Tome deuxième — Harry Fockeur et le secret du Pot de Chambre
Je me réveillai heureux aux côtés de Seamus et j'allai me débarbouiller pour donner mon tout premier cours de débauche magique. Lorsque j'atteignis le couloir de ma salle de classe, j'entendis des hurlements de joie et de surprise, sans doute des petites godiches qui venaient de découvrir les secrets de la gougnotterie, ce qui, selon les règles de ma chère et nouvelle école, pouvait valoir une valorisation pour l'instigatrice d'une telle découverte. Je me préparai à ajouter des points à l'équipe à laquelle appartenait la chère enfant, mais je déchantais bien vite : il ne s'agissait que d'une rouquine (diabolique sans aucun doute) qui arborait fièrement un cahier à la couverture dorée. La gamine, qui s'appelait Ginette, et qui était la sœur du GPPC (qui d'ailleurs était présent ainsi que Fockeur et Hermione), me salua et me montra le cahier, avec un sourire de lèche-bottes qui m'irrita (sale rousse hypocrite) :
— Monsieur, voyez ce que Lulu, le père de Dragouille Bonnefoy, m'a offert en cadeau pour l'achat de trois livres dans sa librairie du Chemin de Passe (Lulu tenait en effet la sympathique librairie « Lire & Plaisir » du fameux Chemin de Passe, carrefour de toutes les débauches) ! Il s'agit d'un journal intime et…
Intime ! En entendant cet adjectif des plus implicitement volubiles, je me jetai sur la chose, et je la lui confisquait, arguant n'importe quoi, n'importe quoi mais j'avais raison, vu que le professeur a toujours raison (et j'en connais qui n'objecteront rien). Bref, j'entrais en possession du fameux objet, et je comptais bien profiter de la cinquantaine de pages de ce cahier pour y écrire toutes les anecdotes les plus intimes de Pigwarts, pour y laisser une trace indélébile de toutes les bonnes choses qui se passaient dans ce lieu hautement pervers.
Mon premier cours se passa très bien. Enfin il aurait pu se passer mieux si l'objectrice de conscience Hermione Walker Texas Ranger, qui soit disant se posait du côté du bien et de la vertu, ne cessait de me contrarier par ses réflexions trop pures. Mais bon, vue la tarte qu'elle s'est mangée de la part de moi et de ses camarades (je sais que je devrais mettre « moi » à la fin de ma phrase, mais le professeur passe toujours le premier (et j'en connais qui ne me contrarieront pas, sinon une tarte !)), je crois qu'elle ne mettra plus jamais les pieds dans mon cours (j'ai fait pleurer une élève lol). Mon cours était une introduction à la débauche, et je leur avais lu et fait lire la préface du Kama Sutra par la grande sexomancienne Klara Morgane, la cousine de la fée Morgane ; cette délicieuse lecture provoqua un soulèvement de baguette général (elles sont sensibles ces p'tites baguettes) et, chez les élèves, une insatiable de tout fiche en l'air sur les tables et faire… enfin bref, je calmai le jeu, on en était encore qu'à la théorie ok ? et le cours finit respectueusement sur une prière à Voimabosse, la cousine de la fée Carabosse.
Ma journée était finie au bout de deux heures (c'est ça l'intérêt d'être prof (et j'en connais, sauf les profs documentalistes, qui ne me diront pas le contraire)) et, fatigué, je comptais me reposer comme il se devait dans ma chambre (non, je n'étais pas fatigué à cause de mes cours, confère plus haut pour vous souvenir de la raison (pour ceux qui s'en souviennent encore, je dois dire que vous êtes de sacrés coquins (on se donne rendez-vous où et quand ?))). Mais je croisais dans le couloir une personne qui m'étais inconnue, un homme, mais comme il n'était franchement pas mon genre, je me préparais à le dépasser sans lui adresser la parole. Mais il m'aborda (« Eh mince » je me dis, enfin je dis quelque chose de plus vulgaire, mais le prof doit être, même si la débauche déborde de son esprit, respectueux envers les conventions du langage de la cour (et j'en connais qui me répondront des choses fort polies (il faudrait que cette histoire avance, plus de dix lignes (format Word) pour une action qui dure à peine deux minutes, c'est un peu longuet, et là les lecteurs vont trouver le temps long, mais bon, comme je sais que leur curiosité est plus forte que l'ennui, je peux passer le temps que je veux à décrire geste par geste toute la scène, ils continueront à lire… Je plaisante ! Je plaisante ! Je vous jure que cette histoire va continuer à être intéressante et racoleuse (je vois la main d'un certain ministre de l'intérieure se poser au-dessus de ma tête en entendant cet adjectif) !!!)).
