Puck avait décidé d'aller trainer dans la ville en se levant le matin. Le jour d'avant avait été insupportable. La seule chose qu'il voulait à présent faire était de se souler, mais il savait très bien que s'il faisait ça à sept heures du matin, il risquerait d'avoir une mauvaise réputation. Et en ce moment, il n'avait vraiment pas besoin de faire la unes des magazines (le traitant d'alcoolique).
Bien sûr que quand il sortit de l'appartement ce matin là, il s'en voulu. Il savait très bien que Rachel dormait encore et que quand elle se réveillerai, elle allait être déçue de ne pas le voir couché à côté d'elle où dans le salon, mangeant un petit déjeuner aussi grand que la bouche de Sam. Mais tout cela ne l'empêcha pas de partir. Après plusieurs minutes de marche, la seule chose qu'il trouva à faire était d'aller à la salle de sport. Au moins, là, personne ne le bombarderait de questions embarrassantes.
« Tu veux en parler ? » osa demander Jesse.
Rachel tourna la tête. « Non ! Pas maintenant »
« Ok… », il marmonna. « Je devrais peut-être y aller ! »
Rachel attrapa son bras pour qu'il se rasseye sur le canapé. « Reste ! Juste quelques minutes ! Noah va bientôt rentrer »
Jesse s'asseya à nouveau aux côtés de Rachel qui était toujours habillée d'une tenue de yoga. Il ne l'avait pas quittée depuis ce matin, et la seule chose qu'il avait à faire était de la laisser pleurer ou réfléchir contre son épaule.
« Tu devrais aller prendre un bain, te détendre ! Iris arrive ce soir avec mon père et je dois aller chercher un dessert ! » Iris était la fille de la sœur de Jesse. Ella avait 9 ans.
« J'ai pas envie de bouger ! »
« Mais tu dois, Rachel » il murmura. « Tu peux pas te laisser aller comme ça ! »
« Tu ne comprends pas Jesse ! » dit-elle, le regardant dans le gris de ses yeux.
Il tourna son visage vers elle. « Je comprend très bien Rachel ! Mon frère est mort il y a un mois et mon père ne va surement pas tarder ! Je sais très bien ce que tu ressens ! Et rester là, couchée, à penser, c'est pas bon pour toi ! Ca va te gâcher l'existence ! Sans oublier que tu as un petit garçon qui n'a pas besoin de te voir comme ça ! »
Elle baissa la tête, quelque peu gênée. « Tu as raison, c'est juste que … »
« C'est dur, je sais, mais reprend toi au plus vite ! T'en es capable ! »
« Noah… »
« Ne t'inquiète pas pour lui, c'est un grand homme ! »
« D'accord… »sourit-elle, se levant. « Je vais aller prendre ce bain alors … » dit-elle, se regardant de haut en bas.
« Vas-y ! Et prend tout ton temps ! »
« Merci Jesse ! »
« C'est à ça que servent les amis »
« Tu seras toujours plus qu'un ami »
« Je sais ! » sur ce Rachel alla vers la salle de bain pendant que lui alla habiller Aaron. L'hiver était très froid cette année et la neige était déjà présente.
En sortant de l'appartement, Jesse tenait la main de son fils qu'il venait d'emmitoufler dans un grosse doudoune. Le froid new-yorkais obligeait.
« Hey ! » une voix l'appela alors qu'il fermait la porte derrière lui.
« Puckerman… »
« St James ! Qu'est-ce que tu faisais ici ? » lui demanda Puck, un peu sur les nerfs. Il était près de dix sept heures, et il semblait fatigué et … étrange. Il n'était pas comme à son habitude.
« Je suis venu voir si Rachel allait bien ! » répondit Jesse, le regardant droit dans les yeux. Lui et Noah étaient devenus un peu potes ces derniers mois mais à ce moment là, ils paraissent plutôt ennemis.
« Voir si elle allait bien ? »
« Oui, tu sais voir si elle vivait bien le fait que tu ne lui parles presque plus depuis une semaine ! »
« Commence pas à me faire la morale, je sais très bien ce que je dois faire St James »
« Ah bon ? »
« Tu m'as bien entendu, alors laisse moi régler ça ! » menaça l'homme plus grand. Il regardait Jesse avec ce regard terrifiant qui faisait fuir tout le monde. Mais Jesse ne se rabaissant pas pour autant à éviter le regard de Puck. D'ailleurs, ce dernier était moins imposant depuis qu'il avait arrêter le foot. Il s'était affinée, surtout au niveau du visage.
« Amuse toi cow boy ! » sourit finalement Noah, passant sa main dans les cheveux d'Aaron.
