Auteur : White Damon.
Disclaimer (j'ai honte, achevez-moi) :
White Damon : Si si si ! Ils sont à moi, voyons !
Harry et Drago, brandissant dans la nuit des fourches, des torches et des crucifix, euh pardon ! j'ai trop regardé « Dracula », brandissant leurs baguettes bien sûr : A mort l'autrice! Vade retro Satanas ! Errare humanum est, perseverare diabolicum ! Veni, Vidi, Vici ! Ave Caesar, morituri te saluant ! Mare nostrum ! (1)
White Damon : EXCUSEZ MOOOOOOOOOOOI !!!
Les personnages et l'univers de cette histoire ne m'appartiennent pas le moins du monde, ils sont la possession intellectuelle et morale de la Grande JK Rowling – sauf si cette pauvre femme a signé un contrat de propriété intellectuelle « à l'américaine », parce que dans ce cas elle perd tous ses droits de regard sur l'œuvre (c'est vrai, c'est une des rares choses que j'ai retenues de mes cours de droit des contrats).
Genre : Après la Guerre, les survivants se débrouillent comme ils le peuvent…
Couple : … Bonne question. En fait, l'existence ou l'absence de couples parmi les personnages principaux quels qu'ils soient sera complètement laissée à l'appréciation des lecteurs. (ou « Comment l'auteur qui ne sait pas quoi dire s'en sort… »)
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Les jours d'après 2
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Compassion.
Ou « comment l'engryffondorement de Draco se confirme dangereusement ».
Ou « pourquoi Harry doit absolument voir un mage-psychiatre au moins une fois par semaine pour ne pas rechuter dans son complexe du Sauveur ».
Ou encore « comment l'autrice trouve des sous-titres de plus en plus longs et de moins en moins compréhensibles ».
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Draco se retint (difficilement) de ne pas soupirer avec exaspération, car il savait très bien que ça aurait fait de la peine à Potter.
Néanmoins, le self-contrôle des Malfoy, bien que légendaire, n'était pas infini et atteignit ses limites au mauvais moment, comme il le faisait très souvent chez Draco lorsque Potter était impliqué.
- Au nom du Ciel, Potter, qu'est ce que tu avais dans la tête ?!!!
- Euh…
Cette réponse typiquement griffondorienne fut bredouillée – Draco n'osait dire « articulée » – sur un ton hésitant, avec livrées en prime la moue penaude, la cicatrice et l'andouille qui allait avec.
Draco se demandait parfois d'où les journaux avaient sorti que Potter était un sale égoïste prêt à abandonner ses amis ou alliés à la première difficulté.
Affirmer une telle chose était complètement surréaliste.
On se rendait compte, dès qu'on le côtoyait plus de cinq minutes, que Potter était non seulement incapable d'abandonner qui que ce soit, ami ou ennemi, même dans les pires difficultés, mais qu'en plus ce crétin de gryffondor (pléonasme) se fourrait régulièrement dans les pires difficultés pour en sortir l'ami ou l'ennemi pré-cité.
Ce faisant, d'ailleurs, il ne réussissait généralement qu'à aggraver la situation de manière dramatique, mais les bonnes (et stupidement irréfléchies) intentions étaient là.
- Maintenant, Potter, concentre-toi, et, en utilisant des termes simples et compréhensibles, que même toi tu pourras employer sans te tromper, explique moi précisément pourquoi tu as démoli la porte de cet établissement et fait un tel scandale !
- Euh…
- J'ai dit des mots compréhensibles, Potter, grinça Draco sans lever ses yeux du rapport de police ouvert sur son bureau, celui qui relatait le dernier exploit de Potter.
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Draco avait du mal à comprendre Potter.
Les Malfoy avaient toujours eu du mal à saisir les raisons qui motivaient les actes altruistes, à comprendre les gens qui aidaient les autres, ou tout simplement à concevoir le fait insolite et étrange de se préoccuper de quelqu'un qui n'est ni un danger immédiat, ni un profit futur.
Autant dire que Draco Malfoy avait beaucoup de mal à comprendre Potter.
Depuis la fin de le Guerre, Draco avait vu Potter ramasser, presque au sens propre, Ernie Macmillan de Poursouffle, dépressif et plus ou moins alcoolique (plutôt plus que moins) depuis la fin de la guerre et surtout la mort de sa famille.
Il avait vu Saint Potter l'encourager, le sortir sans un seul reproche du caniveau quand il était trop soul pour s'en relever, lui fournir des potions anti-gueule de bois, de la nourriture, un lit propre et une oreille attentive quand il en avait besoin.
Chose que Draco n'aurait jamais faite, lui.
Non non non.
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Confortablement assis dans le canapé de Potter, Draco contemplait le visage à la fois si jeune et prématurément marqué de Ernie avec l'impression d'avoir cent ans.
Par Merlin, ils avaient été les condisciples de cette… épave ?
