Avertissement J'ai oublié de le signaler au début du prologue mais cette fiction se dirige petit à petit vers le slash (sans blague...) donc si ça vous dérange d'une quelconque manière, je vous conseille de cliquer sur le petit bouton "Précédent" en haut à gauche...
Note de l'auteur Salut tout le monde ! Tout d'abord, merci à ceux (ou plutôt celles) qui ont pris le temps de me laissez une review, ça m'a vraiment fait plaisir ! J'espère que ce chapitre vous plaira au moins autant que le prologue. J'ai essayé ici de me mettre dans la peau du perso, maintenant reste à savoir si c'est réussi ou non... en tout cas, je me suis vraiment éclatée à écrire ce POV ! (Margounette, j'essaie de te trouver une place dans l'hôpital, ne t'inquiète pas ! XD)
Bon j'arrête mon blabla et vous souhaite une bonne lecture !
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oOoOo Chapitre 1 : Rencontre avec la psy oOoOo
- POV Draco Malfoy -
Lundi 25 septembre, 9h00
Nan mais c'est quoi ce bordel ? Déjà que j'ai passé une nuit pourrie dans ce lit de merde, on vient en plus de m'annoncer que d'ici une demi-heure la psy va ramener son cul ! J'ai pas du tout envie de discuter avec elle, moi ! En plus d'après ce que j'ai entendu cette femme est complètement déjantée, tarée, bonne à prendre une chambre parmi nous, bref en gros elle a un grain !
Merde... je crois bien que je viens de suggérer que j'ai un grain ! Je ne suis vraiment pas du matin !
Enfin bref... Et si je faisais semblant de dormir ? Elle me laisserait sûrement tranquille... oui je crois que je vais faire ça, je suis le meilleur... Et hop ni une ni deux, je suis sous les draps !
Ce lit est vraiment pourri.
Je ne trouve plus mon idée si génialissime finalement. Et puis franchement c'est quoi ces draps... ils grattent et puis ce matelas n'est pas du tout confortable. En fait, c'est toute cette chambre qui est vraiment merdique. Rohhh j'en ai marre, tant pis je me relève.
Je ne peux m'empêcher de tourner en rond comme un lion en cage dans cette pièce ou règne une odeur de... d'hôpital quoi !!
Je suis d'une humeur massacrante aujourd'hui, et tout ça à cause de qui, hein ?! Et bien du taré d'à côté de ma chambre qui se trouve dans l'aile bleue ! Et comme il semblerait que je me trouve à l'intersection entre l'aile verte et l'aile bleue, je l'ai entendu chanter toute la nuit !! Et le pire dans tout ça, c'est que maintenant j'ai sa foutue chanson dans la tête... Ma mère me disait souvent quand j'étais petit que le meilleur moyen de ne plus penser à quelque chose était de l'exprimer à haute voix. Ca coûte rien d'essayer !
- Un grand cerf dans sa cabane regardait par la fenêtre, un lapin venir à lui et parler ainsi : TOC TOC TOC cerf, cerf ouvre-moi ou le chasseur me tuera... Lapin, lapin entre et vient pour me serrer la main !
- Et bien Monsieur Malfoy, vous m'avez l'air de bonne humeur ! Me dit une voix féminine.
Et merde !! J'ai toujours cette horrible chanson dans la tête mais en plus je viens de passer pour un con.
Je me retourne doucement et me retrouve face à une femme avec d'énormes lunettes rondes. On dirait qu'elle est drapée dans des rideaux de différentes couleurs, mais qu'est- ce que c'est que ce... cette chose ?
- Je suis la psy de l'hôpital, Mme Trelawney. Dit-elle en me tendant la main. Main que je regarde avec mépris, nan mais elle me prend pour qui ?
- Je vois. Ce n'est pas grave Draco. S'exclame elle en sortant un bloc note et en écrivant frénétiquement quelque chose que je ne peux pas voir. Elle voit quoi au juste et puis pourquoi se permet elle de m'appeler par mon prénom ? Elle est vraiment pas nette celle-là !
- Je ne me rappelle pas vous avoir autorisée à m'appeler par mon prénom !
