Note: Yo !
Je voudrais avant tous remercier tout ceux qui on laissé une review ! C'est des petits bost de motivation^^
Bref, je ne m'étend pas plus. Voici le chapitre 2 !
Contre un mur tatoué de moisissure, un corps reposait. L'ombre des barreaux découpait sa peau pâle et sa robe. Parfois une légère cour d'air baignait sa chevelure blanchâtre. Sur le côté, une vase liquide croupissait. Tout a l'heur on apporterait une autre soupe, qui subirait le même destin.
L'intensité carmine de l'aile grandissait avec le jour, avant de se noircirent au crépuscule. À ce moment le corps se crispait. Bientôt il lui faudrait se mouvoir, quitté ses pensées doucereuses et noires. Un poing cogna la porte, le garde tonitruait. L'être aurait voulu allonger les secondes, et s'abîmer un peu plus à l'intérieur de son monde.
«C'est l'heur de la douche, lèves-toi.» Tout était âpre, le ton, les mots et l'idée de devoir obéir. Il déposa ses pieds sur le sol froid, y cherchant ses chaussons. Puis, il s'appuya sur une jambe, l'autre, et redressa sa carcasse. Il déambula derrière le gardien, titubant aux coins des couloirs.
Les néons lui brûlaient les yeux. Il traînait sur le carrelage des douches humides, le regard rivé sur ses pieds. La peur: celle que la virilité des autres détenus lui saute au visage. Déjà, il atteignait le bout de la salle. Il se collait au mur et inspira profondément. Ses mains tremblaient, elles abaissaient son caleçon. Allen sentait les regards lui arracher son intimité. L'eau glacée frappait ses épaules et brûlait son dos. Du mieux qu'il pouvait, il essayait d'avancer sa nuque pour ne pas que les gouttes ne rongent son visage meurtri. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas lavé les cheveux.
Ensuite, il courait à sa cellule. Son refuge l'accueillait la porte ouverte, qui une fois entrer se refermait sur lui et ses sombres songes. C'était alors l'attente de demain, celui où l'on le présenterait au tribunal. Cependant, il espérait un peu moins chaque jour. On lui avait expliqué qu'ici, on n'en sortait pas.
Des frottements réguliers atteignaient ses oreilles. C'était certainement midi qui approchait, l'un des rares moments où l'on s'approchait de sa cellule. La porte couina, mais à la place de l'odeur d'un repas celle du désinfectant agressa les narines du détenu. Allen écarquilla ses yeux qui culbutèrent une robe laiteuse et un chapelet. Le prêtre s'installa sur l'unique chaise de la pièce.
«Comment vous sentez vous?» Les lèvres soudées, Allen restait mutique. Il essayait de saisir le sens des paroles de l'intrus. Celui-ci répéta, Allen ne comprit toujours pas. Cette question, elle avait perdu son sens il y avait cinq semaines déjà, lors de sa dernière prononciation par son défunt père. Il devait cependant formuler une réponse, auquel cas, peut être, on le bâterait. Alors Allen murmura un fébrile «ça va.»
L'inspecteur s'en contenta.
Après avoir sorti de multiples instruments de son cartable, l'intrus ordonna à Allen de se dévêtir. Pétrifié, le jeune ne réagit pas. Dans l'obscurité, les plumes du médecin lui semblaient maculées. Ici, ses cris se perdraient entre les murs de la prison. L'autre patientait, lui ne pouvait se résigner.
«Je dois ausculter la racine de vos ailes, leur teinture apporte de nombreuses informations quant au degré de malédiction. Lors de votre jugement, cet élément pourrait sûrement vous être favorable.» Les épaules du jeune ange ne se détendaient pas. «Si vous êtes pudique, descendez votre tunique jusqu'à vos hanches. Je n'ai besoin que de voir votre dos.»
Mécaniquement, Allen déclipsa les bretelles du vêtement qui encadrait ses ailes et les raccrocha fermement autour de sa taille. Selon les directives du prêtre, il s'allongea sur le ventre. Le soignant tata son implantation droite, délivrant une sensation froide mais dépourvut de douleurs. Pourtant, Allen se mordit les lèvres. Des éclaires de douleurs tiraillèrent son omoplate gauche lorsque vint son tour. Allen raffermit sa morsure avec une rage encore plus dévastatrice.
