Etant donné que le premier chapitre tient plus du prologue, voici le second, là où on fait du shopping et que ça commence à devenir interressant.
Lya : Merci pour ta review, ça m'a fait vraiment plaisir .
CHAPITRE DEUX :
J'espère que vous n'êtes pas superstitieuse
Une bourrasque fit brusquement claquer le battant de la fenêtre et Narcissa se réveilla en sursaut.
Un courant d'air glacé en avait profité pour se glisser dans la pièce et éteindre les quelques braises qui se consumaient encore dans l'âtre, laissant à présent une volute de fumée s'élever dans le conduit noir de la cheminée au pied du lit.
Narcissa posa doucement ses pieds sur le parquet, essayant de ne pas trop faire grincer les lattes pour ne pas réveiller sa sœur dans la chambre du dessous.
Elle s'approcha de la fenêtre grande ouverte qui avait repoussée les rideaux qu'elle avait pris soin de tirer la veille au soir.
Dehors, la pluie continuait inlassablement de tomber, mais cela ne la réjouit point, bien au contraire. En effet, la rentrée approchait dangereusement et il n'était dorénavant plus question de repousser la sortie au Chemin de Traverse.
Qu'importe le temps qu'il fasse ! avait dit sa mère. Demain, nous irons Chemin de Traverse, que ma chère belle sœur soit ou non disposée à nous accompagner.
Ces derniers mots avaient quelque chose d'un peu sarcastique de part la façon dont elle avait accentué le «chère belle sœur».
Quand Iris avait fait part de sa décision à Mrs Black, celle-ci lui avait rétorquée qu'elle se joindrait à eux avec joie. Mais compte tenu du temps, Regulus, lui resterait à la maison, elle ne voulait pas qu'il attrape froid, le pauvre petit.
Narcissa regarda le réveil sur la table de nuit, il indiquait 6h30. Elle contempla un instant les arbres qui s'agitaient dans la tourmente, au loin un corbeau croassait, quelques gouttes de pluie glacée éclaboussaient son visage et elle se dépêcha de refermer la fenêtre.
Elle se glissa sans faire trop de bruit dans la salle de bain et une fois prête, descendit déjeuner.
- Bonjour ! Bien dormi ? lança Andromeda en se versant une tasse de thé.
Pour toute réponse Narcissa murmura un vague bonjour, qui tenait plus du grognement que de quoi que se soit d'autre. Andromeda n'insista pas davantage, elle savait à quel point cette promenade avec leur tante devait exaspérer sa sœur et jugea bon de ne pas l'importuner davantage.
Bellatrix ne tarda pas à ce joindre à elles et vu sa mine renfrognée, Andromeda comprit vite qu'elle devait partager pleinement le point de vue de Narcissa quand à la sortie qui les attendait.
Le petit déjeuner achevé, les trois sœurs, emmitouflées dans leur cape, se regroupèrent devant la cheminée où les attendait déjà leur mère. Chacune leur tour, elles prirent une poignée de poudre de cheminette et disparurent au milieu des flammes vertes de l'âtre fumante pour se retrouver dans le salon miteux du Chaudron Baveur.
- Tante Galatée n'est pas encore arrivée, fit remarquer Bellatrix.
Mais à peine avait elle prononcé ces mots, que deux silhouettes surgirent hors des flammes.
La tante Galatée épousseta sa cape couverte de suie ainsi que celle de son fils, puis les salua froidement comme à son habitude.
Il fut vite décidé que pour gagner du temps, chacun irait de son côté, comme bon lui semblera.
Ainsi pendant qu'Iris partait acheter les livres chez Fleury et Bott avec Andromeda, Bellatrix se rendait chez l'apothicaire, Sirius et sa mère chez Mme Guipure.
Narcissa, elle, s'acheminait seule sous la pluie battante jusque chez Ollivander, après tout personne ne pouvait s'y rendre à sa place. Puis cela n'était pas pour lui déplaire, bien au contraire.
Elle s'arrêta devant une échoppe étroite et délabrée qui portait en devanture l'inscription « Ollivander - Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J-C » en lettres d'or écaillées.
