-Sebastian, tu me fais peur.
-De quoi avez-vous peur ? demanda Sebastian.
-De toi maintenant. Et de ton jeu.
-Vous ne voulez pas jouer avec moi ?
-Non, je t'ordonne d'arrêter tout de suite.
-Croyez-vous pouvoir me donner des ordres, après ce que vous venez de me dire ?
-Oui tu dois faire tout ce que je te dis, je suis ton maitre, n'oublies pas.
-Vous n'êtes pas maitre de la situation, en cet instant, monsieur.
Sebastian se rapprochait de Ciel de plus en plus.
-N'approches pas plus.
-De quoi avez-vous peur ?
-De toi, pourquoi tu me demandes si tu le sais.
Sebastian se sachant en force poussa Ciel vers le bureau et prit l'ascendance sur lui.
-Vous m'avez dit d'aller en enfer mais n'y êtes-vous pas vous-même ?
-Non plus depuis que tu es là.
-Vous avez embrassé Elisabeth, devant moi, que croyez-vous que cela me fait ? C'est un jeu pour vous ? Pas pour moi j'ai toujours été sérieux envers vous.
-Je ne savais pas si je l'aimais, oui je l'ai fait mais cela ne m'a rien fait du tout, pas plus que Lau.
-Vous avez embrassé Lau ?
-Oui mais c'est lui pas moi et je n'ai pas aimé.
-C'est donc là que vous étiez hier ?
-Oui, je suis désole Sebastian.
-Pourquoi vous excusez-vous ?
-Parce que j'ai ignoré tes sentiments pendant tout ce temps.
-Vous avez embrassé quelqu'un d'autre avant moi et même Elisabeth a eu un baiser de votre part, je suis jaloux. J'aurai aimé avoir votre premier.
-Tu veux tous les autres ?
-Oui mais avez-vous conscience que j'en voudrais plus de votre part ?
-Tu veux dire mon âme ?
-Non j'ai déjà gagné votre cœur, je veux ce que vous n'avez jamais donné à personne, votre corps.
-Tu ne veux pas de mon âme ?
-Non je ne pourrais plus la prendre maintenant, voulez-vous mourir ?
-Evidemment que non. Embrasses-moi Sebastian.
Sebastian s'exécuta.
Ciel ressentit enfin ce qui confirma son doute, le baiser de Sebastian n'avait pas la même saveur que tous les autres.
-Monsieur est-il satisfait ?
-Oui, j'en reste sans voix.
-Alors j'ai hâte de voir votre expression quand vous serez au maximum de la satisfaction avec moi.
-Sebastian, je ne suis pas sûr de pouvoir te l'accorder tout de suite.
-Ce n'est pas grave, promettez juste moi de me l'accorder un jour.
-Je te le promet, merci de ta patience.
-Dans la contrainte, il n'y aurait pas de plaisir. Je vous aime, monsieur.
-Je t'aime aussi Sebastian.