«C'est une très belle cicatrisation, vous avez de la chance. Vous avez échappé à l'amputation.»
Ce fut de trop. Allen rejeta le prêtre. Pouvait-on être plus amputé qu'après la perte d'un être chère ? Cela lui brûlait les lèvres de le demander ! mais avec quelques perles de sang, ce fut de plates excuses qu'il articula. Délicatement, le prêtre l'entoura de ses bras et berça ses sanglots. Une fois que l'adolescent parvint à respirer correctement, il défit son pendentif et le plaça dans les mains d'Allen.
«Que Dieu te protège mon enfant»
/O\
Le dos d'Allen vibrait douloureusement contre la cage en ferraille du camion qui cheminait vers la capitale. Le soleil l'inondait depuis plusieurs heurs, et la chaleur grimpait. L'esprit fiévreux, le jeune ange s'éloignait dans les méandres de ses souvenirs. Tout comme aujourd'hui, le voyage avait été éprouvant au retour des championnats de voltige, il y avait de cela quatre ans. Cinq heurs de route dans le silence et l'arrière-goût de la défaite. Mana fixait l'horizon, le volant en main, rien d'autre n'existait. Cela laissait place à la mémoire, alors Allen analysait chaque mouvement de sa chorégraphie sans y percevoir la fatale erreur. Il ne lui revenait que la caresse de l'air, la jouissance du vertige et la liberté de la chute. Une extase que le jury n'avait pas partagée: son classement demeurait médiocre. «Tu feras mieux la prochaine fois.» Avait dit Mana. Son plaisir mutait en dégoût de lui-même. Après cet événement, le collegien avait consacré ses week-ends à la discipline. Trois ans plus tard, il remportait la médaille de bronze et la fierté de son père.
«Lève toi» l'apostropha un autre détenu en l'extirpant de ses songes «C'est sûrement la dernière fois que tu pourras voir la ville.»
Le maudit scruta l'ouverture du coffre, sans trouver l'énergie de se redresser.
«N'ai pas trop d'espoirs en ce tribunal, gamin. Une fois tes ailes maudites, il est plus courant de les voir se dégrader que de retrouver leur candeur initiale.» Le basané insista d'un coup de tête. Allen se hissa sur ses jambes, déclenchant les protestations d'un garde. L'inconnu se chargea de le convaincre, pendant que l'ange rouge s'éblouissait de l'architecture de sa ville. Ses tours devant lesquelles il passait autrefois chaque matin et soir, la route serpentant autour du gratte-ciel, la croix qui se dressait en son sommet, toutes ces images s'enracinèrent dans ses pupilles, si bien que les yeux closent, il les voyait encore. Derrière, le garde s'était levé et jaugeait dangereusement son camarade. Ce dernier semblait être inculpé de grave délit.
~O.O~
Les textes sacrées voulaient qu'avant le jugement les criminels confesses leurs péchés. Le dernier dimanche du mois, le confessionnal leur était réservé. Ensuite, ils étaient tour à tour présenté au cercle des religieux. Un des prêtres prononçait le psaume puis décrivait les faits et détaillait l'étendu de la malédiction en la présentant au peuple. Enfin, le condamner pouvait confier ses regrets et implorer le pardon du seigneur. Si Dieu lui accordait sa grâce, il était libérer, si aucun changement de teinte n'apparaissait, le prisonnier patientait un ans en prison dans l'espoir de recevoir sa rémission.
Allen écoutait les intonations monotones de l'homme d'église qui s'occupait du cas d'un violeur. Il serait le prochain. Pour l'instant, il stagnait dans le confessionnal, enfermé dans son mutisme. Au paravent, l'exercice lui était simple, il n'avait aucun péché majeur à avouer. Aujourd'hui, il ne pouvait plus s'en venter. Le confesseur commençait à s'impatienter. Alors, Allen déclara :
«J'ai tué mon père.»
Ces mots qu'on lui avait arraché éteignirent le dernier brin de vie qui animait son regard.
La porte boisé s'entrouvrit. Devant, la foule tumultueuse agitait ses ailes. Le condamné y voyait la mer et son écume. Les flots angéliques se scindèrent en deux dans le bruissement des rumeurs pour laisser le condamné accéder au cercle des religieux. Il ne se pressait pas, contemplant la fenêtre surplombant les lieux. Une grande colombe nimbée d'or jaillissait du vitrail pour inonder de son éclat les pierres froides. Elle sculptait ainsi les courbes fines des statues.
