Bonsoir, comme promis (pour une fois je suis dans les temps !), la suite de Mortelle Sorcellerie ! Je remercie toutes celles qui m'ont laissé des reviews, cela m'a fait très plaisir. N'hésitez pas à commenter (c'est le petit bouton vert en bas) !

Bien sur, tout appartient à Madame Harris & à la chaine HBO.

Comme toujours, je remercie Blue77 pou avoir corrigé et remanié mon texte. Sans elle, il ne serait pas ce qu'il est maintenant.

Bonne lecture !


Chapitre II

Puis il s'est penché…

« - Tu n'es pas contente Sookie ? M'a-t-il susurré d'une voix rauque.

J'ai cru que j'allais hurler, non mais ! Pour qui il se prenait ce foutu Viking beau à tomber à la renverse. Je voyais très bien ce qu'il était en train d'insinuer. Le pire c'était qu'il avait très probablement raison - non, qu'il avait raison - mais je n'allais pas lui faire le plaisir de lui avouer.

- C'est trop d'honneur, Eric, ai-je rétorqué, sarcastique.

Il a reculé d'un pas et s'est appuyé contre son bureau. Il a croisé ses bras sur sa poitrine et m'a fixé pendant quelques secondes avant de soupirer.

- Ne fais pas l'enfant Sookie, a-t-il lâché, une mine exaspérée sur le visage.

Je m'en serai étouffée ! « Ne fais pas l'enfant Sookie », ce qu'il pouvait être agaçant. C'était quand même de ma peau qu'on parlait là.

- Qu'est-ce qu'ils veulent tant que tu ne veux pas leur donner ? Me suis-je enquise, ignorant délibérément sa remarque. Elle n'en valait pas la peine.

Je l'ai vu hésiter, une chose que je n'aurai pas remarquée si je ne le connaissais pas aussi bien. Il m'a tourné le dos, faisant mine de chercher quelque chose sur son bureau, et m'a lancé, d'une voix détachée mais vibrante, par-dessus son épaule :

- Qu'attends-tu de moi, Sookie ?

- Que tu cesses de me mettre dans les ennuis et que tu leur donnes ce qu'ils veulent, ai-je riposté, acide.

Il y a eu une fraction de seconde pendant laquelle le silence a régné dans la pièce, puis il a reprit la parole.

- Tu n'as pas l'air de comprendre Sookie, a-t-il murmuré la voix sourde de colère. Tu es pourtant si intelligente…

Le fait qu'il joue aux devinettes m'a encore plus mise sur les nerfs. Cependant, ce ton, cette colère…et puis il y avait cette inquiétude, cela m'a encore plus troublé. C'était la première fois qu'il ne réussissait pas à me cacher ses émotions.

- Cesse de jouer aux devinettes, Eric…

J'ai à peine eu le temps d'achever ma phrase qu'Eric m'avait déjà plaqué contre le mur. J'étais étroitement serrée contre lui, ma respiration s'est accélérée. Je n'avais même pas eu le temps de le voir bouger, tout est aller si vite. Nos regards se sont accrochés, et malgré la peur que je ressentais, quelque chose d'autre a changé en moi. Quelque chose que je me suis interdite de nommer. Il y avait, dans ses yeux, de la colère, beaucoup de colère mais aussi de l'inquiétude et de la…tendresse. Une chose que je ne l'aurai jamais cru capable de ressentir. L'atmosphère de la pièce était tendue, électrique. Tout mon corps semblait las et mon cœur battait la chamade. Un silence lourd et pesant seulement troublé par ma respiration haletante régnait entre nous. Puis Eric a repris la parole :

- Désires-tu vraiment que je te laisse à ces sorciers de pacotilles ? Désires-tu vraiment souffrir, Sookie ?

Sa voix était vibrante de colère, sourde de haine, animale. Il émanait de son être une dangerosité sans nom. J'ai eu peur. Mais pas de lui. J'ai eu peur de ce qu'il était en train d'insinuer, de ce que cela voulait dire. J'ai eu peur parce que j'étais à nouveau en danger de mort. J'ai eu peur pour ma vie. Pourtant, je me suis forcée à répondre, malgré l'épouvantable sentiment de frayeur qui m'étreignait la gorge.

- Je ne désire rien de plus que de vivre normalement, Eric, ai-je articulé avec difficulté.