La boutique était déserte, aussi une clochette se fit entendre lorsque Narcissa poussa la porte et avant qu'elle n'ait pu détailler davantage la pièce dans laquelle elle venait de pénétrer, un vieil homme aux grands yeux argentés s'avança vers elle.
- Bonjour Miss Black, dit il de sa voix douce
- Bonjour, répondit Narcissa en un mouvement de retrait, se demandant comment cet homme pouvait bien se rappeler de son nom. Elle n'était venue qu'une seule fois dans cette boutique, il y avait de cela deux ans.
- Vous êtes venus chercher votre baguette, je suppose ?
- Oui, c'est ça.
- De quelle main tenez vous votre baguette ? demanda t-il en sortant un mètre ruban de sa poche.
- De la droite, répondit Narcissa en tendant le bras se rappelant comment il avait pris les mesures de Bellatrix.
En effet, il fit de même avec elle, puis il prit plusieurs boites posées sur l'étagère derrière lui, ouvrit l'une d'entre elle et lui tendit une baguette de bois clair.
- Essayez donc celle-ci. Elle est en bois de saule et contient une plume de phénix. 23,5cm facile à manier.
Narcissa prit la baguette, la description ne l'emballait guère, c'était une baguette des plus ordinaires, une parmi tant d'autres. Elle l'agita mais rien ne se passa. Il en alla de même pour les suivantes, celle en bois de houx, crin de licorne, celle en bois d'ébène, ventricule de dragon…
Alors qu'elle essayait ce qui devait être la trentième, elle ne pu retenir un sourire, pensant que si elle s'obstinait ainsi à vouloir une baguette moins trivial que celle que lui avait fait essayer jusque là Mr Ollivander, cela risquait de durer encore fort longtemps.
Celui-ci avait surpris son sourire et ne put s'empêcher de lui en demander la cause.
- C'est juste, que… je me disais que si ces baguettes ne me conviennent pas c'est peut être parce que…je les trouve… disons…trop…communes, dit elle timidement persuadée qu'il allait l'envoyer dans une autre boutique, voir si elle trouvait une baguette assez peu commune qui puisse lui convenir.
Mais contrairement à ce qu'elle s'était imaginée le vieil homme lui rendit son sourire.
- C'est amusant, marmonna t-il en se rendant dans son arrière boutique .Amusant…
Il revint quelques secondes plus tard, tenant dans ses mains une boite qui à son état de délabrement devait être aussi vieille que la boutique elle même.
Il en sortit une magnifique baguette, recouverte d'un vernis brillant plus noir que le jais, et lui tendit sans rien dire d'autre que :
- J'espère que vous n'êtes pas superstitieuse…
Narcissa ne comprit pas le sens de sa phrase, d'ailleurs elle ne chercha même pas à le comprendre, elle contemplait la baguette que lui tendait Mr Ollivander, elle n'en avait encore jamais vu de semblable auparavant…elle la prit, l'agita doucement…Une gerbe d'étincelles vertes et argents s'en échappa, répandant une sensation de chaleur le long de ses frêles doigts pâles.
- Amusant les tours que nous joue parfois le destin…
Cette fois ci, Narcissa n'y coupa pas, et demanda tout en s'efforçant de rester polie :
- Excusez moi, mais que voulez vous dire part là ?
Mais Mr Ollivander détourna la conversation, vers un point qu'elle avait négligé :
- Vous ne désirez pas savoir ce que contient cette baguette qui la rende si… peu commune à votre goût ?
Il avait éveillé sa curiosité et l'étrange phrase qu'il avait murmuré sortit aussitôt de l'esprit de Narcissa.
- Que contient cette baguette ? demanda t-elle.
- Elle mesure 26,5cm, en bois d'If. Très bien pour les sortilèges quoi qu'un peu…
- Que contient cette baguette ? Narcissa devenait totalement discourtoise et elle le savait pertinemment, mais cet homme évitait délibérément ses questions, et elle ne comptait pas lui donner la satisfaction de renoncer.