Le maudit contempla les immanences mosaïques qui couvraient les murs. Elles comptaient une histoire. Au crépuscule des civilisations terrestres contaminées par le vice, Dieu engloutit la terre d'un immense déluge. Les mers et les océans s'élevèrent et s'abattirent sur les monts et collines, ils dévorèrent les villes et villages, si bien qui n'auraient du rien en rester. Cependant Dieu calma sa rage devant la dévotion de certains êtres, agenouillés et implorant sa pitié. Il souffla sur un nuage de colombe qui sillonnait le ciel et en récupéra les plumes. Il les confia aux élues qui s'envolèrent au-dessus de la tempête. Dans son immense bonté, le seigneur leur ouvrit les portes de l'éden. Ils redescendirent une fois la tempête apaisée. Les anges louèrent leur sauveur, et celui-ci dit «Je vous ai offert la marque de la pureté, mais si jamais vous céderiez au malin comme l'on fait vos prédécesseurs, vos ailes pourriront et adopteront les couleurs des enfer.».
Le condamné aurait voulu contempler plus longtemps les fresques de la cathédrale, mais déjà il atteignait le cercle. On l'agenouilla de force. Il aurait pu le faire lui-même. La prise exercée sur son cou lui faisait mal, elle effleurait ses blessures. La lecture du prêtre lui sembla durée l'éternité. Sa nuque libérée, ce fut à son poignet d'être agrippé. Une forte poigne le tira au centre des religieux.
Ici, le regard de la foule le brûlait si fort qu'il aurait aimé ne plus être. Le désir latent de rejoindre son père et d'achever ce que l'explosion n'avait pu terminer s'éprit de sa chair comme jamais il ne l'avait encore vécu. Autrefois il avait fait partie de tous ces yeux haineux. Ces airs méprisant lui rappelaient la condition à laquelle il était condamné: celle d'un monstre ayant injustement survécu. La vision de son bras croûté se flouta lorsque de timides larmes affleurèrent. Elles s'accentuèrent avec le compte rendu du religieux. Tandis qu'il énumérait les faits, ce dernier se rejouait sous ces yeux, comme lors de ses cauchemars. Allen sombrait entre l'image de son mentaux déposé contre le radiateur, et celle de la fumer dévorant sa seule famille. La bonbonne de gaz avait explosé, l'immeuble avait emporté dans son effondrement de nombreux morts, et quelques blessés.
Le réveil fut brutal on lui tira ses ailes pour les déployer devant l'assemblée. Des racines pourries, telle furent les mots du prêtre. Dieu n'était pas près de le gracier. Vint le moment où Allen devait se redresser, faire face à la foule et prononcer ses regrets. La force, il ne la possédait cependant plus.
«Objection !»
Le mot résonna longtemps dans la tête du jeune ange. Il osa enfin relever le regard sur une silhouette familière. Marian Cross éleva la voix au-dessus de l'agitation de la salle:
«Vous avez oublié de rajouter la guérison formidable du jeune Allen Walker.
-La marque est sans appel.
-Le miracle est sans appel. Aujourd'hui sans l'œuvre de Dieu, Allen Walker aurait dû perdre son bras. Que dire de son œil intact et du plumage florissant de son aile gauche carbonise .»
La salle se divisait entre surprises, adéquations et revendications si bien que le chef du cercle eut du mal à reprendre la parole.
«Dieu ne l'aurait pas ainsi marqué s'il voulait sa liberté, il l'a sûrement maintenu en vie pour qu'il subisse sa rédemption.
-Où pour qu'il rejoigne les rangs des exorcistes au vu de nos manques d'effectifs, rétorqua le roux, Allen à une excellente maîtrise de son vol. Et cela expliquerait mieux pourquoi son corps a été préservé de la destruction.»
Le brouhaha s'intensifiait, le prêtre du s'égosiller pour se faire entendre.
«Silence ! Silence ! La séance sera reporter. Les membres du cercle se conserteront pour décider du cas de !»