- Tu sais pourtant que c'est impossible… »

J'ai fait un mouvement brusque, essayant de le repousser, la colère s'insufflant s'insinuant à nouveau dans mes veines. Bien sûr c'était peine perdue…On s'est soudainement tous les deux figés, nos regards soudés l'un à l'autre, puis Eric m'a repoussé, sans ménagement. La seconde d'après il avait réintégré son fauteuil et Bill passait la porte du bureau. J'étais sidérée et encore plus furieuse contre Eric, mais aussi contre moi-même. Bill s'est approché de moi sous le regard indéchiffrable du shérif de la zone 5. Je l'ai dévisagé avec dégoût, jamais plus je ne pourrais éprouver le moindre sentiment positif à son égard. Le silence s'est prolongé, et j'ai soudain compris qu'ils attendaient que je parte. J'ai braqué mes yeux sur Eric, furieuse jusqu'à exploser.

« - Cette conversation n'est pas terminée Eric, cette fois tu n'auras pas le dernier mot. »

Au moment où je quittai le parking du Croquemitaine j'ai réalisé l'erreur que j'avais commise. On ne menace pas Eric Northman sans représailles. Je doutai sincèrement qu'il me fasse du mal mais je ne savais jamais sur quel pied danser avec lui. Lorsque les lueurs de Bon Temps me sont apparues, il était déjà près de deux heures du matin. J'étais épuisée physiquement et moralement, je n'aspirais qu'à me coucher. J'ai garé ma voiture à l'arrière de ma maison et fait le tour jusqu'à la porte d'entrée. La bâtisse était silencieuse et vide. Etrangement silencieuse. D'habitude, il y avait toujours du bruit, comme les craquements du bois ou le grincement des portes sur leurs gonds. Là, rien. La sonnette d'alarme s'est tirée dans mon cerveau, quelque chose n'allait pas…vraiment pas. La pénombre régnait, mais je connaissais par cœur la maison. J'ai marché avec précaution jusqu'à l'escalier, le cœur battant la chamade. J'ai posé mon pied nu sur la première marche et je me suis figée un instant, dans l'attente d'un danger potentiel. Rien. Alors, avec plus d'assurance, j'ai monté les marches rapidement et me suis étalée sur mon lit. Je n'avais plus de force. Sans rien allumer, je me suis déshabillée et j'ai enfilé ma nuisette fine en satin bleu nuit. Je me suis dirigée vers ma salle de bain, adjacente à ma chambre, pour me démaquiller. J'ai ouvert doucement la porte et j'ai entendu l'activité d'un autre cerveau avant même d'être entrée dedans. Brusquement, une main m'a happé à l'intérieur. Le noir était complet et je n'y voyais rien. Je me suis furieusement débattue, envoyant mon genou droit dans une quelconque partie de mon agresseur, sans succès. Mon genou a tout simplement refusé de bouger. Quelques secondes plus tard, la main qui me tenait fermement m'a lâché et j'ai alors tenté de sortir. Sans plus de succès, mon corps entier semblait paralysé. J'ai paniqué, fouillant ma mémoire à la recherche d'une solution. C'était le trou noir.

La lumière s'est allumée et un type m'est enfin apparu. Plutôt petit, un peu bedonnant, la cinquantaine grisonnante, un costume noir sur une chemise saumon. Pas vraiment le profil type du serial killer. J'avoue que j'étais un peu perplexe quand même. Son visage était indéchiffrable, il était là, immobile face à moi. Je me suis décidée à faire une petite excursion dans son cerveau mais c'était comme si un mur de brique se dressait devant moi. Impossible de pénétrer à l'intérieur. J'ai tenté de forcer sa barrière mentale mais cela n'a pas fonctionné. Le type était stoïque, cela ne semblait même pas l'épuiser. J'ai encore plus paniqué. Puis il s'est approché, d'une démarche étonnamment gracile. J'ai vainement essayé de reculer mais je ne pouvais toujours pas bouger. Il a continué d'avancer jusqu'à ne plus être qu'à quelques centimètres de ma petite personne. Un sourire bienveillant a alors incurvé ses lèvres.

« - Bonsoir Mlle Stackhouse, a-t-il murmuré d'une voix chaude.

J'ai dégluti, le souffle court. Mais je n'ai pas répondu.

- Vous ne semblez pas à très bavarde, a-t-il remarqué. J'ai quelque chose à vous proposer…

Il a laissé sa phrase en suspens, comme s'il me laissait le choix. Le silence s'est étiré quelques secondes avant que l'homme ne reprenne la parole. J'essayais toujours de pénétrer son esprit avec acharnement.