- Je vous ai demandé tout à l'heure si vous étiez superstitieuse, l'êtes vous ?
- Je ne vois pas ce que le fait d'être superstitieux ou non peut avoir avec cette baguette…
- L'êtes vous ? insista t-il.
Narcissa sembla réfléchir un moment, peut être l'était elle un peu après tout, elle ne pouvait s'empêcher de jeter du sel par-dessus son épaule quand la salière tombait, de porter des amulettes autour de son cou les vendredi 13…Cependant, les chats noirs ne lui faisait pas horreur, bien au contraire. Pourquoi ? Tout simplement parce que la plupart des gens les détestaient leur prêtant même un certain attrait à la magie noire...
C'est ce dernier point qui la fit répondre cette phrase si déterminante, sans laquelle Mr Ollivander lui aurai vendu une autre baguette en lui disant quelque chose comme « Je suis désolé, je me suis trompé cette baguette n'est pas pour vous » et sans qu'elle ne sache jamais ce que celle-ci contenait.
- Non, je ne suis pas superstitieuse, dit elle comme si elle mettait au défi le vieil homme de lui prouver le contraire.
- Bien…très bien…murmura t il presque à contrecoeur. Il y a bien longtemps que la boutique Ollivander n'utilise plus comme ingrédients que du crin de licorne, des plumes de phénix et des ventricules de cœur de dragon…Cette baguette, bien sûr, date de bien avant, bien avant cela…A l'époque, les sorciers qui en avait les moyens pouvaient choisir la substance magique que renfermerai leur baguette, ils leur suffisaient pour cela d'apporter quelque chose de l'animal en question et on leur confectionnait leur baguette selon leurs exigences dans le respect des traditions. Ce système avait ses failles, les baguettes n'étaient pas toujours compatibles avec le sorcier en question. C'est la baguette qui choisit son sorcier, Miss Black et non l'inverse. Un jour, il fut rapporté à un de mes ancêtres, qui se prénommait Oanez, un crin d'un noir aussi intense que cette baguette, d'une splendeur sans égal. Il demanda au propriétaire son origine, et celui-ci lui fit part de son ignorance quand à la nature de la créature de laquelle il l'avait extraite, il ne l'avait jamais vu auparavant. Sans plus attendre, Oanez se rendit au lieu que lui avait indiqué ce monsieur comme étant le repaire de la bête, en compagnie de son assistant Govran, dans un endroit sombre et reculé d'une forêt environnante. La bête était là, elle n'était pas seule d'ailleurs, il y en avait tout un troupeau, affairé à dévorer le cadavre d'une vache, il s'approcha pour les observer plus distinctement, ces créatures étaient si magnifiques. Quand soudain, il entendit un cri derrière lui, il se retourna et vit Govran, regarder la vache d'un air effrayé, puis prendre ses jambes à son cou. Oanez ne comprenait pas cette réaction et il ne pouvait pas la comprendre, il rattrapa son assistant et le questionna sur ce qui l'avait tant effrayé. Celui-ci lui dit alors, ce qu'il avait vu ou plutôt devrais je dire, ce qu'il n'avait pas vu : un cadavre de vache que des dents invisibles venaient dévorer. Oanez ne comprit que bien plus tard, pourquoi il avait vu ces créatures et pas Govran. Voyez vous,il avait assisté quelques mois plus tôt à la triste mort de son père, alors que Govran qui avait à peine 19 ans n'avait jamais vu un mort de sa vie. Apprenant cela, le sorcier qui était venu faire confectionner deux baguettes avec ce même crin, annula sa commande considérant sans doute l'animal comme étant de mauvais augure, comme beaucoup de gens aujourd'hui encore. Il faut dire qu'il lui aussi avait subit une lourde perte, celle de sa femme, une mort tragique. Après cela qui se serai risqué à dire que ces baguettes n'apporteraient pas la mort autour d'elles… Oanez a prohibé l'utilisation de cet élément, non pas qu'il soit d'un quelconque danger mais parce que personne n'en ferait plus jamais la demande. Je pense que vous avez compris Miss Black qu'il s'agit de la baguette en question (il désigna d'un geste la baguette que Narcissa gardait encore serrée dans sa main) et que ce qu'elle contient n'est rien d'autre que du crin de Sombral.
