Me revoilà !
Oui, je sais, ça ne devait être qu'un OS. Mais à la vue des magnifiques commentaires de Rain et Angel, à qui, malheureusement, je ne peux pas répondre, j'ai décidé de faire une deuxième partie à ce One-Shot, qui se transforme désormais en Two-Shot !
Comme promis, il y a un lemon. Même si j'en ai lu pas mal (Oui, je suis bel et bien perverse. Mais puisque vous avez cliqué alors que vous avez vu le rating M, ce que vous l'êtes aussi, non ? :3), j'ai quelques doutes sur le mien. Va-t-il trop vite ? (J'ai vu qu'il faisait 1668 mots, mais…) Est-il, allez soignons fou, excitant ?
Sinon, autre que le lemon, je trouve mon scénario très, voir trop classique. Si vous avez quelques remarques que ce soit, n'hésitez pas.
Après, je compte peut-être continuer à écrire, si jamais cet écris plaît. Il me faut juste… et bien, des idées pardi !
J'ai pas une imagination disons… Très personnelle, et j'ai tendance à m'inspirer un peu de ce que je lis ou vois. Mais si vous voulez un autre couple (ou le même !), un friendship, ou carrément une tragédie, faîtes-moi part de vos idées. Parlez-moi également d'autres mangas, et je vous dirai si je suis capable d'écrire sur eux.
En tout cas, j'ai beaucoup aimé écrire cette deuxième et dernière partie, et comme la fin est… vous verrez, je vous dis ici bonne lecture, et à la prochaine !
LolaKawaii
Tous les personnages appartiennent à Jun Maeda.
Ses baisers semblent sans fin… Ils me font un bien fou, et j'ai l'impression de me perdre dedans. Je n'ai jamais connu quelque chose d'aussi fort, d'aussi intense que son corps contre le mien. Cette sensation me fait perdre pied, alors que nous n'avons encore rien commencé. Enfin, si on ne compte pas ses mains baladeuses sous ma veste.
« Naoi… Je te fais effet à ce point ? »
Je m'aperçois que je suis en train de gémir contre ses lèvres, inconsciemment. Je ne me savais pas si sensible.
« D… Désolé… dis-je, rougissant de honte.
- Ne t'excuse pas, je te trouve très mignon comme ça, répond-il avec un sourire moqueur.
- Quoi ? Je ne suis pas mignon ! »
On dirait un enfant… Mais quel gamin je fais. Mon air boudeur le fait rire, et alors que j'allais rétorquer, il me coupe la parole d'un autre baiser. Je suis quelque peu réticent, mas bien vite je m'accroche à sa chemise pour avoir plus de pression sur mes lèvres.
« Ah… Je ne peux jamais rien te dire sans que tu te vexes…
- C'est normal, tu es maladroit dans tes compliments… »
Nous nous rejoignons à nouveau, jusqu'à ce qu'il ne coupe brusquement le contact. Essoufflé, j'essaie comme je peux de reprendre mon souffle pour lui demander ce qui lui arrive. Il a l'air tendu, comme si tous ses sens étaient en alerte.
« J'ai entendu du bruit.
- Mais c'est la pause déjeuner, personne ne traîne dans les couloirs à cette heure…
- Hm… »
Il n'est pas convaincu. Je soupire, je sais que nous nous arrêtons là. Je remets mes vêtements en place et reprends mon képi tombé à terre.
« Je suis sûr que tu as rêvé mais bon… »
Je le dépasse et attends devant la porte, sans l'ouvrir. Une parole me brûle les lèvres mais je la retins : je vois que son visage est devenu inquiet. Il s'explique finalement :
« Tu penses que quelqu'un nous a vu ? »
J'entrouvre la bouche de surprise. Puis mes sourcils se froncent et j'ai envie de partir en claquant la porte. C'est ce que je fais. Je m'éloigne le plus vite possible de la salle de classe. Que quelqu'un nous ai vus ? Et alors ? Il n'assume pas notre relation ? Moi qui pensais qu'il m'aimait pour ce que j'étais… C'est peut-être le cas, mais alors pourquoi ? A-t-il honte de moi ? Une boule se forme dans ma gorge. Je m'arrête et essaie de trouver une autre raison : peut-être a-t-il simplement peur de la réaction des autres s'ils découvrent qu'il est gay ?