Car Saint Potter pouvait bien lui hurler dessus à propos de la décence et de ce qu'il convenait de dire à un ivrogne qui essayait de s'en sortir, le Poursouffle était une épave, ni plus ni moins.
Pendant que Harry, tout aussi sale que Ernie – Serpentard seul savait où il l'avait ramassé, cette fois-ci – disparaissait dans la cuisine pour « préparer quelque chose de chaud », Draco, qui n'avait pas loupé la grimace vaguement complice de Ernie à son intention, se leva rapidement et alla chercher dans le placard un verre et les ingrédients nécessaires à ce que sa propre mère utilisait pour contrer les effets de la gueule de bois.
Personne ne méritait de boire une tisane – ou plus exactement une mixture nauséabonde impossible à identifier préparée par Potter, pas même un alcoolique comme Ernie, surtout à une heure du matin, mort de fatigue et complètement déprimé.
Il posa le verre sur la table basse, y cassa un œuf, rajouta deux aspirines et coupa le tout avec du coca enchanté. (2)
Puis il tendit la… chose à Ernie, qui, sans hésiter, l'avala d'un coup.
Le poursouffle n'eut même pas de haut-le-cœur, démontrant du même coup une longue accoutumance aux remèdes anti-gueules de bois.
- Je te remercie beaucoup, Malfoy.
Draco se rassit sur son canapé – euh, sur le canapé de Potter, songeant avec un peu de tristesse – juste un peu – que décidément, la seule chose qui restait du gros Ernie courageux et propre sur lui du temps de Poudlard, c'était cette façon de parler alambiquée.
Ils regardaient le feu de la cheminée quelques instants, puis, sans tourner la tête, Draco demanda, d'une voix si douce et si… différente du Draco qu'il connaissait que Ernie ne comprit pas tout de suite qu'il lui parlait :
- Tu te souviens, Macmillan, en cinquième année, la grosse vache envoyée par le ministère nous avait demandé de remplir des formulaires, pour notre orientation.
- Oui, répondit Ernie après un temps, on devait dire ce que l'on voulait faire après Poudlard.
- Je me rappelle que Potter et la belette voulaient être aurors, à cette époque. Moi, c'était plutôt dans l'autre camp… ou alors rentier. Crabbe et Goyle n'avaient pas d'idées...avouables, Blaise voulait faire banquier à Gringotts, Millicent avocate et Pansy femme au foyer. La sang-de-bo…Madame Belette, c'était chercheuse en arithmancie…
- Chercheuse en arithmancie!
Ils grimacèrent en même temps : ils avaient eu cette classe en commun à Poudlard.
- Théo avait répondu qu'il serait écrivain, continua Draco, du ton neutre qu'il utilisait depuis la fin de la Guerre pour évoquer Théodore Nott.
Ernie hocha la tête, déjà suffisamment sobre pour savoir qu'il ne devait surtout pas continuer sur ce sujet.
- Et toi, Macmillan?
- …Quoi ?
- Qu'est ce que tu voulais faire ?
Ernie regarda fixement devant lui un long moment avant de répondre.
- J'avais répondu que je voulais être auror, moi aussi. C'était le début de…de tout ça, et je voulais protéger ma famille. On était des sang-purs mais… plutôt tolérants. C'est ce qui nous a condamné.
Il soupira, avec plus d'amertume que de désespoir.
Le temps avait passé, changeant l'horrible chagrin du début en une peine plus supportable, mais plus profonde.
- Qu'est ce qui t'empêches de le devenir ?
Le poursouffle eut un rire amer.
- Tu te moques de moi, Malfoy ? Tu m'as vu ?
Ernie avança sa main dans la lumière dispensée par les flammes, pour que le serpentard puisse la voir distinctement.
La main tremblait.
- Tu peux te défaire de cette…mauvaise habitude, continua calmement Draco. Tu pourrais t'entraîner et passer le concours du ministère…
- Qu'est ce qui te fait croire que j'en serais capable ?
Draco lui sourit.
- Je connais les alcooliques. J'en ai fréquentés certains.
La voix du Serpentard était nonchalante, aussi traînante que d'habitude.
- Ma mère était alcoolique, notamment.
Ernie le regarda, bouche bée.
La si digne, si « chic », Narcissa Malfoy, née Black, était QUOI ?
- Elle n'a jamais trouvé une raison de se sortir de la bouteille. Toi, tu peux en trouver une. Tu n'es pas complètement fini – pas comme elle.
- Qu'est ce que tu en sais ? répéta le Poursouffle.
Draco lui répondit, sans la moindre trace d'ironie malfoyenne dans la voix.
- Je le sais parce que Potter dit que tu peux t'en sortir.
Draco savait qu'il existait des situations, au cours d'une existence, où l'on était tellement seul et désespéré qu'on avait du mal à croire que quelqu'un pouvait encore croire en soi et penser que l'on en valait la peine.