J'ai pas pu m'empêcher de lui cracher ça à la figure !! Et puis qu'est-ce qu'elle a, à écrire dès que j'ouvre la bouche ?!
- Voyons, "Draco" est un très joli prénom, il ne faut pas en avoir honte.
Elle me prend pour un attardé ou quoi ! Pourquoi elle me parle comme si j'avais quatre ans ? Et puis Draco n'est pas un "joli prénom" c'est un nom magnifique et hors du commun ! Elle va voir de quel bois je me chauffe, nan mais !
- Bon écoutez vieille bique, on a pas élevé les cochons ensemble ! Je ne me permets pas de vous appeler par votre prénom donc je vous demanderai d'en faire autant !
- Je vois. Comportement agressif, murmure-t-elle à elle-même tout en grattant sur son bloc avec concentration. Venez Draco, allons nous asseoir, nous serons plus à notre aise pour discuter.
Elle est bouchée ou quoi ?! Elle veut discuter ? Très bien on va discuter, elle va en avoir pour son argent ou plutôt pour sa paye, ça risque d'être amusant... Je m'assois donc sur mon lit, alors qu'elle, est assise sur une chaise en face de moi.
- Parlez-moi de votre enfance Draco.
Je baisse la tête pour cacher mon sourire machiavélique et plaque un air triste sur mon visage, que la fête commence !
- Et bien, ce n'est pas très passionnant, mais puisque vous y tenez, je vais commencer par le commencement. Tout d'abord, je suis né dans une famille très pauvre qui ne procréait que dans le seul but de toucher de l'argent. Je suis le cinquième enfant de cette famille. Nous sommes en tout dix frères et sœurs. D'ailleurs pour moi, mes parents commençaient à ne plus avoir beaucoup d'imagination au niveau des prénoms c'est pour cela que j'ai un prénom quelque peu... étrange. Enfin je ne me plains pas, le petit dernier s'appelle Babouche puisque le jour ou ma mère a accouché, mes sœurs Auristelle, Gudule et Lambada regardaient Dora l'exploratrice (1). Ma mère, Rosette, déteste les enfants et je pense qu'en nous attribuant des prénoms horribles, elle cherche à se venger de sa mère qui l'a appelée "Rosette". Vous avouerez que c'est assez laid comme prénom ?
Excuse-moi maman, mais c'est pour la bonne cause c'est à dire la mienne ! Je ne sais pas ou j'ai été chercher tous ces prénoms et je ne préfère pas le savoir... berkkk. Heureusement que ma mère s'appelle Narcissa et non pas Rosette quelle horreur !!
- Euh... Continuez je vous prie.
- Mon père est au chômage depuis 25 ans, il est alcoolique et il lui arrivait souvent de nous battre. Il était vraiment monstrueux. Une fois, il m'a oublié dans une station essence. Il m'avait envoyé lui chercher des cigarettes dans la boutique d'à côté et il est parti. Il est revenu quand il a eu envie de fumer et qu'il a compris qu'il n'avait pas de clopes. Pour me punir de ne pas lui avoir ramener son foutu paquet, il m'a enfermé pendant deux jours avec notre rottweiller sans donner à manger ni à moi ni au chien. Il a bien faillit me bouffer la jambe !! Il porte bien son nom le Crocdur !
Je m'arrête pour regarder l'effet que j'ai produit sur elle et je peux voir sa mine horrifiée. C'est trop facile.
- Ohhh ne vous inquiétez pas Mme Trelawney, je n'ai rien eu de grave. Le médecin a dit que s'il m'avait mordu un centimètre plus bas, on aurait été obligé de m'amputer, j'ai eu beaucoup de chance ! Mon frère Jean (2), n'a pas eu autant de chance quand papa l'a enfermé dans la pièce avec le chien ! Crocdur l'a mordu dans le cou ; il s'est vidé de son sang et il est mort. Pauvre Crocdur, on a été obligé de le piquer... vous savez il était vraiment gentil.
- Votre frère ? Oui je comprends. Ca a dû être un choc terrible pour vous, me répond Trelawney, ses yeux luisants étrangement. Elle a été exactement ou je voulais qu'elle aille, parfait.