Progressivement le brouhaha se dissipa, le condamné n'entendit plus que le murmure des religieux. On le força à se relever. Il allait passer la nuit dans un cachot du bâtiment, le lendemain la cour délibérerait de son cas. Après s'être laissé menotter,il suivit le garde.
Allen détaillait sa cellule provisoire. Tout au long des murs des statuts était entreposées, représentant des saints ou quelques entités oubliées. Leur marbre était coloré par les vitraux élevés à plusieurs mettre de hauteur. Aucun radiateur ne réchauffait la salle. Il se considéra chanceux à ne pas être en hiver.
Derrière lui, deux personne débattaient. Le bâtiment n'était normalement pas conçu pour accueillir un condamner. Les deux personnes décidèrent finalement que l'endroit conviendrait pour une nuit. L'une d'elles s'accroupit au pied d'Allen pour lui accrocher un boulet, mais elle fut arrêtée par sa collègue. Le maudit peina à percevoir les mots de la messe basse qu'elles échangèrent.
«c'est dangereux, il pourrait t'assommer pour s'échapper.»
Elles lui ordonnèrent de s'asseoir au sol puis lui fixèrent la boule d'acier. Le maudit aurait aimé pouvoir leur dire que c'était inutile. Atteindre les fenêtres lui était impossible. Il pensait ne plus jamais pouvoir voler.
Plus tard, dans la soirée, on vint lui apporter son repas. Le plateau refroidissait, Allen restait figé parmi les statues. Le regard fixe mais absent, il ne semblait pas avoir remarqué l'intrusion. Les heures s'écoulèrent.
Le jeune ange finit par se redresser, sûrement à cause de la faim qui était devenue plus importante que ses remords. Il ramassa le plateau et s'assit dans un coin. La fourchette n'était pas tordue, l'assiette en porcelaine comportait une ratatouille à l'odeur chaleureuse. Il remua avec le couvert les légumes. Il avala lentement la ration, notant le goût de chaque cuillerée. Une fois fini, son ventre grognait toujours, la douleur continuer de l'habiter.
Pour la première fois, Allen porta son attention sur ces membres rachitiques. Il songea qu'il aurait peut-être dû accepter de manger plus à l'hôpital. Sa perte de poids aurait été moins drastique.
Il n'avait pas seulement eu une évolution physique, son esprit c'était également métamorphosé. Maintenant, le monde lui paraissait moins bienveillante et plus obscure. La peur était devenue sa plus proche amie. Cependant, en contrepartie Allen s'était aussi surpris à remarquer des détails bénins: la caresse du soleil, le regard bienveillant de l'inconnu dans le camion, l'exaltation des papilles devant un bon repas… Allen songea qu'il aurait dû profiter de la vie avant.
Il souleva le petit gâteau du plateau sans l'apporter immédiatement à sa bouche. Avant, il contempla son touché granuleux et le léger crissement du biscuit, puis ses couleurs ternies par le pâle éclairage. Lentement, il l'approcha de ses lèvres et croqua sa surface qui se disloqua en une multitude de grains. Il mâcha méticuleusement pour faire durer la sensation, puis avala presque trop rapidement. Immédiatement, la sucrerie lui parut plus brillante. Elle disparut cependant trop vite au fond de son estomac insatisfait.
Les images lui apparaissaient avec tant de netteté qu'Allen avait du mal à réaliser sa situation. Une impression d'être plonger dans un terrible cauchemar. Bientôt, il se réveillerait dans son lit, saisirait son sac de cours et partirait après avoir embrasser son père. Allen se pinça légèrement et accentua sa prise jusqu'à ressentir un véritable douleur. Il mordait ses lèvres, aussi fortement qu'il souhaitait que tout cela ne soit pas réel. Ce malgré, les ténèbres demeuraient tout comme les souffrances qu'il s'infligeait.
«Je suis désolé papa...» Ses paroles avait juste été soufflées. «Je ne voulais pas...»
Un faible gémissement percuta les parois de l'entrepôt. Les nouveaux sanglots et leur échos s'emmêlaient. Allen agrippa ses deux ailes, les bras croisés et se crispa. Avec son désespoir, sa prise se raffermissait.
O/O
L'aube dessinait les contours d'une giclée de plumes carminées semées jusqu'au corps endolori et endormit d'un adolescent. Cross soupira. Le gosse avait craqué au mauvais moment. S'il souhaitait la liberté, le gosse allait devoir se ressaisir, et vite.
