Ca ne fait pas quinze jours, mais comme je pars, j'ajoute tout de suite un chapitre, comme ça je pourrai reprendre le rythme de publication, début septembre.

Merci pour les reviews, ça fait vraiment plaisir, mais comme j'ai désactivé l'alarme reviews –honte à moi- je l'ai su plus tard, et là, je n'ai plus du tout le temps, car je pars en vacances.

J'y répondrai à la rentrée.

Bon, je préviens tout de suite, à partir du prochain chapitre, et pour encore un ou deux, ça va sombrer dans le cliché total –elle alla chercher sa baguette, elle prit le poudlard express, et le tralalala-. Je pense que je vais le condenser en un chapitre, et c'est un passage très embêtant.

Voilà, j'ai dit ce que j'avais à dire. Et encore merci pour les reviews, ça me motive vraiment.

Chapitre deux : Le retour de Jaune

Ce que Rowan aimait par-dessus tout, c'était lire les lettres de Gavin. Ce n'était pas de la grande littérature, ça n'avait rien à voir avec, « Le dégnommage en profondeur des terres de Pré au lard ». Mais, ça la plongeait dans la grande école de Poudlard, et la préparait à un avenir, qui était de plus en plus proche.

Rowan, n'avait pas changée en sept ans. Ses yeux, étaient toujours aussi globuleux, ses cheveux, avaient bien légèrement poussés, mais ils étaient toujours aussi instablement dans une drôle de teinte. Elle avait encore des vêtements trop grands, et adorait son pull bleu azur à col tunisien, qui n'était plus qu'une pièce de tissu informe, depuis que Aaron avait fait sauté tous les boutons, qui fermait le col en question.

Elle avait fêté ses onze ans, avec l'éternel gâteau aux fleurs violettes. Gavin n'avait pas oublié, et lui avait offert deux plaques de chocolat de chez Honeydukes. Elles avaient beau être arrivées avec, une semaine de retard, ça avait fait vraiment plaisir à Rowan.

Gavin était son cousin préféré. Elle n'avait pas eu tellement de contacts, avec la famille de son père, car grand-père ne les aimait pas trop, et Gavin avait été le seul, à braver les interdits, et à quand même chercher à continuer à parler, à Rowan.

Rowan quitterait bientôt l'école, et irait à Poudlard.

Elle espérait secrètement aller à Serdaigle, mais Oncle Neville voulait plutôt qu'elle aille à gryffonfor.

Rowan ne savait pas vraiment pourquoi, et elle n'osait pas le contredire.

Aaron lui disait souvent, qu'elle avait sa place à serpentard. Mais c'était surtout pour l'énerver.

C'était une bonne soirée. Le soleil filtrait à travers les lourds rideaux du salon, et Rowan et Aaron assis en tailleur devant la table basse, disputaient une partie de bataille magique.

Oncle Neville ne devait pas rentrer de son travail avant 18 heures.

Rowan se concentra sur la manière de ne pas faire exploser le jeu de cartes.

Et tout d'un coup, un grand fracas résonna dans la maison.

Aaron, qui avait de bons réflexes, se mit debout, et se dirigea en courant, vers la source du bruit. Rowan, d'une nature plus prudente, prit le temps de battre les cartes, et de soulever le jeu d'Aaron.

-Ro ! Ro ! appela Aaron

Rowan alla rejoindre Aaron, qui avait l'air très excité. Il avait un hibou dans la main, un petit hibou à l'air très idiot. Son plumage était jaune.

Jaune ?

Ce mot résonna dans l'esprit de Rowan, comme une sirène d'alarme. Jaune. Jaune…

Elle écarquilla les yeux, lorsque tout lui revint en mémoire.

Jaune, le hibou. Papa sautait haut, pour le saisir.

Cela fit un peu mal au cœur de Rowan. Papa et Maman lui manquaient, mais ce qui était le plus dur, c'est qu'elle conserve aussi peu de souvenirs d'eux.

Elle examina le hibou. On aurait vraiment dit Jaune. Les mêmes plumes ébouriffées, le même jaune, un peu prenant.

Elle lui caressa doucement les ailes.

Et le hibou ouvrit le bec, de la même manière dont Jaune le faisait.

Rowan ne se demanda pas un instant, comment Jaune avait fait pour vivre aussi longtemps, ni ce qu'il fichait ici. Elle se contenta de lui sourire, de lui sourire, encore et encore, heureuse de retrouver les marques, de sa petite enfance.

Elle ne dit rien à Aaron, qui était trop petit pour se rappeler de Jaune. Ca l'aurait sans doute rendu triste.

-Il a une lettre, remarqua Aaron

Aaron se passa une main dans ses cheveux, et détacha le parchemin d'une main professionnelle. Il s'apprêta à l'ouvrir, mais Rowan l'empêcha.

-Ca ne nous regarde pas.

-Elle nous est adressée ! répliqua Aaron

Rowan constata qu'il avait raison. Leurs noms étaient écrits, d'une écriture fine, et penchée.

Alors rapidement, ils firent sauter le sceau,

Cette lettre était en retard, et contenait les familiarités, qu'envoyaient des parents en voyage, à leurs enfants.

Simplement, même avec le peu de souvenirs qu'elle avait en sa possession, Rowan ne voyait pas ses parents parlants, de leur hôtel, ou adresser une lettre à un nourrisson de cinq mois.

Aaron semblait encore plus secoué qu'elle. Lorsque Aaron blêmissait, ses tâches de rousseur étaient encore plus visibles qu'à l'ordinaire.

-Mais Ro… Nos parents, ils sont morts ?

Rowan leva les yeux vers son frère, et relut la lettre.

Cette lettre ne cadrait pas du tout, avec le style de ses parents. Pas du tout. Sur les photos de leur mariage, que oncle Neville conservait précieusement, ils formaient un couple apparemment déjanté.

Rowan n'osa pas faire part de ses doutes à Aaron. Pour se faire pardonner, elle le serra dans ses bras.

Ils restèrent longtemps ainsi, et Rowan ne sut dire à quel moment Aaron se mit à pleurer.

Elle lui pardonnait, même si elle n'aimait pas voir les garçons pleuere. Il n'avait que huit ans.

Quand ils se relevèrent, ils allèrent mettre la table, comme n'importe quel jour. Rowan sortit les couverts, Aaron les assiettes, Rowan mit la radio, mais personne ne chanta.

Aaron ne parla pas ce soir-là. Et , ne répondit pas, même quand Rowan lui dit :

-On n'en parlera pas à oncle Neville.

Elle espéra que de son mutisme, il l'entendait.

Oncle Neville rentra, et il ne remarqua rien de particulier. Il était très enjoué, et Rowan s'efforça de rire à toutes, ses plaisanteries.

Après le dîner, Rowan chercha Jaune. Apparemment, il s'était envolé, sans qu'elle s'en aperçoive.