J'essaie de me persuader de cette hypothèse mais je n'y arrive pas. La boule occupe à présent une place trop importante dans mon œsophage et je vois mes yeux s'embuer. J'ai envie de pleurer pour si peu ? Mais c'est insensé… Non, vraiment, Otonashi occupe trop de place dans ma vie pour mon bien. Il faut que je fasse une pose.
OoO
Cela fait maintenant trois jours que je l'évite, on m'a dit plusieurs fois qu'il me cherchait, mais je me débrouille toujours pour ne pas le croiser. J'ai mal, pour lui surtout, car il doit se demander ce qui m'arrive et même s'il n'assume pas notre relation, je l'aime et je ne peux m'empêcher de m'en vouloir. Mais même si mon corps et mon esprit me hurlent d'aller le trouver, je campe sur mes positions et reste neutre. Enfin, j'essaie. Parce que maintenant que je connais la sensation de ses doigts sur mon corps, même s'ils ne sont jamais allé plus loin que sous ma chemise, je recommence à faire des rêves érotiques, sur lui évidemment. Ce n'est plus gênant, maintenant que nous sommes ensemble, sauf au réveil, car je dois changer mes draps. Quoi qu'il en soit, je sais que je ne tiendrais pas longtemps. Mais je ne dois pas craquer. Je dois me préparer, car la chose que je ne lui ai pas dite la dernière fois dans la salle de classe devra sortir de toute façon, et il n'y aura alors plus de retour en arrière.
OoO
Notre relation, seule notre chef en connait l'existence. Après tout c'est elle qui m'a proposé – ou plutôt carrément forcé – de parler à Otonashi. Elle a rapidement compris que son plan avait marché – mon air béat lorsque je venais d'échanger un baiser avec lui avant d'entrer dans son bureau ayant grandement aidé. Mais apparemment, depuis ma « fuite », Otonashi avait dû lui dire souvent qu'il me cherchait, puisqu'elle me vient me trouver pour en… discuter ?
« Je peux savoir pourquoi tu t'enfuies ? m'avait-elle dit, les poings sur les hanches.
- M'enfuir ?
- Oui, Otonashi m'a dit qu'il voulait te parler, et ce plusieurs fois déjà. S'il n'a pas pu le faire, c'est que tu t'enfuies. »
Elle réfléchit quelques secondes avant que ses sourcils ne se froncent et qu'elle ne reprenne la parole.
« Ne me dis pas que tu ne ressens déjà plus rien pour lui ?
- Quoi ? Ah non, non non ! m'empressais-je de nier. C'est juste que…
- Que ?
- Que je crois n'être que de passage pour lui, et que du coup il n'arrive pas à assumer notre relation, soupirais-je.
- De passage ? Parce que tu crois vraiment qu'il pourrait y avoir quelqu'un d'autre ? »
Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, mais c'est vrai que mes dernières paroles prêtent à confusion. Mais comment expliquer ? Et dire que j'ai peut-être tout faux, et que je me sers de ce prétexte pour…
« Naoi !
- Hein ? Oh, pardon. Je… Non… Enfin je n'espère pas…
- Mais tu sais aussi bien que moi que non ! Alors, pourquoi ? »
Je suis au pied du mur. Dois-je lui dire ?
« Tu dois me le dire. »
Ah. Pour toute réponse, je me détourne et lui fais signe de me suivre. Nous marchons quelques minutes, sans rien dire, puis je me décide à reprendre la parole :
« Je sais que cela est égoïste, mais ce sera trop dur autrement. »
J'ai l'air de l'intéresser, elle me fixe de longues secondes, avant de reporter à nouveau son attention sur la route, me demandant implicitement de poursuivre.
« Je ne veux pas le faire souffrir, et c'est aussi pour lui que je prends cette décision. Je veux arrêter notre relation. »
Elle s'arrête. Je me retourne pour voir son visage quelque peu décontenancé, mais elle se reprend bien vite et se poste devant moi. Elle attend une explication, de toute évidence.