«Allen, lèves-toi.»
Le dénommé se replia un peu plus sur lui-même. 'au moins, il n'est pas encore mort' songea l'adulte. Il approchait du maudit qui se tendait. Ses ailes croûtées se plaquaient contre son dos, sans parvenir à disparaître. Cross ne pouvait pas voir son visage caché derrière ses poings. Où était passé l'élève ouvert qui participait activement en cours ? La droiture qu'il arborait autrefois s'était-elle consumée ? Le voir ainsi effondré donnait envie au professeur de le secouer, mais il s'en retint. Par expérience, cela serait sûrement contre-productif. Alors, il s'adossa simplement contre une statue de marbre qui tremblota. Comme Allen ne s'ouvrait pas plus, Marian sortit un briquet et apporta à ses lèvres une cigarette qu'il alluma. Il inspira profondément, appréciant l'odeur de la nicotine l'emplissant de l'intérieur, puis souffla quelques volutes de fumer.
«Vous ne devriez pas fumer ici, c'est interdit.»
Le ton était monotone mais franc, Cross porta son attention sur le corps chétif à présent assit en tailleur. Le regard d'Allen volait bas, ses épaules encadraient ses oreilles.
«Ils ont oublié de l'écrire dans le règlement.» Répondit l'adulte en reprenant une bouffée.
Deux yeux emplit d'un mélange d'incompréhension et de stupeur le sonda. En guise d'explication, Cross haussa les épaules. Le regard du plus jeune dériva sur les plumes de l'adulte, sans y trouver de macules. Les lèvres de l'adolescent frémirent, mais il n'oralisa pas son interrogation.
«Le cercle à étudier ton cas toute la nuit, dit Cross, la dernière étape sera ton plaidoyer. Si tu te débrouilles pas trop mal tu retrouveras une part de ta liberté.
-Je ne veux pas.» Cross détacha le bâtonnet de ses lèvres, et dévisagea son ancien élève.
«Tu ne veux pas. Répéta-t-il en détachant les syllabes.
-Je lui ai retiré la vie...je leur ai retiré la vie. Maintenant, je dois me repentir.
-Plaît-il ?»
Le professeur acquiesça en levant les sourcilles. Pourquoi avait-il juré à Mana de veiller sur cet aliéné déjà ? Ah oui, à cause d'une partie de poker perdu. Intérieurement, Cross se fit la promesse de ne plus jamais jouer au poker avec des individus aussi vicieux que ce Walker.
«Mana serait satisfait de ta condition, d'après toi?
-Je respecte la loi.
-Je te parle de Mana, pas de la loi.»
L'adolescent mordait les croûtes qui ornaient sa bouche.
Tu as tué ton père, soit. Maintenant tu as deux choix» en prononçant ces mots Cross brandissait deux doigts. « Première option: tu te morfonds toute ta vie et tu crèves dans la saleté et le déshonneur. Deuxièmes: Tu deviens exorciste. Tu consacres ton existence à la société et tu te rachètes en supprimant les véritables dangers qui menacent ses citoyens. En prime tu respectes ce que ton père t'a offert: une vie.»
Allen fixait le sol. Ses épaules s'affaissèrent. Cross eut le temps de finir sa cigarette.
« Qu'est-ce que je dois faire pour devenir exorciste ?»
Esquissant un sourire, Cross écrasait ses mégots sous sa chaussure.
«Tout a l'heure, on viendra te chercher pour t'amener devant le conseil. Là-bas, tu leur expliques que tu as conscience de la gravité de ton crime et que tu souhaites accomplir ta rédemption en te consacrant à l'église et en endossant le fardeau d'exorciste. C'est ce qu'ils veulent entendre.
-Mais...si c'est un mensonge...»
Cross lança un regard exaspéré à l'adolescent.
«Est-ce un mensonge…?
-Non…
-Donc c'est bon. Prépares-toi.»
Sur ces mots, le professeur quitta la pièce, laissant Allen seul, avec quelques mégots aplatis sur le sol.
A suivre...
J'espère que ça t'as plus ! N'hésite pas à laisser un commentaire ^^
Le chapitre 3 arrivera Samedi prochain ou Mercredi en 8 (Pas celui ci mais celui d'après). Son intitulé est le cri du monstre.