Draco savait aussi que Potter, malgré ce que Ernie était devenu, croyait en lui.
Et, même si il ne l'aurait jamais dit au principal intéressé, Draco était intimement convaincu qu'avoir Potter derrière soi était largement suffisant pour sortir n'importe qui du pétrin.
- Ca veut dire qu'il va tout faire pour t'aider à t'en sortir – ou plus exactement, et je parle par expérience, cet abruti va te harceler sans aucun répit, te secouer dans tous les sens et bouleverser tes habitudes jusqu'à ce que tu t'en sortes, de gré ou de force.
Ernie avait toujours les yeux légèrement rouges, mais à présent ils se remplissaient tout doucement de larmes d'émotion.
Ce fut à ce moment-là que Harry revint de la cuisine, l'air très content de lui, une tasse fumante à la main.
Ernie eut à peine le temps de cacher son verre vide sous la table.
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Harry avait également, même s'il s'en défendait, recueilli Dobby, que les autres elfes de Poudlard avaient rejeté à la mort de Dumbledore.
Désormais, l'insupportable petite chose tenait la maison du crétin balafré avec une efficacité et une dévotion qui, Draco lui-même le reconnaissait, allaient bien au-delà de ce que l'on pouvait attendre d'un elfe de maison moyen.
Chose que Draco avait pourtant complètement refusée au début.
Mais bon, la bestiole pouvait se montrer tenace.
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- Ooooooooh ! Pauvre Dobby !
Draco n'avait rien contre les elfes de maison.
Bien sûr, les Malfoy, du temps de son père, étaient connus dans tout le monde magique pour appliquer aux elfes de maison des punitions d'une telle sévérité que même des mages noirs pourris jusqu'à la moelle et condamnés à l'enfer pour plusieurs générations les auraient trouvé exagérées.
Quand à sa famille maternelle, les Black, il suffisait de rappeler que c'étaient eux qui avaient lancé, avec un certain succès, la coutume consistant à décapiter les elfes devenus trop vieux pour travailler.
Néanmoins, Draco n'avait rien de personnel contre les elfes de maison en général.
- Méchant, méchant Dobby !
Cependant, si un elfe en particulier n'arrêtait pas immédiatement de couiner de désespoir et de se frapper la tête contre le mur porteur de la maison, provoquant ainsi des vibrations qui faisaient trembler le livre que tenait Draco ainsi que le fauteuil dans lequel il était assis, le dernier des Malfoy-Black allait inaugurer une nouvelle tradition, en accord avec le folklore de sa lignée : repeindre le mur porteur avec le sang d'un elfe fraîchement décapité.
Draco essaya d'imaginer la tête de Potter si jamais il faisait vraiment une chose pareille, et grimaça.
Bien… Il allait donc traiter le problème autrement.
- Dobby!
« Pop » fit l'elfe de maison en apparaissant aussitôt devant lui.
- Dobby est là pour servir Mr. Malfoy, Monsieur ! Que Mr Malfoy dise ce qu'il désire et Dobby le…
Sachant par expérience que s'il laissait un elfe continuer sur ce ton, ils en avaient jusqu'à Halloween, Draco secoua la main pour l'interrompre.
- Oui oui, Dobby, je suis persuadé que tu te couperais la main si je te le demandais. Mais ce que je voudrais, en fait, c'est que… D'abord, c'est que tu reposes DOUCEMENT cette hache par terre – je n'ai jamais dit que je voulais VRAIMENT que tu te coupes la main, espèce de … de … d'elfe !
- Oui, Mr Malfoy, maître !
- Bien. Et surtout je veux que tu m'expliques le pourquoi de toute cette agitation.
Draco regretta immédiatement de s'être intéressé – pour une fois ! – aux états d'âme des elfes de maison quand il vit les yeux de Dobby se remplir de larmes.
- C'est Maître Harryyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !, couina la petite créature sur un ton suraigu.
Draco regretta de nouveau que sa dignité de Malfoy lui interdise formellement de se boucher les oreilles. Un Malfoy ne se bouchait pas les oreilles, le bruit environnant dut-il dépasser les 100 décibels.
Merlin tout puissant, Pourquoi était-il un Malfoy ?
- Dobby est un méchant elfe ingrat, Monsieur, et il ne doit pas critiquer ce que Maître Harry fait, Monsieur, mais Dobby…
L'elfe éclata en sanglot, et Draco soupira intérieurement.
La dernière fois qu'il s'occupait d'un elfe de maison ! La dernière !
- Dobbyyyyyyyyyyyyyyyyy ne peut pas s'empêcher (sanglot) de penser que Maître Harry a exagéréééééééééééééééééééé (sanglot dramatique). Le Maître a dit à Dobby que ce n'était pas la peine qu'il fasse le ménage partout, et que Dobby devait se reposer mais Dobby pense que …
- Harry exagère toujours, Dobby, affirma Draco en examinant ses ongles impeccablement manucurés, je n'ai pas attendu ton avis pour le lui dire.