- Vous vous fatiguez pour rien Mlle Stackhouse, vous n'y arriverez jamais. Je ne suis pas humain.

J'ai étouffé un hoquet de stupeur ! Quelle idiote, j'aurai dû y penser. Me voilà dans un beau pétrin encore. Et la faute à qui cette fois ? Eric himself ! A croire qu'ils désiraient tous ma mort. Je continuai à fixer l'homme, ne sachant pas exactement ce qui allait suivre. De toute façon, je ne pouvais pas aller bien loin…

- Je disais donc, a-t-il repris d'une voix égale, que j'avais quelque chose à vous proposer. Tout d'abord, laissez-moi me présenter (comme si j'avais le choix!) : Je suis Hiram Atwater, 1er Sorcier de l'Ordre des Mawak.

Un sorcier, c'était la première fois que j'en rencontrai un et j'aurai préféré que jamais ce jour n'arrive.

- Que voulez-vous ? Ai-je craché, sèche.

Il allait me lâcher oui ! On nageait en plein délire là (bon en même temps, depuis que les Cess étaient entrées dans ma vie, c'était tous les jours du délire!). Hiram Atmachin chose m'a dévisagé quelques secondes avant de m'offrir un sourire plein d'hypocrisie.

- Notre peuple a besoin de vos services, Mlle Stackhouse…nous vous paierons bien sûr, a-t-il précisé.

Des sorciers qui avaient besoin de l'aide d'une télépathe ? Humhum…

- Je n'offre pas mes services, navrée, me suis-je excusée.

- Vous êtes sure ? Parce qu'il me semble vous avoir déjà aperçu avec la reine de Louisiane et autres Cess…

Son ton a changé et l'atmosphère s'est soudain modifiée. Un silence tendu a envahi la pièce et nous nous sommes fixés du regard pendant un centième de seconde. Je n'avais aucune confiance en cet homme et j'étais déterminée à refuser tout ce qui viendrait de lui. La meilleure solution était de nier.

- Vous êtes sûr ? Parce que je ne me souviens pas de n'avoir jamais rencontré ces personnes.

Je jouais les gourdes, avec peu de conviction, j'en conviens. J'ai vu l'impatience passer sur le visage de Mr. Atwater. Cela n'a duré qu'un bref instant avant que son masque de sérénité ne revienne.

- Vous avez peut-être raison, a-t-il alors concédé, cependant vous devriez accepter ma proposition.

- Sans façon, merci, ai-je rétorqué, un peu sarcastique.

- Vous êtes sure de ne pas vouloir l'entendre ?

Je n'ai pas répondu, mes membres ont commencé à me faire souffrir, une intense sensation de brûlure s'est manifestée en moi. La douleur augmentait de plus en plus, devenant presque insupportable. Je me suis mordue la lèvre inférieure et n'ai pu retenir un cri de souffrance. Ma vision s'est brouillée de larmes et j'ai aperçu un sourire sadique étirer les lèvres de mon bourreau.

- Êtes-vous vraiment certaine Mlle Stackhouse ?

J'ai acquiescé de la tête, et maudit silencieusement Eric. La douleur s'est muée en une souffrance inimaginable. J'avais l'impression qu'on me douchait à l'acide. Des tâches rouges sont apparues sur mes bras et mes jambes, du sang s'est mis à couler des plaies. Cela faisait si mal, c'était si douloureux que je me suis sentie partir. J'étais perdue, personne ne pouvez me venir en aide. Personne…

- Alors vous avez choisi votre camp, a lâché la voix maintenant glaciale de Hiram Atwater. »

J'allai perdre conscience, mon sang s'écoulait lentement sur le plancher de la salle de bain. Je me vidais au sens propre du terme. Je me suis alors souvenue que je pouvais contacter à distance quelqu'un avec ma télépathie. Sam.

Sam ? Sam ?! C'est Sookie, tu m'entends ? Je suis en danger, c'est urgent. Viens vite, je suis chez moi, dans ma ch…

Et j'ai totalement déconnecté…


Qu'avez-vous pensé de ce deuxième chapitre ? Que dois-je améliorer, d'après vous ? Le chapitre III est en cours d'écriture, et vu que s'est les vacances, attendez-vous à l'avoir en avance (je ne promet rien!). Et surtout, n'oubliez pas de commenter !!

Chapitre II : Posté le 18/12/09.

Chapitre III : Posté au plus tard le 25/12/09.

A très vite !

CookXLemon.

BONNES FETES DE FIN D'ANNEE ET JOYEUX NOEL !!!