Cet homme, qui ne me voulait aucune débauche (ouf), se présenta comme Gilderoy Fockheart. Jusque là, rien de bien anormal Il participait non bénévolement à l'atelier d'écriture de l'école de Pigwarts. Jusque là, rien de bien étrange. Ses élèves l'aimaient bien. Là, ça commençait à sentir le roussi (un professeur n'aime pas quand sa classe commence à aimer plus que lui un autre professeur (vous serez d'accord avec moi, ceux qui en savent quelque chose ?)). Il enseignait aux élèves comment écrire leurs exploits magiques… débauchés. Mes oreilles sifflèrent, mon visage rougit comme une tomate en chaleur, et je lui demandais ce qu'il fichait sur mes plates-bandes. Il me répondit qu'il avait une autorisation écrite de la part du Beau et Mirifique professeur de Pigwarts. Je lui demandai de me montrer cette autorisation, et il obtempéra sur-le-champ (ce qu'il est beau, lorsqu'on est professeur, d'être obéi promptement (n'est-ce pas ceux qui en savent quelque chose ?). J'eus beau tourner et retourner le papier dans tous les sens, l'écriture et la signatures correspondaient à celles de ma propre autorisation. Il fallait donc que je trouve un plan pour arriver à mon objectif secret (vous le saurez à la fin, ne vous inquiétez pas). Je le quittai sans le saluer, car il n'était décidément pas mon genre, et j'allai faire un peu dodo… tout seul .
Je me réveillai sans sursaut, j'avais fait un rêve merveilleux grâce à une potion de Moulfresh, l'infirmière coquine de Pigwarts. Le soleil commençait à décliner, ce qui indiquait que nous étions encore à deux ou trois de la bouffe gratuite, enfin, du dîner. Je comptais donc me promener, lorsque mon regard s'arrêta sur le cahier intime. Pourquoi ne pas l'étrenner ? me dis-je, et je pris une plume pour y décrire ma nuit avec Seamus. J'écrivis ceci : « Je suis le Prince Hanya », lorsque, dans une écriture ronde et dorée, ceci s'afficha juste en-dessous de ma première ligne :
Bonjour, cher et vénérable Prince, je me nomme Tommy Jesors.
« Bonjour, Tommy », écrivis-je, « tu es un esprit du cahier ? »
Oui, répondit Jesors, je suis un esprit errant qui a trouvé ma place dans ce joli cahier doré. Je suis triste de ne plus pouvoir sentir l'odeur des fleurs et la vertu des femmes.
Il sembla voir le visage de dégoût sur mon visage à l'évocation du mot « vertu », car il écrivit :
Ok, je sors .
« Non, reste, j'aimerais aussi t'apprendre la débauche, il me semble que même les esprits, aussi morts qu'ils soient, peuvent encore être sauvés des malheurs de la vertu. »
Très bien, si tu me rends cet honneur, je te confierai un jour un de mes secrets.
Commença alors l'apprentissage sexomancien de Tommy. Mais il ne devait pas durer longtemps, attendu que l'action de chaque chapitre ne doit pas dépasser une journée. Bref, faisons court, faisons bien. Tommy ne mit pas longtemps à me dévoiler son secret : il était un ancien élève de Pigwarts… Je préfère lui laisser la parole, et laissez-vous entraîner dans une histoire sordide et perverse :
Il y a cinquante ans, alors que j'étais élève de deuxième année à Pigwarts, il s'est passé une série d'attentats dans l'école. Nous étions encore dans l'ère des pots de chambres, mais l'un d'eux avaient, durant l'année, avait reçu un sort… Il cachait un serpent invisible qui mordait les fesses ou les hem-hem de quiconque posait son derrière au-dessus du pot. Bien des élèves avaient été mordus et en étaient morts. On avait beau retirer le pot de chambre, le faire disparaître de n'importe quelle façon, les accidents continuaient, comme le pot de chambre se substituait de lui-même à un autre pot pour que ce soit ce dernier qui soit accusé du crime. Je me décidai à mener l'enquête, et mon flair était tombé sur Hagrid, qui passait son temps à s'acoquiner avec des créatures et des objets étranges. Mais mes doutes s'estompèrent malheureusement vite, car Hagrid était un jour allé aux toilettes, et PAF le Grid ! il s'était fait mordre les fesses. Ceci affecta profondément ses fans, et nombres de filles, sur le forum, regrettèrent qu'il s'en sortît indemne (il était en effet une force de la nature et résistait à de nombreux poisons). Toujours est-il que le Beau et Miifique directeur de Pigwarts relégua Hagrid, qui était quand même resté éclopé des fesses, et donc incapable de suivre les cours de débauche magique comme il fallait, au rôle de garde-chasse de l'école ; il fit aussi en sorte que l'école se modernise et installa des toilettes haut de gamme un peu partout, et planqua les pots de chambre dans un lieu secret de l'école. Mais ce qu'il faut dire…