- Maître Harry a donné un salaire de 40 GALLIONS par mois à Dobby ! hurla l'elfe avec désespoir.
Draco ouvrit de grands yeux.
- Et bien félicitations, Dobby. Voila qui fait de toi la créature magique la mieux payée de toute l'histoire de l'empire britannique.
Potter avait toujours aimé sortir de l'ordinaire, se dit Draco, mais là, il a peut-être effectivement un peu exagéré.
- Arrête de pleurer, Dobby, fit-il par ordonner, agacé des cris de désespoir ininterrompus de la bestiole. Je vais m'occuper de ça avec Harry.
Pour couper court aux remerciements de l'elfe, tout aussi stridents que son accablement précédent, le sorcier dut l'envoyer nettoyer tous les cuivres de la maison.
Et en plus, l'elfe était content.
Lorsque Harry fut de retour chez lui, qu'il eut râlé sur le Serpentard sans gêne qui squattait son salon, que Draco ait répliqué sur la mauvaise qualité des livres de la bibliothèque du gryffondor, bref, une fois que les deux sorciers eurent courtoisement échangé quelques insultes pour se dire bonsoir et se souhaiter bon appétit avant de se mettre à table, Draco lança enfin le sujet.
- Potter, Dobby a un problème.
L'imbécile bien intentionné ouvrit immédiatement de grands yeux inquiets.
- Il a trop de travail, c'est ça ? Je savais bien que j'aurais du prendre un autre elfe pour l'aider, mais il a tellement insisté que…
Et là, Draco comprit un des plus grands problèmes de Harry.
Harry était un né-de-moldu.
Bien sûr, ses deux parents étaient des sorciers, mais tout le monde oubliait un peu vite que l'étoile du monde sorcier avait été élevé par des moldus, dans un univers dépourvu de magie, jusqu'à ses onze ans.
Or, personne n'avait vraiment pris le temps de combler ses lacunes en matière d'environnement magique : il avait appris le monde sorcier comme on « apprend » un pays étranger, avec ses coutumes bizarres et ses mœurs incongrues, un pays certes formidable et attirant, mais qui reste « étranger ».
Et ça, cela n'avait jamais changé. C'est pourquoi des choses qui paraissaient banales à Draco semblaient étranges à Harry : le Survivant conserverait tout sa vie le monde moldu comme norme, et le monde magique comme « pays étranger ».
Draco se sentit soudain triste pour Harry, et ce fut ce sentiment qui l'empêcha de traiter de débile profond le gryffondor inquiet assis en face de lui :
- Potter, expliqua-t-il d'une voix calme, les elfes de maison considèrent comme gratifiant que leurs maîtres les fassent travailler dur : pour eux, c'est un signe de confiance. Un peu comme…
Le serpentard rassembla toutes ses (maigres) connaissances du monde moldu pour trouver une comparaison compréhensible par l'autre imbécile.
- … Un peu comme quand tu laisses l'empreinte magique de ta maison à un domestique, tu comprends ?
Aïe, ça ne devait pas être ça, le gryffondor le regardait d'un air perplexe.
- Tu veux dire quand tu laisses tes « clefs » ?
- Oui, bref, je ne sais pas comment les moldus ferment leurs maisons. Toujours est-il que les elfes aiment travailler. C'est dans leur nature : un elfe qui ne travaille pas, c'est comme une chouette qui ne vole pas, ça n'est pas heureux.
- …Tu crois ?
Harry n'avait jamais vécu avec des elfes de maison, se répéta Draco.
- Alors Dobby veut … travailler plus ?
Draco hocha vigoureusement la tête et, pris d'une inspiration soudaine, claqua des doigts.
- Tu sais quoi, Potter ? Diminue le salaire de Dobby de moitié.
Potter le fixa avec un air halluciné.
- Fais-moi confiance, Potter, voyons ! On dirait presque que tu ne me fais pas confiance !
- …, fit le gryffondor, conservant un silence poli.
- Hey!
Depuis cette discussion et la diminution immédiate qu'avait subi son salaire, Dobby fredonnait joyeusement en récurant toute la maison de Potter et roucoulait de manière hystérique dès qu'il apercevait Draco.
- Dobby est tellement content que Maître Harry et Monsieur Malfoy aient passé une soirée tranquille, Monsieur !
- …Pardon ?!
Draco eut soudain un horrible soupçon : est-ce qu'il ne s'était pas fait roulé dans la crotte de doxis séchée par un elfe de maison, qui avait profité de lui pour faire diminuer son salaire, augmenter son travail et essayer de le concilier avec son imbécile de maître pendant une soirée ?
…
C'était la dernière fois que il s'occupait d'un elfe de maison !