« A plus tard Noah ! Tu sais, maman a pleuré ce matin ! C'est parce qu'elle a plus de bébé dans le ventre ? Papi … »
« On va y aller Aaron » le coupa Jesse. « La boulangerie va bientôt fermer »
Noah ouvrit la bouche mais rien ne sortit. Les mots d'Aaron l'avaient pris de cours. Voir ce petit garçon, haut comme trois pommes, lui dire que sa maman avait pleuré, le … lui faisait du mal.
Puck hocha la tête et rentra dans l'appartement.
Fermant doucement la porte derrière lui, il enleva sa veste et son bonnet pour rejoindre la cuisine. Il ne voyait personne autour de lui et n'entendait aucun bruit. Il savait très bien que Rachel était là, mais où ? Si elle avait pleuré ce matin, elle risquait surement de pleurer à nouveau. Il connaissait bien sa femme, et depuis qu'ils étaient mariés, il était le seul qui arrivait la réconforter quand elle allait mal.
Après avoir bu un verre d'eau, il marcha doucement vers leur chambre. Il ne voulait pas prendre le risque de la réveiller si elle dormait. Mais il n'y avait personne sur le lit. Seuls les draps mauves étaient présents. Il soupira et ouvrit la porte de leur salle de bain. C'est alors qu'il l'apercevait de dos. Elle était couchée dans la grande baignoire placée au milieu de la pièce. Rachel avait insisté pour avoir ce type de salle de bain quand ils avaient acheté l'appartement. Avec une grande baignoire ancienne au milieu de la pièce et d'anciens lavabos sur pieds.
Elle ne remarqua pas sa présence, et après ce qui semblait être des heures, Noah se décida à aller vers elle. Seule sa tête sortait de l'eau, le reste de son corps était couvert de mousse.
Grâce à une installation ultra sophistiquée, seules quelques lampes tamisées étaient allumées dans la pièce sombre.
« Noah… » murmura-t-elle, le regardant. Il était appuyé contre un lavabo. « Tu es parti tôt ce matin »
« J'ai été à la salle de sport »
Elle hocha la tête, son regard reparti alors vers son bain mousseux. Elle avait les cheveux attachés dans un chignon désordonné.
« Je suis désolé… »
« Je sais ! »
« Je m'en veux terriblement ! Et … »
« Ce n'était pas de ta faute »,murmura-t-elle.
« Tu m'avais dit que tu avais mal au ventre ! » il insista, ce qui attira son intention. Elle le regardait maintenant dans les yeux. Ils avaient l'air dévasté autant l'un que l'autre. Mais elle savait déjà ce qu'il allait dire, et elle en avait marre de l'entendre s'excuser pour leur bébé. Elle n'attendait pas ce genres d'excuses.
« On avait prévu d'aller acheter sa chambre ce jour là, tu as juste insister pour y aller dans la matinée »
« Je sais mais … je suis désolé »
« Arrête de t'excuser Noah, c'est pas ça qui fera disparaitre la douleur ! »
« Ouais … »
« Je t'aime Noah ! »
« Moi aussi »
« Et c'est ça qui me fait le plus souffrir ! Evidement que je pleure la mort de notre petite fille, mais je pleure aussi ton absence ! Depuis que c'est arrivé, les seuls moments qu'on a passé ensembles, c'était à l'organisation des funérailles… »
« Je sais ! » il dit brusquement comme s'il en avait marre d'elle.
Elle tourna brusquement sa tête vers lui. « Tu sais ? » cria-t-elle.
« Je sais que j'ai merdé ! »
« Tu ne voudrais pas t'excuser par contre ? »
Il leva les bras. « M'excuser de quoi ? Je me suis déjà excusé Rachel », Puck commença à marcher pour quitter la pièce.
Rachel soupira,« Ne prétends même pas de m'adresser la parole sauf si c'est pour m'adresser tes excuses ! Tu es un connard, Puck ! »
« Très bien ! » dit-il, la regardant dans les yeux. Elle était folle de rage et pleurait à moitié.
« Très bien ! » finit Rachel, attrapant la serviette grise qu'elle avait posée sur une petite table d'appoint à coté d'elle, pour l'enrouler autour de son corps mince. Puck remarqua que son ventre n'était pas tout à fait remis. Elle avait toujours un peu de peau et deux ou trois vergetures (elles commençaient seulement à arriver) sur les hanches.
Expirant une dernière fois, il quitta la pièce.
Quant à elle, elle se demandait encore comment la situation avait pu en arriver là.
« Je le déteste ! », une voix réveilla Quinn et Finn qui étaient gentiment blottis dans le canapé, en train de regarder des films de Noël. La blonde tourna la tête et vit sa meilleure amie rentrer en trombe dans leur salon. Elle avait l'air furieuse dans sa robe noire et son sac beige à main à poids blancs sur l'épaule.
