Cent ans! Cent ans que mon fils n'a pas touché à du sang humain! Je suis si fier de lui, il a eu tellement de difficulté à s'adapter au régime végétarien. Comment pourrais-je lui montrer ma fierté plus qu'en lui proposant de venir avec moi à l'hôpital? Je lui donne ma confiance à cent pour cent, je crois qu'il n'y a pas meilleur moyen pour lui montrer ma fierté. De toute façon nous devons trouver une façon d'éloigner Jasper d'ici; il y aura une fête en son honneur ce soir.

-Jasper? Que dirais-tu de venir travailler avec moi aujourd'hui?

-Tu es sur Carlisle? Tu travailles tout de même dans un hôpital, ce ne serait pas un peu tenter le diable?

-Voyons… cela fait 100 ans que tu n'as plus touché au sang humain et en plus je travaille dans un hôpital oui, mais psychiatrique, il n'y aura pas de sang!

-Alice qu'en penses-tu, demanda celui-ci?

-hmmm… laisse-moi voir, oui je crois que c'est une excellente idée! N'aie pas peur, tout ira bien, le rassure-t-elle.

-Très bien alors, en voiture, m'exclamais-je!

Après quinze minutes en voiture, nous arrivons finalement à l'hôpital psychiatrique où j'ai commencé à travailler il y a peu. J'aime bien cette nouvelle ville, le seul inconvénient, c'est que nous devons partir tout les week-ends pour la chasse; il n'y a que très peu d'espace vert par ici. Nous franchissons les premières portes nous menant vers l'ascenseur, j'appuie sur la flèche pour monter. Nous n'avons même pas le temps d'attendre, elle ouvre déjà ses portes. Nous arrivons devant les portes de l'étage, je me sers de mon passe pour les ouvrir. Les longs couloirs vides sont toujours déserts à cette heure et cela me peine. Nous ne devrions pas obliger les patients à restés dans leur chambres tout ce temps, mais ici la discipline est le mot d'ordre.

Alors que les autres professionnels arrivent nous nous rassemblons autour d'une table ovale, mon fils semble si à l'aise entouré d'humain comme s'il en était lui-même un. Nous parlons de chaque patient de l'étage, certains vont de bon train pour nous quitter, d'autres semblent prêt à passer sur un autre étage; plus sérieuse. Suite à l'intervention de mes comparses, je pars faire les entrevues que je me dois de diriger. Cela m'est long et pénible bien que divertissant, certains cas comme les dépressifs sont très pénible sur le moral. Malheureusement pour nous, la majorité de nos patients sont aujourd'hui déprimé et très mal en point. Ils sont amorphes et ne réagissent pas, ils n'élaborent aucunement les réponses aux questions qu'ils leurs sont posés, mais répondent tout de même.

Il est quinze heures, plus qu'une heure avant de pouvoir retrouvé ma famille, avant de pouvoir voir la tête de Jasper lorsqu'on lui criera «Surprise», plus qu'une entrevue avant d'enfin pouvoir revoir ma douce et tendre Esmée. C'est alors que j'entends du vacarme venir de la salle commune, je m'y rends sur le champ.

C'est monsieur Small qui fait tout ce bruit, il est dans une crise paranoïde. Il nous voit tous comme des monstres venus l'enlevé pour des tests… alors qu'il relate tout ce que ses hallucinations lui donne l'impression que nous sommes, il entre dans une colère excessive. Il attrape une chaise et la lance sur l'infirmier Stewart. Une chance, il a de bon réflexe et parvient à l'éviter de justesse. C'est alors que le code blanc est lancé. Ça été un peu long, mais je n'y peux rien. Lorsque l'unité d'homme arrive, Jasper se joint à eux. Il utilise son don qui passe ni vu ni connu au travers de cette agitation. Je devrais le remercier plus tard, mais tout d'abord je dois aider à mettre cet homme en salle d'hypo stimulation. Nous ne craignons plus rien pour nos vies ni pour la sienne. Je demande à l'infirmier de lui administrer la prescription d'Haldol intramusculaire du patient, puis j'aide à installer les contentions. Aussitôt que nous sortons de la salle, l'homme reprends sa crise car Jasper est lui aussi partit.

Puis seize heures arrive. Nous descendons et une fois à la voiture je félicite mon fils pour l'utilisation de son don. Puis je lui demande comment il a aimé sa journée, je suis satisfait de sa réponse.

-J'ai bien aimé, pour une fois mon don peut être plus qu'utile.

Je le regarde, satisfait je le raccompagne chez nous là où Alice et les autres on surement finit de préparer la petite fête surprise.

-Pourquoi es-tu excité?

-Je me demandais simplement si tu reviendrais un jour?

-Oui, surement, mais pas tout de suite, je ne m'y sens pas prêt.

Nous débarquâmes de la voiture et entrâmes dans la maison.

«SURPRISE! FÉLICITATION! BRAVO!»

Voir le regard étonné de Jasper valait à ce moment beaucoup, mais voir la satisfaction qu'il avait eu de lui-même aujourd'hui pour avoir utilisé son don, ça n'avait vraiment pas de prix.

Voilà le deuxième OS sur la série psychiatrie. J'ai peut-être une autre idée qui me pointe en tête, mais pas sur les deux personnages que l'on vient de passer… je crois que je vais pouvoir faire 2 autres OS sous le thème de la psychiatrie et juste au cas où vous voudriez savoir, je ne crois pas faire suite à cette fête. Une petite review s.v.p.