Bonsoir à tous et à toutes ! Comme promis le chapitre numéro de 2 de Lines ! J'espère qu'il vous plaira autant que le premier xD Aller, bonne lecture !


Titre : Lines.

TV Show : The 100

Pairing : Clexa

Rating : M

Disclaimer : Les personnages de The 100 ne m'appartiennent pas.


.LINES.

.CHAPITRE II.

.Tous ensemble.


À l'est du centre-ville, dans un parking sous-terrain, deux membres des Skaikru se faisaient face, près d'une paire de SUV noirs. Le parking était plein d'autres véhicules, des tout-terrains comme des sportives. Une arme à la main, un grand homme, métisse et vêtu d'une combinaison de sécurité noire, était assis sur le rebord du capot de l'un des SUV. Face à lui, une jeune blonde, visiblement en colère.

« Wells ça va pas, tu vas pas le suivre tout seul ! L'embuscade a échouée, ce n'est pas la peine de continuer !

- On n'a pas le choix !

Le prénommé Wells tourna les talons et fit face au SUV. Il ouvrit la porte du passager, jetant le pistolet qu'il tenait dans les mains sur le siège. Il ferma la porte et sentait toujours son regard sur son dos. Il soupira.

- Il va nous conduire à leur QG.

- Je viens avec toi.

Wells se tourna définitivement vers elle.

- Clarke.

- Un pilote a toujours besoin d'un copilote. »

Clarke s'avança vers son ami et sans un mot de plus, elle entra dans le SUV, côté passager. Elle en profita pour s'emparer de l'arme de son ami, bien déterminée à l'utiliser si besoin. Sans attendre, Wells monta dans le véhicule et mit le contact.

« Tu sais t'en servir ? dit-il, en parlant du pistolet.

- Mieux que quiconque, répliqua Clarke, qui caressait l'arme de ses doigts fins.

Une fois sorti du parking, Wells alluma le GPS et ordonna à Clarke de localiser l'homme qu'ils cherchaient.

- Il est à moto, précisa-t-il.

Clarke lança le logiciel de traçage. Wells se dirigeait déjà vers le quartier des Grounders, sachant très bien qu'il se rendait là-bas. Une minute plus tard, et le logiciel localisa leur cible.

- Il est à avenue des Redwoods.

Wells appuya sur l'accélérateur, il passa par des ruelles, utilisant des raccourcis. Il connaissait le chemin vers leur territoire par cœur, et connaissait chaque recoin de cet endroit de la ville. Quelques minutes plus tard, une moto leur passa devant.

- C'est lui ! » s'exclama Wells en se mettant à la poursuite du motard.

Clarke ouvrit la fenêtre par réflexe et chargea le pistolet. Elle sortit de sa poche, le bandana qu'elle gardait toujours sur elle en cas de conflit et l'enroula autour de la partie inférieure de son visage. Elle enfila sa capuche et se détacha.

« Wells, sois le plus stable possible !

- Vise-lui les bras ou les jambes ! »

Clarke sortit sa tête, puis ses bras de la voiture. Elle manqua de perdre l'équilibre plusieurs fois, le motard les entraînant dans des ruelles, des chemins et des passages peu fréquentés et dangereux. Mais il en fallait plus pour Clarke. Elle ferma un œil et visa tout d'abord, le bras de sa cible. Mais il leva celui-ci, formant une espèce de « L » avec ses doigts. Elle eut un très mauvais pressentiment, et rentra très vite dans la voiture. Un coup de feu plus tard et Wells perdit le contrôle de sa voiture.

« Putain de merde ! Ils ont touché la roue ! »

Clarke pesta. Elle ressortit par la fenêtre et pointa son arme sur le motard. Elle visa la jambe et n'hésita pas. Elle tira.

Boum.

Echo.

« Tu l'as eu !

- Wells il nous tend un piège ! On est déjà passés par là !

- Descend !

- Quoi ?!

- Descend Clarke ! »

Wells se tourna brusquement vers la blonde et ouvrit la portière du SUV, la poussant hors du véhicule. Clarke heurta violemment le sol, roula sur plusieurs mètres, mais Wells ne roulait pas assez vite pour que sa chute soit dangereuse ou même mortelle. Elle se leva après plusieurs secondes passées à comprendre ce qui était en train de lui arriver, et elle chercha le flingue qu'elle tenait quelques secondes plus tôt. Introuvable. Elle ne voyait rien. Elle leva la tête et observa les lieux. Elle était dans une rue complètement déserte. Elle se leva et trouva une ruelle, elle courut et s'accroupit derrière une poubelle. Ça doit en grouiller par-là, mais pourquoi Wells m'a-

Boum.

Echo.

« Putain ! » hurla-t-elle.