- Mais non, Crocdur ! C'était un bon chien. Il me manque parfois. Je me rappelle quand il me courait après, en grognant parce qu'il attendait sa gamelle... c'était le bon vieux temps. Mon frère n'était pas un saint de toute façon, il n'a eu que ce qu'il méritait. Il adorait nous humilier, comme la fois ou il a baissé mon pantalon devant toute l'école ! Nous étions en quelque sorte soulagés, il était vraiment dingue... il s'amusait à torturer de petits animaux... un futur psychopathe, moi j'vous le dis ! Enfin dans une famille de dix enfants, c'est normal qu'il y ait de drôles d'énergumènes...
Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour avoir un appareil photo à cet instant précis ! Sa tête est vraiment à hurler de rire, on dirait qu'elle est sur le point de faire une syncope ! Son visage est partagé entre l'indignation et la compassion... affligeant, vraiment !
- Je vois, dit-elle d'une voix légèrement chevrotante. Je comprends mieux pourquoi il a tenté de se suicider, rajoute-elle pour elle-même en griffonnant pour la je ne sais combientième fois sur son bloc note, pensant sûrement que je ne l'ai pas entendu. Si seulement elle savait... elle ne pourrait pas comprendre. Personne ne le peut. Je ne crois même pas que Blaise puisse me comprendre s'il connaissait la vérité, il a beau être le meilleur ami le plus compréhensif du monde mais ça...
Et voilà, cette espèce de tarée a réussi à me miner le moral ! Elle va me le payer...
Attention, ça va pleurer dans les chaumières !
- Ma mère nous a appris, il y a environ un mois qu'elle était encore enceinte... ce fut vraiment une horrible nouvelle pour mes frères et sœurs et pour moi-même. Nous ne mangions déjà pas à notre faim alors l'arrivée d'un autre gamin signifiait que l'on allait devoir se serrer encore plus la ceinture. Mais comme nous n'avions pas envie de nous en prendre une par papa nous avons fait semblant d'être ravis. C'est ce moment là que maman a choisi de nous annoncer qu'elle n'attendait pas un, mais quatre enfants. Des quadruplés. J'ai littéralement pété les plombs. J'ai hurlé de désespoir et lui ai dit que s'ils arrêtaient un peu de baiser comme des lapins avec papa nous n'en serions pas là. Mon père m'a attrapé et m'a giflé. Il est parti dans la chambre que je partage avec mes frères et il est revenu avec toutes mes affaires en me demandant de partir et de ne plus jamais revenir. Il a ajouté juste avant que je ne parte qu'au moins ça ferait une bouche de moins à nourrir. J'ai dormi dans un parc de la ville pendant deux semaines, ne voulant pas aller chez l'un de mes frères aînés. J'aurais été un boulet pour eux et un beau jour, j'ai craqué. J'ai été voler des médicaments dans une pharmacie et j'ai essayé de me tuer. Et comme ce n'était pas la première fois, on m'a emmené ici. Vous savez, quand je suis resté en réanimation, mes parents ne sont même pas venus me voir. Il n'y a qu'Auristelle, Gudule et mon grand frère Zoltan qui sont venu me rendre visite.
Je l'entends renifler. Pathétique. C'est fou ce que les femmes sont sensibles ! Il suffit d'appuyer au bon endroit. Là où ça fait mal...
- Je suis vraiment désolée Draco de tous ce qui vous est arrivé. Mais ne baissez pas les bras tout va finir par s'arranger, vous verrez. Gardez en tête les moments les plus heureux et positivez. Elle prend ma main dans la sienne et la serre légèrement, sans doute dans l'espoir de me réconforter.
-Merci. Merci beaucoup Mme Trelawney. Ca m'a vraiment fait du bien de vider mon sac, je lui réponds, un brin faux-cul. Peut-être même plus qu'un brin.
Nan mais quelle cruche quand même ! Elle croit vraiment que moi, Draco Malfoy, fils d'un dirigeant d'une des plus grandes firmes pétrolière et d'un ex-mannequin, qui a vécu toute sa vie dans un immense manoir avec tout un tas de domestiques, ai eu une vie aussi merdique ?! Haha... Quelle bonne blague, quand Blaise saura ça...