Un cri interrompit son récit. Je fermai le cahier précipitamment (je m'excuserai plus tard hein, je lui dois rien à cet esprit), le rangeai dans mon pantalon, et je courus à travers le couloir… pour arriver devant un spectacle qui me fit frissonner. Le GPPC était étendu à terre, les fesses nues, et bleuâtres. Un pot de chambre était posé à côté de lui… Le pot de chambre maudit… celui-ci disparut devant mes yeux ébahis, sans doute s'en retournait-il dans sa pièce secrète. La brosse à chiottes du boulet, qui était tombé à quelques mètres de lui, se leva et sembla renifler quelque chose. C'est alors que Rogue (on arrête de crier les filles) déboula d'un couloir. La brosse à chiotte se jeta sur lui pour l'embrasser, mais Rogue, qui semblait s'y attendre, lui décocha un coup de poing qui l'envoya bouffer le mur. Il n'arrivait pas seul, Fockeur, Hermione et Fockheart le suivaient de quelques pas. En voyant le cadavre du GPPC (euh, non, j'en ai encore besoin de celui-là malgré tout, un boulet c'est toujours pratique, alors remplaçons « cadavre » par « corps sans connaissance »), Rogue fit une moue dédaigneuse, se retourna vers Fockeur et lui dit :
— Voyez, Fockeur, le sort qui aurait dû vous arriver. Mais voir le cadavre, non, pardon, le corps sans connaissance de votre ami et boulet Ronron (ah, c'est ça son nom ? merci de me le rappeler), me réjouis au plus au point. Ceci est fait pour vous prévenir, Fockeur, votre mort est proche, prenez cet avertissement au sérieux. Quant à moi, je souhaite qu'il vous arrive malheur, et comme il est déjà bien difficile de réduire plus de deux cents cinquante pages en quatre pages, je vais devoir m'échapper. Et comme je suis bon prince (stop, n'en dis pas plus, on réserve ça pour le tome 6), je vais porter votre boulet chez Moulfresh, en n'espérant pas qu'il ne soit pas trop tard.
Rogue fit léviter de sa baguette le GPPC pour le porter chez l'infirmière coquine et disparut (on arrête de crier les filles, et d'applaudir, je m'entends plus écrire). On entendis toutefois des bruits de tête qui tapaient sur les murs, et on n'espérait pas qu'il ne se fut pas agi du GPPC. En parlant de lui, sa brosse à chiottes se réveillait et reniflait encore. Il nous enjoignit, d'un mouvement de poils gras (style Rogue qui imite « L'Oréal »), à le suivre. Donc je me traînais un survivor, une vertueuse et un futur remplacé (là j'ai donné un indice sur mon plan) jusqu'aux toilettes haut de gamme. Là, on entendit des rires. J'ouvris une portes et j'atterris nez-à-nez avec un fantôme de jeune fille complètement déluré qui faisait des choses que je ne m'autoriserait pas à décrire, j'avais encore besoin de la vertueuse comme bouclier humain si jamais le danger se profilait, donc je me passe de débauche pendant quelques lignes. Désolé. La jeune fille me regarda de ses grands yeux coquins et me dit qu'elle connaissait l'emplacement de la pièce secrète. Elle me demanda expressément d'en finir avec ce maudit pot de chambre, car elle-même avait été victime du serpent mordeur de fesses. Je le lui promis, et elle alla tirer une chasse d'eau pour ouvrir une porte derrière son siège de toilette, ce qui découvrit un escalier qui semblait mener vers les profondeurs de la débauche et de la luxure (certes, aucun indice ne laissait supputer ceci, mais on peut bien fantasmer même dans des chiottes non ?). Nous descendîmes tous les quatre, Hermione en première, puisque je m'étais décidé à me servir d'elle comme bouclier, et bientôt nous nous retrouvâmes dans une immense salle où des milliers de pots de chambre étaient alignés sur des centaines de rangées… L'humanité entière aurait pu y faire ce que la décence d'Hermione, toujours bouclier officieux, m'interdit de décrire ou même de chuchoter à l'oreille des plus coquins d'entre vous lecteurs ; nous nous avançâmes, et nous nous concertâmes bientôt… Quel pouvait être le pot de chambre maudit ? Ils se ressemblaient tous, cela pouvait être n'importe lequel. Nous nous apprêtions à les briser un par un, lorsque le cahier intime se tira de lui-même de ma poche et vint se poser par terre. Il s'ouvrit, et apparut soudain un jeune homme d'une grande beauté, un éphèbe sur lequel, sans doute, les anciennes de l'école avaient fantasmé et avaient écrit, comme c'est le cas pour Snapinou aujourd'hui, des mots d'amour au fond de leurs cœurs. C'était sans aucun doute l'esprit du cahier intime. Il s'adressa à moi en ces termes :
— Vous êtes malins, prince Hanya, je n'en attendais pas moins de vous. Harry Fockeur est tellement bête que, sans vous, il n'aurait jamais trouvé ma cachette, où je l'attendais. Maintenant, laissez-moi seul avec lui, je veux en finir avec cet avorton mal coiffé. Atchoum !