« Rachel ! »
« Oh, excusez moi … Heu je ne savais pas que vous aviez … Je n'aurais pas du venir à l'improviste ! Je vais retourner à l'appartement ! »
Finn se frottait la tête. « Tu peux rester Rachel »
« Vraiment ? », elle demanda d'un air timide. Elle adorait toujours autant Finn. Il était extrêmement gentil et compréhensif avec elle.
« Oui ! Je vais aller vous préparer du thé ! »
« Du café noir ! » elle le coupa, alors que Quinn souriait. « Du café noir bien corsé ! S'il te plait ! »
Finn jeta un coup d'œil vers Quinn qui acquiesçait. « Ok ! ».
Rachel le remercia et couru vers le canapé où Quinn était assise, une couverture sur ses jambes. La blonde la regardait dans les yeux.
« Puck est un idiot ! » articula Rachel, faisant de grands gestes avec ses bras. « Je me demande même pourquoi je l'ai épousé ! »
« Ne dis pas ça Rachel ! »
« C'est la vérité Quinn !», elle soupira. « Ca fait douze jours ! Douze jours ! Et tu n'imagines pas ce qu'il a osé faire hier soir ! »Quinn souleva les sourcils. « Il a essayé de m'approcher ! »
« De t'approcher, comme … »
« De coucher avec moi ? Oui ! Enfin non, il sait très bien qu'on ne peut pas avoir de rapports pendant les cinq prochaines semaines, mais il a essayé de régler nos problèmes avec une séance de pelotages ! Ai-je vraiment l'allure d'une fille qui se laisse avoir aussi facilement ? »
Quinn avait un sourire en coin. Elle voulait rigoler, mais ca serait tellement méchant. Sa meilleure amie, qui venait de perdre une enfant et qui avait des problèmes avec son mari, était en train de lui expliquer que ce dernier, qui ne lui parle plus depuis une dizaine de jours avait essayé de la tripoter. Ce mari était forcément Puckerman.
« Pas du tout ! »
« Quinn ! », la gronda Rachel, voyant que la blonde se retenait de rigoler.
Elle mit une main devant sa bouche. « Excuse moi Rachel. Mais, honnêtement, ca ne m'étonne pas ! Tu es mariée avec Noah Puckerman ! Il a beau pouvoir être très charmant et sensible quand il le veut, il reste un requin du sexe ! Et je suis certaine que même Dieu savait qu'il allait essayer de régler vos problèmes via le sexe ! »
« C'est si … vrai… », elle marmonna. « Pourquoi je l'ai épousé ? »
« Parce qu'il est incroyable au lit ? »
« Quinn ! » rigola Rachel, donnant une tape sur son bras.
« Au moins tu souris ! », dit Finn, arrivant dans le salon avec deux cafés qu'il leurs donna.
Rachel le regarda. « Au moins, toi tu as un mari qui n'est pas que intéressé que par le sexe ! »
« J'ai choisi Finn, tu as choisi Puck ! Pour une fois que je prend les bonnes décisions ! »
« Merci » rigola Finn. « Je vais vous laisser ! »
« A plus tard » l'embrassa Quinn.
« Au revoir Finn ! »
« Salut ! »
Une fois l'homme brun sortit de la pièce, Quinn rigola. « Il a donc essayé de te tripoter ? Tu l'as laissé faire ? »
« Quoi ? Bien sûr que non ! »
« Vraiment ? »
« J'en ai peut-être profité quelques minutes avant que l'idée qu'il ne soit pas l'homme de ma vie arrive dans mon esprit ! »
« Quoi ? » cria la blonde. « Arrête tes conneries Rachel ! Tu ne peux pas dire ça ! »
Excusez moi pour les fautes d'orthographes. J'espère que vous avez quand même aimé !
Laissez moi une petite review si vous avez le temps pour me dire ce que vous en avez pensé !
Ah oui, je pense à écrire une petite suite pour "How It Began" ! Vous aimeriez, pour ceux qui l'ont lue ?
Je vais bientôt publier ma première traduction d'une histoire Puckleberry. Meeting at a bar. Dès que je l'ai lue, j'ai commencé à la traduire, et l'auteur m'a donné l'autorisation de publier la traduction =D
Petit extrait :
Rachel le regarda dans les yeux, assez étonnée. « Tu t'appelles vraiment Puck ? »
« C'est qu'un surnom ! », il lui répondit avec un sourire narquois.
« Et ton vrai nom ? », elle tenta à nouveau.
Il lui rit au nez avant de boire une gorgée de sa bière. «J'ai pas encore assez bu que pour répondre à cette question, chérie ! ». Le dernier mot n'était vraiment pas nécessaire.