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Mais les bonnes actions que l'ancien Garçon-qui-a-survécu et actuel Sauveur des mondes sorcier, moldu et extraterrestre (si ça se trouve !) réunis ne s'arrêtaient pas là, bien entendu.
En fait, Potter avait une telle capacité à compatir et à vouloir aider les autres que Draco trouvait cela pathologique – et bien que le crétin de Gryffondor ait refusé avec la dernière vigueur d'en parler, il était persuadé que le mage-psychiatre que le Balafré était obligé de consulter depuis la fin de la Guerre serait d'accord avec lui.
En effet, Harry fournissait aussi un toit occasionnel à Maugrey-Fol-Œil, le vieil auror paranoïaque que le Ministère, soucieux d'occulter les mauvais souvenirs de la Guerre, avait mis en retraite anticipée.
Le vieil homme vivait très mal son retour à la vie civile, et comme Potter s'inquiétait pour lui (mais Potter se serait de toute façon fait du souci pour un vampire en manque), le vieux grincheux débarquait quasiment tous les soirs pour squatter la maison de Potter, se faire offrir un verre de Bourdon-de-dragon et discuter des heures avec les autres invités.
oOo
Draco passa discrètement la tête dans l'entrebâillement de la porte du salon, et soupira de soulagement.
Il était le premier arrivé.
- Et voilà le squatteur numéro un ! s'exclama le gryffondor qui remettait une bûche dans le feu de la cheminée. Alors, tu as arnaqué beaucoup de monde au cabinet aujourd'hui, Maître Malfoy ?
- Va te faire besogner par un hippogriffe, Potter, répondit Draco en s'écroulant sur « son » canapé pendant que Dobby se précipitait pour lui présenter un verre de vin chaud. Les autres ne sont pas encore là ?
- Non, Ernie devrait arriver dans une heure, il avait son groupe de soutien ce soir. Je ne sais pas quand Snape arrivera, mais Maugrey ne devrait pas tarder.
Draco soupira profondément, ce qui n'échappa pas à Harry qui lui lança un regard sévère.
- Et essaye d'être gentil avec lui.
- Mais je suis gentil avec lui, Potter ! s'exclama Draco avec une mauvaise foi que ses ancêtres eussent applaudie des deux mains. Seulement admets que les conversations quand ce cinglé…
- Malfoy!
- …est là sont franchement bizarres !
- Je ne vois pas pourquoi tu dis ça, affirma hautement le gryffondor. Tu es juste fâché contre lui parce que la dernière fois, il t'a posé des questions sur les cachettes des Mangemorts dont ton père t'avait parlées. En fait, tu boudes comme un gamin, c'est pitoyable.
- Je ne boude pas, Potter. Un Malfoy ne boude pas. Même quand un vieux paranoïaque aigir demande des choses qu'il n'avait pas à me demander ! Et cesse de secouer la tête !
- Ernie doit se préparer pour le concours de l'école d'aurors, c'est normal que Maugrey le fasse profiter de son expérience, non ?
- Peut-être, Potter, mais c'est perturbant de parler de ça dans une soirée. Comme l'avant dernière fois ! Tu te rappelles l'avant dernière fois ?!
- Euh…Oui, bon… C'était tout de même intéressant, non ?
- Oh oui, les recommandations de Maugrey sur les milles et une façons d'immobiliser efficacement un suspect ! La destruction de baguettes n'est pas légale, Potter, pas plus que le fracturage des membres ! Quand à l'aveuglement définitif, le jour où ce serait légal, j'avalerais volontiers un bol d'essence de Murbap non distillée ! Et Ernie qui prenait des notes !
La langue du serpentard l'avait d'ailleurs démangé de faire une remarque bien sentie sur les poursouffles stupidement influençables et l'attitude peu griffondoresque de Maugrey, mais bien entendu, un regard de Saint Potter avait suffi à le faire taire.
- Maugrey est content d'en parler, déclara Potter sur un ton définitif, comme si cette affirmation réglait le problème.
- Pourquoi ? Quel homme équilibré serait content de parler de carnages, d'arrestations et de cachettes de mangemorts dans une soirée, par Merlin ?!
Harry mit une nouvelle bûche dans le feu et soupira, presque imperceptiblement pour quelqu'un qui ne le connaissait pas.
- …Potter ?
- Il ne connaît que ça, Malfoy. Les arrestations, les …mangemorts et son boulot. C'est toute sa vie. Presque tous les gens qu'il fréquentait, c'était dans le cadre de son travail d'auror ou dans l'Ordre. Mais ses anciens collègues l'évitent maintenant, pour ne pas se faire mal voir du Ministère…
Le gryffondor regarda ses mains, soudain vulnérable.
- Un peu comme…un pestiféré.
Mais Draco savait ce que Harry avait failli dire.