« Je… Je sais qu'il a prévu de tous nous faire effacer et… »
Je déglutis péniblement.
« Et je ne pourrais jamais l'être en sachant que je renoncerais définitivement à lui. »
Son visage, jusqu'ici froid, se radoucit un peu. Elle semble comprendre. Je crois.
« Je pense que si nous nous arrêtons là, nous arriverons – moi, du moins – à partir de ce monde sans regrets aucun.
- Tu le crois, sincèrement ? »
Je hoche la tête. Oui, c'est pour moi le meilleur moyen. Elle est indécise, aucune émotion ne transparaît. Avant de tourner définitivement les talons, elle me dit :
« Tu dois lui expliquer, alors. Tu ne sais pas à quel point il est mal, depuis que tu l'ignores. »
Une image s'impose alors à mon esprit malgré moi. Je le vois, allongé sur son lit, le visage fatigué d'attendre et torturé par une profonde mélancolie qui pourtant est presque illisible, sauf pour moi, qui ai appris à lire en lui comme dans un livre gardé secret jusqu'alors.
Oui, je dois le voir. Je n'ai pas le droit de me comporter en lâche, surtout avec lui. Il m'a sauvé, de toutes les manières possibles.
OoO
Je suis décidé à lui parler. Même si mon estomac se noue douloureusement à cette idée. Il ne l'acceptera pas… Mais alors, que va-t-il faire ? Va-t-il se mettre en colère ? Ou pire, va-t-il l'accepter… ? Je suis définitivement terrifié. J'ai tellement changé depuis qu'Otonashi est avec moi… Je ressens des émotions, bonnes ou mauvaises, que je n'avais jamais ressenties. Je ne sais pas si je dois en être content.
Tandis que je suis plongé dans mes pensées, je percute quelqu'un de plein fouet.
« Aïe ! Mais tu ne peux pas faire attent… Naoi ?
- O… Otonashi ! »
Apparemment, lui aussi ne prêtait pas attention à sa trajectoire pour ne me reconnaître que maintenant.
« Je dois te parler ! »
Nous l'avons dit en même temps. J'en aurais presque ris si cette boule au ventre ne me faisait pas aussi mal. Sans attendre plus longtemps, il m'attrape le poignet et m'entraîne dans une salle de classe vide. Il me plaque contre un mur, et rapproche son visage du mien. On aurait pu croire qu'il allait m'embrasser, mais ses yeux remplient de colère et de… frustration ? prouvent définitivement que non. Son regard est si intense… Je me sens tout chose.
« Cela fait presque une semaine que pour je-ne-sais quelles raisons tu as décidé de m'ignorer. Tu crois que je le vis comment ? »
C'est moi, ou sa voix est réellement partie dans les aigus à son dernier mot ? Je me sens coupable, je ne suis qu'un lâche et égoïste.
« Comme moi… j'imagine… réponds-je en baissant les yeux.
- Alors si tu te sens aussi mal, pourquoi continues-tu à le faire ? dit-il avec un ton qui semble étrangement inquiet.
- Parce que… parce que… »
Je ne veux pas lui dire… La tête baissée, j'ai l'impression que c'est lui qui contrôle absolument tout : la situation, mon corps, mes émotions.
« Naoi… »
Je m'attendais à une voix neutre, et dans le pire des cas en colère. Mais certainement pas à ce ton rauque et limite indécent.
« Naoi, a… arrête de te frotter à moi comme ça… »
Je m'aperçois que je gesticule de gêne, et comme je suis tout contre lui, mes mouvements involontaires doivent l'exciter. Je m'arrête immédiatement, rouge de honte – et sûrement aussi à cause de la température entre nos deux corps qui ne fait qu'augmenter.
Si ça continue, je ne tiendrais pas longtemps. Mais avec ce que j'ai à lui dire…
Après tout, pourquoi pas ? Nous ne l'avons jamais fait, et je sais que je le regretterais s'il ne se passe rien.
Il me fixe, et je fais de même avec un léger sourire en coin, puis recommence à me frotter à lui.