Une autre personne que moi aurait sûrement eu quelques remords à raconter autant d'affreux mensonges, mais moi non. J'ai même adoré la mettre dans un état aussi pathétique, mais je ne crois pas que ça puisse vouloir dire que je suis mauvais. Non ça veut tout simplement dire que je suis un Malfoy ! En observant Père, j'ai appris tout ce qu'il y avait à savoir sur l'art et la manière de manipuler les gens et je dois bien avouer que ça m'a été d'une grande utilité et ce, à de nombreuses reprises ! Il m'aura au moins appris quelque chose dans ma courte existence...
- Bien. Je vous dis à mercredi, Draco. Nous reprendrons là ou nous nous sommes arrêtés aujourd'hui, d'accord ? Me demande la cinglée.
Je hoche la tête, montrant ainsi mon "accord" qui est tout ce qu'il y a de fictif.
- A bientôt, me dit-elle en se levant de sa chaise et en séchant ses yeux. Elle sort - enfin - de ma chambre et je me sens... soulagé. Je suis de nouveau tranquille.
Seul.
Sans personne à qui parler.
Putain voilà que je me fais chier maintenant ! J'ai envie de parler à Blaise, mais ça c'est impossible pour le moment. Il ne me reste plus qu'à refaire un petit tour ici. J'ai déjà exploré une partie de l'aile rouge... Et bien je crois que c'est le moment idéal pour finir ma visite de cette partie du service ! C'est parti mon kiki !
Je marche de mon pas royal - et oui je n'ai pas honte de le penser au risque de ne plus pouvoir passer les portes - jusqu'à arriver dans le couloir bleu qui est... interminable !
Lorsque je vois enfin le bout du tunnel, ou plutôt le bout du couloir, j'arrive dans l'aile jaune de cet hôpital et je me tape encore tout un lonnnnnng couloir et tout un tas de personnes complètement barges, puis soudain j'aperçois un mirage, une lueur rougeoyante qui se trouve être en fait un rayon du soleil sur les murs rouges ! Pas trop tôt, je suis sûr d'avoir perdu deux kilos à force de marcher !
- HAAAAAAAAAAAA. HAAAAAAAAAAAAA. HAAAAAAAAAAAAA
Nan mais c'est quoi ça ? Une banshee ? J'ai failli faire une crise cardiaque ! Faut pas être net pour pousser des cris pareils ! Ohhhh mais suis-je bête j'avais oublié qu'ici pratiquement tout le monde est dingo... Voyons voir un peu la tête de la furie...
Ahhh mais c'est quoi cette horreur ? C'est, j'en suis sûr, scientifiquement impossible d'avoir des cheveux aussi affreux ! Berk, j'en ai mal au yeux, j'aurais mieux fait de m'abstenir.
Note mentale : ne plus jamais retourner voir ce qu'il se passe dans la chambre... 203, ça m'évitera de faire des cauchemars à cause de ce foutu roux ! Je comprends maintenant pourquoi il est dans cette aile de l'hôpital, il est vraiment dérangé ce mec.
Enfin bref, voyons voir un peu plus loin. Je passe devant une dizaine de chambre et ça a l'air plutôt calme pour le moment, mis à part poil de carotte qui continue de gueuler comme un malade !
Je m'arrête devant la chambre 216, là ou j'avais arrêté ma visite hier. Je regarde par la vitre de la porte et je revois le brun d'hier. Il est assis sur son lit et semble regarder quelque chose. Il a l'air mélancolique. Il a l'air si fragile... j'ai l'étrange impression qu'un simple coup de vent pourrait le casser en deux, comme il briserait une brindille. C'est assez... troublant comme sensation. Je me demande bien pourquoi il se trouve dans cette partie de l'hôpital, il n'a pas l'air dangereux, ni d'avoir complètement perdu la raison...
Je le regarde encore quelques secondes puis continue mon chemin un peu plus loin, il risquerait de me prendre pour un serial killer à rôder deux jours de suite près de sa chambre... et puis c'est pas parce qu'il n'a pas l'air dangereux qu'il ne l'est pas ! Et puis d'après ce que j'ai vu hier, il a quand même un bon crochet du gauche...
