pour Edoras.
Gandalf bondit sur le dos du méaras tandis que les sorciers-elfes prenaient leur forme animagus. Mais l'un d'entre eux ne réussi absolument pas à se transformer, Harry. Il était en effet trop épuisé pour se transformer. Ce fut donc tout bougonnant qu'il se retrouva devant Aragorn qui le tenait fermement, monté sur l'étalon roux. Galopant près de Ron et monté sur Severus, Boromir lança :
-Ce n'est pas faute de t'avoir prévenu. Mais tu n'en fais toujours qu'à ta tête.
Tous étaient tout à fait d'accord avec le gondorien, pour la plus grande frustration d'Harry qui grognait de quelconques menaces sur les membres de la Communauté de l'Anneau. Gandalf tentait de retenir un petit rire en LE regardant bougonner comme un enfant puni pour avoir fait tomber le vase de la tante Agathe. Lily et James regardaient leur bébé avec tellement de fierté. Il était tellement beau et tellement fort et tellement mignon surtout quand… Les deux parents se regardèrent, puis toute la troupe stoppa net quand un hurlement retentit dans leur rang. Ils se tournèrent vers l'origine du cri et virent à la place d'Harry un petit garçon de deux ou trois ans. Le gamin couina furieux :
-Qui a fait ça ?!
Aragorn se mit à pouffer en tenant l'enfant contre lui. Soudain, il imagina tenir son fils contre lui, l'enfant qu'il aurait avec Arwen. Il tourna la tête et vit Lily se transformer et s'approcher de lui. Aragon lui dit :
-Nous devons chevaucher en hâte afin de rejoindre Edoras.
Lily caressa tendrement les naseaux doux de son cervidé de mari puis bondit souplement sur son dos. Le couple s'approcha d'Aragorn et Lily prit son fils contre elle. Et là, sans aucun signe avant coureur, Harry se mit à pleurer. Toutes les émotions qu'il avait enfoui au fond de lui s'échappèrent brutalement. L'enfant qu'il était redevenu s'accrocha au cou de sa mère en pleurant tout ce qu'il avait perdu depuis leur mort jusqu'à son départ pour la Terre du Milieu. Aragorn vit avec émotion les yeux du cerf s'humidifier sous l'assaut des larmes. Lançant un regard triste vers cette famille martyr, la troupe repartit, Harry sanglotant toujours autant contre sa mère. Ils galopèrent longuement et les hommes furent surpris par le non intérêt des sorciers-elfes pour l'un des leurs. Boromir demanda à Severus :
-Pourquoi ne faites-vous rien pour lui ?
« -Nous ne faisons rien, car il n'y a rien à faire. Harry se libère enfin de sa peine, de sa douleur et de sa culpabilité. Ses parents ont eu une excellente idée en lui rendant une forme enfantine, car il n'a plus honte de pleurer. Tous les enfants pleurent, mais pas les adultes. »
-Mais pourtant quand vous l'avez transformé en enfant avant la Moria, il n'a pas eu cette réaction.
« -C'est parce que sa mère ne le tenait pas fermement contre lui, et parce que ce n'était absolument pas le moment pour cela. Mais maintenant nous avons assez de temps pour lui permettre de se libérer, peut-être pas totalement, mais assez pour lui permettre de vivre sans vouloir mourir. »
Boromir regarda avec tristesse et espoir l'enfant qui pleurait dans les bras de sa mère. Tous les membres de la Communauté de l'Anneau ressentaient avec plaisir la douleur diminuer peu à peu dans les sanglots de l'enfant. Il pleura toute la journée et une partie de la nuit. Ce n'est que vers minuit que les pleurs cessèrent et que l'enfant épuisé s'endormit la souffrance morale qui l'habitait depuis toujours ayant disparu comme emporté par un raz de marée.
A suivre