« Non… Pas maintenant… Je veux savoir… »
Il essaye de rester sérieux, mais son regard s'assombrit et il commence lui aussi à se déhancher légèrement, sans détacher son regard du mien.
C'est naturellement que nos lèvres se trouvent et je peux déjà sentir sa langue forcer pour retrouver sa jumelle. Il suçote ma lèvre inférieure et se colle encore plus à moi.
Nous nous éloignons, le souffle court. Je soupire de bien-être en sentant ses mains se balader sur mon torse et mes hanches, sur mes vêtements. Agacé, il finit par défaire d'une main maladroite les boutons de ma veste, en pestant contre eux. Je laisse échapper un rire et l'aide dans sa tâche. Il balance mon vêtement je-ne-sais-où, et repart à l'assaut de ma bouche.
Je m'aperçois de l'endroit où nous sommes et lui supplie presque de le faire dans ma chambre – plus proche d'ici que la sienne. Il grogne et reste contre mes lèvres quelques secondes avant de s'éloigner et de m'entraîner avec lui. J'ai à peine le temps de récupérer ma veste que déjà il claque la porte derrière nous.
OoO
Il ferme la porte et bloque le verrou. Comme je suis le Vice-président j'ai pu avoir une chambre à moi, sans colocataire. Tant mieux, j'ai horreur de dormir en compagnie de quelqu'un que je ne connais pas. J'ai déposé ma veste sur ma chaise de bureau et me suis assis sur mon lit. Otonashi s'approche, mais la lueur d'excitation a presque disparu de ses yeux. Je comprends qu'il a repensé à mes dernières paroles pendant le trajet jusqu'à ma chambre et qu'il ne lâchera pas l'affaire. Il s'assoit à mes côtés et m'oblige à le regarder en tournant mon visage d'une main.
« Pourquoi es-tu parti ? me dit-il dans un souffle.
- Je… Je m'excuse… Mais il faut qu'on s'arrête là. »
Il a l'air surpris, mais se détend et reprend :
« Oh, mais ne t'inquiètes pas, si tu ne veux pas qu'on le fasse c'est pas grave, on peut attendre ne t'en fais-
- Non ! Je… Pas uniquement 'ça'… Tout.
- Quoi ? »
Son visage se décompose, il comprend que je veux mettre un terme à notre relation, même si ça me fait aussi mal qu'à lui de l'avouer.
« Mais… Pourquoi ? »
Evidemment, cette question était celle que je redoutais le plus.
« Parce que… Et bien, déjà, si j'ai pris la fuite la dernière fois, c'est parce que j'avais l'impression que tu n'assumais pas notre de relation… que tu avais honte à l'idée que quelqu'un te surprenne avec moi. Ai-je tord ?
- Ah, je vois. Mais ce n'était pas pour ça.
- Ah oui ? dis-je, pas convaincu pour un sou.
- Oui, c'est parce que j'avais l'intention d'aller beaucoup plus loin avec toi à cet instant, et qu'il y a malgré tout des étudiants jeunes dans cette école. »
Je déglutis à cette remarque. Il venait de dire ça avec un ton parfaitement sérieux. Mais comment fait-il… Enfin, je dois quand même continuer.
« Ah… Mais je crois que je me servais de ce prétexte pour m'éloigner de toi. Je… Je sais que tu veux nous effacés, et je ne pourrais pas quitter ce monde si c'est pour te perdre à jamais. Alors j'ai préféré arrêter tout de suite, pour que je puisse le faire.
- Parce que tu crois que t'éloigner est la bonne solution ? Si avant que nous nous retrouvions tout à l'heure on t'avait dit de quitter ce monde, l'aurais-tu fait sans penser à moi ? »
Non, bien sûr que non. Mais ça, je suis sûr de le savoir au fond de moi, mais je me persuadais que c'était effectivement la bonne solution. J'ai été idiot, et je m'en veux tellement à présent… J'ai gâché plusieurs jours sans toi pour une raison qui n'en est même pas une. Je sens une paire de lèvres se poser sur le coin de ma bouche et je relève la tête vers Otonashi, qui me lance le regard le plus doux que je n'ai jamais vu.