« Un peu comme moi. »
Le serpentard grogna pour dissimuler sa gêne.
- Bon, grommela-t-il en portant son verre à ses lèvres, je suppose que je pourrais faire un petit effort avec le vieux grincheux – mais vraiment un tout petit.
Et l'imbécile balafré lui envoya un grand sourire enthousiaste.
Ce fut peut-être à cause du sourire, peut-être à cause d'une sorte de compassion ; Mais quand Draco parla avec Maugrey, bien plus tard dans la soirée, il s'aperçut que l'ancien auror conservait, entre ses souvenirs de chasse, un monceau de lassitude tenace.
- Je suis désolé, petit, grogna-t-il à l'intention de Draco. Pour la dernière fois, précisa-t-il, j'aurais pas t'embêter avec ton père.
Stupéfait, ce dernier ne sut quoi répondre.
Etait-ce vraiment à l'auror de s'excuser auprès d'un fils de mangemort ?
Draco, malgré sa mauvaise fois héréditaire et ses capacités exceptionnelles pour se trouver des excuses, n'en était pas totalement convaincu.
- Ca a pas du être drôle pour toi non plus, depuis la fin de la Guerre, je me trompe ?
- Pas vraiment, admit Draco.
- Dommage. T'es jeune, expliqua-t-il devant l'air sidéré de Draco, et t'es plutôt malin, vu comment t'as roulé le ministère dans la crotte de doxis séchée avec ton manoir. Tu méritais pas d'atterrir…là bas.
Draco reprit une respiration qu'il n'avait même pas eu conscience de retenir, soulagé que l'ancien auror ait eu le tact de ne pas prononcer le mot « azkaban ».
- T'as l'air surpris.
- Je…ne m'attendais pas à ça…
Maugrey ricana, et Draco s'aperçut que son air de plus en plus décrépi était du aux rides qui se creusaient sur son visage, et pas à de nouvelles cicatrices, comme il l'avait d'abord cru.
- Ecoute moi bien, Gamin, ce que je vais te dire, ça va paraître bizarre de la part d'un vieux croulant comme moi, mais je suis pas encore gâteux. J'ai tout fait dans ma vie, j'ai fait des choses malfaisantes, autant pour moi que pour les autres, des choses inutiles aussi. La magie noire, c'est tout ce que je connais. J'en ai certainement vu plus que certains mangemorts n'en connaissaient. Mais je sais reconnaître un type bien d'un salaud, et toi, même si tu t'en donnes l'air, t'es pas un salaud.
Son œil magique loucha brièvement sur Draco et il grimaça un sourire.
- Pas encore, du moins.
Draco comprit que le vieil homme voulait plaisanter, et lui sourit en retour.
- Ne le dites pas à Potter, il serait déçu.
Maugrey lui envoya un monstrueux clin d'œil complice.
- T'enquiètes, petit. Ca lui manquerait, si il savait que t'es sympa.
- Brrr, frissonna Draco, faussement horrifié, que Potter sache que je suis un…type bien…
- Et que vous arrêtiez de vous taper dessus comme des gamins moldus. L'horreur, hein ?
- Insoutenable.
Les deux hommes se sourirent par-dessus la table du salon.
ooOoo
Draco Malfoy se sentait très fatigué parfois, quand il réfléchissait un peu plus profondément que d'habitude à ce qu'ils avaient tous été avant la Guerre, et à ce qu'ils étaient devenus maintenant.
Oh ! il n'était pas un idiot de gryffondor qui se réfugiait dans le déni, et soutenait mordicus que tout allait très bien, merci.
Lui était un serpentard lucide, qui regardait les choses en face et il se rendait très bien compte que…
Que ce n'était plus pareil.
Maugrey boitait de plus en plus, et, malgré ce qu'il disait, ce n'était pas uniquement à cause de la pluie.
Ernie avait parfois les mains qui tremblaient et un regard vide, Draco ne parvenant pas à décider si c'était du à la bouteille ou à la dépression ; peut être aux deux ?
Snape vieillissait seul dans une méfiance générale…
Enfin, seul, seul… C'était vite dit…
Draco songeait parfois avec énervement qu'il avait certainement subi l'influence débilitante de l'exemple de la générosité de Potter, ce qui n'était pas l'un des moindres dommages de la Guerre.
En effet, Draco hébergeait désormais son parrain, Severus Snape.
Si l'homme avait été lavé de toute accusation de crimes de guerre, il n'avait reçu ni médaille ni récompenses, et la nouvelle direction de Poudlard, y compris Diggory père le Bien-pensant, n'avait pas jugée bon de le réengager après la chute de Voldemort.
Draco avait transplané chez son parrain dès qu'il avait appris la nouvelle, mais Severus Snape l'avait rapidement rassuré pendant qu'il le faisait asseoir dans son salon et qu'il lui servait un whiskey-de-feu d'excellente qualité.