Elle avait peur pour son ami. Mais surtout pour elle. Elle chercha dans ses poches, sortit son téléphone portable et, malgré ses mains tremblantes à cause du froid, elle envoya un texto à la première personne à laquelle elle pensa.

Moi – 22:29

Viens me chercher ! Je crois que Wells s'est fait tirer dessus, il m'a éjectée de la voiture je ne sais pas où je suis !

Elle n'attendit pas longtemps avant de recevoir une réponse.

Reyes – 22:30

Oulah, on se calme Griffin. Ne bouge pas, on arrive dans 20 minutes.

Elle soupira et rangea son téléphone. De son autre poche, elle sortit un objet qui avait une toute autre utilité. Son couteau fétiche. Elle regarda la lame grise et taillée par ses soins pendant plusieurs minutes. Ça l'apaisait. Elle en profita pour se regarder dans le reflet que lui procurait celle-ci, histoire de voir si son bandana et sa capuche étaient bien mit. Quelques mèches blondes dépassaient. Alors qu'elle était en train de les remettre en place, un bruit de porte qui s'ouvrait se fit entendre. Elle ne bougea plus et resta cachée derrière sa poubelle. S'en est un, se dit-elle, un Trikru. Le Trikru marchait d'un pas pressé, il semblait chercher quelque chose. Clarke l'observa de sa cachette. Il, ou elle, n'était pas très grand, ne dépassant pas le mètre soixante-dix. Elle pouvait se permettre de combattre au corps-à-corps si la situation dégénérait. Mais elle préféra éviter d'attirer son attention et attendit qu'il s'en aille. Elle arrêta de respirer lorsqu'il s'approcha de la poubelle derrière laquelle elle était cachée, mais il repartit tout de suite vers la porte. Elle soupira, mais lorsqu'elle voulut ranger son couteau dans sa poche, un coup de vent poussa la poubelle sur elle. Par peur, elle repoussa l'objet avec ses jambes qui tomba, la mettant totalement à découvert. Merde !

Le Trikru se retourna. Elle avait glissé derrière les autres poubelles, puis la voiture. Elle n'avait pas le choix, elle devait le combattre. Elle observa les moindres faits et gestes de son futur adversaire et lorsqu'il fut totalement dos à elle, elle sortit de derrière la voiture et l'attaqua sans retenue. Elle parvint grâce à ses talents de combattante, à lui faire lâcher son arme. Mais sur le plan physique, son adversaire était au-dessus, et elle se trouva clouée au sol.

« T'es mort. » lui dit-il.

Il la tira, lui forçant à se redresser et par réflexe, Clarke sortit le couteau de sa poche et le pointa au niveau de la gorge de son adversaire. Elle le regarda dans les yeux. C'est une fille, conclut-elle, elle a de beaux yeux. En effet, elle s'était littéralement perdue dans ses yeux d'un vert clair, pur et intense. Mais elle n'allait pas flancher. Jamais de la vie.

« T'es mort. » ironisa Clarke.

Elle poussa sur sa main qui tenait le couteau mais elle était retenue par son adversaire, qui semblait toute aussi déterminée qu'elle.

Boum.

Echo.

Wells ! Clarke leva la tête, mais elle se rendit vite compte de son erreur et fut violemment poussée en arrière par la Trikru qui accourut vers son arme perdue un peu plus tôt. Clarke se tourna et glissa sous la voiture, une fois de l'autre côté du véhicule, elle courut de toutes ses forces vers une rue plus éclairée et sortit son téléphone de sa poche.

Reyes – 22:43

On est devant un magasin de disques rétro. Tourne à droite, puis prend la ruelle sur ta gauche.

Elle leva machinalement la tête et suivit les instructions de son amie. À droite. À gauche. Et effectivement, elle tomba sur un SUV noir identique à celui de Wells, mais avec des conducteurs différents. Sans attendre, elle monta à l'arrière et le véhicule démarra.

« Qu'est-il arrivé à Wells ?! demanda Clarke, essoufflée.

- Il s'est fait tirer dessus.

Le chauffeur semblait tendu.

- Bellamy, calme-toi ok ? Clarke n'y est pour rien.

- Je sais Raven, ne t'inquiète pas. Vous auriez juste du nous prévenir que vous partiez.

Assise côté passager Raven, qui n'était autre que « Reyes », se tourna vers Clarke.