« Alors maintenant, tu veux qu'on continue ce qu'on avait commencé ? »
Je pose ma bouche timidement sur la sienne et ferme les yeux, profitant de cet instant hors du temps. Je le sens s'agiter et peut entendre le bruit de chaussures enlevées à la va-vite, et je fais de même. Il enlève sa veste en la jetant comme la mienne précédemment, puis se penche pour m'allonger. Je retire ma casquette et la pose à terre avant de toucher le matelas. Nous nous installons mieux, lui au-dessus de moi.
Il place ses deux avant-bras de par et d'autre de ma tête, me dominant ainsi totalement. Un sourire narquois aux lèvres, je me relève un peu pour effleurer ses lèvres, sans pour autant l'embrasser. Un sourire similaire, quoique plus doux, apparait sur son visage. Il se glisse dans mon cou et commence à le mordiller, m'envoyant de délicieux frissons. Il embrasse la zone meurtrie, j'aurais une marque, sa marque. Je gémis en le réalisant, et il rit légèrement.
« Pourquoi ris-tu ?
- T'es juste trop mignon, Naoi… »
Il le sait que ça m'énerve. Je le repousse en le tirant doucement par les cheveux, puis le regarde droit dans les yeux.
« Je ne suis pas mignon.
- Oh, désolé, mais je suis incapable de te mentir. »
Son sourire s'élargit encore et il me plaque contre le lit, bloquant mes bras au-dessus de ma tête et entravant mes mouvements.
De son autre main, il défait lentement, trop lentement, sa cravate et les boutons de sa chemise, tout en prenant soin de garder son torse à l'abri de mon regard. Il est terriblement sexy, et j'ai très envie de l'aider. Mais la poigne autour de mes poignets se raffermie, et je gémis d'impatience.
« Tu veux regarder ? »
Il écarte un peu le pan de sa chemise, dévoilant son ventre plat et légèrement musclé. Mon Dieu…
« Oui… !
- Alors… Dis-le moi… dit-il en se caressant le morceau de peau dévoilé.
- Laisse-moi voir ton corps… Je t'en prie… ! Et aussi… Dé…déshabille-moi…
- C'est demandé si gentiment… »
Il relâche la pression sur mes poignets, je m'empresse alors de commencer à déboutonner ma chemise tandis qu'il enlève la sienne, cravate comprise. Je le regarde avec envie, je veux sentir sa peau contre la mienne… Je me redresse pour enlever à mon tour ma chemise et je fonds sur ses lèvres, me plaquant contre son torse. Nous soupirons tous les deux, et ses mains nous décollent un peu pour caresser mes hanches et mon ventre.
Sa bouche vient embrasser mes lèvres, ma mâchoire et continue à descendre vers ma clavicule. Je gémis doucement, et il descend plus bas, jusqu'à venir laper la pointe rose durcit par ses caresses. Je me cambre et nos hanches se heurtent, nous faisant gémir tous les deux. Je passe ma main dans ses cheveux, l'incitant à continuer. Sa langue trouve mon nombril et mime l'acte sexuel, ce qui me fait un peu rougir, car je connais la suite.
La main d'Otonashi vient appuyer sur la bosse naissante dans mon pantalon, et je feule presque. Qu'il aille plus loin… Je suis beaucoup trop serré.
Heureusement pour moi, l'attente a raison de lui et il défait la boucle de ma ceinture avec empressement et tire sur la braguette. Il m'enlève mon pantalon en me surélevant les fesses. Il ne reste que mon boxer.
Il fait pareil pour son propre pantalon et se repositionne au-dessus de moi. Nos érections se frôlent et je bouge des hanches pour plus de contact. Des sons de plus en aigus sortent de ma bouche alors qu'il donne de légers coup de butoir.
