Et voici la deuxième partie... ah; pour ceux qui se demande. Oui l'humour indiqué se trouve bien dans cette partie.

Bonne fin de lecture!


Oh non! Mais qu'est-ce qu'il avait fait! Russia allait le tuer sur place quand il allait découvrir ça!

Toris Laurinaitis tremblait comme une feuille. Il l'avait encore fait, à croire que tous les vases se trouvant à moins d'un kilomètre de lui désiraient se briser. Et bien sûr Russia se faisait chaque fois une joie de le punir. Son dos s'en souvenait parfaitement. Et dire qu'il n'était pas revenu dans cette demeure depuis plusieurs années. Et évidemment c'est après toutes ces années d'absence qu'il trouvait le moyen de casser un des vases de la grande et terrifiante nation. La première connerie à faire il l'avait faite. Ça tenait de la malédiction divine à ce stade là. Ou alors c'était la malédiction russe…

- Gloups! Vite! Il n'y a pas de la colle dans le coin?

- Niet.

- Aaaah! Russia! Je… -les yeux violets se baissaient déjà vers le cadavre du vase-…ne faisais que casser, euh! Passer!…passer… Mea culpa! Mea culpa! Pardon! - La Lituanie se recroquevillait déjà sur elle. Fermant les yeux, le jeune homme attendait le coup de robinet qui ne tarderait pas à arriver.

La douce (trop douce) voix de Russia le fit rouvrir les yeux, un sursis?

- Depuis quand parles-tu latin Toris? - le géant se baissa et commença à rassembler calmement les morceaux brisés dans ses mains gantées.

- Oh mon dieu! America l'a livré en pâture à ses amis extraterrestres qui lui ont fait un lavage de cerveau! Cet homme n'est pas Ivan Braginski! - pour un peu Toris avait envie d'attraper l'inconnu par l'écharpe et de lui demander ce qu'ils avaient fait du vrai Russia, mais son instinct lui conseilla de ne pas tirer le diable par la queue. Visiblement son ancien tortionnaire était de très très bonne humeur, mieux valait en profiter et faire profil bas.

Le grand russe s'était déjà relevé et fixait de son regard rêveur le petit brun devant lui, s'amusant de son air paniqué: « Je peux savoir ce que tu es venu faire ici? Une soudaine lubie dans la casse de vases chers? ».

- Ah! Ça c'est Russia! Je le reconnais bien là, avec cette aura sinistre et…aaah! Mais pourquoi je m'en réjouis moi!

Le jeune homme sentait déjà ses jambes flancher, il prit son courage à deux mains et osa s'éloigner quelques secondes du maître des lieux pour aller chercher la raison de sa visite: « Je… avec les derniers hivers nous n'avions plus de pousses prometteuses, mais cette année les champs sont devenus magnifiques, et comme votre anniversaire est dans quelques jours je me suis permis de venir vous les offrir un peu en avance. Cette fois ils ne sont pas coupés, j'ai gardé leur racine et je les ai replantés, ils devraient tenir un peu plus longtemps…Russia? ». S'arrêtant dans son discours, l'énorme pot de tournesols dans les bras, il réalisa que son interlocuteur ne l'écoutait plus. Le regard violet fixé sur les immenses fleurs ressemblant à des soleils.

C'est vrai que Toris pensait chaque année à lui envoyer ne serait-ce qu'une carte pour son anniversaire et pour le nouvel an (était-ce du masochisme inconscient?). Bien sûr, il avait très vite réalisé que la Lituanie ne s'occupait plus de lui apporter des tournesols, fleurs qu'il affectionnait particulièrement, mais il s'était dit que c'était une vengeance personnelle de la part du jeune. Il ne s'attendait pas du tout à ce qu'il revienne un jour avec ces si belles fleurs comme un petit chien, tout content de faire plaisir à son maître. Un sourire se dessina sur ses lèvres pâles, rendant l'autre nation encore plus nerveuse. Les sourires de Russia n'étaient jamais bienveillants. Il posa sa main sur la tête brune, ignorant les tremblements sous sa paume, et se mit à caresser les cheveux mi-longs de Toris.

- Exactement comme un chien…

- Vous…vous avez dit quelque chose Russia? Pitié! Qu'il retire sa main avant de me broyer le cerveau!

- Hum? Niet. Et si tu restais boire un verre avec moi, ton voyage a dû te fatiguer, installe-toi je m'occupe de tout. - retirant sa main, l'immense pays s'éloignait déjà vers la cuisine, laissant le jeune Toris tremblant et légèrement paranoïaque. Et s'il y avait du poison dans la vodka? Minute, Russia le laissait s'assoir tranquillement dans le salon sans le punir ou le laisser faire une quelconque tâche? Etrange…

Il s'assit donc, nerveux, les mains posées à plat sur ses genoux. C'est vrai qu'il n'était plus sous domination russe depuis la chute de l'URSS mais Russia avait gardé l'habitude de lui donner des ordres. Autant à lui qu'aux deux autres pays voisins, Estonie et Lettonie. Mais là…ça virait à la quatrième dimension….


Tout à ses tortueuses pensées, Lithuania ne profita pas de voir son hôte préparer sagement du café (on pouvait bien s'abstenir de vodka une fois par an, ça ne tuait pas), un air de bienheureux sur le visage. Russia était content. Malgré la peur qu'il pouvait toujours lire dans le regard de Toris, il pouvait y deviner également un certain attachement (masochiste) mais un attachement quand même, du moins le pensait-il…


- Aaah! Euh… Russia, je peux vous emprunter votre téléphone quelques minutes…un appel urgent.

En se retournant, le géant fut surpris de voir un tel air épouvanté sur le visage de la petite nation, il hocha simplement la tête et continua de préparer son plateau, essayant de ne pas faire attention au faible craquement de son cœur. Son organe avait beau quitter sa poitrine de temps à autre, il n'était pas si insensible que ce que les autres pays voulaient le faire croire.

- J'ai conclus trop hâtivement, Toris doit certainement me détester comme les autres…

Une voix mi-effrayée, mi-exaspérée lui permit de savoir si quelqu'un s'inquiétait un tant soit peu pour lui dans ce monde si vaste…

- America! Rendez-nous le vrai Russia! Comment ça vous n'avez rien fait? Menteur! Votre double est bien trop aimable, c'est terrifiant! Ah…Vous n'y êtes vraiment pour rien alors…mais…oui bien sûr mais… mais bien sûr que Russia nous convient très bien comme il est! Quoi! Maso vous-même!