Narcissa resta muette. Elle qui aspirait tant à se démarquer de ses sœurs, à être différente des autres, elle avait là, serrée dans sa main, la chose qui la différencierait à jamais de quiconque.
- Bien sûr je comprendrai très bien qu'après ce que je viens de vous raconter vous préféreriez…
- Non, non… Je vous l'ai dit je ne suis pas superstitieuse, je la prends.
- Si vous en êtes sûre, répondit il en se dirigeant vers la caisse après avoir pris soin de remettre precieusement la baguette dans sa boite.
- Tout à l'heure, vous avez dit que c'était amusant que je recherche une baguette hors du commun ?
- Ce qui est amusant, c'est que plus tôt dans la matinée un jeune homme m'a tenu exactement le même discours, c'est d'ailleurs lui qui a en sa possession la sœur de votre baguette. Une très belle baguette, ma foi, bois d'ébène, 29,75cm.
Narcissa aurait bien voulu savoir qui était la personne en question, mais cela aurait été faire preuve d'une grande impolitesse que de le demander à Mr Ollivander et elle trouvait qu'elle avait suffisamment manquer d'affabilité envers lui sans en rajouter davantage.
- Cela vous fera 7 gallions.
Elle paya puis sortit de la boutique manquant de percuter sa tante et son cousin qui s'apprêtait à y entrer.
- Tu es encore là ? lui dit celle-ci. Tu devrais te dépêcher un peu, nous ne comptons pas rester ici toute la journée. Ta mère t'attend chez Mme Guipure.
Sans un mot de plus, elle entra dans le magasin en tirant Sirius par le bras. Il avait l'air de plus en plus consterné par l'attitude de sa mère. Et pour une fois, Narcissa ressentit quelque part de la pitié devant ce qu'il devait endurer chaque jour.
Arrivée chez Mme Guipure, elle retrouva sa mère ainsi que ses sœurs toutes deux juchées sur des tabourets pendant qu'une vieille sorcière vêtue de mauve prenait leurs mesures. Elle fit de même avec Narcissa pendant que sa mère la questionnait sur la baguette dont elle venait de faire l'acquisition.
- Elle mesure 26,5cm en bois de If, répondit Narcissa un peu mal à l'aise pendant que la vieille femme piquait des épingles dans l'ourlet de sa robe noire.
- Et qu'est ce qu'elle contient ? demanda Bellatrix pendant qu'une autre sorcière ajustait sa robe.
- Du crin de…licorne, mentit Narcissa espérant que personne n'avait remarqué le temps d'hésitation qu'elle avait marqué.
Elle ne savait pas très bien pourquoi elle tenait à garder le secret de sa baguette pour elle.
Peut être pour ne donner à sa mère une raison de faire esclandre. Et puis de toute façon, cela ne regardait personne d'autre qu'elle et elle seule. Ou peut être aussi, ce jeune homme dont Mr Ollivander lui avait parlé, celui qui possédait la sœur de sa baguette. Elle aurait donner cher pour connaître son nom…en parlant de nom…
- Mr Ollivander se rappelait de mon nom, se souvint soudain Narcissa.
- Mr Ollivander se rappelle de chaque baguette qu'il a vendu, il connaît par conséquent tous les sorciers du pays, expliqua Andromeda. Mais c'est vrai qu'il a une mémoire extraordinaire…
- Bon assez parlé, l'interrompit Iris. Vous avez finit vos essayages ?
Les trois sœurs acquiescèrent et descendirent de leur tabouret.
- Je dois rejoindre votre tante au Chaudron Baveur, Narcissa va donc avec Bellatrix à la ménagerie magique, ajouta t elle en lui tendant une bourse.
Andromeda soucieuse d'éviter sa tante tant que possible, marmonna quelque chose au sujet d'un livre qui lui manquait et quitta la boutique.