Je ne résiste plus et passe ma main entre nos deux sexes, caressant le sien à travers le tissu. Il gémit fortement et pose son front sur le mien. Sa main descend elle aussi et touche mon sexe de la même façon. Nos regards ne se lâchent pas et je sens l'excitation atteindre son maximum. Alors je passe mes mains entre l'élastique de son boxer et sa peau et je le descends jusqu'à la limite de mes bras, puis il finit de l'enlever complètement. Il fait pareil avec moi, et nous nous retrouvons nus. Il se redresse et me contemple. Je détourne les yeux en rougissant légèrement, Otonashi est bigrement intimidant, surtout que je n'ai aucune expérience avec les hommes – comme avec les femmes d'ailleurs. Je me demande s'il est vierge, lui aussi.
« Tu l'as déjà fait ? demandé-je.
- Cela t'intéresse ? Mais qu'est-ce ça va changer si c'est le cas ?
- Donc, tu es puceau.
- Toi aussi, je te signale ! »
Nous nous regardons, quelque peu gêné. Mes yeux se posent sur son pénis dressé, et même si je suis intimidé, je pose mes doigts dessus, le touchant à peine. Un halètement de surprise sort de sa bouche et je le vois fermer les yeux. Il pose sa main sur la mienne et se sert de celle-ci pour se masturber. Son sexe est brûlant. Il retire sa main quand il juge que je n'ai plus besoin de son aide, et je continue mes va-et-vient, m'attardant parfois sur le gland.
« Ah… Merde, Naoi… »
Je gémis en même temps que lui, voir sur son visage une telle expression de luxure est aussi bon que ses caresses précédentes, voir plus. Ma main se fait plus pressante et plus rapide, je veux le voir perdre pied…
« Je… Vais venir… Ah ! »
Il jouit dans ma main et sur mon ventre. Il respire bruyamment. Je porte la main à mon visage et regarde intensément le liquide blanchâtre s'écouler lentement. Je lèche un de mes doigts et affiche une mine un peu dégouté : on peut dire tout ce qu'on voudra, le sperme n'a définitivement pas bon goût. En voyant ma tête, Otonashi éclate de rire.
« Tu sais, t'étais pas obligé de goûter.
- Bah, comme ça quand je te ferais une fellation je saurais qu'il faudra me retirer avant. »
Je souris narquoisement. Il déglutit mais se ressaisit et attrape mon sexe de pleine main. Je me cambre violement et crie presque son nom. Je ne m'y attendais pas du tout.
Il commence à faire de rapides mouvements sur mon érection, et je perds pied peu à peu.
« Pas si… vite… Non ! Ah ! Je… Otonashi je…. ! »
Alors que je m'apprêtais à jouir, il retire sa main. Je suis complètement ailleurs, j'attends une délivrance qui ne vient pas et la délicieuse chaleur autour de mon sexe à disparu.
« Pas tout de suite… Je veux te rendre fou… l'entends-je susurrer à mon oreille. »
J'halète fortement. J'essaye de reprendre mes esprits, mais je sens vers le bas de mon anatomie quelque chose qui n'a rien à faire ici.
« Wow ! Mais… !
- Détends-toi, je ne veux pas te faire mal. »
La chose en question semble être un doigt humidifié, et je le sens forcer mon intimité. J'ai envie de dégager l'intrus, mais je sais que sans préparation la douleur risque d'être réellement atroce. Je respire donc et le laisse venir plus profondément. C'est supportable, c'est une sensation très étrange mais pas vraiment douloureuse. Il enfonce alors un deuxième doigt et je me crispe complètement : celui par contre ne passera pas sans douleur.
Otonashi vient titiller un de mes tétons, et je me détends un peu. Il fait des mouvements de ciseaux, pour m'habituer. Mon corps semble outrepasser la douleur et je me surprends à bouger les hanches pour avoir ses deux doigts plus profondément en moi. Il rajoute un troisième doigt que je ne sens pratiquement pas et recommence à bouger. Je soupire de bien-être, c'est si bon de savoir que c'est Otonashi…
Soudain je me cambre et crie :
« Ah ! Là !
- Je crois bien que c'est ta prostate, non ? »
Il recommence à me pilonner avec ses doigts au même endroit et je crie de jouissance en me sentant venir. Otonashi le sens lui aussi et retire ses doigts. Mon dos arqué au possible, mes yeux pratiquement révulsés, je le supplie de me laisser jouir et lui ne me répond que par un rire sadique.