Les serpentards restaient dignes en toute circonstance : quand un serpentard perdait son travail, ses perspectives d'avenir et toute chance que son œuvre héroïque ne soit jamais reconnue, il offrait un verre de whiskey-de-feu.
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- Le ministère est extrêmement pratique, surtout le département des langues-de-plomb, déclara l'ancien professeur avec un rictus de suprême dédain qui, mieux que des mots, exprimait ses sentiments envers la fonction publique sorcière en général et les Langues-de-plomb en particulier.
- Bien que tous considèrent que ma … participation à la Guerre ne mérite pas d'être reconnue publiquement, on pense également que mes talents en matière de potions ne doivent pas restés inutilisés pour… comment ont-ils dit, déjà ? Pour « le bien commun de la communauté sorcière ». Il a donc été décidé – avant que je ne sois au courant – que je serais le préparateur officieux du département.
- « Officieux », Parrain ?
- Oh, je ne te l'ai pas précisé ?
Snape avala d'un coup le reste de son whiskey.
- Le préparateur officiel sera Horace Slughorn.
Il ricana.
- En récompense de sa « participation décisive » à la Seconde Guerre noire.
Draco ricana à son tour ; la seule participation du vieil arriviste avait été de rejoindre l'ordre du Phoenix une fois certain que Potter avait bien envoyé Voldemort de Profundis. Le Sauveur ne pouvait d'ailleurs pas le voir en peinture.
- Pourquoi avoir accepté une chose pareille ?, demanda-t-il avec impatience
- Parce que je suis fatigué de me battre, Draco, répondit au tac au tac Snape.
Et pour la première fois de sa vie, Draco se rendit compte que l'homme était vieux.
- Peu m'importe les médailles et tout le reste. Dumbledore est mort mais je sais qu'il aurait approuvé mes actes jusqu'à la fin. Cela me suffit. Maintenant…
Draco, stupéfait, s'aperçut que son parrain était à peu près aussi seul que lui.
- Maintenant que je ne suis plus le directeur de Serpentard, je veux juste un emploi assez prenant pour m'occuper et un salaire suffisant pour finir dignement ma vie.
Cet homme sombre et droit, terreur des jeunes sorciers britanniques, n'avait pas de femme, pas d'enfants, pas de famille, et la plupart de ses amis, que l'on pouvait déjà compté sur les doigts d'une main avant le début du conflit, étaient morts pendant la deuxième guerre noire.
Draco sentit son cœur se serrer.
Et les mots sortirent de sa bouche sans qu'il puisse les arrêter.
- Parrain ?
- Oui, Draco ?
- Et si vous habitiez chez moi ?
Draco, stupéfait de ce qu'il venait de dire, vit Snape, d'abord aussi étonné que lui, se raidir brusquement.
- Je ne veux pas de votre pitié, Draco, répondit L'ancien professeur d'une voix sifflante.
- Ce n'est pas le cas.
Draco se sentit soudain aussi fatigué que Severus semblait l'être.
Peut-être qu'ils avaient davantage changé qu'il ne croyait ?
- J'en avais assez d'être un fils de mangemort, mais maintenant j'en ai plus qu'assez d'être un héros de la Guerre. Tous ces crétins… C'est comme pour Har- Potter, tout le monde nous encense – ou nous traite comme des vétérans complètement cinglés…
Potter et lui dormaient trois heures par nuit... quand ils étaient complètement épuisés.
Potter bondissait en position d'attaque quand une jolie fille posait sa main sur son bras pour attirer son attention.
Draco ne se séparait jamais de sa baguette.
Potter avait une peur panique du noir.
Draco devenait hystérique dans une pièce de moins de 20 mètres carrés.
Potter, l'invincible sauveur des mondes, s'évanouissait aussi vite que s'il transplanait dès qu'un ancien ami de Poudlard tentait de l'approcher.
Draco se raidissait à s'en faire mal aux muscles si quelqu'un prononçait devant lui les mots « Askaban » et « détraqueurs ».
Peut-être que la Guerre les avait fait dégénéré, après tout ?
Severus l'avait sondé de son regard impénétrable, sondant ses intentions, et s'était finalement détendu.
- Il est vrai, finit-il par déclarer après un silence, qu'être récompensé par Scrimegour a du être une épreuve particulièrement éprouvante.
Draco eut une petite moue dégoûtée, qui rappela à Severus le visage de Narcissa Black lorsqu'elle croisait un né-de-moldu dans les couloirs de Poudlard.
Cela fit sourire l'ancien maître des potions, sans chagrin, pour une fois.
Juste avec un brin de nostalgie, et la satisfaction de voir que certaines choses ne changeront décidément jamais.
- Non, le pire, c'était la remise de cette médaille par le Premier Ministre moldu !
- Un Malfoy-Black récompensé par les institutions moldues…
Snape eut un frisson et Draco crut qu'il avait froid.