- Narcissa, l'interpella sa mère alors que celle-ci s'apprêtait à franchir le seuil de la porte, tu te souviens de ce que je t'ai déjà dit : pas de chat, cela ne te servira à rien. Un hibou, voilà un animal utile.
Narcissa aurait espéré que sa mère eut oublié de lui rappeler ce détail, elle aurait tellement voulu un chat, alors qu'un hibou… ces animaux étaient tellement distants envers leur maître, tout simplement bon à apporter du courrier.
Non, pensa t-elle, décidément ce sera tout sauf un hibou.
Elle entra dans la ménagerie magique avec Bellatrix, à peine eurent elles ouvert la porte qu'une forte odeur s'en échappa, et les deux sœurs ne purent s'empêcher de se couvrirent le nez de leur cape.
- Vous désirez ? demanda une sorcière qui essayait de remettre, non pas sans difficulté, dans son bocal la grosse araignée jaune qui ne cessait de s'en échapper.
- Un animal qui puisse apporter le courrier et qui ne soit pas un hibou ou une chouette, demanda franchement Narcissa recevant au passage un coup de coude de sa sœur dans les côtes.
- Mère t'avait dit un hibou ! protesta celle-ci
- Vous comptez le garder longtemps ? s'enquit la vendeuse sans prêter attention à Bellatrix.
- Plus vieux il vivra mieux ça sera, lui répondit Narcissa ignorant superbement les remontrances de sa sœur.
- J'ai ce qui je crois pourra vous convenir, j'espère que vous n'êtes pas superstitieuse…
C'était la deuxième fois dans la matinée que Narcissa entendait cette phrase et cela ne lui présageait rien de bon, au contraire ça commençait doucement à l'énerver, tout les vendeurs du chemin de Traverse s'étaient ils donc passer le mot ?
La sorcière disparut dans l'arrière boutique.
- Ca y est, ça recommence, songea Narcissa à voix haute, elle va essayer de me vendre un Sombral.
- Quoi ? demanda Bellatrix, c'est quoi cette histoire de Sombrals ?
- Rien, rien, occupe toi plutôt de l'araignée qui vient de se prendre dans tes cheveux.
Bellatrix poussa un cri, puis repoussa vivement d'un revers de main, l'araignée jaune qui tentait désespérément de se raccrocher à son épaisse chevelure brune.
La vendeuse revint une cage à la main, un croassement se fit entendre, le même que Narcissa avait entendu quelques heures plus tôt devant sa fenêtre ouverte. Elle ne tarda pas à voir ce que celle-ci renfermait : un majestueux corbeau au ramage d'un noir bleuté… le plus magnifique qu'il lui fut donné de voir.
- C'est un Corbeau de Brocéliande, il a une espérance de vie d'environ 100 ans, c'est pour ça que les gens n'aiment pas beaucoup ce genre d'animaux, ils leur font peur alors ils leur associent des présages de malheur. Alors il vous convient ?
- Parfait ! dit Narcissa, sans prendre garde à Bellatrix qui murmurait derrière elle « mère va te tuer ! »
Lorsqu'elles revinrent au Chaudron Baveur, elles purent constater avec une joie non dissimulée que la tante Galatée ne les avait pas attendu pour partir.
Iris fit une grimace en voyant ce que renfermait la cage que tenait Narcissa, cependant elle ne lui fit aucune remarque à part peut être :
- Si ça ne te dérange pas qu'un charognard t'apporte ton courrier, c'est à toi de voir…
Une fois rentrée à la maison, Narcissa se plongea dans la lecture de son livre d'histoire de la magie à la recherche d'un nom pour son corbeau. Finalement, elle le baptisa Morrigan, en mémoire de la fée bannie dans la forêt de Brocéliande.
A l'heure du déjeuner, elle traversait la véranda quand un courant d'air glacé vint lui effleurer les chevilles. Elle en chercha la provenance : de toute évidence tous les vasistas étaient fermés. Elle allait tourner les talons quand elle sentit quelque chose s'agripper à sa robe. Réprimant avec difficulté un cri d'horreur, elle baissa lentement les yeux vers la chose qui s'accrochait à elle, et fut bien soulagée d'y reconnaître un elfe de maison.