— Boldemorve ! nous écriâmes-nous tous les quatre (c'est lourd à prononcer cette phrase), en entendant cet atchoumement caractéristique. A tes souhaits !
— Merci ! Eh oui, c'est moué ! Enfin, moi jeune hein, en fait, je suis une sorte de « trace d'âme » que moi-même jeune ait laissé dans ce cahier. Je l'ai donné au papa de Lulu, Tutu, pour qu'il le conserve afin qu'un jour, je puisse spectralement ressusciter. Atchoum !
— A tes souhaits, répétai-je, un peu las. Bon je crois que t'as gagné la partie là, je vois pas comment tuer un mort. Allez je te laisse Harry, et je t'offre comme promo Hermione et Gilderoy, j'ai un plan à réaliser moi.
— Merci répondit complaisamment Boldy. Bon, les filles, comme je peux pas me servir de la magie en étant fantôme, j'vas être un peu lâche et laisser la sale besogne à mon serviteur.
Il siffla, et, du pot de chambre le plus proche de lui, sortit un Serpentus chiottevivendus, le célèbre serpent des pots de chambre de son nom vulgaire. Il devait faire au moins une dizaine de centimètres et son sifflement ressemblait au son d'un être humain qui fait des choses qu'Hermione, quoique bientôt morte, m'interdit de décrire. Bref, ce terrible ennemi allait bientôt mordre les fesses des trois boulets, et je m'en réjouis (faites le compte : un mal coiffé, une vertueuse et un prof d'écriture débauchée en moins, c'est tout bénéf'). Malheureusement, le phallus sur le front de Fockeur rougit et le serpent, apeuré, hurla « maman ! » et se réfugia dans les jambes de Boldemorve, ce qui le fit trébucher et sa tête heurta de plein fouet le pot de chambre maudit (je sais, les fantômes ne sont pas matériels, mais on vient de me dire que pour les besoins du scénario, Fockeur et Hermione devaient rester vivants. Carte blanche pour Gilderoy ? C'est mieux que rien va), qui se détruisit aussitôt… destruction qui entraîna celles du serpent, du cahier intime et du spectre de Boldenouilles, pardon, Boldemorve, mais avouez qu'il est un peu nouillasse hein. Alors que les deux gosses fêtaient leur victoire (expédiée en trois lignes, qui dit mieux ?), je me tournais vers Fockheart, un pot de chambre dans les mains, et je lui assénai un coup de pot de chambre fatal qui lui fit perdre la mémoire (croyez-moi, un pot de chambre c'est une arme à double tranchant : il est aussi dangereux de se recevoir la partie extérieure dans la tronche que la potentielle partie intérieure). Je menaçai les deux gamins de rapporter au Sublime directeur de Pigwarts à l'une sa vertu et à l'autre ses mauvaises manies capillaires, et nous remontâmes à l'école sans encombre.
Fockeur ne put s'empêcher de raconter son exploit, ce qui fit pousser des « Hourri Hourra » aux élèves de l'école, et une lettre expresse du Sublime directeur de Pigwarts m'annonça que je présidais désormais à l'atelier d'écriture débauchée. Mon plan avait marché !
Malheureusement, j'avais raté la bouffe gratuite… enfin le dîner… je me rattrapais le soir même dans le lit avec Seamus.