- Je n'ose imaginer la tête de votre mère si elle avait assisté à ça…
Mais son parrain rejetta sa tête en arrière, et éclata de rire.
oOo
L'affaire avait été conclue avec une remarquable rapidité, et Snape avait transporté ses pénates chez Draco, et, il fallut bien le reconnaître, chez Potter, dans la mesure où Draco passait tellement de temps chez l'imbécile de gryffondor que son propre manoir était presque une résidence secondaire.
Snape lui fit d'ailleurs remarqué que ce n'était pas la peine de dépenser autant d'énergie pour récupérer sa demeure familiale si c'était pour passer toutes ses soirées à se disputer avec le Gryffondor dans le salon de ce dernier.
Mais bon…
ooOoo
Draco remachait tout ça en relisant pour la vingtième fois, après le départ de Potter, le fameux rapport de Police.
D'accord, Potter avait un putain de complexe du Sauveur, et ne pouvait pas voir un gosse se faire bousculer par un autre sans revêtir immédiatement sa cape de Merlin, et voler à son secours, même et SURTOUT quand on ne lui avait rien demandé.
Mais qu'est ce que cet idiot avait besoin de faire un scandale dans un refuge pour animaux magiques, et d'hospiller le gérant et les employés en affirmant haut et fort que les chats vampires finlandais et les hippogriffes du refuge étaient mal traités?!!!
En plus, Malfoy était persuadé que, malgré ses recommandations avisées d'avocat qui connaissait son métier, Potter allait illico retourner au refuge et adopter un animal, qui serait, bien sûr, le plus maltraité et donc le plus hargneux du refuge.
Il se dit que, décidément, Potter était complètement cinglé.
Mais il se dit aussi que Potter recommençait enfin à sourire pour rien et à chanter faux sous sa douche.
Il se rappela que Ernie prenait de nouveau, depuis quelques temps, ses airs pontifiants et solennels qui énervaient tout le monde du temps de Poudlard.
Il pensa que Maugrey et Snape avaient pris l'habitude de ronchonner de concert contre la stupidité des hommes politiques en général et du ministre en particulier, au point qu'ils organisaient des soirées de lecture de journaux dont la conclusion était invariablement le déclin irrémédiable du monde magique, ce qui semblait étrangement les mettre en joie.
Il se dit que Dobby avait repris cet air de dévotion béate propre aux elfes de maison heureux.
Il se dit enfin que, lors des longues soirées d'hiver, Snape et lui avaient repris l'habitude de critiquer les griffondors en sifflant une bonne pinte de biérraubeurre, rien que pour le plaisir de voir Potter devenir rouge d'indignation.
Et puis, tant que Potter continut à recueillir toutes les âmes perdues du monde magique, ça veut dire que les choses ne vont pas si mal, conclut finalement Draco, soudain de bien meilleure humeur, en finissant sa tasse de café.
Il allait s'inviter chez Potter avec Snape, boire un bon coup, bavarder avec Ernie et Maugrey, terroriser gentiment Dobby, et embêter Potter jusqu'à lui faire piquer une de ses crises de colères célèbres dans tout le monde sorcier.
Oui, une excellente soirée en perspective.
ooOoo
FIN (de l'épisode)
Yatta! C'est fini! Et Deux OS, deux!
Toujours pareil, pas de chantage à la review, je continue de toute façon.
Mais si vous aimez, hésitez sourtout pas à me le dire !
Petites notes
(1) LOL ! Souvenir de mes cours de latin en hypokhâgne (j'ai tenu 6 HEURES ! 6 heures de latin dans ma vie, un record) Non, je blague, j'adore l'histoire du monde latin, et en plus, je suis allée à Rome cet été.n Mais je suis imperméable aux charmes de la langue latine.
Vade retro Satanas ! Arrière, Satan ! (cri de ferveur des chrétiens face au chef des enfers, utilisé dans les exorcismes)
Errare humanum est, perseverare diabolicum ! « L'erreur est humaine, persévérer est diabolique » C'est la version complète du proverbe ecclésiastique bien connu (et oui, c'est un proverbe d'origine religieuse), mais tout le monde s'arrête à « l'erreur est humaine », alors que l'église catholique s'intéresse surtout à la deuxième partie du proverbe.
Veni, Vidi, Vici ! je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu ! Jules César, notre Jules, devant . Evidemment, toutes les lectrices perspicaces auront comprises que Jules l'a gagné, sa foutue bataille !
Ave Cesar, Moritum ni te saluant ! César, ceux qui sont mourir te saluent ! Phrase rituelle des gladiateurs avant de combattre dans les Jeux du Cirque.
Mare nostrum ! (1)
(2) véridique ! j'ai lu ça sur internet, il parait que c'est souverain contre la gueule de bois. Perrier (ou une boisson gazeuse) + jus de citron + un œuf + aspirine(s).