- Ça va aller ok ? Wells s'en sortira. On ira le récupérer. »

Clarke hocha la tête. Elle s'en voulait d'avoir laissé Wells s'occuper du Trikru seul. Elle avait été éjectée de la voiture sans pouvoir se défendre, ni comprendre les actes de son ami. Clarke et Wells étaient des amis d'enfance, et Thelonious, le père de Wells était l'un des chefs des Skaikru. Il avait tout fait pour ne pas que son fils devienne l'un des leurs, mais Wells tenait faire partie de son monde, celui des clans, des coups de feu, du combat, du trafic et du sang. Inconsciemment, il avait entraîné Clarke avec lui, et tous leurs amis, dont Bellamy et Raven. Tous étaient très jeunes, mais très prometteurs au sein des Skaikru, ils avaient tous une tâche, un rôle phare et particulier au sein du clan. Bellamy était un meneur et un chauffeur stable, autoritaire, patient, mais c'était surtout un homme de confiance. Raven était le cerveau de la bande. Elle était la seule qui savait à 100% ce qu'elle faisait et elle était surtout en charge des missions de traçage, de piratage ou de décryptage. Clarke, elle, était une stratège. Elle était très peu sur le terrain, mais ses talents au combat n'étaient pas en dessous de ceux de Bellamy. Elle faisait souvent équipe avec Wells, qui était un homme de terrain. Ils arrivèrent au quartier général des Skaikru, le Jaha Hotel. Bellamy entra dans le parking souterrain privé de l'hôtel, là ou Wells et Clarke se trouvaient une heure plus tôt. Il gara le SUV et ils sortirent du véhicule, allant chercher leur voiture personnelle. Bellamy salua ses deux amies qui montèrent dans la même voiture, celle de Raven.


« T'es prête ?

- Pas encore ! »

Lexa entendit son frère pester derrière la porte. Elle posa sa brosse à dent, se lava la bouche et se redressa pour se voir dans le grand miroir circulaire qui lui faisait face. Elle sourit : aujourd'hui était un jour très spécial. Elle devait être au top. Elle chercha dans sa trousse de toilette et sortit de quoi s'enjoliver un peu. Ils étaient rentrés à 23 heures du bar avec Lincoln et ils avaient passé la soirée à regarder des films, Lexa étant trop angoissée et pressée d'être à la rentrée. Ils avaient dû se coucher vers 3 heures du matin, et le réveil à 7 heures ne faisait pas trop de bien à la belle brune qui tentait de cacher ses cernes naissants. Un petit coup de mascara et de rouge à lèvres lui suffisait largement. Elle n'avait pas besoin de se peindre de visage, de toute façon elle ne se maquillait qu'un jour sur deux, la flemme l'emportant la plupart du temps.

Elle arrangea ses cheveux, se parfuma un peu et décida – enfin – de sortir de la salle de bain de son frère. Une fois dans le couloir, elle croisa son frère qui s'empressa d'entrer dans la pièce qu'elle venait de quitter, lâchant un « c'est pas trop tôt, on va être en retard à cause de toi ! » ce qui valut un sourire accompagné d'un ricanement de la part de la brune. Elle se rendit dans la chambre d'ami où elle avait dormi et chercha des habits dans son sac. Elle avait déjà préparé sa tenue au moins une semaine avant. Elle commença par enfiler ses chaussettes, puis son jean bleu foncé à trous. Malgré l'arrivé de l'hiver, le froid était encore supportable, les températures avoisinant les 15 degrés Celsius. Elle mit un t-shirt à motif camouflage vert et une veste en laine noire, longue jusqu'aux genoux. Elle enfila son collier. C'était un collier très discret, c'était une goutte de la même couleur que ses yeux, accrochée à un fil fin et transparent. Elle mit sa montre, noire et dorée, ainsi que quelques bracelets, la plupart ethniques. Chacun d'entre eux avait une histoire. Par exemple, celui qu'elle mettait au même poignet que sa montre, était composé fines perles noires avec trois perles rouges. Lincoln avait le même c'était un cadeau de Titus, le jour où ils s'étaient fait adoptés. Les pensées de Lexa divaguaient, elle caressait chaque bracelet. Mais le bruit de la porte de la salle de bain qui s'ouvrait la tira de ses rêves. Elle ferma son sac et prit celui qui lui servait de sac de cours. Elle marcha d'un pas décidé vers le salon et enfila ses Timberland noires.

Lincoln arriva. Sa tenue était semblable à celle de sa sœur : Jean bleu troué, Trimberland noires, pull motif camouflage. Ils sourirent au vu de cette coïncidence et Lincoln alla éteindre la télévision qui faisait encore bruit de fond. Il prit son sac et ses clés situées sur une étagère à côté de la porte d'entrée. Lexa termina de faire ses lacets, puis se redressa. Ils se regardèrent pendant un court instant, puis Lexa baissa les yeux en direction de la jambe de son frère. Il hocha la tête, lui disant qu'il s'était soigné et soupira avant un bon coup :

« Prête ?

- Prête. »

Lincoln ouvrit la porte. Les voilà partis.

