Chapitre deux
Cela faisait maintenant deux semaines que la rentrée était passée et tout était calme à Poudlard Enfin calme, il fallait tout de même compter sur les fréquentes altercations entre Serpentards et Gryffondors. Après une semaine les Serpentards s'étaient lassés de s'en prendre à Draco, surtout parce qu'ils se faisaient souvent recevoir, et bien ! Le blond avait tout de même été le Prince des Serpentards pendant six ans, alors ils ne devaient pas compter sur les mots pour réussir à le blesser, surtout qu'il les connaissait somme toute assez bien. Mais Draco préférait encore quand ils essayait de le mettre en boite, au moins il s'occupait en leur répondant, là il se sentait vraiment seul et c'était dur pour lui car la solitude qu'il connaissait chez lui était différente de celle qu'il vivait en ce moment à Poudlard.
Pourtant ce matin là était différent, alors qu'il déjeunait les chouettes et les hiboux arrivèrent pour porter le courrier, et comme tous les matins Draco n'y prêta pas attention, qui aurait bien pu lui écrire maintenant qu'il avait coupé les ponts avec son père ? Alors il fut plutôt surpris de voir le hibou grand duc de sa famille se poser devant lui, une enveloppe dans les pattes. Il donna un bout de pain au hibou qui repartit puis regarda l'enveloppe, il reconnu tout de suite l'écriture noire et fine qui traçait son nom : c'était celle de sa mère ! Draco sourit d'un vrai sourire heureux et quitta la grande salle sans finir de manger pour lire la lettre de sa mère.
A la table des Gryffondors, Ron qui observait Draco en signe d'un changement cracha brusquement son jus de citrouille en voyant le blond qui souriait.
-Ron ! S'exclama Hermione en essuyant la table. Fais un peu attention !
-C'est bon j'vous crois, dit le rouquin en ignorant la réflexion de la brune.
-Tu nous crois ? Demanda Harry perplexe.
-Pour Draco, dit Ron en montrant le blond qui quittait la grande salle en souriant, c'est vrai qu'il à changé, avant je ne l'avais jamais vu sourire vraiment.
-Bon, et maintenant que tu as ta preuve, dit Hermione en levant les yeux au ciel, tu pourrais peut-être finir ton déjeuner sans inonder le reste de la table.
En sortant de la grande salle Draco entra dans la première salle vide qu'il trouva et entreprit de lire la lettre de sa mère.
Mon cher Draco,
Tout d'abord je tiens à m'excuser de ne
pas t'avoir écrit plus tôt mais c'était
difficile car ton père m'a interdit de le
faire et me surveillait. Je profite d'un
appel imprévu de Voldemort pour
rédiger cette lettre.
Je veux que tu saches que je suis très
Fière de toi et du choix que tu as fait,
Ce n'était pas facile mais tu l'as quand
même fait et c'est ça qui me rend fière
de toi.
J'espère que la rentrée n'a pas été trop
difficile avec les autres Serpentards,
méfie toi d'eux car Voldemort veut
ta mort, il risque de les utiliser contre toi.
Maintenant ce que tu vas lire va te
sembler étrange, mais c'est très important
si jamais un jour tu te sens mal sans raisons
apparentes et que Mrs Pomfresh n'arrive pas
à te soulager préviens moi au plus vite, je
viendrais.
Fais bien attention à toi mon chéri.
Maman.
P.S: Ne t'en fais pas, je vais bien.
Draco était heureux d'avoir des nouvelles de sa mère, son père étant d'une nature violente, il s'était inquiété pour elle, mais se doutait que si elle ne lui écrivait pas c'était qu'elle n'en avait pas le droit. Mais elle allait bien et c'était l'essentiel, par contre la dernière partie de sa lettre lui semblait étrange, pourquoi se sentirait-il mal sans raisons ? Et pourquoi Mrs Pomfresh ne pourrait-elle pas le soulager ?
« Je comprendrais sûrement le moment venu » Se dit le blond en rangeant la lettre de sa mère dans son sac de cours. Puis après quelques instants où il essaya encore de comprendre les mots mystérieux de sa mère, il sortit heureux de la salle pour aller à son premier cours du matin, potion.
Mais c'était sans compter sur les Serpentards qui avaient vu que Draco avait reçut une lettre et qui l'attendaient dans le couloir qui menait à leur salle de cours.
«Un peu d'action ? » Se dit le jeune homme en les voyant sourire à son approche.
-Alors Malefoy, content d'avoir des nouvelles de quelqu'un ? Demanda Blaise.
-Oui très, répondit l'intéressé.
C'est là que Pansy attaqua :
-Mais est-ce que ce quelqu'un t'a parlé de l'état dans lequel se trouve ta mère ?
-Qu'est-ce que tu raconte ? Demanda Draco.
-Oh juste que l'autre jour ton père nous à invités mes parents et moi à manger, dit Pansy en souriant.
-Moi aussi j'étais là, dit Blaise. Et ta mère n'avait pas l'air en forme, il parait qu'elle est tombée dans les escaliers du hall d'entrée…
C'est à ce moment la que le trio gryffondorien arriva et que Harry intervint :
-Dis-moi Zabini, depuis quand t'inquiètes-tu pour les autres, je croyais qu'il fallait un cœur pour ça ?
L'intervention fit réagir Draco :
-Et toi Parkinson, au lieu de t'inquiéter pour ma mère, occupe toi de la tienne qui invite le premier homme qui passe à la moindre absence de ton père. Il parait même qu'elle ne refuse pas les moldus… Tu es sure de connaître ton père ?
En voyant les visages de Blaise et Pansy, Ron, Harry, Hermione et Draco éclatèrent de rire. Puis quand tous les Serpentards furent partis Draco se tourna vers Harry et dit :
-Merci.
Et il partit vers la salle de cours suivit de prés par le trio qui allait lui aussi en cours de potion. Et il les entendit donc parler.
-Alors là c'est bon, c'est sur il à changé, disait Ron. Il t'as dit merci Harry, tu te rends compte ?
-C'est pourtant pas faute de te l'avoir dire depuis le jour de la rentrée, dit Harry en riant.
-Mais tu es comme Descartes, intervint Hermione, il faut du concret.
Harry acquiesça en souriant.
-Comment ça comme des cartes ? Demanda Ron. Où est le rapport avec les cartes ?
Harry et Hermione éclatèrent de rire.
-Quoi ? Demanda Ron un peu vexé.
-Descartes, Ron, dit Harry, pas des cartes, c'était un grand philosophe moldu.
-Hmm, mais quelle idée d'avoir un nom pareil aussi !
Alors Harry et Hermione rirent de plus belle et devant eux Draco ne put s'empêcher de sourire.
Dans la journée Draco ne put s'empêcher de repenser à la conversation qu'il avait entendue entre les trois Gryffondors. Harry et peut être Hermione aussi avaient vus dés la rentrée qu'il avait changé, mais Ron avait voulu des preuves. Ce qu'il comprenait d'ailleurs, il avait quand même passé six ans à les haïr cordialement. Mais c'était surtout pour obéir à son père dont il avait peur, et maintenant ? Serrait-il possible qu'ils se lient tous les quatre d'amitié ? Et sa mère ? Est-ce que ce que Pansy et Blaise avaient dit était vrai ? Son père la battait elle ? C'était peut-être à cause de son départ, peut-être la punissait-il à défaut de pouvoir punir son fils…