Je m'arrête devant la chambre 230 et j'aperçois à l'intérieur le Docteur Jedusor qui se trouve être un ami de mon père. Je préfère faire demi tour avant qu'il ne me voit.
Je ne sais pas pourquoi mais ce type me met mal à l'aise. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi mon père l'appréciait tellement.
Sûrement parce qu'au fond ils sont pareils tous les deux. Froids et calculateurs. Avides de pouvoir.
Toujours est-il que je n'ai pas confiance en lui...
Ni en mon père d'ailleurs.
Une fois arrivé dans ma chambre, je me jette sur mon lit qui ne s'est malheureusement pas transformé en un lit confortable durant ma petite promenade. Dommage...
- Mr Malfoy, votre mère a téléphoné pour prendre de vos nouvelles. Je pensais que aimeriez le savoir, me dit une voix dans mon dos. J'ai sûrement dû laisser la porte ouverte.
Je me retourne et tombe sur un jeune homme qui me sourit chaleureusement. C'est sûrement le stagiaire dont j'ai entendu parler. Ca se voit à des kilomètres...
Je le regarde et hausse un sourcils de manière sarcastique.
- Ohh pardon. Je me présente, je suis un nouveau stagiaire. Je m'appelle Seamus. Seamus Finnigan !
Bingo ! Je suis le meilleur...
Il a des cheveux blonds foncés, coupés assez courts et des yeux bleus, il semble plutôt musclé sous sa blouse blanche et est d'une taille plus qu'acceptable.
Et je dois bien avouer que même s'il ne m'arrive pas à la cheville, il est plutôt pas mal.
- Bonjour, moi c'est Draco, dis-je de ma voix la plus charmeuse en lui tendant la main. Bah quoi ? J'ai bien le droit de m'amuser non ?
Il rougit légèrement et prend la main que je lui tends.
- Vous savez ou je pourrais trouver un téléphone ? Parce que je ne l'ai pas encore fait installer dans ma chambre...
- Oui il y en a un dans le bureau des infirmiers. Je pense qu'il doit être vide à cette heure-ci, vous pourrez être tranquille pour téléphoner. Suivez-moi je vous accompagne.
Je le suis jusqu'au bout du couloir, il sort un trousseau de clés et semble chercher celle qui correspond à la serrure. Bon il peut pas se magner le cul ?
- Ah ça y est, dit-il comme en réponse à ma question muette, le téléphone se trouve sur la table là-bas, mais ne restez pas trop longtemps, il est normalement pour le personnel.
Je lui fait un signe de tête qu'il pourra interpréter comme il le voudra et compose le numéro de chez moi. Je suis sûr que Père est déjà au travail de toute façon...
- Manoir des Malfoy. Bonjour que puis-je pour vous ?
C'est l'un des domestiques qui décroche, comme d'habitude.
- Dobby, c'est Draco tu peux me passer ma mère ?
- Bien entendu Monsieur Malfoy. Je vais la prévenir immédiatement.
Après quelques secondes, j'entends enfin la voix de ma mère.
- Allô mon ange ? Tu vas bien j'espère ?
- Maman combien de fois je t'ai déjà dis de ne pas m'appeler comme ça ! Et oui je vais parfaitement bien. Et toi ça va ? Tu ne t'ennuies pas trop ?
Je l'entends sangloter.
- Mais comment tu veux que ça aille ? Mon bébé est à l'hôpital ! Draco s'il te plait, dit-moi ce qui t'a pris...
Je sens une boule se former dans ma gorge. Savoir ma mère malheureuse m'a toujours fait cet effet là. Elle est si fragile au fond...
- Je t'en pris maman calme-toi ! Je vais bien maintenant que ...
Que je suis loin de lui. Mais ça, je ne te le dirais pas...
- ...Que je suis là. Je suis désolé maman, je ne peux pas rester longtemps puisque c'est le téléphone du personnel, je t'ai rappelé pour ne pas que tu t'inquiètes. Je te rappellerai quand la ligne aura été installée dans ma chambre, d'accord ?
- D'accord mon ange. Je t'aime et ton père aussi.
Ca m'étonnerait beaucoup qu'il m'aime mais le principal c'est qu'elle en soit convaincue.
- A bientôt maman, je t'embrasse.