Je me reprends bien vite en sentant quelque chose de gros, beaucoup plus gros que les fins doigts précédent. Je relève la tête pour voir le sexe d'Otonashi commencé à me pénétrer. Je gémis bruyamment, de douleur comme de plaisir de me faire remplir une nouvelle fois.
« Naoi… Tu es trop étroit… »
Il s'enfonce petit à petit, mais je me resserre de plus en plus autour de lui. La pression doit lui être insupportable, il commence donc à me masturber. Lorsqu'il est entièrement rentré, il cherche un signe sur mon visage qui lui inciterait à bouger. Je hoche la tête sans attendre et il bouge des hanches, me masturbant au même rythme que ses va-et-vient. Ma voix se fait plus aiguë et plus forte, je n'avais jamais osé imaginer de telles sensations, et c'est cent fois, milles fois mieux que dans mes rêves. Il bute sur ma prostate et je crie de plaisir, m'accrochant à mon oreiller situé derrière moi pour garder un semblant de réalité.
« Ah… Et merde… je vais venir…
- A… Attends… !
- Naoi !
- Otonashi ! »
Je jouis entre nos deux corps alors qu'il éjacule en moi. Je sens son fluide chaud et épais couler en moi…
Il s'écroule sur mon corps. Nous sommes transpirants et collants à cause de mon sperme. Il se retire et roule sur le côté, se blottissant contre mon épaule et resserrant son étreinte. Je sens déjà sa respiration se calmer et devenir plus profonde.
« Ne t'éloignes plus de moi… Sinon je te punirai de cette façon, encore et encore…
- Alors je vais t'éviter tout le mois prochain. »
Il rit calmement et embrasse mon épaule. Il cale sa tête dans mon cou et l'embrasse avant de finir par s'endormir. Je le rejoins quelques secondes après.
OoO
Le lendemain, je me réveille tard, le soleil de midi n'est plus très loin dans le ciel. Otonashi dort toujours, sur le ventre, la tête tourné dans ma direction. Je suis définitivement au Paradis. Je me sens incroyablement bien et me tourne vers lui.
« Argh ! Mon… ! »
La douleur fulgurante que je ressens au niveau de mes fesses n'était pas du tout prévue au programme.
« Ah, ça fait un mal de chien !
- Excuse-moi, je n'y suis pas allé de main morte hier. »
Je tourne – la TÊTE – vers Otonashi, que mes plaintes ont apparemment réveillé.
« Tu ne m'avais pas dit que ça ferait aussi mal…
- Hé, tu sais c'était ma première fois aussi hier, et puis ne me dis pas que tu ne t'en doutais pas un peu.
- Comme si tu m'avais laissé le choix. »
Je réalise soudain quelque chose : je suis mort. Bon. Alors pourquoi Diable ai-je mal ?
« Comment se fait-il que j'ai mal ?
- Et bien il faut croire que la mort n'a pas prévu ce genre de douleur… me répond Otonashi avec un sourire pervers.
- Tu es immonde, dis-je, choqué.
Il commence à partir dans un fou-rire et j'avoue que j'ai bien du mal à ne pas le rejoindre.
OoO
Je ne sais pas comment notre histoire se terminera. Peut-être que je ne m'en rendrai même pas compte, et que je quitterai ce monde avec seule l'image d'Otonashi en tête. Ou bien alors je le supplierai de partir avec moi, même si je ne connais rien de ma probable seconde vie. Peut-être ne serai-je plus du tout le même, et que je n'aurai aucun souvenir de lui. Mais il est possible que je l'attende, ne comprenant pas pourquoi et sans vraiment savoir qui il est.
Mais ce qui est sûr, ce que nous nous reverrons. Que je l'aime ou le déteste. Que je le reconnaisse ou passe à côté de lui sans le voir. Qu'il soit une fille ou un garçon. Que vingt années passent ou quelques secondes.
C'est grâce à toi que ma vie commence. C'est par ta faute que je ne pus devenir Dieu. C'est pour toi que je quitte ce monde.
A bientôt, Otonashi.