Ils arrivèrent sur le campus. Lincoln n'avait pas garé sa bécane à son endroit habituel. Il avait décidé d'accompagner sa sœur jusqu'à son amphithéâtre, histoire de lui montrer un peu les lieux et pour ne pas qu'elle se perde. Car ni elle, ni lui n'avait oublié l'enjeu majeur qu'impliquait le fait qu'ils étaient maintenant à la fac : leur cohabitation avec les Grounders. Lexa avait intégré la même formation que son frère : sciences et techniques des activités physiques et sportives. STAPS si vous préférez. Lexa avait comme projet de devenir professeur de sport. Lincoln lui, voulait intégrer l'armée. Mais la réunion de rentrée était dans un amphi situé dans le pôle Économie et Droit. Lincoln y avait déjà mis les pieds, il connaissait un peu. Toujours avec sa sœur, ils pénétrèrent dans l'immense bâtiment. Il y avait des élèves de partout, mais tous allaient sensiblement vers la même direction. Alors qu'ils commencèrent à les suivre, ils furent interpellés par une voix masculine.

« Bonjour ! »

Lexa se retourna.

« Heu… Bonjour ?

- Vous êtes en première année ? poursuivit-il.

- Je suis en deuxième année, intervient Lincoln, ma sœur vient d'entrer en première année de STAPS.

- Vous cherchez donc l'amphithéâtre numéro 12. Il est au sous-sol, l'entrée est sur votre gauche une fois que vous serez dans ce couloir.

- Merci beaucoup ! s'exclama Lexa.

- Avec plaisir. Je suis Thelonious, et vous ?

- Lexa, répondit timidement la jeune fille.

Ils s'écartèrent.

- Thelonious est prof de philosophie, il est un peu taré. C'est un Skaikru.

- J'avais bien remarqué. » grommela Lexa.

Lincoln l'enlaça une dernière fois avant de la laisser s'engouffrer dans la foule. Il soupira, priant pour qu'elle trouve Gaïa, Anya, Emori ou même Niylah, pour ne pas qu'elle soit seule. Lexa quant à elle, descendait déjà les escaliers qui menaient au sous-sol. Elle était en avance, puisqu'une foule d'élèves patientait dans le couloir. Elle chercha des têtes connues. Ça grouillait de Skaikru, il n'était pas difficile de les reconnaître, ils reluquaient tous Lexa de la tête aux pieds. La brune grimaçait lorsqu'elle reconnaissait certains d'entre eux, avec qui elle s'était déjà frottée. D'où le but d'avoir des masques lorsqu'ils se battaient éviter qu'on se reconnaisse. Son regard croisait certain des leurs. Et le temps s'arrêta. Inconsciemment, elle était entrée en phase de concentration intense. Le temps ralentit, petit à petit. Elle croisa ce regard. Très vite, elle reconnût ses cheveux. Toujours la même haine, toujours le même bleu.

« Lex' ! »

Elle se retourna, le temps reprit son cours. Elles étaient toutes là. Emori, Anya, Luna, Niylah, même Gaïa était là. Elle prit tout d'abord Anya dans ses bras et salua les autres. Tout de suite, elles commencèrent à discuter de tout et de rien. Comment s'était passé leur journée d'hier, en faisant impasse sur l'attaque des Skaikru. Des compliments sur leurs tenues « Le motif militaire te va à merveille Lexa ! ». Les potins s'en suivirent. La porte de l'amphithéâtre s'ouvrit. Très vite, tout le monde se précipita à l'intérieur, histoire d'avoir une place au fond. Lexa et ses amies se retrouvèrent dans le troisième rang à partir du fond, étant arrivées trop tard pour profiter des places les plus lointaines. Une dizaine de minutes étaient nécessaires pour que tout le monde puisse s'asseoir. L'amphi était énorme. Il pouvait contenir au moins cinq cent personnes. Certains escaladaient les tables, d'autre tombaient des escaliers, bref, la scène fit bien rire Lexa et ses amies.

On tapa des mains et tout le monde se tut immédiatement. La directrice de la fac en personne se tenait devant les premières années. Elle avait les bras levés et les baissa une fois que le silence le plus complet fut installé. La directrice était plutôt classe. Elle portait était grande, fine et portait une robe d'un rouge vif, qui la couvrait de ses épaules à ses genoux, épousant ses formes à merveille au passage. Son rouge à lèvre d'un rouge aussi puissant décorait son visage froid et impassible. Elle se mit au centre de la scène et prit la parole.

« Bonjour à tous. Je suis Alie, la directrice de l'Université. Comme vous le voyez, aujourd'hui est un jour très spécial. »


Et voilà ce chapitre est maintenant terminé ! Alors, il vous a plu ?

La semaine prochaine, Clexa prendra forme :D encore un peu de patience !

Bonne journée à toi :D