Pourtant, elle ne pensait pas le connaître, il était habillé d'une manière fort étrange avec un kilt à dominante verte ainsi qu'un béret assorti et une petite chemise blanche à manche courte.
Lorsqu'il prit la parole, il s'exprima d'une manière fort assurée, ce qui était , il faut le dire, certes assez déplacé pour un elfe de maison.
- Miss c'est mon maître, votre oncle Alphard qui m'envoie vous remettre un présent. Il s'excuse de ne pas être venu lui-même, mais il ne pensait pas qu'on lui fasse un accueil chaleureux. Aussi il m'a demandé de veiller à ce que votre mère ou votre grand-mère ne soit en rien au courant de ma visite, et pour ceci il compte avant tout sur votre silence.
Il lui tendit un paquet en papier kraft, à peine l'eut elle pris, qu'il disparut en un claquement de doigt.
L'oncle Alphard…cela expliquait bien des choses…La famille l'avait toujours considéré comme quelque peu déséquilibré. D'ailleurs Narcissa commençait à se faire la même opinion de lui : A-t-on idée de laisser un elfe de maison habillé de la sorte, avec des vêtements ! Il devait vraiment être fou pour avoir libéré son elfe.
Peut être même qu'il le paye, songea t elle avec ironie.
D'après ce qu'elle avait entendu dire par Andromeda, l'oncle Alphard vivait reclus depuis déjà plusieurs années dans son manoir. Manoir, dont on ignorait jusqu'à la situation géographique et pour cause le vieil oncle avait une légère tendance à la paranoïa. C'était d'ailleurs, une des raisons pour lesquelles sa propre famille le maintenait à l'écart, sans pour autant le renier, non, ça ils ne se le permettraient pas…ou du moins pas encore…
Elle se demanda en quel honneur ce paquet pouvait-il bien lui être adressé. Peut-être l'oncle Alphard avait-il eu vent de son entrée en 1ère année ? Où avait-il confondu sa date d'anniversaire avec celle de sa sœur Bellatrix ?
Laissant là ses questionnements, elle retourna dans sa chambre, et déballa le paquet pour y trouver un livre à la reluire de cuir noir sur lequel était inscrit en lettre d'argent « L'art de la magie ancestrale » par Arya Nox.
Peut être avait t elle jugé trop vite l'oncle Alphard sans le connaître, après tout. Mais elle se détrompa vite lorsqu'elle ouvrit le livre pour en déchiffrer le contenu … déchiffrer … décidemment c'était le mot le plus à même pour décrire la situation.
- Quel cadeau empoisonné, pesta Narcissa en jetant sur son lit le livre qui tomba grand ouvert sur l'une de ses nombreuses pages couvertes de runes anciennes.
Morrigu, Morrigan, Morgian, Morgan, Morgan Le Fay (Irlande, Bretagne, Wales): Grande Reine, Suprême déesse de la guerre, Reine des fantômes et des démons, Reine spectre, Shape-shifter. Elle règne sur les champs de bataille, aidant avec sa magie mais ne joignant pas la bataille, Associée elle aussi aux corbeaux. Elle représente l'aspect de la vieillesse dans la trinité. C'est la grande déesse blanche, la grande mère, la déesse lune, la reine des fées. Dans son aspect plus dark elle est la déesse de la guerre, de la mort destinée, elle va armée de deux lances et vêtue d'une armure. Son déguisement favori est le corbeau. Elle est aussi la déesse des rivières, des lacs et de l'eau fraîche. Elle est la patronne des prêtresses et des sorcières. La revanche, la nuit, la magie et la prophétique sont certains de ses domaines. Elle fait aussi partie de la légende arthurienne.
J'espère qu'il vous aura plu, merci de laisser une petite review au passage pour faire part de vos impression. La suite dans une semaine... Avec au programme : petits différents familliaux, voyage tourmenté, rencontre dans le Poudlard Express et arrivée à Pré-au Lard.