Je raccroche le combiné et je me sens mal.
Était-ce une si bonne idée en fin de compte ? Je n'en suis plus si sûr désormais... Je ne pensais pas que ça la toucherait tellement !
Et je hais Père de la faire souffrir autant, elle qui est si douce...
C'est peut-être triste à dire mais il n'y a qu'elle et Blaise qui compte vraiment pour moi. Mon père n'est rien d'autre qu'un étranger pour son propre fils, si ça ce n'est pas à hurler de rire...
Nous sommes si différents - enfin mis à part notre physique - que s'en est effrayant ! Tout un monde nous sépare lui et moi.
Je ne comprends vraiment pas comment j'ai pu l'admirer durant toute mon enfance, je voulais lui ressembler quand je serais plus grand et maintenant que j'ai grandi... tout ce que je souhaite c'est de ne jamais être comme lui.
C'était mon héros avec un grand "H" à une époque. C'est fou ce qu'on peut être naïf quand on est gosse ! Il n'a vraiment rien d'un héros. Il est égoïste, froid, calculateur et la liste est encore longue ! Lui, tout ce qui l'intéresse c'est sa putain d'entreprise et sa fortune ! Il se fiche de ma mère et il se fiche encore plus de moi ! Je ne suis rien d'autre qu'un héritier à ses yeux. Tout juste bon à reprendre le flambeau quand il ne sera plus que poussière...
Merde... je n'avais même pas remarqué que j'étais encore dans le bureau des infirmiers et maintenant voilà que Seamus me secoue le bras et me demande si je vais bien !
- Oui ça va, excusez-moi j'étais en train de réfléchir.
J'espère qu'il n'est pas curieux.
- Ca arrive à tout le monde, ce n'est rien, me rétorque-t-il avec un grand sourire éclatant.
- Merci beaucoup Seamus c'était vraiment sympa de me laisser me servir du téléphone ! Je vais vous laisser, je ne voudrais pas que vous ayez des problèmes par ma faute, lui dis-je avec un clin d'œil.
Et comme je m'y attendais, il rougit comme une collégienne.
- C'est rien Mr Malfoy. Je suis sûr que vous en auriez fait autant si vous aviez été à ma place.
Euhhh bah moi, je suis sûr que non ! Mais bon, l'espoir fait vivre comme on dit...
- Oui. Au fait, vous pouvez m'appeler Draco, je m'exclame avant de partir en accentuant bien sur le "Draco".
Et alors que je me dirige vers la porte, je l'entends murmurer mon prénom comme s'il avait peur de l'oublier...
Je crois que je vais me le faire...
Et je suis pratiquement sûr qu'il ne me faudra pas beaucoup d'efforts pour y parvenir.
J'aurais enfin quelque chose d'intéressant à faire dans cet hôpital de merde !
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(1) Vous connaissez Dora ? Non ? Bande de petits veinards ! Je l'entends TOUS les matins en sortant de la salle de bains à cause de mon frère qui regarde cet horrible dessin-animé ! Le pire je crois bien que c'est les chansons complètement débiles que l'on garde en tête toute la journée: " sac à dos, sac à dos, sac à dos, sac à dos... pour aller à l'école je mets deux trois p'tites bricoles... etc" et "j'suis la carte j'suis la carte, j'suis la carte...". Je n'en peux plus !! Kill Dora et son pote Babouche ! XD. Je ne crois pas que ce dessin animé soit diffusé en Angleterre, mais bon c'est moi qui écrit donc je fais ce que je veux ! lol
(2) cf. Zouzou qui trouve que Jean est un connard qui méritait de se faire bouffer ! Je la crois sur parole (même si je ne le connais absolument pas ! lol)...
Et Voila ! Comme d'hab, je ne suis absolument pas satisfaite de ce chapitre mais j'espère quand même que vous avez aimé même si pour le moment ce n'est pas exactement le couple que vous attendez ! Je pense que la suite ne se fera pas trop attendre malgré mes révisions et ma traduction... ce sera un autre POV.
Pensez quand même à me donner votre avis ça me ferait vraiment plaisir et m'encouragerait à continuer !
Voili voilou !
Kissou
Juste-un-Ange
